Bourse. CTM recule de 17% depuis janvier malgré une valorisation redevenue attractive

Sur le seul mois d’avril 2025, CTM enregistre une baisse de 17,81% à la Bourse de Casablanca, ramenant son cours à 909 DH contre 1.106 DH fin mars.

Depuis le début de l’année, la performance ressort à -17,15%, après un point haut touché courant mars dans le sillage de la publication des résultats 2024. L’action avait alors été soutenue par une anticipation positive du marché sur l’acquisition d’AML et la croissance du chiffre d’affaires.

Rien dans les fondamentaux récents ne justifie une telle baisse. Le résultat net consolidé reste bénéficiaire, la capacité d’autofinancement est solide (96 MDH), et le bilan conserve des marges de manœuvre. Mais l’action subit une revalorisation à la baisse, pour des raisons qui tiennent à des facteurs de marché plus qu’à des facteurs microéconomiques.

La chute s’est opérée dans un contexte de volumes faibles. À peine 8.779 titres échangés en avril, pour un volume mensuel de 8,1 MDH. Elle intervient aussi dans un moment de nervosité accrue sur les marchés, alimentée par la montée des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Ce climat global a pesé sur l’ensemble des actifs cotés, y compris sur des titres comme CTM, dont les fondamentaux n’ont pourtant pas été remis en cause.

D’un point de vue comportemental, on peut y voir un arbitrage défensif de la part d’investisseurs de moyen terme, qui auraient sécurisé leurs plus-values après la montée de mars.

À 909 DH, le titre CTM revient sur des niveaux de valorisation historiquement modérés. Si l’on projette le résultat social de 70 MDH sur une base de 960.000 actions, cela donne un bénéfice par action de 72,9 DH, soit un P/E implicite de 12,5x, inférieur à la moyenne du marché. Mais l’absence de dividende distribué, combinée à l’augmentation de l’endettement (343 MDH), pourrait dissuader les investisseurs institutionnels à court terme.

Hausse des résultats financiers 

En 2024, le chiffre d’affaires social de CTM s’établit à 541,1 MDH, en progression de 4,8% par rapport à 2023. Le résultat d’exploitation s’améliore également à 41,9 MDH, contre 40,1 MDH l’année précédente.

Au niveau social, le résultat net atteint 69,9 MDH, en hausse par rapport aux 56,2 MDH réalisés un an plus tôt. Ce niveau de rentabilité s’accompagne d’une capacité d’autofinancement robuste de 95,9 MDH.

À l’échelle consolidée, en intégrant l’activité d’AML, CTM affiche un résultat net part du groupe de 46,6 MDH, contre 63,1 MDH en 2023. La baisse s’explique principalement par l’augmentation significative des dotations et charges liées à la consolidation du périmètre.

Une intégration stratégique : AML rejoint le périmètre consolidé

L’opération majeure de l’année reste l’acquisition de 51% du capital de la société Africa Morocco Link (AML), opérateur maritime sur la ligne Tanger-Tarifa. Cette prise de participation a été consolidée dans les comptes 2024, générant un écart d’acquisition de 295 MDH.

En conséquence, les produits d’exploitation consolidés ont plus que doublé, atteignant 1,3 MMDH à fin 2024. Cette évolution traduit l’effet périmètre induit par l’intégration d’AML, désormais pleinement contrôlée par CTM.

Une politique d’investissement ambitieuse

L’exercice 2024 a été marqué par un programme d’investissement massif, de l’ordre de 474 MDH, contre seulement 44 MDH en 2023. Ce saut est lié essentiellement à l’acquisition d’AML (307 MDH) et au renouvellement du parc roulant. En parallèle, la société a levé 300 MDH sur le marché obligataire dans le cadre d’un placement privé structuré.

Ce recours au financement a porté l’endettement financier consolidé à 343 MDH, contre 82 MDH l’année précédente. Malgré cette hausse, le levier reste contenu au regard des fonds propres consolidés qui s’élèvent à 1,08 MMDH, assurant une capacité de financement confortable.

Sur les 125,4 MDH de bénéfice distribuable au titre de 2024, le conseil d’administration propose un report à nouveau intégral. Cette décision vise à préserver les ressources financières de l’entreprise dans un contexte d’investissement soutenu. La décision finale reviendra toutefois à l’assemblée générale.

Le capital social de CTM est fixé à 96 MDH, réparti en 960.000 actions de 100 DH de valeur nominale. Aucun changement n’est prévu sur la structure du capital ni sur le conseil d’administration, dont le mandat des membres est maintenu jusqu’en juin 2027.

RISMA réalise un RNPG hors éléments non courants en hausse de 33% à fin 2024

En 2024, Risma, opérateur hôtelier coté à la Bourse de Casablanca, a enregistré un taux d’occupation consolidé atteignant 59%, contre 57% en 2023. Cette progression s’est accompagnée d’un chiffre d’affaires consolidé de 1,26 MMDH, en hausse de 8% sur un an.

L’excédent brut d’exploitation (EBE) consolidé progresse de 11% à 461 MDH, tandis que le résultat net part du groupe (hors éléments non courants) ressort à 183 MDH, contre 138 MDH un an auparavant.

En comparaison, le résultat net de 2023 s’était établi à 244 MDH, mais intégrait des éléments exceptionnels liés à la cession d’AGM et à des écritures d’impôts différés.

Le résultat d’exploitation atteint 293 MDH en 2024, en progression de 17%, malgré une légère hausse des amortissements. Cette performance opérationnelle est soutenue par une gestion rigoureuse des charges, bien que le poste « charges d’exploitation » ait légèrement augmenté en raison de la reprise d’activité et des rénovations engagées.

Les résultats financiers, toujours négatifs, s’améliorent légèrement à -78 MDH (contre -92 MDH en 2023), ce qui montre un coût de financement en baisse.

Au 31 décembre 2024, les capitaux propres consolidés s’élèvent à 1,69 MMDH, en hausse de 7%, tandis que l’endettement à long terme recule à 1,39 MMDH contre 1,67 milliard une année auparavant. Le ratio de levier s’améliore, témoignant d’un désendettement progressif du groupe.

La trésorerie reste confortable à 611 MDH, permettant à RISMA de faire face à ses échéances tout en poursuivant ses investissements de rénovation.

Fort de ses résultats, le directoire proposera à l’assemblée générale la distribution d’un dividende ordinaire de 7 DH par action au titre de l’exercice 2024.

Un point d’attention sur les actifs hôteliers

L’audit financier souligne un point d’attention concernant les tests de dépréciation sur les actifs hôteliers. La valeur comptable des goodwill et des actifs hôteliers atteint près de 2,96 MMDH.

Compte tenu de la nature capitalistique du métier, ces actifs font l’objet d’un suivi rigoureux par la direction et les commissaires aux comptes, avec des projections de flux actualisés utilisées pour attester de leur valeur recouvrable.

Marsa Maroc dépasse les 5 MMDH de chiffre d’affaires en 2024

Le chiffre d’affaires consolidé de Marsa Maroc a progressé de 16%, atteignant 5,01 MMDH. L’EBE a augmenté de 26% à 2,62 MMDH, ce qui montre une amélioration notable de la marge d’exploitation. Surtout, le résultat net part du groupe s’est envolé de 49% pour s’établir à 1,27 MMDH.

Cette dynamique s’explique notamment par la bonne tenue des volumes sur l’ensemble des segments (vracs solides, liquides, conteneurs, roulier), une meilleure productivité des terminaux et une maîtrise des charges d’exploitation.

Les capitaux propres consolidés ont atteint 3,67 MMDH à fin 2024, en progression de près de 700 millions en un an. L’endettement financier net a diminué, avec une trésorerie nette (y compris placements) de 2,39 MMDH à fin décembre.

Une activité portuaire bien orientée

Le trafic global traité par le groupe a atteint 63,3 millions de tonnes, en progression de 11% par rapport à 2023. Cette hausse résulte d’une croissance équilibrée sur l’ensemble des catégories de flux.

Les vracs solides et diversifiés ont représenté 21,7 millions de tonnes, soit une hausse de 9%. Le segment des vracs liquides a également enregistré une progression significative de 11%, avec 10,7 millions de tonnes traitées.

Côté conteneurs, le groupe a franchi le seuil des 2,9 millions d’EVP traités, en progression de 13%. Cette performance repose à la fois sur le dynamisme du transbordement (+12%) et la croissance soutenue du trafic import-export (+14%).

Les flux roulier et véhicules neufs ont aussi connu une évolution positive. Le trafic véhicules neufs a progressé de 8%, atteignant 102.800 unités, tandis que le roulier a enregistré 24.500 unités, en hausse de 4%.

Le transbordement, nouveau levier stratégique

En parallèle du renforcement de ses positions sur le trafic Gateway domestique, Marsa Maroc a posé les jalons d’un virage stratégique avec le développement de deux terminaux à conteneurs au port de Nador West Med. L’exploitation de ces infrastructures est prévue à partir de 2027, en partenariat avec MSC Group et CMA CGM, deux des plus grands armateurs mondiaux.

Ce positionnement sur le transbordement en Méditerranée pourrait ouvrir un nouveau cycle de croissance logistique, complémentaire aux activités traditionnelles de l’opérateur.

Une internationalisation désormais concrète

Un autre fait marquant, c’est le lancement des premières opérations du groupe à l’étranger, au Bénin. Cette avancée vient concrétiser la volonté de Marsa Maroc d’exporter son modèle et d’élargir son périmètre géographique au-delà du réseau portuaire national.

Une capacité d’investissement renforcée

Pour accompagner ses ambitions, Marsa Maroc prévoit un programme d’investissement de 16 MMDH sur les cinq prochaines années. Il sera financé par une combinaison de dette, de cash-flow opérationnel et, le cas échéant, par des apports de partenaires.

Cette orientation se reflète également dans la montée à 100% du capital de sa filiale SMA, consolidée intégralement à partir du troisième trimestre 2024.

Fort de ses résultats, le groupe proposera à l’assemblée générale un dividende de 9,5 DH par action, en hausse de 12% par rapport à 2023. En parallèle, le flux de trésorerie opérationnel s’est élevé à plus de 2 milliards de dirhams, confirmant la robustesse du modèle économique.

Des perspectives portées par le plan stratégique 2030

Marsa Maroc entame désormais une nouvelle phase de son développement, guidée par son plan stratégique à horizon 2030. Ce plan vise à faire évoluer le positionnement du groupe, qui ne se limite plus à l’exploitation de terminaux portuaires, mais tend à devenir un partenaire logistique, maritime et industriel de référence à l’échelle régionale.

Les relais de croissance sont clairement identifiés, avec l’extension du périmètre de concessions au Maroc, la montée en puissance du transbordement en Méditerranée, le renforcement des capacités sur le segment Gateway et l’internationalisation de ses opérations.

Le groupe mise aussi sur la modernisation de ses équipements et sur l’optimisation de ses terminaux pour accroître la performance opérationnelle et répondre aux attentes croissantes des chargeurs et armateurs.

Bank of Africa passe le cap des 3 MMDH de bénéfice net en 2024

Le groupe Bank of Africa a terminé l’exercice 2024 sur une forte dynamique, confortant son positionnement parmi les grandes institutions bancaires panafricaines.

Le produit net bancaire (PNB) consolidé a progressé de 10%, atteignant 18,7 MMDH, dopé par la croissance de la marge d’intérêt (+6%) et des commissions (+4%), mais aussi par une hausse significative des revenus de marché.

Le résultat brut d’exploitation (RBE) s’établit à 10 MMDH, en hausse de 23%, tandis que le coefficient d’exploitation consolidé s’améliore de 6 points à 46%, grâce à une maîtrise des charges en baisse de 1%.

Malgré une hausse de 15% du coût du risque à 3,2 MMDH, le résultat net part du groupe (RNPG) franchit un nouveau seuil à 3,4 MMDH, contre 2,7 MMDH une année auparavant.

Une performance solide au Maroc, soutenue par les activités de marché

Au Maroc, le PNB ressort à 8,3 MMDH (+16%), avec une contribution équilibrée entre la marge d’intérêt (+6%), les commissions (+9%) et les activités de marché. Les efforts de maîtrise des charges (+2% seulement dans un contexte inflationniste et d’investissements IT) ont permis une amélioration du coefficient d’exploitation à 45% contre 51% en 2023.

Le RBE au Maroc progresse de 32% à 4,7 MMDH. Le résultat net s’élève à 1,9 MMDH (+21%).

La dynamique commerciale reste soutenue. Les crédits à la clientèle ont crû de 6% à 142 MMDH, tirés par une forte progression des crédits à l’équipement (+33%). Les dépôts, de leur côté, augmentent de 8% à 159 MMDH, grâce notamment aux dépôts non rémunérés stimulés par l’amnistie fiscale.

Le taux de couverture des créances douteuses passe à 64,1% contre 62,2% en 2023, témoignant de la poursuite de l’effort d’assainissement.

Hausse du résultat net en Afrique subsaharienne

En Afrique subsaharienne, le PNB atteint 781 millions d’euros (+3%), porté par une hausse de la marge d’intérêt. Le RBE progresse de 4% à 403 millions d’euros, malgré des charges d’exploitation en légère hausse (+3%).

Signe d’un environnement plus favorable, le coût du risque recule de 37% à 43 millions d’euros, permettant au résultat net part du groupe de BOA Holding de s’établir à 201 millions d’euros (+12%).

Les crédits à la clientèle augmentent de 3%, tout comme les dépôts (+13%), dans un contexte d’incertitude économique dans certains pays d’implantation.

Transformation digitale et inclusion financière : BOA accélère

Bank of Africa poursuit sa mue digitale : elle se positionne comme la première banque au Maroc en parts de marché des opérations transactionnelles émises (23,6%). L’année 2024 a vu le lancement de la plateforme « SCF by BOA » pour le financement digitalisé de la chaîne d’approvisionnement.

La banque met également l’accent sur le soutien aux PME, avec une hausse de 46% des enveloppes de financement accordées, notamment via le programme « Cap Access ». Des offres sectorielles spécifiques comme « GO Siyaha » pour le tourisme ont aussi vu le jour.

Un engagement renforcé pour la finance durable

Précurseur, BOA a soumis à Bank Al-Maghrib le premier rapport climat conforme aux normes ISSB. La banque vise une réduction de 30% des émissions financées de CO₂ d’ici 2030 et la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Elle a également participé au financement de projets structurants, tels que la future centrale thermique d’Al Wahda, et soutenu des initiatives locales à travers le programme « Grow & Pitch ».

Perspectives : un socle renforcé pour la croissance

Le total bilan consolidé s’élève à 333 MMDH à fin 2024 (+9%). Les capitaux propres part du groupe atteignent 29,1 MMDH (+9%).

Avec une levée obligataire subordonnée d’un milliard de dirhams réussie en 2024 et une série de distinctions internationales, Bank of Africa confirme sa capacité à concilier croissance, rentabilité et responsabilité.

Akdital prévoit une extension de ses activités aux Émirats et en Arabie saoudite avec 4 établissements

Akdital vient de dévoiler, lors de la présentation des résultats annuels tenue ce 4 avril, une ambitieuse feuille de route stratégique pour 2025-2030, axée sur quatre piliers majeurs : développement national, création de centres de diagnostic intelligents, déploiement international et engagement durable pour une excellence opérationnelle.

Développement national : un maillage territorial complet

Le premier axe stratégique est centré sur le développement national, avec un objectif clair : élargir l’accès aux soins à travers tout le territoire. Akdital vise ainsi à étendre son réseau à 62 établissements de santé d’ici à fin 2025, couvrant les douze régions du Royaume.

« Aujourd’hui, nous comptons en moyenne 1,2 lit pour 1.000 habitants au Maroc, ce qui reste loin du standard de 2,5 lits recommandé par l’OMS. Notre ambition est donc de contribuer activement à réduire cet écart », précise la direction.

Dans cette dynamique, le groupe a identifié une vingtaine de villes où seront prochainement implantés de nouveaux hôpitaux, notamment à Oujda et à Nador, ainsi que des structures satellites spécialement adaptées aux villes moyennes comme Khénifra, Azrou, Deroua, Tit Mellil, Aït Ourir ou encore Ourika. L’objectif est d’assurer un accès équitable aux soins médicaux dans des zones jusqu’ici peu desservies.

200 centres de diagnostic « smart » : la technologie au service des territoires

Le second pilier repose sur la création de 200 centres de diagnostic intelligents d’ici 2030, destinés aux petites villes éloignées de plus de 40.000 habitants, situées dans un rayon de 100 km autour des hôpitaux d’Akdital et dépourvues d’offre de santé privée.

« Ces centres intelligents proposeront un modèle innovant combinant télémédecine, présence médicale permanente, laboratoire d’analyse connecté, radiologie (scanner et IRM) et urgences médicalisées 24h/24 avec ambulances dédiées », explique le management.

Le coût moyen de ces centres est estimé à 5 MDH par unité (matériel et aménagement), avec un financement mixte combinant dettes, partenaires nationaux et une foncière externe dédiée à hauteur de 4 MDH par unité.

« Ce modèle hybride de centres de diagnostic permettra de rapprocher efficacement les soins médicaux de qualité des populations qui en étaient jusqu’ici privées. La rentabilité directe de ces centres sera modérée, mais leur véritable valeur réside dans la création d’un flux continu vers nos principaux établissements », ajoute le management.

Déploiement international : une ambition mesurée mais déterminée

La stratégie internationale d’Akdital se concentre prioritairement sur deux pays du Golfe, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, avec l’ouverture prévue de quatre établissements, dont deux aux Émirats (Dubaï et un autre émirat) et deux en Arabie saoudite (Riyad et Djeddah)

« Ce choix stratégique repose sur plusieurs facteurs clés : une croissance exponentielle de la population assurée (plus de 80% dans ces régions), une offre actuelle de soins très limitée (moins de 2 lits pour 1.000 habitants), une forte demande sur le segment « mid-to-high« , une tarification très attractive et une rentabilité prometteuse ».

Le modèle économique appliqué à l’international reproduit celui déjà testé au Maroc, avec séparation claire entre la société opérationnelle (OpCo) et la société propriétaire des actifs immobiliers (PropCo).

Un investissement initial d’environ 1 MMDH sera consacré aux quatre établissements, financé principalement par la dette et des investisseurs internationaux spécialisés en immobilier de santé.

« Notre objectif international n’est pas seulement économique, mais avant tout sanitaire. Nous avons identifié des territoires où la classe moyenne assurée demeure très mal desservie. En nous implantant là-bas, nous répondons à un besoin vital tout en assurant un modèle rentable pour nos investisseurs ».

Excellence opérationnelle et impact durable

Enfin, Akdital poursuit sa quête d’excellence opérationnelle et de responsabilité sociétale en misant sur la formation continue, les certifications internationales et des initiatives pour faciliter l’accès aux soins aux populations les plus vulnérables.

« Nous voulons offrir le même niveau d’excellence à tous nos patients, quelles que soient leur région d’origine et leur couverture sociale. Cela passe nécessairement par la montée en compétences de nos équipes et une gestion responsable des ressources ».

Akdital entend augmenter de 50% son chiffre d’affaires à l’horizon 2030, avec environ 20% provenant des activités internationales

Akdital prévoit une progression continue de son chiffre d’affaires dans les années à venir, avec une prévision atteignant 4,6 MMDH en 2025, pour culminer à 6,65 MMDH en 2030, représentant une hausse globale de 50%. À cette échéance, l’international contribuera à hauteur de 20% des revenus.

Une ambition affirmée avec conviction : « Le Maroc demeure notre priorité absolue. Mais nous abordons l’international avec une détermination égale à celle qui a guidé notre croissance nationale ».

Chiffre d’affaires : forte croissance soutenue par l’oncologie

Pour l’année écoulée, le groupe enregistre une progression remarquable de son chiffre d’affaires, atteignant 3 MMDH contre 2 MMDH précédemment. « Cette hausse est portée notamment par l’activité oncologique, qui renforce son poids dans le mix global, passant de 31% à 33% ».

« L’oncologie s’affirme comme un moteur clé de notre croissance grâce au renforcement continu de nos capacités en chimiothérapie et en radiothérapie dans tous nos établissements », souligne le management.

Les spécialités pluridisciplinaires restent dominantes, contribuant à hauteur de 37% au chiffre d’affaires total.

Une profitabilité renforcée et une solide politique de dividendes

Akdital améliore nettement ses indicateurs de rentabilité, affichant une marge EBITDA solide à 28%, avec une marge nette avoisinant les 12%. Cette bonne performance financière s’accompagne d’une politique généreuse de distribution de dividendes.

« Nous avons décidé cette année de distribuer un dividende de 10 dirhams par action, contre 6 dirhams précédemment. Cela représente un rendement attractif pour nos actionnaires et témoigne de la solidité financière du groupe », indique la direction.

Performance par périmètre : une dynamique homogène

Les établissements récemment ouverts contribuent significativement à cette croissance : ceux ouverts en 2022 génèrent 310 MDH, tandis que les ouvertures de 2023 apportent un complément de 300 MDH.

« Chaque nouvelle ouverture ajoute une brique supplémentaire à notre performance globale, preuve que notre modèle de développement est pertinent et solide », précise-t-on du côté d’Akdital.

Le bilan consolidé atteint 6,4 MMDH, en hausse de 85%. Les actifs immobilisés, dopés par les importants investissements récents, atteignent 4,8 MMDH. L’endettement reste maîtrisé avec un gearing modéré à 40% et un ratio dette/EBITDA stable à 2,3.

« L’augmentation de capital réalisée en 2024 a contribué fortement à renforcer notre structure bilancielle, nous permettant de poursuivre sereinement nos investissements », confirme la direction financière.

Le groupe affiche un besoin en fonds de roulement (BFR) à 45 jours du chiffre d’affaires, en légère dégradation (+13 jours vs. 2023), principalement due aux nouvelles réglementations concernant les délais de paiement fournisseurs.

Couverture sociale : impact positif de l’AMO

91% des patients traités dans les établissements d’Akdital disposent d’une couverture médicale, avec une hausse notable de la contribution de la CNSS, passée de 50% à 56%.

« La généralisation progressive de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) est une avancée majeure. Elle a permis d’étendre la couverture médicale à plus de 81% de la population marocaine. Notre activité en bénéficie directement », explique le management.

CMGP vise le top 3 sur tous ses métiers et dévoile sa trajectoire de croissance

CMGP a été introduite en bourse le 16 décembre 2024, et le groupe a tenu la première présentation de ses résultats annuels ce 3 avril 2025.

 Vision 2030 : une stratégie multi-leviers au service d’une ambition panafricaine

CMGP fixe une ligne directrice claire : « Se positionner dans le top 3 sur chacun des segments d’activité où elle opère ». Cette ambition s’appuie sur des leviers stratégiques identifiés : croissance organique, intégration industrielle, développement international, et opérations de croissance externe.

« Nos orientations stratégiques sont claires : consolider notre position, diversifier intelligemment et nous étendre au bon rythme », souligne Younes Al Abadan, directeur général délégué.

Le groupe entend particulièrement renforcer sa présence dans les métiers liés aux infrastructures, notamment l’assainissement et l’adduction d’eau, secteurs à fort potentiel où CMGP vise un rôle majeur dans la conception et l’exécution de grands projets.

L’intégration industrielle demeure un pilier central de la stratégie. CMGP prévoit d’accroître ses capacités de production tout en capitalisant sur les investissements récemment réalisés.

Le groupe souhaite également diversifier ses gammes de produits pour répondre aux besoins spécifiques de son écosystème, avec un intérêt particulier pour l’industrie plastique, domaine jugé complémentaire et stratégique pour sa compétitivité globale.

CMGP mise fortement sur la croissance organique, surtout dans les segments récents comme les semences, les phytogénériques, le traitement de l’eau et l’énergie solaire. Sur ces marchés émergents pour le groupe, les marges de progression sont élevées, offrant un potentiel important pour les années à venir.

L’international constitue un autre axe stratégique majeur. Le groupe prévoit de déployer progressivement son modèle « one-stop-shop » dans plusieurs pays d’Afrique, d’abord via des activités de projet et de retail, puis par une implantation industrielle lorsque la taille critique sera atteinte sur chaque marché.

« Nous abordons le développement africain avec méthode. Le modèle fonctionne, mais il doit s’adapter aux réalités de chaque pays », explique Younes Al Abadan.

CMGP compte également accélérer ses opérations de croissance externe. Après avoir réalisé quatre acquisitions ces cinq dernières années, le groupe vise désormais plusieurs nouvelles opérations dans les 12 à 18 prochains mois, avec des discussions déjà bien engagées.

« Nous avons toujours considéré la croissance externe comme un levier-clé de transformation. Aujourd’hui, nous sommes prêts à franchir une nouvelle étape dans cette logique », affirme-t-il.

L’ensemble de ces initiatives converge vers un objectif ambitieux, celui de faire de CMGP un opérateur panafricain de référence dans l’agriculture, l’eau et l’énergie solaire. La stratégie est définie, les ressources mobilisées, et l’exécution déjà bien engagée.

Deux projets structurants réalisés en 2024

Entre 2023 et 2024, CMGP a concrétisé deux projets majeurs qui marquent un tournant important dans son développement industriel et commercial.

L’usine Jorf Lasfar, entrée en service courant 2024, est dédiée à la production d’engrais solides. Sa mise en route permet une augmentation significative des capacités, passant de 50.000 à 170.000 tonnes par an.

« Cet investissement est déterminant pour renforcer nos parts de marché, en particulier sur les engrais NPK et assortis », explique Younes Al Abadan.

Par ailleurs, l’acquisition d’Agrosem, spécialisée dans la semence, constitue une autre initiative phare réalisée début 2024. Jusqu’alors, les filiales CAS et Filébal représentaient environ 40 MDH, soit 3% à 4% du marché. L’intégration d’Agrosem, avec ses 75 MDH de chiffre d’affaires et une cinquantaine de variétés, devrait permettre au groupe de dépasser les 10% de part de marché rapidement.

« L’intérêt d’Agrosem dépasse le simple effet volume. Il s’agit surtout de complémentarité d’offres et de synergies potentielles avec nos activités actuelles », précise-t-il. Le groupe prévoit de renforcer sa participation dans Agrosem d’ici la fin 2025 pour consolider son ancrage dans le secteur.

Les chiffres clés d’un solide exercice 2024

En 2024, CMGP affiche une performance dynamique et rentable. Le chiffre d’affaires consolidé progresse de 12,2%, passant de 2,05 MMDH à plus de 2,3 MMDH.

« Cette performance s’explique par la forte contribution de nos différentes business units, particulièrement le Retail qui reste le moteur principal avec plus de 160 MDH supplémentaires », commente Younes Al Abadan.

La rentabilité du groupe s’améliore encore plus nettement. « L’EBITDA a enregistré une hausse significative de 17%, atteignant 375 MDH, portant notre marge d’EBITDA de 15,4% à 16,1% », précise le directeur général délégué.

Il ajoute que « le résultat net est en croissance de près de 49%, passant de 123 MDH à 183 MDH, ce qui confirme la solidité et la profitabilité accrue du groupe ».

Cette amélioration a permis de renforcer nettement la structure financière de CMGP. « Nos fonds propres se sont accrus, passant de 2,18 MMDH à plus de 2,63 MMDH grâce à l’augmentation de capital de 300 MDH et aux bons résultats annuels », indique-t-il. En parallèle, « notre endettement net a fortement diminué, de 568 MDH à seulement 150 MDH ».

Concernant les performances par activité, « la business unit Retail, représentant environ deux tiers du chiffre d’affaires, affiche une progression notable grâce au solaire (+42%), à l’irrigation (+8%) et aux agro-fournitures (+9%), particulièrement dans les produits phytosanitaires qui ont largement surperformé le marché », détaille-t-il.

« La business unit Projet enregistre une croissance d’environ 22%, essentiellement portée par les projets majeurs d’infrastructures hydrauliques dans plusieurs régions du Maroc et par la montée en puissance rapide du traitement de l’eau », ajoute le responsable.

Les investissements de l’année s’élèvent à 93 MDH. Enfin, la gestion rigoureuse du besoin en fonds de roulement a joué un rôle clé. « Malgré notre croissance, nous avons sensiblement réduit notre BFR, ce qui nous a permis de dégager un free cash flow important et d’améliorer nettement notre trésorerie, passant d’une position négative de 149 MDH à une position positive de 270 MDH à fin 2024″, conclut Younes Al Abadan.

Société Générale Maroc : un exercice 2024 marqué par la transition et des charges exceptionnelles

Première communication financière de la Société générale après son intégration au groupe Saham. L’exercice 2024 a donc été marqué par un tournant stratégique pour la banque qui se marocanise.

Dans sa publication, Société Générale Maroc rappelle que cette opération a été conduite dans le cadre d’un plan d’intégration défini à l’avance. L’objectif de ce plan était d’assurer une transition fluide et progressive, notamment à travers la déconnexion des systèmes et processus hérités du groupe français. Cette étape majeure a été franchie sans incidence sur la qualité des services rendus aux clients.

Une vision axée sur l’efficience et la proximité client

La banque affirme aborder l’avenir avec sérénité. Elle met en avant l’engagement de ses équipes, la transformation des processus internes et l’adaptation de ses modèles relationnels comme autant de leviers de performance durable.

Elle précise que sa stratégie n’est pas fondée sur la recherche de taille, mais sur l’efficience et la qualité de service. Ce positionnement doit lui permettre de consolider sa place parmi les partenaires de confiance de la clientèle marocaine.

Une activité commerciale dynamique malgré la transition

Dans un contexte de transformation interne, la banque a enregistré une performance commerciale solide.

Un résultat net affecté par des charges exceptionnelles

Les résultats financiers ont été significativement affectés par deux éléments non récurrents : une provision relative à un programme d’autonomisation ainsi qu’un redressement fiscal. L’impact global de ces éléments sur le résultat social s’élève à près de 800 MDH.

En leur absence, le résultat net social aurait atteint 1,2 MMDH, et le résultat net consolidé se serait approché de 1,4 MMDH.

Après prise en compte de ces éléments, le résultat net consolidé ressort à 795 MDH en baisse de 41,61% par rapport à l’exercice 2023.

Des indicateurs prudentiels robustes

Malgré le repli du résultat net, la solidité financière de la banque demeure intacte. Les fonds propres atteignent 15,5 MMDH à fin 2024.

Le ratio de solvabilité et le ratio Core Tier 1 s’élèvent respectivement à 14,61% et 13,86%, des niveaux nettement supérieurs aux exigences réglementaires. Ces indicateurs placent Société Générale Maroc parmi les établissements les plus solides du marché bancaire national.

 

Managem en 2024 : une année charnière entre mutations stratégiques et ambitions industrielles

Si l’année 2024 restera dans les annales de l’industrie minière comme un exercice hors norme, chez Managem, elle a représenté un tournant décisif. Entre envolée spectaculaire des cours de l’or et du cuivre, effondrement brutal du cobalt et finalisation de projets d’envergure, le groupe a dû composer avec une conjoncture mouvementée. Plus qu’un simple exercice financier, cette année a été celle des choix structurants, des ajustements stratégiques et d’une transformation en profondeur de son modèle.

Elle a également été marquée par la finalisation de deux projets majeurs : un projet aurifère au Sénégal et le projet Tizert, centré sur le cuivre, au Maroc.

« Ces deux projets arrivent à maturité, et nous sommes très proches du démarrage de leur production. Ils marquent une nouvelle étape pour le groupe, avec un véritable changement de dimension industrielle », explique Imad Toumi, président directeur général du Managem.

Une stratégie 2030 articulée autour de trois pôles spécialisés

Managem entre en 2025 dans un nouveau cycle stratégique structuré autour de trois pôles de métiers : l’or, les métaux critiques et l’énergie. Pour incarner cette transformation, trois entités dédiées ont été créées : ManaGold, ManaGreen et ManaEnergy.

« Ce plan stratégique à horizon 2030 incarne une nouvelle phase pour Managem, avec des lignes de métier clairement identifiées, des ambitions affirmées et un positionnement renforcé sur les ressources critiques de demain », a expliqué Imad Toumi.

ManaGold : un pôle aurifère à vocation panafricaine

Avec ManaGold, Managem structure son activité aurifère dans une logique de déploiement régional.

« Le projet Boto est aujourd’hui dans sa phase finale de montage. Nous prévoyons un démarrage de la production entre juillet et août 2025, après les derniers essais techniques. C’est une étape très attendue, qui marquera un tournant pour notre présence en Afrique de l’Ouest », a précisé le PDG.

En plus du site de Boto, trois autres projets aurifères sont en cours de développement : un en Guinée équatoriale, un au Gabon, et un troisième qui entrera en phase d’étude de faisabilité dès l’an prochain.

Ce portefeuille vise une production de 500.000 onces d’or par an à horizon 2028, en capitalisant sur des réserves totales de 9,3 millions d’onces 

ManaGreen : les métaux critiques pour la transition énergétique

À travers ManaGreen, Managem déploie une véritable plateforme industrielle dédiée aux métaux stratégiques pour la transition énergétique. L’enjeu est clair : ne plus seulement extraire, mais transformer localement, en visant des produits finis à forte valeur ajoutée, dans une logique de souveraineté industrielle.

Le premier chantier emblématique est la construction de la première fonderie de cuivre en Afrique du Nord, en partenariat avec l’OCP.

Cette unité produira des cathodes de cuivre destinées à l’industrie automobile, mais aussi de l’acide sulfurique pour les engrais. « Ce projet nous permet de franchir un cap : passer du concentré au produit fini, intégré dans les chaînes industrielles marocaines », explique Imad Toumi.

Le groupe mise aussi sur les composants clés des batteries. À partir du cobalt extrait à Bou-Azzer, Managem développera une capacité de 3.500 tonnes par an de sulfate de cobalt de qualité batterie, produit à Guemassa.

Le sulfate de manganèse est également en cours de développement, pour servir les marchés marocain et international.

Enfin, le graphite complète ce triptyque stratégique. Avec un gisement riche et un test industriel lancé fin 2024, Managem vise un graphite purifié à plus de 94%, puis la production d’uSPG – le graphite sphérique non revêtu utilisé dans les anodes de batteries.

ManaEnergy : une nouvelle verticale autour du gaz naturel

L’acquisition de Sound Energy Maroc a ouvert à Managem une nouvelle verticale à fort potentiel : celle de l’énergie. Le projet de Tendrara, premier actif gazier du groupe, entrera en production fin 2025, avec une capacité initiale de 100 millions de m³, destinée à couvrir les besoins de l’industrie marocaine.

Une deuxième phase est déjà en préparation, avec un objectif de montée en puissance vers 450 millions de m³, soit environ 70% de la consommation nationale actuelle. Le groupe prévoit une première livraison par camion avant un raccordement futur au gazoduc Maghreb-Europe.

« Avec ManaEnergy, nous voulons être un acteur structurant dans le gaz naturel. Ce projet n’est pas seulement un relais de croissance pour Managem, il constitue aussi une contribution directe à la sécurité énergétique du pays », conclut Imad Toumi.

Une année favorable pour les métaux stratégiques

« Nous avons eu la chance, cette année, d’évoluer dans un environnement globalement porteur pour les métaux de base », souligne Mouna Mahfoud, directrice financière de Managem. « Le zinc s’est apprécié de 6%, le cuivre de 8%. Ce sont des hausses significatives qui ont directement soutenu notre chiffre d’affaires ».

À l’inverse, le cobalt a continué sa descente entamée en 2023, perdant plus de 25% de sa valeur. « Ce métal a souffert d’une surabondance des stocks sur le marché international, avec un prix moyen tombé sous les 10 dollars, contre plus de 20 à 30 dollars l’année précédente. Il s’agit d’un niveau historiquement bas », rappelle la DAF.

Côté métaux précieux, la tendance a été nettement plus favorable. L’or a progressé de 23% et l’argent de 21%, profitant à la fois de leur statut de valeurs refuges et d’un contexte géopolitique mondial tendu. « Ces deux métaux constituent un pilier essentiel de notre stratégie de diversification, et leur performance en 2024 nous a clairement été bénéfique », ajoute-t-elle.

Des indicateurs financiers en nette progression

Ces hausses, conjuguées à une amélioration des volumes vendus, ont permis à Managem de réaliser une croissance de 18% de son chiffre d’affaires, qui s’établit à près de 9 MMDH.

«  Cette progression est le fruit d’un double levier : des prix de vente mieux orientés sur plusieurs métaux, et une augmentation des volumes commercialisés, notamment en or et en cuivre », détaille Mouna Mahfoud.

L’excédent brut d’exploitation s’est ainsi établi à 2,65 MMDH, en hausse de 11%, tandis que le résultat net d’exploitation a grimpé de 18%, pour atteindre 620 MDH.

60% des revenus ont été générés hors Maroc, principalement grâce à la montée en puissance des activités aurifères et cuprifères en Afrique subsaharienne

Le Maroc représente 40% du chiffre d’affaires, avec une répartition sectorielle stable, témoignant d’un modèle de diversification équilibré. Dans le détail, 800 MDH de la progression du chiffre d’affaires sont liés à l’effet-prix, porté à 60% par l’or, tandis que 400 millions proviennent des volumes supplémentaires vendus, notamment en cuivre.

L’activité au Soudan a également repris en 2024, après une interruption prolongée en 2023 liée aux tensions politiques dans le pays. La contribution de l’international est encore plus marquée au niveau des résultats d’exploitation, représentant 80% du total, contre 75% un an plus tôt.

Managem a volontairement réduit sa production de cobalt en 2024 pour préserver la ressource, en réponse au contexte dégradé du marché. Le groupe a également dû composer avec une hausse du cash cost, en particulier sur l’or et le cuivre. » C’est un surcoût assumé, car il est orienté vers la croissance future. Les investissements réalisés aujourd’hui sont des socles pour les performances des années à venir  ».

Le résultat net part du groupe (RNPG) ressort à 620 MDH, en hausse de 20%. Cette progression est portée par une meilleure rentabilité opérationnelle (+286 MDH), un effet favorable du taux de change, mais aussi freinée par une pression fiscale accrue.

« L’augmentation de l’impôt s’explique par la montée en puissance de certaines filiales, mais aussi par l’évolution du taux d’imposition dans le cadre de la loi de finances 2023« , conclut Mouna Mahfoud.

Akdital : le RNPG progresse de 76% à 315 MDH en 2024

Au 31 décembre 2024, Akdital comptait 33 établissements répartis dans 19 villes du Royaume, pour une capacité totale de 3.706 lits, dont 1.402 créés au cours de l’année écoulée.

Le groupe a ouvert des établissements dans plusieurs villes, notamment Tétouan, Kénitra, Meknès, Marrakech, Khouribga, Essaouira, Errachidia et Dakhla. Ce déploiement s’est accompagné d’un renforcement de la capacité d’accueil, avec 672.034 admissions en 2024, contre 172.266 l’année précédente.

Sur le plan financier, le chiffre d’affaires d’Akdital s’élève à 2.954 MDH, en hausse de 55% par rapport à 2023.

L’EBITDA s’établit à 839 MDH, en progression de 64%, avec une marge EBITDA portée à 28,4%, contre 26,8% un an plus tôt.

Le résultat net consolidé atteint 348 MDH, en hausse de 76%, tandis que le résultat net part du groupe ressort à 315 MDH.

Investissements et gestion financière

Pour soutenir cette croissance, le groupe a réalisé 1.792 MDH d’investissements en 2024 (+64%), notamment pour l’équipement de ses nouvelles cliniques et les futures implantations. L’endettement net s’élève à 1.753 MDH à fin décembre, avec un ratio dette/EBITDA de 2 contre 2,4 en 2023, traduisant une gestion maîtrisée de l’endettement.

Perspectives 2025

Akdital prévoit de poursuivre son développement en 2025 avec de nouvelles ouvertures à Casablanca, à Laâyoune, à Guelmim, à Inzegane, à Rabat, à Nador et à Oujda. Le groupe vise un réseau de plus de 54 établissements dans plus de 30 villes à l’horizon 2026.

Le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale la distribution d’un dividende de 10 DH par action au titre de l’exercice 2024.

Rochdi Talib, président-directeur général d’Akdital, a déclaré : « Akdital signe une nouvelle année exceptionnelle, marquée par une forte dynamique de développement et une performance opérationnelle solide, qui confirme la pertinence de ses choix stratégiques ».

« Nous avons relevé un défi majeur cette année en ouvrant, dans les délais annoncés, l’ensemble des 12 établissements prévus, respectant ainsi nos engagements envers nos patients et partenaires. L’augmentation de capital réussie en 2024 nous donne aujourd’hui les moyens d’accélérer notre expansion et soutient notre détermination à offrir un accès à des soins de santé de qualité à tous les Marocains ».

Cosumar : RNPG en baisse de 15,7% en 2024

Le RNPG du Cosumar s’établit à 850 MDH, en baisse de 15,7% par rapport à 2023 (1.009 MDH). Cette évolution s’explique par l’absence, en 2024, de la plus-value générée l’année précédente lors de la cession de la raffinerie saoudienne Durrah. Hors cet élément non récurrent, le RNPG de 2024 ressort en amélioration.

Le chiffre d’affaires consolidé atteint 10.239 MDH, en légère hausse de 0,1% par rapport à 2023 (10.233 MDH). Cette performance est portée par une croissance du marché national de 2,6% et une hausse de 10% des ventes à l’export, rendue possible par l’extension des capacités de raffinage.

L’excédent brut d’exploitation consolidé ressort à 1.758 MDH, en baisse de 3,6% par rapport à 2023 (1.824 MDH), principalement en raison d’une campagne agricole réduite, conséquence du stress hydrique. Cette baisse a été partiellement compensée par une augmentation des volumes vendus et une amélioration des performances industrielles.

Sur une base sociale, l’excédent brut d’exploitation de Cosumar SA s’élève à 1.592 MDH, soit une légère baisse de 0,7% par rapport à 2023 (1.603 MDH). La baisse de la production des sucreries a été atténuée par la mise en service de la nouvelle raffinerie.

Le résultat net social ressort à 938 MDH, en recul de 17,5% comparé à 2023 (1.137 MDH), en raison de l’impact exceptionnel de la cession de Durrah en 2023.

Le chiffre d’affaires social atteint 9.643 MDH, en hausse de 1,9% par rapport à 2023 (9.462 MDH).

Activité industrielle et commerciale

Le groupe, opérateur historique du sucre au Maroc, a franchi une étape importante en 2024 avec la mise en service industrielle de sa nouvelle raffinerie de Sidi Bennour. Dotée d’une capacité annuelle de 500.000 tonnes, cette installation porte la capacité de production globale à 2,5 millions de tonnes. Elle a permis une hausse notable des volumes de vente sur le marché local et à l’export.

Sur le plan industriel, Cosumar a enregistré une production record de sucre blanc raffiné de 1,852 million de tonnes, un niveau historique. Cette performance a contribué à limiter l’impact d’une campagne sucrière affectée par le stress hydrique.

Perspectives pour 2025

Cosumar anticipe une hausse significative de la production locale en 2025, soutenue par des conditions climatiques favorables depuis janvier et une augmentation de 50% des superficies agricoles emblavées. Le groupe vise également un renforcement de sa présence à l’international et explore des pistes de diversification.

Le conseil d’administration propose la distribution d’un dividende de 10 DH par action au titre de l’exercice 2024.

L’avenir de la fusion Sanlam-Allianz au Maroc n’est pas encore scellé (Management de Sanlam)

Quel avenir pour la fusion Sanlam Allianz au Maroc ? Le Conseil de la concurrence avait des préoccupations sur le marché marocain et a autorisé la joint-venture au niveau africain en temporisant localement. Le groupe Sanlam Allianz a pris des engagements structurels vis-à-vis du régulateur qui a fini par autoriser l’opération. Cependant, les deux opérateurs continuent d’opérer de façon distincte.

Quelle suite sera donc donnée à ce rapprochement international au Maroc ?  Le récent feu vert du Conseil de la concurrence « ne signifie pas qu’une fusion au Maroc est actée », répond Yahya Chraibi, directeur général de Sanlam, interrogé à ce sujet lors de la conférence de presse annuelle de présentation des résultats financiers, tenue ce jeudi 20 mars.

Il rappelle que le dossier dépend toujours des choix stratégiques au niveau du groupe. « Aujourd’hui, les conditions sont connues. L’actionnaire travaille dessus, mais la balle n’est pas dans notre camp, elle est au niveau de Sanlam Allianz, qui décidera dans les semaines ou mois à venir ».

Plusieurs options restent ouvertes : une fusion locale, le maintien des deux entités distinctes, voire la cession d’un des actifs. Tout est encore possible

Indicateur en hausse, sauf pour la branche santé

Par ailleurs, le management est revenu sur les performances de l’année écoulée, les axes d’innovation, ainsi que les perspectives stratégiques, dans un contexte de marché toujours concurrentiel.

Le chiffre d’affaires de Sanlam Maroc a enregistré une croissance de 2,1% par rapport à 2023, atteignant 6,3 MMDH. « Le résultat net, en progression de 5,5%, s’établit à 418 MDH », a précisé Youssef Berrada, directeur financier du groupe.

Dans la continuité de sa politique de retour aux actionnaires, Sanlam a également relevé son dividende. « Encore un dividende en augmentation de plus de 5% », a annoncé le directeur financier. Le dividende s’établira à 81 DH par action, à verser à partir de juillet 2025.

Les fonds propres du groupe ont pour leur part progressé de 2% sur un an pour atteindre 5,3 MMDH.

Côté technique, l’assureur a amélioré son taux de sinistralité de 1,5%. « C’est important de garder aussi notre capacité technique sur ce sujet », a-t-il commenté.

Il a insisté sur la stabilité du résultat technique, notamment en non-vie. Le ratio combiné, qui regroupe sinistralité et frais d’exploitation, est resté stable à 97%, «  parmi les meilleurs ratios sur le marché au niveau des compagnies d’assurance « .

En détail, le segment non-vie affiche une croissance de 2,1%, tirée par la branche vie (+2,7%), la branche entreprise/corporelle (+6,2%), et surtout l’automobile qui progresse de 5,5%. « C’est important, il représente plus de 50% de notre chiffre d’affaires », a noté le directeur financier. En revanche, la branche santé enregistre une baisse de 9%.

La répartition des primes non-vie fait apparaître une prédominance de l’automobile (53%), suivie de la santé (22%) et des risques entreprises (25%).

Concernant l’assurance vie, qui représente 13% du chiffre d’affaires global, la retraite prédomine avec 63%, contre 37% pour le décès.

Le résultat financier a crû de 6%, soutenu par « l’amélioration de la performance des marchés financiers et surtout la restructuration de notre portefeuille actif ».

Cette dynamique a permis à l’assureur de porter ses placements financiers à près de 17 MMDH, en progression de 3,7%. Les provisions techniques suivent également une trajectoire haussière, atteignant 15,5 MMDH.

Rachat de franchise : « agrandir le gâteau »

Parmi les nouveautés produits, Sanlam a lancé une garantie de rachat de franchise en assurance automobile, une première qui a «  marqué le marché« , précise-t-il.

« Nos concurrents n’ont pas forcément beaucoup apprécié […], mais notre objectif est d’agrandir le gâteau, pas de se le partager  », a affirmé Yahya Chraibi, le directeur général de Sanlam. Cette garantie permet aux assurés responsables d’un sinistre de ne pas payer la franchise minimale de 2.500 DH, apportant ainsi un soutien financier direct.

Dans la même logique, l’assureur a intégré une garantie décès toutes causes dans ses contrats auto. « Elle permet d’indemniser les familles, quel que soit le type de décès, pas uniquement les accidents de la route  », a-t-il précisé.

Sanlam a également lancé Assur’Auto, une solution dédiée aux TPE et PME, pour couvrir les véhicules et les marchandises transportées. « Une offre économique qui fonctionne très bien sur ce segment qui est le nôtre depuis longtemps », a indiqué le directeur général.

Au-delà des produits, le service a été au cœur de la stratégie, avec notamment le lancement de la plateforme santé Allo Ra7ti. « C’est un accompagnement à chaque étape de l’hospitalisation, avant, pendant et après, pour simplifier le parcours de soin », a-t-il expliqué.

Complémentaire santé 

Sur un autre registre et anticipant la réforme de l’AMO et le recentrage sur la CNSS, Sanlam a adapté son produit AMC CNSS en y intégrant une garantie d’hospitalisation à domicile, une première au Maroc.

« C’est une garantie bénéfique pour tout le monde : cliniques, assureurs, assurés  », a-t-il détaillé, soulignant un gain de flexibilité pour les établissements de soins et une réduction des coûts, tout en maintenant une prise en charge de qualité.

Les perspectives à venir de Sanlam

L’assurance vie, qui représente un peu moins de 10% du chiffre d’affaires du groupe, reste un axe de développement. « On est en train de voir d’autres niches, d’aller vers la micro-assurance et les unités de compte  », a expliqué Youssef Berrada, directeur financier. L’objectif est de «  garder cette quote-part » dans un contexte de diversification de l’offre.

En non-vie, Sanlam entend consolider sa position de leader, en capitalisant sur sa domination du segment automobile, qui pèse 50% du chiffre d’affaires. « On est très loin devant la concurrence », a souligné Youssef Berrada. En 2025, le groupe veut renforcer sa présence sur le marché entreprises, en particulier PME et TPE.

 Nous favorisons une croissance des résultats plutôt qu’une croissance du chiffre d’affaires

Pour Yahya Chraibi, la branche santé devrait rester tendue. « Le marché ne va pas forcément s’améliorer dans certaines branches, je pense notamment à la maladie », a-t-il averti, annonçant une politique de sélection rigoureuse.

Sanlam privilégie la qualité du portefeuille, quitte à se désengager de certains partenariats. « Parfois, ces partenariats ne sont plus profitables aux deux parties. Nous n’avons aucun problème à prendre les décisions qui s’imposent  », a déclaré le directeur général.

La Sonasid atteint en 2024 son RNPG le plus élevé depuis 2009

« Nous avons réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 5,5 MMDH, en croissance de 10% par rapport à l’exercice précédent », a  annoncé Youssef Hbabi, directeur financier du groupe Sonasid, lors de la conférence de présentation des résultats annuels tenue ce 19 mars 2025.

Cette progression, malgré un contexte de marché difficile, a été tirée par une hausse des volumes de ventes de +15%, partiellement contrebalancée par un effet prix défavorable de -5%.

Cette performance repose selon l’orateur sur plusieurs leviers : la qualité des produits, un service client adapté et le développement de Meta Armature, filiale leader des armatures industrielles, capable de livrer des projets complexes avec un haut niveau d’éco-service et des délais courts.

Sonasid a également renforcé sa distribution avec 19 plateformes opérationnelles et 2 en projet et s’est implantée dans de nouveaux marchés comme le Canada et la Mauritanie, où la qualité de la marque est reconnue depuis plus de 50 ans.

Les résultats sociaux suivent : l’EBITDA social s’établit à 327 MDH, soit une hausse de 24%, tandis que le résultat net social bondit de 91% pour atteindre 151 MDH.

Le résultat net consolidé part du groupe atteint quant à lui 141 MDH, il aplus que doublé par rapport à 2023.

Le RNPG consolidé en hausse de 117%, le plus haut niveau depuis 2009

Dans la foulée, le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale une distribution de dividendes de 39 DH par action, signal fort envoyé aux actionnaires. « Cela fait maintenant plus de quatre ans que nous distribuons chaque année près de 100% des résultats réalisés ».

Cette performance s’inscrit pourtant dans un environnement mondial difficile, marqué par la crise du secteur de la construction en Chine. « Beaucoup de promoteurs immobiliers en Chine ont fait faillite. La crise de la demande a poussé la Chine à exporter plus de 100 millions de tonnes d’acier, ce qui a impacté les marges dans différentes régions du monde », a expliqué M. Hbabi.

À cela s’ajoute l’effet des taux directeurs élevés pratiqués par les banques centrales internationales, qui ont pesé sur le pouvoir d’achat et donc sur la demande adressée au secteur.

Des initiatives stratégiques qui ont porté leurs fruits

« Les initiatives stratégiques que nous avons mises en œuvre ont contribué à hauteur de 157 MDH à notre résultat et nous ont permis de compenser l’effet exogène de la dégradation des marges, qui a impacté nos résultats à hauteur de 54 MDH », a détaillé le directeur financier.

Parmi ces leviers, l’effet volume a été déterminant, avec une hausse de 92.000 tonnes vendues. En parallèle, la réduction des coûts de production, supérieure à 120 DH par tonne, a permis un gain équivalent de 85 MDH. S’y ajoute l’effort consenti dans le recyclage de la ferraille, notamment pour extraire l’aluminium et le cuivre, qui a rapporté 33 MDH.

Enfin, Sonasid a assuré une hausse maîtrisée de ses charges fixes, indispensable pour soutenir la croissance et répondre aux exigences des marchés adressés.

Les priorités de Sonasid en 2025

« Tout d’abord, renforcer nos capacités de production. C’est un objectif clé parce qu’il va nous permettre justement de capter ces croissances du marché », a-t-il annoncé.

Le contexte est porteur, avec une demande intérieure en croissance, estimée prudemment à +5%. Dans ce cadre, Sonasid entend réduire davantage ses coûts opératoires de plus de 40 DH la tonne grâce aux investissements engagés ces dernières années et à venir.

Un plan d’investissement de 25 millions d’euros, dont 14 millions seront engagés dès 2025.

Un programme de revalorisation industrielle démarrera dès juillet 2025 pour améliorer les performances globales de la société, notamment via la modernisation des équipements et l’intégration de nouvelles technologies.

Ce projet s’inscrit dans un plan d’investissement de 25 millions d’euros, dont 14 millions seront engagés dès 2025.

Objectif phare de ce plan : atteindre une capacité de production d’1 million de tonnes, tout en poursuivant la baisse des coûts de production.

Un autre chantier stratégique est la valorisation des métaux non ferreux, notamment l’aluminium et le cuivre issus du broyage des véhicules hors d’usage. « On arrive à obtenir des alliages, mais l’objectif est d’aller au-delà de ces alliages, et de vendre des produits nouveaux », a-t-il expliqué.

Une unité de valorisation dédiée sera ainsi lancée en 2025, prolongeant la démarche d’économie circulaire déjà amorcée par le groupe.

Assia Barraka, directrice communication et marketing, a évoqué la montée en gamme des produits à haute valeur ajoutée, axe stratégique majeur pour Sonasid. « Le développement de ces nouveaux produits devrait représenter 13% de notre chiffre d’affaires d’ici 2029« , a-t-elle indiqué.

Issus de la production de fil machine, ces produits ciblent deux marchés prioritaires : la construction et l’automobile. Une usine dédiée au fil précontraint pour la construction a été lancée fin 2024, avec une première bobine produite et commercialisée dès décembre. « Nous sommes actuellement en phase de montée en cadence, à la fois industrielle et commerciale ».

Sonasid prévoit déjà de compléter cette gamme avec une nouvelle unité de fabrication de torons précontraints, destinés aux marchés de posttension et pré-tension, avec un démarrage prévu en 2026.

Parallèlement, Sonasid fournit le secteur automobile depuis 2003, notamment un câble spécifique pour un acteur basé à Tanger.

De nouveaux développements sont en cours, dont un fil pour les armatures de sièges, destiné aux constructeurs installés dans les zones franches de Tanger et Kénitra.

« Ces produits à haute valeur ajoutée vont nous permettre de mieux accompagner les nouvelles industries du Royaume et de renforcer notre présence sur ces segments porteurs », a-t-elle conclu.

Yassir Hmiddouch, directeur industriel, a souligné que « l’excellence opérationnelle est au cœur de notre stratégie. Depuis 2019, nos investissements ont été multipliés par quatre, avec une augmentation substantielle des enveloppes dédiées aux matières premières et aux équipements, en hausse de 66% ».

Ces investissements ont permis une réduction significative des coûts, avec une économie de 113 DH par tonne produite. « Cette réduction nous a permis de dégager en moyenne 153 MDH de gains annuels, ce qui traduit concrètement l’efficacité de notre politique industrielle », a-t-il ajouté.

Longometal Armatures : 19% de croissance et un rendement de 20%

« Longometal Armatures est notre filiale qui achète l’acier de Sonasid et qui est en réalité notre interface vis-à-vis des entreprises de grande construction. Elle participe à la construction du Maroc sur les plus grands chantiers d’infrastructure », a précisé le directeur financier.

En 2024, Longometal a affiché un chiffre d’affaires en hausse de 19%, atteignant 888 MDH, pour un excédent brut d’exploitation de 33 MDH (4% du CA) et un résultat net de 17 MDH.

« Ce résultat devient particulièrement intéressant rapporté aux capitaux propres, avec un rendement de 20%, largement supérieur à la moyenne du secteur », a souligné le DG financier.

Bourse : une valorisation multipliée par six depuis 2019

Côté Bourse, Sonasid a vu sa capitalisation passer de moins d’1 milliard de dirhams en 2019 à plus de 6 milliards en 2024. « Quand nous avons lancé notre stratégie en 2019, le titre valait entre 180 et 200 DH. Aujourd’hui, le cours a dépassé 1.700 DH », s’est réjoui le DG financier.

« Le marché intègre désormais notre capacité à créer de la valeur et à maintenir cette trajectoire. C’est pour nous la validation d’un chemin stratégique entamé depuis 2019 et des efforts constants pour franchir des paliers de performance », conclut le DG financier.