Rachat de Venezia Ice. Le montant du deal et l’ambition de Moncef Belkhayat

L’acquisition de Venezia Ice représente un investissement de 170 millions de DH, apprend Médias24 auprès de Moncef Belkhayat. Le rachat de Venezia Ice poursuit « un double objectif ». Tout d’abord, il permet « le renforcement du positionnement industriel de Dislog dans l’agroalimentaire ».

Ensuite, cette acquisition vise à « développer des synergies avec l’Europe à travers l’usine de préparations alimentaires », ouvrant la voie à une expansion internationale et à un renforcement des capacités d’exportation.

« Nous nous préparons pour la Coupe du Monde 2030 avec l’objectif de doubler le réseau de l’enseigne Venezia Ice, passant de 45 à 100 points de vente », ajoute la même source.

Dislog Group se positionne comme « un acteur de l’économie de la vie », offrant aux consommateurs « 150 marques au quotidien », conclut Moncef Belkhayat.

A Tanger, les travaux de réhabilitation de Plaza de Toros avancent à 95%

Ce projet prévoit de convertir la Plaza de Toros en un espace multifonctionnel d’une capacité de 7.000 places, comprenant des salles d’exposition artistique, des espaces de restauration, des espaces d’exposition en plein air et un espace commercial, ainsi qu’un parking, en plus d’autres installations.

Le conseil communal a alloué une enveloppe budgétaire de 40 millions de DH à ce projet, sur un budget global de 70 MDH.

Malgré l’arrêt des spectacles tauromachiques en 1970, cette arène demeure une partie de la mémoire et du patrimoine de la ville.

(Aevc MAP)

Aboulkacem Chebri (ICOMOS) : “Le Maroc n’est pas le berceau de l’humanité, il est l’origine de l’homme moderne”

Où en est le Maroc sur le plan archéologique ? Quelle place occupe-t-il à l’international ? Qu’en est-il de la restauration des monuments endommagés par le séisme de septembre 2023 ? Autant de questions auxquelles répond le directeur Maroc d’ICOMOS, Aboulkacem Chebri.

Médias24 : Vous avez été élu vice-président de l’Assemblée générale de l’ICOMOS. Quel rôle allez-vous endosser ? 

Aboulkacem Chebri : C’est un poste honorifique, et j’en suis fier. Cette nouvelle assemblée va durer jusqu’en 2025, où elle se déroulera au Népal. C’est un honneur pour le Maroc. Et doublement, car le pays occupe plus de place sur la scène internationale. C’est une reconnaissance aussi pour le travail que mène humblement notre bureau. C’est ce qu’on appelle un comité national. D’ailleurs, tous les pays n’ont pas pu créer de comités nationaux. Il y en a 113 au total sur 193 pays membres de l’ONU. Le comité ICOMOS Maroc a été créé en 1997.

– Comment se porte le milieu de l’archéologie au Maroc ? Est-ce qu’on peut dire que l’archéologie est davantage valorisée depuis quelques années ?

– Oui, surtout ces dix, quinze dernières années, les choses vont crescendo. Nous, les archéologues partout dans le monde, on travaille comme des fourmis, parce qu’on ne fait pas de tapage, on fouille, on creuse, et les résultats ne sont pas annoncés immédiatement. Cela prend du temps. Ils sont analysés dans des laboratoires différents, il faut rédiger le rapport scientifique qui doit être jugé par des examinateurs…

Quand on a entendu parler de Tafoghalt, les recherches étaient menées depuis déjà cinq ans, comme pour Jbel Irhoud, ainsi que la découverte récente du plus ancien et vaste complexe agricole. Il y a des choses qu’on annonce immédiatement, avec un petit rapport pour les médias, mais le vrai rapport scientifique qui donne les résultats juridiques peut prendre trois à cinq ans.

Et donc, ces dernières années, on a constaté un intérêt plus marqué de la part des responsables et des citoyens, et des médias bien sûr. On invite parfois des chercheurs, alors qu’on n’avait pas l’habitude de voir des archéologues sur les plateaux télévisés lors des heures de grande écoute.

– Peut-on parler d’un tournant après la découverte de l’Homo sapiens en 2017 ? Le Maroc est-il vraiment le berceau de l’humanité ?

– L’homme de Jbel Irhoud, c’est l’Homo sapiens (en arabe c’est الانسان العاقل الحديث). C’est ce qu’on pourrait appeler l’homme moderne. Mais le Maroc n’est pas le berceau de l’humanité, c’est l’origine de l’homme moderne comme nouvelle découverte.

Jusqu’aux années 1990, on n’avait pas les mêmes moyens qu’aujourd’hui. Désormais, les laboratoires sont partout dans le monde. Ils sont bien développés, avec de nouvelles approches, de nouvelles méthodes d’analyse, et donc beaucoup plus de résultats. Maintenant, les gens savent ce que mangeaient nos ancêtres, à quel âge il sont morts, s’ils étaient carnivores ou herbivores, s’ils mangeaient cru ou cuit, s’il y avait des maladies… Ce n’était pas possible dans les laboratoires des années 1960 ou 1970. Aujourd’hui, c’est devenu possible.

Chez nous, au Maroc, nous avons déjà révélé, dans la carrière Thomas, l’existence de l’outillage lithique, depuis 1 million d’années, avec lequel on n’a pas trouvé des ossements associés, ou des os humains. L’outillage a été façonné par des humains. 1 million d’années, c’est le minimum, cela doit être plus. C’est une évolution avancée de la préhistoire.

Pour réaliser des fouilles au Maroc, ou des campagnes de fouilles archéologiques, il faut avoir des partenaires étrangers puisque c’est coûteux

Pour l’archéologie au Maroc, nous pouvons dire qu’il y a une attention et un intérêt royal envers le patrimoine. C’est un fait. Nous le ressentons fortement, que ce soit dans le patrimoine matériel et immatériel. On doit continuer de travailler. On n’est pas encore au niveau de certains pays où l’archéologie est bien développée.

Pour réaliser des fouilles au Maroc, ou des campagnes de fouilles archéologiques, il faut avoir des partenaires étrangers puisque c’est coûteux. Et pour cela, il faut une nouvelle stratégie au Maroc, avec un peu plus de fonds pour les fouilles archéologiques, sachant qu’on ne connaît pas encore le pays. Je le souligne. Il n’y a pas de justice territoriale en matière de découvertes archéologiques. Dans les vingt dernières années, nous sommes allés dans des coins qui n’ont jamais été fouillés. Mais tout le Maroc reste à fouiller.

– Que voulez-vous dire au juste par justice territoriale ?

– La justice territoriale concerne aussi bien les fouilles archéologiques que la restauration des monuments, par exemple, et en matière de création de l’infrastructure. Nous avons combien de musées au Maroc ? Et où sont ces musées ? C’est du ressort de la Fondation nationale des musées (FNM) et du ministère de la Culture, en charge des centres d’interprétation du patrimoine (CIP). On a besoin de politiques culturelles.

Nous sommes allés dans des coins qui n’ont jamais été fouillés. Mais tout le Maroc reste à fouiller

Malheureusement, c’est un débat récurrent, mais on ne conclut jamais. Donc, chaque ministre fait ce qu’il peut, en fonction des moyens dont il dispose. Mais, là, il faut que les cerveaux travaillent, non pas seulement l’argent. Il faut d’abord donner des résultats.

Chaque ministre fait ce qu’il peut durant son mandat, mais la durée d’un mandat n’est pas suffisante. On ne peut pas développer des politiques culturelles en quatre ans. Il faut un débat national avec toutes les parties prenantes. Nous avons besoin d’élaborer un planning, un plan d’action et non pas des recommandations, pour que tous les acteurs du secteur s’y tiennent. Certains pays font du tourisme culturel une véritable attraction. Ce sont des milliards dont on pourrait profiter également.

Nous, les responsables extérieurs, le gouvernement et les dirigeants, avons besoin d’un plan d’accompagnement, pour ne pas nous contredire, pour ne pas refaire la même chose, pour avoir de la visibilité.

– Depuis quelques années, il y a de plus en plus de découvertes majeures dans le domaine de l’archéologie. Comment le Maroc se positionne-t-il sur l’échiquier international ?

– On peut dire que l’on a fait un tabac avec Tafoghalt et Jbel Irhoud. Le Maroc a désormais un nouveau visage à l’international. On peut même le comparer à ce qu’a fait l’équipe du Maroc lors de la Coupe du monde au Qatar en 2022. Ce n’est pas la même ampleur. Dans ce domaine, les responsables de banques, les publicitaires, les milieux scientifiques ont un autre regard sur le Maroc.

– Pour ce qui est des monuments endommagés par le séisme, quel est l’état d’avancement de la reconstruction ?

– L’habitat rural est un patrimoine qui n’est pas inscrit comme patrimoine national. De par son architecture, il doit l’être, que ce soit en pisé ou en pierre, et son mode de vie, à commencer par l’implantation des maisons. Il ne faut pas mépriser cette architecture de terre. Il s’agit d’un mode de construction savant. En parlant d’implantation et de choix des matériaux, c’est un savoir. La technique de construction aussi, mais c’est un peu en déperdition. La situation n’est pas satisfaisante, grosso modo. Nous sommes en train de massacrer notre héritage patrimonial en construisant avec du béton aujourd’hui. Ce qui risque de bouleverser le mode de vie rural.

On peut même le comparer [le progrès de l’archéologie nationale, ndlr] à ce qu’a fait l’équipe du Maroc lors de la Coupe du monde au Qatar en 2022

Si on déplace les douars de leur emplacement initial, cela va être un véritable massacre pour l’architecture et pour le mode social. Quand il gèle, ils vont souffrir du froid. Le pisé retient mieux la chaleur et préserve du froid des montagnes.

Concernant les monuments, on a donné plus d’importance à Marrakech. Cette année, je me suis rendu à Taroudant, j’ai été choqué. Il n’ y a rien pour préserver les monuments. C’est une sorte d’oubli de la part des autorités. Un budget a été alloué au séisme. Pourquoi la ville de Taroudant a-t-elle été oubliée ?

L’effort de l’Etat est là, mais il faut quand même réorienter les ressources. L’habitat rural doit rester rural. Pour les monuments, il faut s’intéresser aux autres villes, pas seulement à Marrakech.

Taroudant n’est pas anodine de par son rôle dans l’histoire du Maroc, que ce soit au niveau politique ou patrimonial. La ville est importante dans le passé du pays. C’est un chef-d’œuvre extraordinaire.

Les autorités ont présenté un projet de restauration, mais quand sera-t-il mis en œuvre ? Taroudant va certainement bénéficier du projet qui va concerner les villes de taille moyenne comme Tiznit, Safi, Azemmour, Moulay Idriss Zerhoun. Ce projet fait suite à celui de la réhabilitation des médinas des grandes villes. Maintenant, c’est au tour des villes de taille moyenne. On n’attend que le feu vert des autorités.

Hicham Sabiry écoute les doléances des employés des cafés et des restaurants

Il s’agit de l’une des toutes premières activités de Hicham Sabiry, secrétaire d’Etat au Travail.

Selon un communiqué de la Fédération nationale des employés des cafés et des restaurants, ses dirigeants ont été reçus par le responsable gouvernemental pour lui soumettre leurs doléances jugées « légales et légitimes ». Cette rencontre s’est déroulée dans une « bonne ambiance », selon la même source, et en présence du parlementaire Imad Eddine Rifi.

Lors de cette rencontre, Hicham Sabiry a promis d’étudier les revendications de cette fédération, conformément aux instructions royales en relation avec le chantier de la protection sociale.

Il s’agit notamment de l’accélération de la généralisation des déclarations de cette catégorie de salariés auprès de la CNSS selon les lois en vigueur.

Yamed group se lance dans le foodtertainment avec une franchise emblématique

Sept mois après la création de leur joint-venture, Yamed Group et Moma Group inaugurent deux établissements à Marrakech placés sous le concept du foodtertainment. Il s’agit du Noto et du Bœuf sur le Toit, des adresses parisiennes iconiques.

Le 16 mai 2023, Yamed Group, acteur majeur du secteur de l’immobilier au Maroc, et Moma Group, leader français de l’hospitalité et de la restauration premium, annonçaient leur alliance dans une joint-venture détenue à 50-50 par les deux associés. Leur objectif ? Introduire et développer au Royaume le concept de foodertainment ou festaurant (en français), marque de fabrique de Moma Group depuis 1997. Autrement dit, il s’agit d’un établissement hybride, à la croisée des chemins entre un restaurant et un club, où le plaisir gustatif est aussi important que le divertissement et l’expérience festive.

Hommage à la gastronomie italienne et au music-hall

Sept mois après l’annonce de leur association, ce partenariat inédit a déjà porté ses premiers fruits, puisque deux adresses emblématiques du chic parisien se sont téléportées à Marrakech, une destination touristique et festive. Il s’agit du Noto − déjà présent à Paris et à Saint-Tropez − ouvert depuis le 21 décembre, et du Bœuf sur le Toit, dont les portes s’ouvriront ce 28 décembre. Ces deux établissements ont pris leur quartier à la Villa Yvette, au cœur du quartier de l’Hivernage de la ville ocre.

Installé en rez-de-jardin, le Noto Marrakech, niché dans un luxueux écrin Art déco, est un hommage à la gastronomie italienne. Une cuisine généreuse, authentique et ensoleillée, portée par le chef Emilio Giagnoni, originaire de Sardaigne et passé par le Four Seasons. L’atout charme de cet établissement n’est autre que son concept festif la festa al Noto, qui consiste à rythmer les repas avec des concerts live en première partie de soirée, avant de laisser la place à un DJ à partir de 22 heures.

Quant au Bœuf sur le Toit, il s’agit d’une adresse mythique. Dans le Paris des années 1920, cet établissement était l’adresse mondaine de tous les plus grands artistes de l’époque, de Pablo Picasso à Coco Chanel en passant par Joséphine Baker. Un lieu fantaisiste, burlesque, à la fois restaurant, bar, salle de concert et music-hall, dont l’âme et l’esprit seront conservés à Marrakech. L’établissement, au décor spectaculaire, proposera à la fois des spectacles (artistes, performers, chanteurs) et le meilleur de la brasserie parisienne, classique mais gourmande.

Dix nouveaux établissements d’ici quelques années

Entre Yamed Group et Moma Group, un cap important a donc été franchi, mais il s’agit d’une première étape seulement. En effet, cette joint-venture ambitionne d’ouvrir pas moins de dix établissements au Maroc au cours des prochaines années, principalement à Marrakech et Casablanca. Dans un communiqué de presse, écrit au moment de l’officialisation de cette association, Benjamin Patou, président de Moma Group, considéré comme le « roi des nuits parisiennes », assurait vouloir travailler « main dans la main avec Yamed Group (…) pour redéfinir les attentes en matière de restauration et d’entertainment au Maroc ». Quant à Karim Beqqali, président de Yamed Group − devenu l’un des opérateurs les plus importants dans le secteur de l’immobilier en une décennie −, celui-ci estimait que ce partenariat avec Moma Group leur permettrait de « développer une offre novatrice et de qualité ».

OFPPT : lancement du programme de formation d’excellence VET by EHL

Ce programme, tourné vers l’excellence, fait partie du projet de restructuration de l’offre de formation de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), dans les métiers du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration (THR), conformément, à la nouvelle feuille de route pour le développement de la formation professionnelle, présentée devant le roi Mohammed VI le 4 avril 2019.

La directrice générale de l’OFPPT, Loubna Tricha, a indiqué que le programme VET by EHL était ouvert aux techniciens spécialisés et techniciens des filières THR. Il portera sur quatre formations qualifiantes, en l’occurrence l’art culinaire, l’hébergement, le service Food & Beverage et l’administration hôtelière.

Trois niveaux de formation de six mois chacun ont été conçus pour ces curriculums, permettant une formation pratique en entreprise, à raison de 50% du programme horaire. Cette méthode d’apprentissage permettra aux jeunes stagiaires de s’immerger davantage dans la vie professionnelle, tout en mettant en application leurs connaissances et compétences sur le terrain.

Le programme, qui bénéficiera à une première promotion de 140 stagiaires, sera sanctionné par des certificats co-signés OFPPT – VET by EHL, dans les niveaux d’apprenti, d’associé et de spécialiste.

La formation sera dispensée dans deux sites pilotes à Témara et Casablanca, avant de généraliser l’expérience, notamment dans les Cités des métiers et des compétences.

Ce programme, a ajouté la directrice, est pensé et conçu suivant les meilleures pratiques et les standards internationaux dans le domaine du tourisme, afin d’apporter une valeur ajoutée concrète au rehaussement du service client et au soutien de la position du Maroc, en tant que destination touristique de premier choix sur l’échiquier mondial.

En marge de la cérémonie de lancement de ce programme, l’office a procédé à la signature d’une convention-cadre de partenariat avec, notamment, la Confédération nationale du tourisme et la Fédération nationale de l’industrie hôtelière, avec comme objectif l’implication des professionnels du secteur dans la mise en œuvre de ce programme d’excellence.

De même, cinq conventions spécifiques ont été signées entre les directions régionales de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra et des établissements hôteliers de renom, en vue de favoriser l’insertion professionnelle des lauréats, l’accueil des stagiaires en entreprises et en formation par alternance, ou encore l’évaluation des stagiaires admis dans le cadre du programme.