Année scolaire 2024-2025 : lancement de la phase pilote des collèges pionniers

Le lancement de cette phase pilote de collèges pionniers, annoncé par Médias24 dans un article précédent, a été officialisé par Chakib Benmoussa, ministre de l’Education nationale, ce vendredi 6 septembre, lors de la conférence annuelle dédiée à la présentation des nouveautés de la rentrée scolaire.

232 établissements publics comptant 200.000 élèves

« Cette première phase concernera 232 établissements publics et 200.000 élèves, soit 10% des effectifs des collèges publics, issus des milieux rural et urbain, et des différentes provinces du Royaume » a déclaré le ministre à cette occasion.

Selon nos informations, 7.000 enseignants et 800 inspecteurs sont impliqués dans cette première phase, couvrant la majorité des disciplines, ainsi que le champ de l’orientation scolaire et de l’action psychosociale.

« Parmi ses principaux objectifs, l’amélioration de l’autonomie des élèves grâce aux compétences transversales, et la baisse du taux d’abandon scolaire qui s’élève à 50% au collège, à cause de plusieurs facteurs », a-t-il expliqué.

Les mêmes piliers que le primaire, avec des adaptations aux enjeux du secondaire

Le modèle collège pionnier reposera sur les mêmes piliers que celui du primaire : curatif, préventif et mesure d’impact, mais avec des adaptations aux enjeux du secondaire, cycle durant lequel les élèves doivent développer des compétences transversales nouvelles et des aptitudes psychosociales pour compléter et réussir leur parcours scolaire, et être autonomes dans un monde marqué par les disruptions.

« Le collège, c’est l’âge de l’adolescence, et certains adolescents ont besoin d’un accompagnement spécial durant cette période », a expliqué Benmoussa. « Nous avons à cet effet mis en place des cellules de veille, et nous avons démarré la formation de cadres spécialisés sociaux pour accompagner les élèves de ce cycle ».

« Sur le volet éducatif, la méthode TARL du collège est différente de celle du primaire« . Elle prend en considération l’âge et la phase de développement des collégiens. « Au collège, il y a également un volet en relation avec les activités parallèles et sportives. Nous souhaitons élargir ces activités et en améliorer la qualité. Pour ce faire, des opérations de coaching ont déjà démarré au profit des cadres spécialisés ».

Cinq matières au lieu de trois au primaire

Dans ce modèle pionnier, le parcours du collégien reposera sur six axes principaux, dont le premier a trait à la remédiation scolaire, selon nos informations.

Contrairement au primaire, où le renforcement des compétences se fait au niveau de trois matières, en deuxième et troisième année du secondaire collégial, il concernera cinq matières.

Les élèves de la première année du collège commenceront l’année scolaire avec 8 semaines de remédiation selon la méthode TARL, adaptée au cycle secondaire, en arabe, mathématiques et français.

Les élèves de deuxième et troisième année du collège bénéficieront quant à eux de 4 semaines de TARL, afin de ne pas perturber les calendriers d’examens, pour les mêmes matières, auxquelles s’ajoutent les SVT et la physique/chimie.

Mobilisés pour accompagner cette large opération de soutien des élèves, les enseignants de plusieurs disciplines se sont organisés en trois pôles de compétences afin d’assurer au mieux et avec célérité un rattrapage de leurs élèves dans les compétences fondamentales.

Un test de positionnement sera mené avant et après TARL afin de suivre l’efficacité de cette méthode. Des livrets d’élèves et des supports digitaux dédiés aux activités de remédiation ont également été développés pour accompagner cette importante opération avec laquelle va démarrer l’année scolaire.

Renouvellement du contenu d’apprentissage

En plus du renouvellement de la programmation détaillée de l’enseignement pour alléger et rendre l’apprentissage plus progressif, selon le rythme de l’élève, de nouvelles méthodes d’enseignement, à l’efficacité démontrée par la recherche (Enseignement explicite), sont introduites.

Ces méthodes exigent qu’un enseignant ne passe à la leçon suivante qu’après s’être assuré que la majorité des élèves ont bien maîtrisé les fondamentaux des cours. Un dispositif didactique complet (leçons structurées et scriptées, supports de cours, assistance d’une voix générée par l’IA pour les langues) est remis à l’enseignant pour faciliter la mise en œuvre de ces méthodes efficaces. Des plateformes numériques permettant un suivi personnalisé sont également mises à la disposition des enseignants et des élèves.

Toute l’approche consiste à rendre l’expérience d’apprentissage agréable, efficace et motivante pour les élèves. Les objectifs d’apprentissage, conformes aux standards internationaux, font l’objet d’un suivi grâce à un cahier des compétences pour chaque élève.

Pour assurer la mise en œuvre de ces opérations pédagogiques, les enseignants des collèges pionniers bénéficient de formations pratiques ainsi que d’un accompagnement par des inspecteurs. Il s’agit là du second axe.

Un soutien scolaire gratuit assuré tout au long de l’année en mathématiques et en français

Le soutien scolaire (heures supplémentaires) est le troisième axe de la nouvelle méthode d’enseignement qui sera expérimentée cette année au niveau des collèges retenus. Il est institutionnalisé et inscrit dans l’emploi du temps des élèves.

Durant toute l’année scolaire, 20% des élèves de ces collèges vont bénéficier d’heures de soutien scolaire à raison de 2 heures de mathématiques et 2 heures de français chaque semaine. Ces cours seront assurés par les enseignants du collège qui le souhaitent (heures supplémentaires rémunérées) et les étudiants du cycle Sciences de l’éducation.

Des activités parascolaires pour développer les compétences transversales

À partir de novembre, chaque élève aura dans son emploi du temps, en plus du programme standard, au moins 2 heures hebdomadaires d’activités parascolaires ou de sport scolaire, encadrées par des animateurs formés.

Pour assurer cette vaste opération inédite, le ministère a lancé un appel à projet en janvier 2024 auprès d’associations nationales expertes spécialisées dans les activités parascolaires. Plus d’une centaine de propositions ont été reçues, le ministère a retenu 5 domaines d’activités portées par 4 associations : le théâtre, l’improvisation, l’esprit entrepreneurial, l’art audiovisuel et l’esprit scientifique, dont le contenu et la formation des animateurs seront assurés par les associations sélectionnées.

L’animation de ces activités sera assurée par des enseignants, des animateurs des centres régionaux d’épanouissement ou des acteurs associatifs partenaires des écoles. Des inspecteurs en orientation sont mobilisés afin de s’assurer que les élèves bénéficient de ces activités, et selon des standards de qualité. Des championnats régionaux et nationaux seront régulièrement organisés pour stimuler l’engagement des acteurs et partager les meilleures pratiques.

Ces activités auront pour objectif de développer des compétences transversales importantes chez les élèves, notamment la créativité, la collaboration, la prise d’initiative, l’esprit critique et la communication.

Accompagnement psychosocial pour aider les élèves en difficultés

Il s’agit là du cinquième axe de ce modèle pionnier du secondaire. Pour la première fois, un programme national d’accompagnement psychosocial des élèves, porté par des cadres d’appui social (un corps du ministère, jeune, formé à l’écoute et à l’appui des adolescents et bien outillé), sera mis en place.

Cette centaine de cadres assurera :

– un volet préventif de masse à travers 4 ateliers de développement des compétences psychosociales par an pour chaque classe. Tous les élèves en bénéficieront en groupe, dans des formats innovants déjà expérimentés à moindre échelle. Ils porteront sur les compétences intra ou interpersonnelles : confiance en soi, gestion des émotions, gestion des conflits, motivation et esprit de développement. Il s’agit également de développer la résilience des élèves face à la perte de confiance, au harcèlement, aux conflits, etc.

– un volet curatif ciblé qui consistera en un accompagnement individualisé des élèves en difficulté. Durant ces ateliers ou à d’autres occasions, les cadres d’appui social pourront identifier les élèves qui expriment ce besoin, les écouter et les conseiller.

Un dispositif de veille dans chaque établissement pour prévenir l’abandon scolaire

Enfin, un dispositif nouveau verra le jour à l’échelle de chaque établissement pour identifier en amont les élèves à risque d’abandon scolaire.

Il s’agit d’une cellule de veille, unité opérationnelle sous la supervision du directeur de l’établissement pour identifier ces élèves notamment grâce à un outil informatique développé par le ministère, utilisant les données Massar de type pédagogique (moyenne, redoublement, appréciations) permettant d’évaluer le niveau de risque d’abandon.

Cette cellule de veille aura pour mission d’établir une liste d’élèves à risque et de développer un plan d’action qui leur est adapté, ainsi qu’un suivi régulier mensuel pour s’assurer qu’ils puissent poursuivre leur scolarité en étant accompagnés et mieux outillés.

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Chiffres, formation et écoles pionnières : les nouveautés de la rentrée scolaire 2024-2025

Le ministère de l’Education nationale a organisé ce vendredi 6 septembre sa conférence annuelle dédiée aux nouveautés de la rentrée scolaire.

Les principaux objectifs pour la nouvelle année sont la poursuite de l’amélioration des apprentissages des élèves dans tous les cycles d’enseignement, ainsi que la réduction du taux d’abandon et de la surcharge des classes.

Pour ce faire, plusieurs moyens et outils ont été mis en œuvre par le ministère.

Amélioration du nombre d’élèves au collège et au lycée

Avant de faire le point sur ces outils et moyens, Chakib Benmoussa est d’abord revenu sur les chiffres de la rentrée.

Pour cette nouvelle année scolaire, le nombre d’élèves atteint 8,112 millions, dont 6,975 millions dans les établissements publics, et 1,136 million dans les écoles privées.

Si le nombre d’élèves du primaire public, qui s’élève à 3,715 millions, est en baisse de 1,3%, ceux du collège (2 millions d’élèves) et du lycée (1,235 million d’élèves) sont en hausse, respectivement de 5% et de 12%, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

Aux 8,112 millions d’élèves de ces trois cycles s’ajoutent également ceux du préscolaire, qui sont d’environ 1 million dans le privé et le public. C’est une augmentation continue d’environ 3% par an de manière générale, mais elle est davantage plus élevée dans le public, ou elle s’établit cette année entre 5% et 6%, ce qui démontre la réduction du nombre d’établissements d’enseignement préscolaire non organisés, laissant place à des établissements organisés, avec une bonne qualité d’apprentissage.

Au total, le nombre d’élèves, du préscolaire au baccalauréat, qui ont rejoint les établissements scolaires publics et privés cette année s’élève à un peu plus de 9 millions.

Le ministre Benmoussa a également noté une augmentation du nombre d’établissements et des salles de classe, visant à réduire la surcharge, et à répondre au besoin national en terme d’éducation nationale.

Ainsi, 189 nouveaux établissements publics ont ouvert leurs portes cette année, et près de 3.500 salles ont été rajoutées dans des établissements déjà existants. En ce qui concerne les internats, 15 nouvelles structures, spécialement dans le monde rural, ont ouvert leurs portes pour cette rentrée.

Le nombre d’établissements scolaires dans tout le Royaume s’élève ainsi à environ 12.300, dont 8.433 primaires, 2.298 collèges et 1.568 lycées, auxquels s’ajoutent 13.000 annexes.

18.000 enseignants nouveaux, dont 8.000 en remplacement des départs

En termes de ressources humaines, Chakib Benmoussa a souligné une augmentation, avec 18.000 enseignants qui rejoignent les établissements publics du pays, dont 8.000 en remplacement des départs en retraite, ou des cadres ou responsables qui ont quitté le système éducatif.

Les 10.000 autres enseignants ont été recrutés dans l’objectif de réduire la surcharge au niveau des classes. Au primaire, les classes dont le nombre d’élèves est supérieur à 40 ne dépassent pas les 4% au total, contre 20% au collège, et 10% au lycée.

Notons que le nombre total des enseignants, tous cycles confondus, s’élève cette année à 288.072.

Une aide sociale en remplacement du programme « Un million de cartables »

L’autre nouveauté de cette rentrée est le remplacement du mythique programme « Un million de cartables » par une aide sociale de 200 DH par élève dans le cycle primaire et 300 DH pour ceux du collège et du lycée ; une aide qui bénéficiera aux 3 millions de familles concernées par le soutien social de l’Etat.

Cette aide sera lancée, selon Benmoussa, à partir de la semaine prochaine, et sera gérée par l’INDH (Initiative nationale pour le développement humain). « Auparavant, les cartables distribués aux élèves coûtaient entre 100 et 120 DH, et le lycée n’en bénéficiait pas », a-t-il expliqué. « L’opération a donc été élargie ».

100 MDH déboursés par la Caisse de compensation pour maintenir les prix des manuels

Pour ce qui est des manuels scolaires, le ministre de l’Education nationale a fait savoir que l’Etat a fait un grand effort pour maintenir le niveau des prix.

« La Caisse de compensation a déboursé 100 millions de DH au profit des éditeurs, pour couvrir le prix des feuilles qui a augmenté, dans le but de maintenir le prix des manuels au même niveau », a-t-il déclaré lors de la conférence de ce vendredi.

« Une organisation préalable a par ailleurs été mise en place depuis des mois aux niveaux local, provincial et régional, avec l’accompagnement du ministère de l’Intérieur, pour que cette rentrée ait lieu en ce début du mois de septembre », a-t-il poursuivi.

« La rentrée des classes a eu lieu à partir de ce mercredi [4 septembre, ndlr], et les élèves ont continué à rejoindre leurs classes progressivement selon les niveaux, pour une rentrée effective le lundi 9 septembre prochain ».

Écoles pionnières : le programme élargi à 1,3 million d’élèves

À la lumière de l’ensemble des évaluations et des résultats positifs obtenus lors de la première année expérimentale des écoles pionnières, le processus de généralisation progressive commence cette rentrée scolaire avec un ajout de 2.000 écoles supplémentaires par an. Cette année, plus de 1,3 million d’élèves seront concernés, soit 30% des élèves du primaire et près de 45.000 enseignants ont été formés et engagés pour mener cette transformation des apprentissages, a déclaré Chakib Benmoussa.

Rappelons que la première phase expérimentale a concerné 626 classes et 320.000 élèves, soit 7% des élèves du primaire, issus des milieux rural et urbain. 10.500 enseignants ont été formés pour accompagner cette première phase, et quatre évaluations réalisées sur ce programme ont montré de bons résultats et un impact positif sur les apprentissages des élèves. La publication des résultats définitifs de la dernière enquête est prévue vers mi-septembre.

Notons que ce nouveau modèle d’école primaire publique repose sur la transformation concrète des pratiques d’enseignement en classe. Tous les enseignants bénéficient de formation, d’un accompagnement de proximité assuré par les inspecteurs et d’outils pour renforcer l’efficacité de leur travail au quotidien.

Une première évaluation de cette phase pilote a été conduite par l’association Sanady pour vérifier l’impact du programme de remédiation TaRL, et une deuxième évaluation de perception qualitative a été réalisée par l’Observatoire national du développement humain (ONDH) auprès des enseignants et des acteurs impliqués dans les écoles pionnières. Cette seconde enquête a été menée dans 5 régions (Casablanca-Settat, Fès-Meknès, l’Oriental, Draâ-Tafilalet, Béni Mellal-Khénifra) selon un tirage au sort des écoles. Elle a ainsi révélé que le programme a des effets concrets sur la vie scolaire.

Une troisième évaluation a ensuite été menée par l’Instance nationale d’évaluation (INE), rattachée au Conseil supérieur de l’éducation, pour mesurer la performance des établissements pionniers. Enfin, une quatrième évaluation a été conduite par le centre de recherche fruit du partenariat entre l’UM6P et J-PAL affilié à l’université américaine MIT, qui vise à quantifier l’impact sur les apprentissages des élèves. Les résultats préliminaires de cette dernière enquête révèlent un impact positif des écoles pionnières sur les apprentissages. La publication des résultats définitifs est prévue pour mi-septembre 2024.

Outre la généralisation des écoles pionnières, le ministère de l’Education nationale lance également cette année la phase pilote du programme des collèges pionniers, dont les nouveautés feront l’objet d’un autre article.

Institutionnalisation pour sécuriser la dynamique de transformation des écoles 

Afin de pérenniser les résultats prometteurs du projet d’école pionnière, désormais confronté au défi de sa généralisation et son amélioration, et de mener à bien l’expérimentation du modèle collège pionnier, le ministère a conduit un vaste chantier pour assurer l’institutionnalisation des efforts, de l’engagement et des résultats des équipes sur le terrain : enseignants, inspecteurs, directeurs, équipes managériales des échelons provinciaux, régionaux et du central.

Le ministère mise également sur la formation initiale et continue des enseignants. La formation dans les Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation a été adaptée, intégrant désormais les nouvelles pratiques pédagogiques : TaRL et enseignement explicite.

Par ailleurs, l’organisation du concours de recrutement pour cette année a été avancée en octobre, afin de permettre une formation optimale des futurs enseignants, avec une augmentation de la part des lauréats.

Au niveau de la formation continue, une formation certifiante a été introduite au profit des inspecteurs pédagogiques et des enseignants, orientée sur la pratique au sein des écoles pionnières et collèges pionniers, qui a concerné plus de 60.000 bénéficiaires. Une formation au PEI (projet d’établissement intégré) a été menée au profit de tous les directeurs d’établissements. Le PEI  constitue le cadre méthodologique de transformation et d’engagement des acteurs.

Un nouveau statut plus motivant qui améliore la gestion de carrière

En termes de statut des enseignants, le statut unifié, dont le décret a été publié récemment, crée une seule catégorie de fonctionnaires de l’Éducation nationale pour mener la transformation de l’école publique, grâce à un cadre qui garantit les droits et l’équité, basé sur le mérite, la clarification des responsabilités, avec un parcours de carrière plus attractif et des possibilités de promotions privilégiées.

La totalité des « ex-cadres des AREF » ou appelés « contractuels » ont tous été titularisés fonctionnaires de l’Education nationale. Il s’agit de plus de 110.000 enseignants.

Plus de 8 millions d’élèves attendus pour l’année scolaire 2024-2025

Le ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, Chakib Benmoussa, a supervisé, mercredi 4 septembre, à l’école primaire Al Massira Al Khadra à Tahnnaout dans la province d’Al Haouz, le démarrage de la nouvelle année scolaire, avec le retour progressif en classe des élèves et des enfants inscrits dans l’enseignement préscolaire selon les dates prévues pour chaque cycle et niveau, précise le ministère de tutelle dans un communiqué.

Les cours débuteront de manière effective le lundi 9 septembre pour tous les cycles et niveaux d’enseignement dans l’ensemble des établissements scolaires, rappelle la même source.

L’enseignement public accueillera environ 6,976 millions élèves, dont 3,716 millions élèves dans l’enseignement primaire, soit une diminution de 1,3% de l’effectif des élèves scolarisés dans ce cycle, 2,025 millions d’élèves dans l’enseignement secondaire collégial, en hausse de 5,5%, et environ 1,235 million d’élèves dans l’enseignement secondaire qualifiant (+12,7%), précise le ministère.

S’agissant des nouveaux inscrits dans l’enseignement public, leur nombre devrait atteindre plus de 1,813 million élèves, dont 585.000 inscrits en première année de l’enseignement primaire, 625.000 en première année de l’enseignement secondaire collégial et 453.000 dans les troncs communs.

Afin de réduire la surcharge des classes et du nombre des classes multiniveaux, l’offre pédagogique s’est renforcée par la construction de 189 nouveaux établissements, dont 68% en milieu rural, avec 10 écoles communautaires, portant ainsi le nombre des établissements scolaires au niveau national à environ 12.300, dont 56% dans les zones rurales.

En outre, 3.492 salles de classe ont été créées dans le cadre de l’extension des établissements scolaires, dont 59% en milieu rural.

Les espaces d’hébergement ont été renforcés avec la création de 15 nouveaux internats en milieu rural, ce qui porte le nombre d’internats au niveau national à 1.103, dont 68% sont situés en milieu rural, souligne le ministère, notant que plus de 288.000 enseignants, dont 18.000 nouveaux, seront chargés de l’éducation et de la formation des élèves dans l’enseignement public.

L’actuelle année scolaire sera marquée par l’application de la nouvelle formule de mise en œuvre de l’initiative royale « Un million de portefeuilles », dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain.

Cette initiative devrait profiter à plus de 3,053 millions élèves, étant donné que des montants supplémentaires seront versés aux familles bénéficiaires du système d’aide sociale directe (200 dirhams pour le primaire et le secondaire collégial), précise le ministère, notant que le champ de cette aide a été élargi pour inclure le secondaire qualifiant, en ce sens que les familles concernées devraient recevoir une allocation financière de 300 DH.

En ce qui concerne l’hébergement, le nombre des bénéficiaires des services d’internats scolaires devrait atteindre plus de 147.000, soit une augmentation de 9,5%, tandis qu’environ 639.000 élèves, dont 58% des filles, bénéficieront du transport scolaire.

Par ailleurs, le gouvernement a accordé aux éditeurs un soutien financier de 25% du prix de de vente des manuels pour les niveaux du primaire et secondaire qualifiant, note le ministère.

Calendrier scolaire 2024-2025 : les dates à retenir

L’année scolaire 2024-2025 débutera le 2 septembre 2024 pour les fonctionnaires, cadres et inspecteurs du ministère de l’Éducation nationale, a annoncé le ministère de tutelle. Les enseignants, quant à eux, reprendront le chemin de l’école le 3 septembre 2024.

Les élèves rejoindront les établissements scolaires, selon les niveaux, aux dates suivantes :

Mercredi 4 septembre 2024 :

Jeudi 5 septembre 2024 :

Vendredi 6 septembre 2024 :

Les cours commenceront le lundi 30 septembre 2024 pour l’enseignement non formel.

Calendrier des examens

Pour la prochaine année scolaire, les dates des examens pour les différents niveaux certifiants sont les suivantes :

Les vacances scolaires 2024-2025

Le calendrier des vacances se présente comme suit, offrant aux élèves 55 ou 56 jours libres :

Anglais, amazighe, écoles pionnières, évaluation des acquis : les nouveautés de la rentrée scolaire 2023-2024

Il s’agit principalement de la généralisation des langues anglaise et amazighe, du déploiement des écoles pionnières − dont l’expérimentation sera élargie à plus de 600 écoles primaires − et de l’amélioration des apprentissages au niveau de 300 collèges et lycées à travers des actions de soutien pédagogique, le but étant de réguler les apprentissages et améliorer les méthodes d’enseignement.

Généraliser l’amazighe et l’anglais

Ces deux langues sont déjà enseignées dans certains établissements, du primaire pour la langue amazighe, et du collège pour la langue anglaise. L’objectif du ministère de l’Education nationale est de les généraliser.

En ce qui concerne l’anglais, la généralisation se fera sur trois étapes, pour couvrir les trois niveaux du collège à la rentrée 2025-2026. A la rentrée 2023-2024, l’anglais sera instauré en tant que langue étrangère enseignée en première année de collège, avec une couverture de 10% des effectifs, et en 2e année avec une couverture de 50%. Ces taux seront portés à 50% pour la première année de collège en 2024-2025, et à 100% pour la seconde, pour atteindre les 100% pour les deux niveaux en 2025- 2026.

Le nombre d’heures enseignées sera, lui, limité à deux heures par semaine, chaque enseignant étant dédié à 12 classes, soit 24 heures par semaine par enseignant.

L’anglais deviendra langue d’enseignement en 2027

Cette mesure permettra d’améliorer le niveau des lycéens en anglais, qui deviendra, à partir de 2027, la langue d’enseignement de certaines matières, comme c’est le cas actuellement du français. Le but est donc de mieux préparer les bacheliers.

La langue amazighe est pour sa part déjà enseignée dans 1.660 établissements primaires. A l’horizon 2030, le ministère envisage d’augmenter ce nombre à 12.000 établissements, profitant ainsi à 4 millions d’élèves, contre 330.000 actuellement, soit une généralisation à l’ensemble des écoles primaires du Royaume. Un taux de couverture de 50% est prévu au cours de l’année 2025-2026.

Le nombre d’enseignants sera également revu à la hausse, notamment ceux disposant d’une double spécialisation. Entre 1.500 et 2.000 enseignants avec une double spécialisation seront ainsi recrutés chaque année.

« Ces mesures ont été précédées d’une identification du besoin, essentiellement en termes de ressources humaines, dont le nombre doit être suffisant », explique une source du secteur de l’enseignement jointe par nos soins. « Ces derniers ont déjà été identifiés et formés, et seront opérationnels à partir de cette rentrée. Nous avons donc déjà pris les dispositions nécessaires pour pouvoir mettre en place l’extension de ces deux disciplines, en vue de leur généralisation ».

Etendre le modèle des écoles pionnières

Et d’ajouter : « Cette rentrée scolaire se démarquera de façon très nette par la mise en place de la feuille de route de la réforme de l’enseignement ». Outre la généralisation de ces deux langues, « l’expérimentation des écoles pionnières sera élargie à 630 écoles primaires« .

« Les trois principaux objectifs de la réforme de l’éducation sont l’amélioration des seuils d’apprentissage, la réduction de près d’un tiers de l’abandon scolaire et l’amélioration de la participation des élèves à la vie scolaire, que l’on envisage de doubler. Celle-ci passera de 25% à 50% à l’horizon 2026. Les écoles pionnières, qui s’articulent essentiellement sur la manière d’enseigner aux élèves sur la base de leur niveau réel et non de leur niveau scolaire, sont donc au cœur de la transformation du secteur, construite sur la base de diagnostics nationaux et internationaux, qui ont rappelé à plusieurs reprises que le niveau des élèves marocains dans les différents cycles est en deçà de nos souhaits », rappelle notre source.

« A titre d’exemple, nous avons des élèves de différents niveaux (première, deuxième ou troisième année du primaire), mais si l’on réalise des tests objectifs de mesure, on se rendra compte que, abstraction faite de leur niveau scolaire, ils ont presque des niveaux similaires en arabe, en français ou en mathématiques. Ils doivent alors être traités selon leur niveau réel et non leur niveau scolaire, à travers des tests de vérification d’apprentissage et des tests de positionnement, suivis par la mise en place d’un dispositif de soutien pédagogique adapté. C’est donc une manière de se focaliser sur la classe et les élèves, et de focaliser l’enseignement sur le ludique pour capter l’attention des élèves ».

« Ce modèle d’école, qui a déjà été vérifié et mesuré en interne et avec des partenaires externes, sera à présent élargi à 630 écoles, dont 79 dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTAH). En amont de cette généralisation, il y a eu tout un travail de préparation de guides, d’outils, de formation des inspecteurs et des enseignants, de mise en place logistique, d’équipement des salles de classe de Datashow notamment, et de réorganisation des élèves… Durant cette expérience, les enseignants seront, eux, étroitement accompagnés par les inspecteurs, dans le cadre d’un projet intégré pédagogique, en tant qu’outil de gouvernance au niveau des établissements scolaires ».

« Les écoles qui ont été choisies pour cette expérimentation élargie sont des écoles volontaires qui ont postulé pour participer à cette réforme. Un juré aux niveau provincial, régional et national les ont adjugés pour améliorer les acquis de leurs élèves et mettre en place ce projet d’établissement, moyennant une certaine logistique, formation et accompagnement de proximité. »

« Nous avons déjà travaillé sur plusieurs réformes sur l’aspect quantitatif, visant notamment à élargir l’offre et à construire des écoles, mais les diagnostics nous rappellent à chaque fois qu’il faut plutôt mettre le focus sur les apprentissages. »

Et notre interlocuteur de noter : « Une école pionnière, c’est énormément de choses sur le volet pédagogique et didactique, ainsi que les outils de travail des enseignants, leur façon de gérer les groupes, d’enseigner, de corriger les apprentissages et de communiquer. Leur mise en place en préparation à cette rentrée scolaire est presque finie. Il nous reste de petites choses que l’on est en train de régler, telles que la mise en place de projecteurs dans toutes les salles de classe. Une formation de rappel de 48 heures est également prévue pour les enseignants, avant la rentrée. »

L’apprentissage sera évalué dans 300 collèges et lycées

L’autre nouveauté de cette année est liée à l’amélioration de l’apprentissage dans 300 collèges et lycées, dont 30 dans la région TTAH. « Des tests de positionnement par matière seront ainsi réalisés au niveau de ces établissements, qui seront suivis par des actions de soutien pédagogique pour réguler les apprentissages et améliorer la méthode des enseignants », explique notre interlocuteur. « Nous allons ensuite évaluer l’élargissement de cette méthode, pour pouvoir apporter des réponses adéquates aux différents diagnostics qui ont été faits, qui englobent également le collège et le lycée, afin d’améliorer l’apprentissage des matières essentielles, à savoir le français, l’arabe, la physique et les mathématiques, avant de passer à une nouvelle étape qu’est la généralisation de cette méthode de manière graduelle, pour permettre sa réussite », ajoute notre source. « Des tests initiaux d’évaluation sont prévus avant le 11 septembre prochain dans ces établissements », souligne-t-elle.

Concrètement, dans un collège par exemple, il y a trois niveaux. Lorsque l’on évalue les acquis des différents élèves, nous pouvons retrouver certains de deuxième année collège qui ont le niveau de première année en français par exemple, ou encore des élèves en troisième année collège qui ont un niveau de première année en mathématiques. Ces derniers poursuivront leurs études normalement, mais seront regroupés lors des cours de soutien qui seront mis en place par les établissements scolaires dans des groupes selon leur niveau réel de français ou de mathématiques, abstraction faite de leur niveau scolaire.

Et de conclure : « Ce sont toutes des transformations qui partent du terrain et qui y reviennent. Nous commençons toujours par évaluer le besoin, mener des expérimentations pilotes élaborées dans différentes régions et provinces, trouver les solutions adéquates qui prennent en considération chaque cycle et milieu d’enseignement, les valider en interne et surtout en externe, avant leur généralisation ».

Voici les changements du protocole sanitaire de la rentrée scolaire 2021-2022

Comme annoncé, ce jeudi matin, par le ministère de l’Éducation nationale, la rentrée scolaire aura lieu ce 1er octobre. Le mode d’enseignement présentiel sera la règle dans tous les établissements scolaires et universitaires, pour tous les niveaux d’enseignement et branches, dans les secteurs privé, public et les missions étrangères. Le distanciel, lui, restera une option pour les familles qui le souhaitent.

La circulaire relative au nouveau protocole sanitaire, publiée à l’issue de cette annonce, détaille les différentes mesures à prendre à l’intérieur des établissements, dans le transport scolaire, au niveau des cantines et des cités d’hébergement ; elle indique aussi le protocole à suivre, en cas de confirmation de contaminations parmi les élèves, le corps professoral ou le cadre administratif.

Plusieurs points de cette nouvelle circulaire sont similaires à l’ancien protocole sanitaire mis en place pour préparer la rentrée 2020-2021, notamment les mesures au niveau des cantines et au sein des établissements scolaires. Aussi, nous n’allons présenter que les nouveautés du protocole sanitaire de l’année scolaire 2021-2022.

1- Avant la rentrée :

*Sensibiliser les parents d’élèves sur la nécessité de vacciner leurs enfants âgés entre 12 et 17 ans et sur les mesures préventives, mises en place au niveau de l’établissement. Ces derniers doivent, également, s’engager à interdire à leurs enfants d’aller en cours s’ils présentent des symptômes du Covid et à en informer le ministère de la Santé.

*Pour leur part, les établissements doivent mettre à la disposition de leur personnel et des étudiants, les outils nécessaires pour la mise en œuvre des mesures préventives et barrières (signalisation, désinfection, propreté…).

2- A l’intérieur de l’école: 

*Le port du masque est obligatoire pour tous les cadres administratifs, corps enseignant et pour les élèves.

*Respect des mesures préventives : désinfection et lavage fréquent des mains, prise de température, aération des salles de classe, respect de la distanciation et éviter les rassemblements.

*Les classes doivent être préparées, de façon à respecter la distanciation entre les élèves, quand cela le permet.

*Effectuer périodiquement des tests de diagnostic rapide du Covid, en coordination avec les autorités sanitaires.

3- Dans le transport scolaire :

*Seuls les élèves ayant reçu au moins la première dose du vaccin anti-Covid peuvent prendre le transport scolaire ; ils devront par la suite présenter leur pass vaccinal pour pouvoir continuer à profiter de ce service.

*Le port du masque est obligatoire.

*Désinfection fréquente des mains et contrôle de la température des élèves avant d’accéder au bus.

*Éviter le covoiturage.

4- Au niveau des cités d’hébergement : 

*Comme pour le transport scolaire, seuls les élèves ayant reçu au moins la première dose du vaccin anti-Covid peuvent être hébergés dans ces cités ; ils devront par la suite présenter leur pass vaccinal pour pouvoir continuer à profiter de ce service.

*Éviter d’échanger les outils personnels entre élèves.

5- Au niveau des salles de sport :

*Veiller à ce que tous les élèves fassent une activité physique, tout en respectant les mesures barrières.

*Réduire le nombre d’élèves par cours.

*Désinfecter les outils et machines de sport ainsi que les vestiaires, avant et après chaque usage.

*Porter le masque à l’entrée et à la sortie des salles de sport.

*Éviter d’échanger les bouteilles d’eau.

Par ailleurs, le ministère insiste sur la nécessité d’effectuer des tests rapides, selon les moyens de chaque établissement et en coordination avec les autorités sanitaires, en particulier en cas de dégradation de la situation épidémiologique locale.

Procédure de gestion des cas

Chaque établissement doit disposer d’un espace d’isolement en cas de contamination, ou en cas d’apparition de signes évocateurs du Covid. Les écoles doivent également disposer d’une grande quantité de masque médicaux.

Lorsqu’un élève est soupçonné d’être contaminé, il faut :

 En cas d’apparition de : 

Cliquez ICI pour consulter la circulaire dans sa totalité.

Rentrée scolaire: Des parents d’élèves appellent le ministère à adopter le mode présentiel au niveau national

Dans un communiqué publié ce jeudi 30 septembre, la Fédération nationale des associations des parents d’élèves au Maroc (FNAPEM) appelle le ministère de l’Education nationale, à prendre toutes les mesures administratives, techniques et sanitaires, pour organiser une rentrée scolaire sous une forme éducative unique et unifiée dans toutes les régions du pays.

La fédération appelle ainsi le ministère de tutelle à opter pour l’enseignement présentiel, afin de garantir l’égalité des chances.

Selon la FNAPEM, le mode présentiel peut, désormais, être adopté dans tout le Royaume, vu la diminution du nombre de cas de Covid, et donc l’amélioration de la situation épidémiologique, mais aussi compte tenu de l’avancement de la campagne de vaccinations des élèves de 12-17 ans.

En effet, au 28 septembre, plus de 2 millions d’élèves ont reçu la première dose du vaccin anti-Covid, ce qui représente 67,14% de la cible. 416.810 élèves sont complètement vaccinés, soit 14% de la cible de 2,98 millions d’élèves.

Enfin, la fédération appelle les familles à respecter toutes les mesures préventives, afin d’éviter tout ce qui pourrait nuire à la sécurité sanitaire des élèves, notamment un regain de l’épidémie.

Rappelons que la rentrée scolaire aura lieu le 1er octobre prochain. Pour garantir un retour en classe en toute sécurité, les ministères de l’Education nationale et de la Santé élaborent un nouveau protocole sanitaire. Ce document devrait être publié, au plus tard, ce jeudi pour permettre aux familles et aux élèves de se préparer. Au moment de la rédaction de ce papier, le nouveau protocole n’avait pas encore été mis en ligne.

Rentrée scolaire: le présentiel pour tous, le distanciel une option (officiel)

Dans un communiqué publié ce jeudi 30 septembre, le ministère de l’Education nationale annonce que la rentrée scolaire effective qui aura lieu ce vendredi 1er octobre 2021, s’effectuera selon le mode présentiel et ce, dans tous les établissements scolaires et universitaires, ainsi que dans les centres de formation professionnelle, pour les secteurs privé et public, et les missions étrangères.

Le mode présentiel sera adopté pour toutes les branches et nivaux scolaires, que les élèves soient vaccinés ou pas. Toutefois, les familles qui le désirent, pourront opter pour l’enseignement à distance pour leurs enfants.

Cette décision intervient après l’amélioration de la situation épidémiologique au Maroc, mais aussi, vu le bon déroulement de la campagne de vaccination au niveau national, notamment pour les personnes âgées de 18 ans et plus, ainsi que celle relative aux élèves de 12-17 ans.

Par ailleurs, pour garantir la sécurité des enseignants, cadres administratifs et élèves, le ministère a mis à jour le protocole sanitaire, qui sera adopté au niveau de tous les établissements scolaires et universitaires, ainsi que par les centres de formation professionnelle, dans les secteurs privé et public, ainsi qu’au niveau des missions étrangères. Ce document est en cours de préparation et sera bientôt publié sur le site du ministère de l’Education nationale.

Le ministère insiste, également, sur la nécessité de respecter les mesures préventives, le port du masque et l’aération de tous les espaces.

Il appelle aussi les familles à poursuivre leur participation dans la campagne de vaccination, qui se poursuivra après la rentrée scolaire, au niveau de tous les centres mobilisés à cet effet.

Selon nos sources, des unités mobiles seront également mises en place, au niveau des établissements pour faciliter l’injection des première et seconde dose du vaccin anti-Covid.

Lire aussi: Rentrée scolaire: Des parents d’élèves appellent le ministère à adopter le mode présentiel au niveau national

Accélération de la vaccination pour garantir une rentrée scolaire en toute sécurité

Plus que trois jours nous séparent de la rentrée scolaire, prévue ce vendredi 1er octobre 2021. Les ministères de la Santé et de l’Education nationale accélèrent la cadence de vaccination.

Au total, 336.540 élèves étaient complètement vaccinés au lundi 27 septembre à 20h, contre 1,923 million ayant reçu la première dose.

Dans le détail, 101.056 élèves ont reçu la première dose ce lundi à 20h, portant le cumul à 1.923.289 étudiants primo-vaccinés, soit 64,54% de la cible. 1.043.012 ont reçu le vaccin Pfizer, tandis que 880.277 ont reçu Sinopharm.

Pour ce qui est de la seconde dose, la cadence commence à s’accélérer avec 94.793 élèves vaccinés ce lundi, portant le cumul à 336.540 élèves complètement vaccinés. Il s’agit de 11,3% de la population cible. 188.030 ont reçu le vaccin Pfizer, contre 148.498 ayant reçu Sinopharm.

Garantir une rentrée scolaire en toute sécurité

Afin d’accélérer la vaccination des élèves, et garantir une rentrée scolaire sécurisée, le ministère de l’Education nationale a annoncé que, jusqu’au 30 septembre, les centres de vaccination seront ouverts jusqu’à minuit. Selon nos informations, les autorités ont été informées pour faciliter le déplacement des parents d’élèves, souhaitant accompagner leurs enfants aux centres de vaccination, au-delà du couvre-feu.

A présent, sur un total de 2,98 millions d’élèves, il ne reste plus qu’environ 1,056 million d’élèves à vacciner par la première dose.

Dans un article précédent, un membre du Comité de vaccination nous avait confié, tout en appelant les parents à vacciner leurs enfants dans les plus brefs délais, que l’objectif à présent est d’avoir, au moins, une majorité d’élèves primo-vaccinés à la rentrée scolaire, prévue le 1er octobre prochain. Celui-ci nous a également confié que les autorités sont mobilisées pour rappeler les élèves qui devraient se faire injecter la seconde dose et qui ne se sont présentés à temps, afin d’éviter la déperdition du vaccin.

Rappelons que le but ultime du report de la rentrée scolaire est de permettre à tous les apprenants de bénéficier d’un processus de vaccination qui contribuera grandement à l’atteinte de l’immunité collective, et assurer ainsi la sécurité des enfants scolarisés, des cadres éducatifs et administratifs et de tous ceux qui fréquentent les établissements d’enseignement, de formation et universitaires.

Le ministère de la Santé espère également, par la vaccination des 12-17 ans, éviter la survenue de tout revers épidémiologique, notamment par l’émergence de foyers au sein des établissements d’enseignement et de formation.

Comment se déroulera la rentrée scolaire

Au moment de la mise en ligne de cet article, il n’y a pas encore eu de modification du modèle pédagogique annoncé le 28 août dernier par le ministère de l’Education nationale. Ainsi, trois modes d’enseignement seront adoptés, selon la situation des établissements:

-Le modèle présentiel au niveau:

-Le modèle d’enseignement hybride, alternant entre le présentiel et « l’auto-apprentissage », dans le reste des établissements d’enseignement.

-L’enseignement à distance, sur la demande des familles, ou en cas de découverte de clusters dans un établissement d’enseignement.

Le ministère avait également précisé que l’adoption de ces modes prendra aussi en compte la situation de chaque établissement d’enseignement séparément, tout en conférant le pouvoir d’adopter le modèle approprié aux autorités territoriales, éducatives et sanitaires locales. Ce protocole est toutefois amené à être actualisé chaque fois que nécessaire, à la lumière des recommandations des autorités sanitaires.

L’Éducation nationale pourrait probablement prévoir des mesures spéciales, tels que l’enseignement en présentiel, pour les classes où tous les élèves ont reçu la première dose, ou dans celles comportant, en plus des primo-vaccinés, d’autres étudiants complètement vaccinés.

Au moment de la mise en ligne, il ne nous a pas encore été possible de vérifier cette information. Ce papier sera ainsi mis à jour, dès que Médias 24 aura plus de précisions sur ce point.

Enfin, ministère et experts dans le secteur de la santé, appellent tous les élèves et leurs familles à adhérer et à respecter, strictement, les mesures préventives recommandées par les autorités sanitaires et à s’engager, fortement, dans le processus national de vaccination, notamment, en respectant la date d’administration de la 2e dose, afin d’accélérer le rythme du retour à la vie normale.

Report de la rentrée scolaire: « toutes les missions sont concernées et sont obligées d’appliquer cette décision » (MEN)

Le report de la rentrée scolaire a été annoncée, lundi 6 septembre dans la soirée, par le ministère de l’Education nationale. Cette décision concerne les écoles publiques, privées et les missions étrangères au Maroc, selon le communiqué du ministère. Les crèches privées et publiques, les foyers féminins et les centres de formation professionnelle, relevant du ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports, sont également concernés.

Dans des messages adressés aux parents d’élèves le soir même, certaines missions, ayant déjà effectué leur rentrée scolaire début septembre, ont informé ces derniers du maintien de leur organisation habituelle, pour ce mardi 7 septembre. Tel est le cas de l’Ecole belge et de la George Washington Academy.

« Vous êtes nombreux à vous interroger suite à la publication du communiqué du ministère de l’Education nationale, paru ce soir et relatif au report de la rentrée scolaire. En réponse à vos interrogations nous vous informons que nos équipes seront présentes demain selon l’organisation habituelle, en attendant d’étudier avec les autorités le cas des établissements scolaires dont nous faisons partie, et qui ont déjà effectué leur rentrée scolaire et mis en place tous les moyens de poursuite de la scolarité en conformité avec les directives préalablement communiquées par les autorités ».

Dans un autre document envoyé aux parents ce mardi en fin de journée, l’Ecole précise ce qui suit : suite à la décision relative au report de la rentrée scolaire, « nous avons tout d’abord tenu à assurer un fonctionnement normal de nos écoles aujourd’hui, afin de ne pas prendre de court enfants et parents. Nous avons ensuite entrepris de vérifier auprès des autorités dans quelle mesure cette décision s’appliquerait à nos établissements puisque ceux-ci ont effectué leur rentrée depuis le premier septembre. Il en ressort que la décision des autorités est ferme et s’applique à tous les établissements, y compris ceux en activité ».

« Les cours étant ainsi suspendus durant plus de 3 semaines, nous avons décidé de réaménager notre calendrier scolaire en vue de rattraper les jours d’interruption qui nous séparent du 1er octobre. Ce nouveau calendrier, respectant le nombre de jours prévus d’enseignement et prenant en compte l’équilibre nécessaire entre périodes d’activité et de repos, vous sera communiqué prochainement et entrera en vigueur à la reprise. »

La GWA a pour sa part, dans un premier temps, expliqué aux parents que « plus tôt dans l’année, lorsque l’ouverture des écoles a été retardée (une première fois au 10 septembre, NDLR), nous avons demandé conseil aux autorités (marocaines, NDLR) et elles nous ont informé que cela ne s’appliquait pas à la GWA. Nous confirmons à nouveau cette information, sauf indication contraire. Veuillez noter que nous sommes ouverts selon notre calendrier publié ».

Au moment de la rédaction de cet article, un nouveau courrier a été adressé aux parents par la GWA, les informant que « toutes les écoles, quel que soit leur type, seront fermées jusqu’au 1er octobre, afin de faciliter le programme de vaccination des étudiants âgés de 12 à 17 ans ».

« Nous sommes prêts pour l’apprentissage en ligne et avons soumis une demande auprès du ministère de l’Éducation pour l’adopter immédiatement », lit-on sur ledit message, ajoutant que « l’école ouvrira ses portes, mais les étudiants ne sont pas autorisés à assister aux cours en présentiel pour le moment. Nous serons également ouverts en tant que centre de vaccination pour nos étudiants », conclut l’établissement.

« Toutes les missions sont obligées d’appliquer la décision relative au report de la rentrée scolaire »

Contacté par nos soins ce mardi matin, le ministère de l’Education nationale nous a assuré que « toutes les missions étrangères au Maroc sont concernées par la décision de report de la rentrée scolaire. Celles-ci doivent également l’appliquer ». Elles n’ont donc aucun choix et ne peuvent pas, de ce fait, maintenir leur organisation actuelle, notamment pour celles ayant déjà effectué leur rentrée.

Rappelons que ce report est motivé, selon le MEN, par :

– L’amélioration de la situation épidémiologique dans le pays et la nécessité de consolider les acquis réalisés face à l’épidémie de « Covid-19 », et de renforcer la tendance à la baisse des cas enregistrés ;

– Le bon déroulement de la campagne nationale de vaccination en général et le processus de vaccination pour les tranches d’âge « 12-17 ans » et « 18 ans et plus » en particulier. L’objectif est de permettre à tous les apprenants de bénéficier de ce processus qui contribuera grandement à l’atteinte de l’immunité collective ;

– Assurer la protection de la santé et de la sécurité des enfants scolarisés, des cadres éducatifs et administratifs et de tous ceux qui fréquentent les établissements d’enseignement, de formation et universitaires ;

– La nécessité d’éviter la survenance de tout revers épidémiologique, notamment par l’émergence de foyers au sein des établissements d’enseignement et de formation.

« Le report de la rentrée, une décision sage et scientifique »

Joint par Médias24, un membre du Comité scientifique nous apprend que la décision relative au report de la rentrée a été longuement discutée avec le ministère de l’Education nationale.

« La rentrée concerne au moins 11 millions d’élèves au niveau national. Durant les premiers jours, les parents auront certainement envie d’accompagner leurs enfants, et ce sont donc 15 à 16 millions de personnes qui seront regroupées devant les écoles », ce qui représente un grand risque quant à la propagation du virus.

« La situation épidémiologique continue de s’améliorer, et nous sommes à près de 400.000 élèves vaccinés par la première dose au lundi 6 septembre. Nous somme également à 50% des personnes ayant reçu la seconde dose du vaccin au niveau national, et à 60% pour la première. »

« Le report de la rentrée est donc une décision sage et scientifique visant à éviter la relance de l’épidémie. »

« Notre but est de vacciner le maximum d’étudiants (sur une cible de 3 millions environ, NDLR) et de permettre notamment la réouverture des cités universitaire » afin de mettre fin au calvaire des élèves, ajoute notre interlocuteur. Ce dernier incite ainsi les parents « à profiter de ce laps de temps pour faire vacciner leurs enfants, afin de permettre un retour à l’éducation présentielle au niveau de tous les établissements ».

2021-2022: Les crèches privées et publiques concernées par le report de la rentrée scolaire

Les crèches privées et publiques, les foyers féminins et les centres de formation professionnelle, relevant du ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports sont également concernés par le report au 1er octobre de la rentrée scolaire, annonce un communiqué dudit ministère, conformément à celui du ministère de l’Education nationale, publié lundi 6 septembre dans la soirée. 

Cette décision intervient pour protéger la santé et la sécurité des enfants, des jeunes, et des cadres pédagogiques et administratifs.

 

 

Report au 10 septembre de la rentrée scolaire pour la mission française

Sur les réseaux sociaux, certains établissements du réseau français au Maroc annoncent le report de la rentrée scolaire au 10 septembre, citant un message de l’ambassade de France. Ce report a été décidé à la demande des autorités marocaines selon les mêmes sources.

D’autres parents ont été informés par e-mail. Ces établissements rejoignent ainsi les établissements marocains du public et du privé, dont la décision de reporter la rentrée au 10 septembre a été prise le 23 août dernier, à l’issue du Conseil de gouvernement.

Au moment de la mise en ligne de cet article, aucune annonce officielle ne figure encore sur les réseaux et les sites web de l’Ambassade de France au Maroc et du ministère de l’Éducation nationale.