Marsa Maroc : un chiffre d’affaires qui dépasse les 4 milliards de DH à fin septembre 2025

Marsa Maroc a affiché un chiffre d’affaires consolidé de 4,3 MMDH au 30 septembre 2025, en hausse de 16% par rapport aux 3,7 MMDH réalisés à la même période en 2024.

Cette évolution s’explique par la hausse des volumes manipulés, en particulier le trafic domestique des conteneurs, mais aussi par l’intégration d’autres prestations logistiques.

Pour le seul troisième trimestre, le chiffre d’affaires s’élève à 1.463 MDH, en progression de 18% par rapport aux 1.235 MDH de T3-2024.

Trafic : une croissance portée par toutes les composantes

Le trafic manutentionné par le groupe atteint 50,7 millions de tonnes, en hausse de 8% sur les neuf premiers mois de 2025. Cette progression est alimentée par une amélioration simultanée de l’ensemble des segments.

Ainsi, le trafic des conteneurs continue de se renforcer. Le volume global progresse de 8% pour atteindre 2.270.269 EVP, sous l’effet conjugué d’un trafic domestique en hausse de 9%, à 984.145 EVP et d’un transbordement en progression de 6% à 1.286.124 EVP.

Le trafic des vracs suit la même tendance, avec une augmentation de 6% pour les vracs liquides (8,6 millions de tonnes) et de 4% pour les vracs solides et marchandises diverses (17 millions de tonnes), stimulés notamment par les volumes de clinker et de charbon.

Par ailleurs, le trafic des véhicules neufs connaît une évolution remarquable de 55%, portée par la hausse des importations (+30%) et par le traitement d’un trafic spot de 17.476 unités en transbordement. Le roulier progresse également de 19%, atteignant 19,8 milliers d’unités.

Pour le seul troisième trimestre, le trafic consolidé s’élève à 17,1 millions de tonnes, en croissance de 8%.

Périmètre élargi et investissements en forte accélération

Au cours du troisième trimestre, Marsa Maroc a élargi son périmètre de consolidation en intégrant Marsa Maroc International Logistics (MMIL), nouvelle filiale détenue à 100%. Cette entité a pour objectif de soutenir le développement international du groupe et d’assurer le suivi de la performance de ses participations.

Dans le même temps, l’effort d’investissement atteint un niveau exceptionnel. L’enveloppe engagée s’élève à 1,8 MMDH à fin septembre 2025, contre 392 MDH une année auparavant, soit une progression de 355%.

Ces investissements portent sur le renforcement du parc d’équipements, avec notamment la commande de 18 portiques à conteneurs et 50 grues RTG destinés aux terminaux de Nador West Med et de Casablanca. Ils concernent également des travaux de superstructures dans les nouveaux terminaux de Nador West Med ainsi que des opérations de modernisation et d’extension des installations portuaires à Casablanca et Jorf Lasfar.

Sur le plan financier, l’endettement net ressort à -470 MDH à fin septembre 2025, composé de 1.629 MDH de dettes de financement et de 2.099 MDH de disponibilités. Il s’améliore de 21% par rapport aux –390 MDH enregistrés en 2024.

Enfin, Marsa Maroc annonce la finalisation, en octobre 2025, de l’accord de partenariat avec CMA CGM concernant l’exploitation du Terminal à Conteneurs Ouest du port Nador West Med. Selon le communiqué, ce partenariat permettra au terminal de bénéficier du réseau mondial de CMA CGM, capable d’acheminer d’importants volumes de trafic, ainsi que de l’expertise opérationnelle de Marsa Maroc.

https://medias24.com/2025/09/25/bourse-marsa-maroc-reste-une-valeur-de-croissance-en-attente-de-nouveaux-catalyseurs/

Le chiffre d’affaires d’OCP en hausse de 22% à fin septembre 2025

À fin septembre 2025, le chiffre d’affaires d’OCP s’établit à 84,364 milliards de dirhams, en nette progression par rapport aux 69,046 milliards de dirhams réalisés un an plus tôt. Cette hausse s’explique notamment par la croissance des volumes d’exportation et la progression de la demande d’engrais, comme indiqué dans le communiqué.

Dans la même dynamique, l’EBITDA atteint 31 milliards de dirhams, soit une hausse de 15% par rapport aux 27 milliards de dirhams enregistrés à la même période de 2024.

Or, la progression de l’EBITDA s’accompagne d’une amélioration notable de la rentabilité opérationnelle : la marge EBITDA s’élève à 37%, en augmentation par rapport aux 39% de l’an dernier grâce à l’optimisation opérationnelle du Groupe.

Par ailleurs, les dépenses d’investissement s’élèvent à 25 milliards de dirhams, en hausse de 16% comparé aux 21 milliards de dirhams de 2024. Cette accélération reflète la poursuite des projets industriels et logistiques stratégiques d’OCP.

Une performance portée par l’excellence opérationnelle

Selon le communiqué, la performance du troisième trimestre est venue prolonger la tendance solide observée sur les neuf premiers mois de 2025.

En effet, OCP a bénéficié d’une plateforme industrielle flexible, lui permettant de s’adapter rapidement aux conditions de marché et d’optimiser les volumes disponibles en fonction des besoins régionaux.

Le Groupe souligne également que ses investissements soutenus dans ses capacités industrielles, minières et logistiques ont renforcé ses avantages compétitifs et contribué à l’amélioration de son efficacité. Grâce à cela, OCP a pu répondre à une demande internationale en hausse, notamment en Inde, en Asie (Bangladesh) et en Afrique.

Une demande mondiale dynamique qui soutient les volumes

Les indices mondiaux des prix des engrais ont affiché une forte dynamique haussière durant le trimestre, avant une modération à partir de mi-août.
Cependant, la demande de phosphates est restée supérieure aux niveaux de 2024, portée par la croissance des besoins dans plusieurs grandes régions importatrices.

Dans ce contexte, OCP a enregistré une forte amélioration de ses volumes, notamment grâce à sa capacité à rediriger sa production vers les régions à forte demande.

Évolution des volumes par produit

Le communiqué précise que :

Le Groupe confirme que la flexibilité industrielle lui a permis d’ajuster ses volumes efficacement d’un trimestre à l’autre.

Perspectives

OCP anticipe une poursuite de la dynamique observée sur le troisième trimestre, soutenue par la solidité de la demande mondiale et par l’amélioration de ses coûts opérationnels. Le Groupe estime également que la montée en puissance continue de ses investissements industriels contribuera à renforcer encore son avantage compétitif sur les marchés internationaux.

BoA. Un RNPG à 3 milliards de dirhams à fin septembre 2025

Bank of Africa (BoA) termine le troisième trimestre 2025 sur une forte progression de ses performances. Dans ce sens, le résultat net a augmenté de 26% pour atteindre 2 MMDH, tandis que le RNPG s’apprécie de 12% à 3 MMDH.

Les revenus poursuivent leur progression. En social, le produit net bancaire atteint 7,7 MMDH, en hausse de 19% par rapport à la même période en 2024.

Cette performance résulte de la hausse de la marge d’intérêts (+17%), de la marge sur commissions (+15%) et de la bonne tenue des activités de marché (+15%).

En consolidé, le produit net bancaire s’élève à 15,3 MMDH, en progression de 9%. L’amélioration se reflète aussi dans le coefficient d’exploitation, qui recule en social à 38,3% (contre 42,8% un an plus tôt) et en consolidé à 43,4%.

Cette efficacité opérationnelle permet une hausse marquée du RBE : +23% en social, à 4,8 MMDH et +13% en consolidé, à 8,6 MMDH.

Le Groupe poursuit ses efforts d’assainissement du portefeuille de crédits. Le taux de couverture consolidé s’améliore à 69,7% à fin septembre 2025 (contre 68,5% fin 2024), tandis que le taux de couverture social avance à 66% contre 64,1% un an auparavant.

La dynamique commerciale demeure soutenue. Les crédits de la Banque hors Resales, progressent de 3%, ou de 6% sur une base glissante, pour atteindre 146 MMDH.

Cette évolution est tirée par les crédits aux entreprises, et plus particulièrement les crédits à l’équipement en hausse de 13%, accompagnés d’un gain de parts de marché de 13 points de base. En consolidé, les crédits s’établissent à 227 MMDH, en croissance de 2% (4% sur une année glissante).

Les dépôts de la clientèle s’inscrivent également en hausse, atteignant 164 MMDH en social (+3%, ou +8% glissant) et 262 MMDH en consolidé (+2%, ou +8% glissant). Au Maroc, cette évolution est notamment soutenue par la hausse des dépôts non rémunérés (+4%).

En octobre 2025, Bank of Africa a consolidé son assise financière à travers une augmentation de capital par incorporation de réserves, assortie de l’attribution d’actions gratuites au ratio d’une action pour 48 détenues.

https://medias24.com/2025/10/19/bank-of-africa-un-p-e-attractif-et-une-marge-de-progression-encore-importante-en-bourse/

Mutandis : un chiffre d’affaires en recul de 7% sur neuf mois, impacté par des facteurs ponctuels

Mutandis affiche un chiffre d’affaires consolidé de 1,5 MMDH à fin septembre 2025, en baisse de 7% par rapport à la même période de 2024.

Cette contraction, qualifiée de « ponctuelle » par le groupe, s’explique par une série de facteurs temporaires, notamment la fermeture de l’usine de Aïn Ifrane au premier trimestre et un effet de change défavorable sur le dollar.

Une activité globalement stable hors Aïn Ifrane

À taux de change constant, le recul du chiffre d’affaires ressort à -4%, confirmant une certaine résilience de l’activité sous-jacente.

Mutandis souligne que, mis à part l’usine d’Aïn Ifrane, les volumes sur l’ensemble des métiers sont stables ou en hausse sur les neuf premiers mois de l’année.

Dans le détail, le chiffre d’affaires du troisième trimestre s’élève à 592 MDH contre 638 MDH un an plus tôt, soit une baisse de 7%. À change constant, la baisse est limitée à 4%, pour un chiffre d’affaires trimestriel de 613 MDH.

Hygiène : volumes en hausse, chiffre d’affaires stable

Le pôle Hygiène enregistre un chiffre d’affaires stable à 575 MDH, porté par une hausse des volumes de +7%. La dynamique est tirée par les détergents liquides, dont la demande progresse au détriment des lessives en poudre et des petits formats.

« Notre nouvelle usine de détergents liquides nous permet d’accompagner ce basculement du marché », explique le groupe, qui se dit positionné pour capter la tendance structurelle vers les grands formats et les produits liquides.

Boissons : fort impact de la panne industrielle à Aïn Ifrane

L’activité Boissons affiche un repli marqué à 193 MDH (-30%). La panne industrielle survenue fin 2024 a entraîné la fermeture complète de l’usine de Aïn Ifrane entre janvier et mars 2025, suivie d’une reprise partielle à 65%-70% de sa capacité.

Une nouvelle ligne de production est attendue pour permettre un retour à la pleine capacité. Malgré tout, Mutandis signale un rebond encourageant : les boissons à base de fruits ont vu leurs volumes progresser de 14 % au troisième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Mais sur neuf mois, les volumes restent en baisse de 30%.

Produits de la mer : progression à l’international et au Maroc

Le pôle Produits de la mer atteint 788 MDH, en baisse limitée de 5% par rapport à 2024, mais stable à taux de change constant.

La filiale américaine Season progresse de +3% en DH et +9% en dollars, tirée par des volumes en hausse de 6%. Au Maroc, la marque Marine enregistre une croissance spectaculaire de +100% en volume et +77% en chiffre d’affaires.

Les ventes d’Anny (Afrique et Europe francophone) bondissent de 66% après une année 2024 marquée par des contraintes de stock, tandis que les livraisons vers les marques de distributeurs européens reculent.

L’usine d’hydrolysats de Dakhla, désormais achevée, attend encore son homologation ; les exportations devraient débuter prochainement.

Investissements maîtrisés et dette en légère hausse

Les investissements nets s’élèvent à 49 MDH à fin septembre 2025. La dette nette bancaire atteint 885 MDH, en légère hausse par rapport aux 850 MDH enregistrés à fin 2024.

Malgré ces aléas, Mutandis maintient ses fondamentaux solides et anticipe un redressement progressif dès le quatrième trimestre, porté par la reprise complète de Aïn Ifrane et la montée en puissance de la nouvelle unité de détergents liquides.

Société Générale Maroc : le résultat net augmente de 17% au 1er trimestre 2025

Société Générale Maroc a enregistré, au 31 mars 2025, un produit net bancaire consolidé de 1.467 MDH, en hausse de 3,4% par rapport au 1er trimestre 2024. Cette progression reflète la bonne tenue des activités commerciales.

Le résultat d’exploitation consolidé bondit de 21,7% à 677 MDH, grâce à une stricte maîtrise des charges générales et un coût du risque en nette amélioration (–61%).

Au terme du 1er trimestre, le groupe Société Générale Maroc présente une hausse de son résultat net de 16,97% à 420 MDH, tandis que le résultat net part du groupe a atteint 409 MDH contre 340 MDH un an plus tôt.

Une structure de bilan équilibrée

Au niveau consolidé, les crédits à la clientèle atteignent 93,4 MMDH, quasi stables sur trois mois, tandis que les dépôts s’établissent à 79 MMDH. Le groupe continue de privilégier une gestion prudente de la liquidité, avec des titres de créance et des placements qui progressent à 7,8 MMDH.

Résultat social en hausse de 19,9%

En social, le résultat net augmente à 416 MDH (+19,9%), avec une hausse du produit net bancaire à 1.314 MDH et un résultat d’exploitation à 661 MDH (+14,09%). Le coût du risque recule de près de 32%.

Ratios prudentiels solides

Les ratios réglementaires de solvabilité demeurent largement au-dessus des exigences minimales, avec un ratio global de 14,68% et un ratio Tier 1 de 13,08%, témoignant de la solidité bilancielle du groupe.

Transition stratégique post-rachat

Le trimestre a été marqué par la poursuite du programme d’autonomisation de SGMB, amorcé après le rachat par le groupe Saham. Les équipes ont engagé la déconnexion progressive des systèmes d’information du groupe français, avec un accent mis sur la continuité et la qualité de service pour la clientèle.

« Les travaux menés sont mis à profit pour améliorer les offres et les parcours clients, en tendant vers plus de digitalisation, de fluidité et de rapidité de traitement des opérations », précise la banque dans son communiqué.

Crédit du Maroc : bénéfice en hausse de 24,5% au T1-2025

Crédit du Maroc a réalisé un bon démarrage d’année 2025, avec un résultat net part du groupe de 198 MDH au premier trimestre, en progression de 24,5% par rapport à la même période de 2024. Cette performance s’appuie sur la croissance soutenue du produit net bancaire et une gestion rigoureuse des charges et du risque.

Forte croissance des crédits et des ressources

Les encours de crédits se sont élevés à 56,7 MMDH à fin mars, en hausse de 6,6% sur un an. La progression a concerné tant les crédits aux entreprises (+9,1%) que ceux aux ménages (4,5%).

Le crédit-bail s’est particulièrement distingué avec une envolée de 59,9%, tout comme les crédits à la promotion immobilière (27,2%) et à l’équipement (26,4%). Côté ménages, le crédit à la consommation a bondi de 10,9%, tandis que le crédit habitat progresse de 3%.

En parallèle, les ressources bilan ont crû de 7,6%, à 57,1 MMDH. Les ressources à vue, à 40,2 MMDH, affichent une hausse de 8,3%, et les dépôts à terme progressent de 43,3% à 5,8 MMDH. Les ressources d’épargne se maintiennent à 10,1 MMDH.

Un produit net bancaire en progression de 12,6%

Le produit net bancaire consolidé s’est établi à 890 MDH, en hausse de 12,6%. La marge d’intérêt progresse de 12,5%, soutenue par l’essor des crédits. La marge sur commissions s’améliore légèrement (+1,8%) et les activités de marché contribuent positivement avec un résultat en hausse de 25,8%, à 127 MDH. Les filiales du groupe ont également renforcé leur contribution (+19,8%), générant un revenu global de 70 MDH.

Amélioration du levier opérationnel et coût du risque maîtrisé

Le résultat brut d’exploitation atteint 478 MDH, en hausse de 19,6%. Cette progression s’explique par la croissance du PNB et la hausse modérée des charges générales d’exploitation (+5,4%). Le coefficient d’exploitation s’améliore sensiblement à 46,3%, contre près de 49,4% un an plus tôt.

Le coût du risque s’établit à 62 MDH, en baisse de 4,4%. Le taux de créances douteuses recule à 7,1%, avec une couverture confortable de 85,5%.

Solvabilité renforcée et perspectives confortées

Au 31 mars 2025, le ratio de solvabilité IFRS s’élève à 14%, bien au-delà du minimum réglementaire. Cette solidité financière offre une marge de manœuvre au groupe pour poursuivre ses ambitions de développement commercial.

Crédit du Maroc confirme ainsi sa trajectoire de croissance rentable, combinant progression du volume d’affaires, efficacité opérationnelle et rigueur en matière de risque. Ce premier trimestre place la banque sur une base favorable pour atteindre ses objectifs annuels.

Disway voit son chiffre d’affaires reculer de 5,9% au 1er trimestre 2025

Au 1er trimestre 2025, Disway affiche un chiffre d’affaires consolidé de 412 MDH, en baisse de 5,9% par rapport à la même période de l’an dernier. Ce résultat s’explique par une baisse temporaire des ventes à l’international, sans impact sur la structure dynamique du groupe.

Sur le marché marocain, l’activité reste stable. Disway Maroc enregistre un chiffre d’affaires de 362 MDH, confirmant la résilience de l’entreprise sur son marché domestique.

Dans le détail, le segment Volume (PC, imprimantes, imagerie…) ressort à 295 MDH, en recul de 7,2%, principalement en raison de la baisse des ventes à l’export.

Le segment Value (solutions à forte valeur ajoutée) se maintient à 106 MDH, au même niveau qu’un an plus tôt.

Le segment Autres, qui comprend notamment les panneaux photovoltaïques, réalise un chiffre d’affaires de 11 MDH contre 14 MDH un an plus tôt. Ce recul s’explique par une opération ciblée de liquidation de stocks anciens, malgré une progression de plus de 53% des volumes vendus.

Une relance attendue dès le deuxième semestre

Malgré ce démarrage modeste, le groupe anticipe une reprise progressive de l’activité dès les prochains trimestres. Plusieurs projets structurants sont en cours de finalisation.

Disway entend renforcer son positionnement à travers la diversification de son offre, le développement de ses services logistiques via DLS et sa nouvelle plateforme de Skhirat, ainsi que le lancement de ses activités dans plusieurs pays à partir du deuxième semestre 2025.

CFG Bank : croissance accélérée du PNB et forte collecte au T1-2025

À fin mars 2025, le PNB consolidé de CFG Bank s’élève à 303 MDH, en hausse de 45% sur un an. Ce chiffre regroupe la marge d’intérêt, les commissions et les revenus des activités de marché. Le PNB récurrent (marge d’intérêt + commissions) atteint 224 MDH, en progression de 24%.

Dans le détail, la marge d’intérêt atteint 116 MDH (+29%), portée par la hausse des encours. Les commissions, qui regroupent les frais bancaires et de gestion d’actifs, s’établissent à 108 MDH (+19%).

Les revenus non récurrents (activités de marché, courtage, corporate finance) enregistrent une envolée de +191%, à 78 MDH, grâce à un environnement boursier favorable en ce début d’année.

Les dépôts de la clientèle atteignent 18,2 MMDH à fin mars, en progression de 33% sur un an, soit une collecte nette de 4,5 MMDH. Fait notable, les dépôts non rémunérés bondissent de 57% et représentent en moyenne 50% des dépôts totaux.

Les encours de crédits s’élèvent à 16 MMDH (+22% sur un an), en hausse de 2,9 MMDH, principalement portés par le segment « Entreprises ».

Le résultat brut d’exploitation (RBE) atteint 170 MDH, en progression de 62% par rapport au premier trimestre 2024. Cette croissance est supérieure à celle du PNB, traduisant un bon levier opérationnel malgré une augmentation de 29% des charges.

Perspectives 2025

CFG Bank confirme ses objectifs pour 2025, avec une croissance attendue :

Ce dernier indicateur sera impacté par la fin du report des déficits fiscaux : CFG Bank sera désormais pleinement imposée sur ses bénéfices, ce qui ralentira la croissance nette.

La banque annonce également l’organisation de son premier Capital Markets Day à fin mai 2025 à Casablanca. Cet événement permettra de présenter des perspectives chiffrées à moyen terme.

Mutandis. Un chiffre d’affaires en recul de 4% au T1 2025

Le chiffre d’affaires de Mutandis ressort en légère baisse de 4% au premier trimestre 2025, à 452 MDH, selon le communiqué publié ce 5 mai.

Les boissons pénalisées par un arrêt industriel prolongé

Le repli global de l’activité est principalement attribuable à la mise à l’arrêt de l’usine d’Aïn Ifrane pendant deux mois et demi, consécutive à une double panne machine ayant nécessité le remplacement définitif d’une ligne de production en fin de vie.

Cet arrêt a permis, selon Mutandis, de remettre l’ensemble des installations aux meilleurs standards.

La production n’a repris qu’à la mi-mars, amputant fortement le chiffre d’affaires du segment boissons, qui s’effondre de 58% à 36 MDH sur le trimestre. Le mois de mars, coïncidant avec le ramadan et marqué par une météo peu clémente, n’a pas permis un rattrapage.

Hygiène : une dynamique solide au Maroc

À l’inverse, l’activité hygiène affiche une progression robuste de 6%, à 183 MDH, portée par une forte hausse des volumes (+16%), en particulier dans les détergents liquides. Le groupe souligne également la montée en puissance continue de Vitaïa, sa marque dédiée à l’hygiène de la personne. Cette performance confirme la solidité de la demande domestique sur ce segment et la pertinence du mix de produits proposé.

Produits de la mer : bonne tenue aux États-Unis, ralentissement en Afrique et en Europe

Les produits de la mer, premier contributeur au chiffre d’affaires du groupe, progressent de 11% à 238 MDH.

La marque Season réalise un excellent trimestre aux États-Unis, avec des volumes et un chiffre d’affaires en hausse de 35%. La marque Marine progresse également au Maroc (+10% en valeur).

Toutefois, les livraisons vers l’Afrique et l’Europe accusent un recul important (-37 MDH), en raison d’un niveau de stock insuffisant en début d’année, contrairement à 2024. Mutandis rappelle que le premier trimestre reste historiquement peu significatif dans cette activité, du fait de l’arrêt biologique et des maintenances sur la flotte de pêche.

Par ailleurs, le groupe annonce l’achèvement de son usine d’hydrolysats de poisson à Dakhla. Les premières exportations sont attendues une fois l’homologation obtenue.

Capex en hausse, endettement maîtrisé

Les investissements du trimestre atteignent 37 MDH. La dette nette bancaire s’établit à 950 MDH au 31 mars 2025, contre 850 MDH à fin décembre 2024, un niveau jugé soutenable au regard du profil de croissance du groupe.

Perspectives : guidance inchangée

Malgré un démarrage en demi-teinte, Mutandis maintient sa guidance annuelle communiquée en février : un excédent brut d’exploitation (EBE) en hausse d’environ 10%, et un résultat net courant attendu en progression de 10% à 15%. Le groupe semble confiant dans la capacité de ses différentes activités à converger vers une croissance plus marquée au fil de l’année.

Lesieur Cristal : baisse de 11% des revenus à fin juin

À fin juin 2024, le chiffre d’affaires s’élève à 2.711 MDH, contre 3.039 MDH au premier semestre 2023 en diminution de 11%. Cette tendance s’explique par la baisse des cours des matières premières qui s’est traduite par la baisse des prix de l’huile de table comparativement à leur niveau durant la même période en 2023.

Parallèlement, le groupe Lesieur Cristal a enregistré une performance commerciale solide au second trimestre 2024, marquée par une augmentation des volumes de vente dans toutes ses activités comparativement à la même période en 2023.

En ligne avec son plan de développement et pour appuyer ses divers projets stratégiques, Lesieur Cristal a investi 52 MDH durant le deuxième trimestre 2024, portant le total des investissements à 100 MDH à fin juin 2024.

Au 30 juin 2024, Lesieur Cristal affiche une trésorerie nette consolidée de 24 MDH.

Le groupe souligne également que les efforts en recherche et développement ont été déterminants, particulièrement pour l’activité savon, où le lancement de nouvelles variantes, très bien accueillies par les consommateurs, a contribué à la croissance des volumes de ventes. Par ailleurs, la prolongation de la campagne agricole 2023 sur les 6 premiers mois de l’année 2024 a renforcé les ventes de l’activité oléicole.

Delta Holding : hausse de 4% du chiffre d’affaires consolidé à fin juin

Le chiffre d’affaires du groupe atteint 1.375 MDH à fin juin, en progression de 4% par rapport à 2023.

L’endettement financier net du groupe diminue très fortement et passe dans le négatif pour atteindre -108 MDH à fin juin.

Les investissements sont presque divisés par deux par rapport à fin décembre 2023 pour atteindre 47 MDH.

HPS : chiffre d’affaires quasi-stable à fin juin

Le groupe affiche un produit d’exploitation à fin juin de 571,1 MDH, en hausse de 1,3% par rapport à la même période de l’année précédente. Les revenus réguliers, eux, progressent de 12,3% à 414,6 MDH. Ces derniers représentent désormais 76% des revenus des activités à fin juin 2024, contre 69% en 2023.

Au deuxième trimestre 2024, l’activité Paiement a connu une légère baisse des revenus de 1,4%. Cette évolution est le résultat d’un léger recul des revenus des projets en Europe notamment, compensé par une forte progression dans le déploiement des projets en Afrique. Parallèlement, une percée significative a été réalisée aux États-Unis avec la mise en œuvre réussie de nouveaux projets. En Europe, l’entrée en maintenance des nouveaux clients a également contribué à cette performance, tout comme l’augmentation des nouvelles demandes des clients en Asie.

Au deuxième trimestre 2024, HPS Switch a renforcé les capacités technologiques de sa plateforme monétique pour assurer une meilleure disponibilité des services, aussi bien pour les paiements par carte que pour les nouveaux modes de paiement, notamment le paiement mobile. Ces investissements continus dans l’infrastructure ont été réalisés pour répondre aux besoins croissants des partenaires. Ces initiatives ont conduit à une augmentation significative des revenus générés par l’activité Switching (+13,6% sur le premier semestre).

L’activité Testing a continué de faire face à une conjoncture sectorielle défavorable en France. La reprise de plusieurs projets reportés a permis une stabilisation partielle de l’activité. Des efforts soutenus ont été maintenus pour le référencement et la consolidation du portefeuille clients, ce qui a conduit à la reprise des activités auprès de certains clients majeurs et à l’attribution de nouveaux projets dans le cadre des appels d’offres. Ces initiatives se sont accompagnées d’un élargissement des efforts de prospection vers d’autres régions en France, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour renforcer notre présence sur le marché.

Au deuxième trimestre 2024, les investissements en Recherche & Développement ont atteint 45,3 MDH, contre 41 MDH au deuxième trimestre 2023, marquant une hausse de 10,5%.

Afin de soutenir efficacement son développement, le Groupe HPS continue de gérer de manière proactive ses flux de trésorerie et ses équilibres bilanciels. Grâce à cette approche, l’endettement a été réduit de 6,3% à 108,8 MDH. Parallèlement, la trésorerie du Groupe a augmenté de 2,8%, atteignant 216,9 MDH.

Concernant les perspectives liées à son activité, le groupe rappelle que l’intégration de CR2 après son acquisition et suite à la levée des conditions suspensives contribuera à la performance du Groupe au titre de l’exercice 2024 à partir du 4ème trimestre. Sa couverture géographique, son expertise en matière de Banque Digitale et sa présence auprès de plus de 90 banques à travers le monde constituent un véritable levier de développement et un vivier de synergie à court et à moyen termes pour le Groupe HPS.

HPS confirme également ses objectifs de croissance et de rentabilité cette année.