JO 2024. Les résultats des athlètes marocains du jeudi 1er août

En volleyball de plage, l’équipe marocaine a affronté Cuba dans la phase de groupe D. Malheureusement, l’équipe marocaine n’a pas pu l’emporter, s’inclinant avec un score de 0-2.

Les détails des sets sont les suivants : le premier set s’est terminé sur un score de 14-21 et le deuxième set sur un score de 11-21.

Dans l’épreuve de canoë kayak, Mathis Soudi a participé au Kayak Slalom Monoplace (K1) lors de la demi-finale. Il a terminé à la 16e place avec un temps de 104.11 secondes, mais n’a pas réussi à se qualifier pour le tour suivant en raison de 4 pénalités.

En boxe, Widad Bertal  a concouru dans la catégorie des -54 kg lors des quarts de finale. Malgré ses efforts, elle n’a pas réussi à se qualifier pour le tour suivant, s’inclinant par points avec un score de 0-4.

En cyclisme, Reeves Dean a participé à l’épreuve de BMX Racing lors des quarts de finale. Il a terminé à la 22e place et n’a pas pu se qualifier pour le tour suivant.

Les détails des manches sont les suivants : la première manche s’est terminée en 34.543 secondes, la deuxième en 34.121 secondes, et la troisième en 40.829 secondes.

JO 2024. La boxeuse Khadija El Mardi se qualifie pour les quarts de finale

En quart de finale, Khadija El Mardi affrontera, le dimanche 4 août, l’Australienne Caitlin Parker qui s’est qualifiée aux dépens de la Mexicaine Vanessa Ortiz.

Khadija El Mardi s’est imposée en huitièmes de finale face à la Britannique Chantelle Reid sur décision des juges (3-2).

JO 2024. Les résultats des athlètes marocains le dimanche 28 juillet

En sports équestres, Noor Slaoui a participé au concours complet, obtenant 24 points en Cross-Country et terminant à la 43e place, avec un total de 60.40 points.

En aviron, Majdouline El Allaoui a terminé à la 5e place de l’épreuve de skiff, avec un temps de 08:42.07.

En escrime, Houssam Elkord a participé à l’épreuve d’épée individuelle, se classant 25e avec un score de 13-15. Youssra Zakarani a concouru dans l’épreuve de fleuret individuelle, se classant 34e avec un score de 3-15.

En judo, Soumiya Iraoui a participé dans la catégorie des moins de 52 kg, terminant à la 17e place avec un score de 0-1. Abderrahmane Boushita a également terminé à la 17e place dans la catégorie des moins de 66 kg, avec un score de 0-1.

En natation, Imane Houda El Baroudi a participé à l’épreuve du 100 m brasse, se classant 34e, avec un temps de 01:14.57, soit un écart de +9.57.

Hausse des salaires et retraite : Sekkouri promet des résultats positifs avant fin avril

C’est à l’Etat social et à l’emploi que le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a consacré son intervention le mercredi 27 mars à la Fondation Lafqui Titouani. Invité par cette dernière dans le cadre du programme « La politique sous une nouvelle formule et sa contribution dans le débat public », Sekkouri a rappelé ce qu’est un Etat social avant de s’attarder sur ses enjeux politiques et d’en apprécier l’évolution.

« L’Etat social est aujourd’hui l’une des bases fondamentales des changements que connaissent les Etats. La différence réside dans la manière avec laquelle chacun des Etats ou chacun des gouvernements, ou des systèmes de gouvernance, exprime l’Etat social. Académiquement, un Etat social se définit comme une entité institutionnelle qui mobilise des moyens politiques basés sur la démocratie et les décisions du peuple émanant du Parlement ».

« Un Etat social repose essentiellement sur quatre piliers : la protection sociale, les relations interprofessionnelles – tout ce que nous discutons aujourd’hui des lois, allant de celle sur la grève au Code du travail, est une partie intégrante de l’Etat social –, les services publics et les politiques pour soutenir l’emploi ».

« Au Maroc, l’État social est un projet de société »

« Au Maroc, l’Etat social est, à mon avis, un projet de société« , a souligné le ministre.

« Pour le Maroc, on peut dire que le contenu de l’Etat social est là, puisqu’il existe un projet royal de grande envergure en rapport avec la généralisation de la protection sociale. Son coût annuel s’élève aujourd’hui à environ 10 MMDH. Concernant les relations interprofessionnelles, nous avons également un programme important dans le cadre du dialogue social pour revoir le Code du travail. La révision du Code du travail ne veut pas forcément dire passer par une certaine approche. Celle-ci se fera en effet en réponse à la volonté des syndicats. Le coût du dialogue social a atteint aujourd’hui environ 27 MMDH, sans compter le round d’avril 2024. Cette enveloppe est dédiée aux services publics. Nous avons démarré avec trois secteurs essentiels, notamment la Santé, l’Education nationale et l’Enseignement supérieur », a-t-il précisé.

« Si l’on additionne les 25 MMDH des aides directes, les 27 MMDH du dialogue social, les 10 MMDH de la protection sociale, les 10 MDH du programme relatif à l’habitat et le budget dédié à la compensation, ça fait entre 80 et 90 milliards de DH au total« .

Hausse des salaires et caisses de retraite : des résultats promis d’ici la fin du mois

Le ministre de l’Emploi s’est également arrêté sur la question de la hausse des salaires et des caisses de retraite.

« Ces questions ont été programmées lors du round social de septembre, mais qui a été décalé, après concertation avec les syndicats, à la suite du séisme d’Al Haouz. Nous voulions tenir celui-ci en fin d’année, mais nous avons été contrariés par le mouvement des enseignants. Ces deux volets sont ainsi au menu du round d’avril. Les discussions ont démarré. Je vous assure qu’avant fin avril, nous parviendrons avec les centrales syndicales et la CGEM à des résultats au profit des employés et au profit du pouvoir d’achat des Marocains », affirme le ministre.

« Nous n’esquivons pas les réformes prévues dans le cadre du dialogue social, que nous poursuivons toujours en cette année 2024 », insiste ce dernier.

L’emploi 

L’emploi est l’autre thématique commentée par Younes Sekkouri.

« Les derniers chiffres du HCP sur l’emploi ne sont pas entièrement négatifs. Le taux de chômage a augmenté, certes, mais cela a concerné essentiellement les emplois non salariés… Nous devons soutenir la nouvelle génération des politiques de l’emploi dans des emplois adéquats dans le cadre du secteur formel », relève le ministre.

« Notre pays se porte bien. Le secteur formel offre énormément d’opportunités de travail. Nous devons soutenir cette orientation de la structuration de l’emploi par le biais des politiques que nous mettons en place à travers le dialogue social ».

Et de préciser : « Nous devons fournir davantage d’efforts en matière de professions libérales. Nous avons mis en place le programme « Ana Mokawil » parce que nous avons remarqué qu’un certain nombre de travailleurs indépendants souffrent de la problématique de l’informel ».

« Les indemnités pour perte d’emploi sont prévues dans le cadre des programmes relevant de la protection sociale. Deux problèmes se posent à ce niveau. Nous avons constaté que les indemnités sont versées selon le SMIG. La personne venant de perdre son emploi doit par ailleurs demander une attestation, dont elle se voit refuser la livraison », fait savoir en outre Sekkouri.

CMT : le chiffre d’affaires progresse de 13% à 437 MDH à fin septembre 2023

Le chiffre d’affaires du troisième trimestre 2023 ressort à 162 MDH en baisse de 6%, essentiellement en raison d’une légère réduction de la production (le trimestre comptant 2 jours ouvrés de moins), ainsi que de la baisse des cours du plomb et du zinc au niveau international.

« Le troisième trimestre a été marqué par la mise en service de la machine d’extraction du nouveau puits (de Tighza, ndlr) et le lancement du creusement des cheminées et des galeries, ayant mobilisé un investissement total de 350 MDH financé en fonds propres », a déclaré Luc-Gérard Nyafe, président directeur général de CMT, dans un communiqué.

« La prochaine étape consiste dans la préparation de l’accès aux chantiers de minerais pour une mise en production effective au cours du troisième trimestre 2024. Avec une profondeur actuelle de plus de 1.113 mètres, le nouveau puits de Tighza sera l’un des plus profonds d’Afrique du Nord et illustre le savoir-faire et l’expertise de CMT », poursuit Luc-Gérard Nyafe. Il précise que ce nouveau puits devrait permettre d’augmenter la capacité de 10% sur le quatrième trimestre 2024, de 20% en 2025 et de 30% en 2026.

« L’année 2023 devrait être, en termes de chiffre d’affaires, un record historique pour CMT, bien que la baisse des cours des métaux ait impacté les ventes du troisième trimestre », conclut-il.

Les investissements se sont établis à 70 MDH à fin septembre 2023, en baisse de 4% en glissement annuel. Une baisse qui s’explique principalement par l’aboutissement du projet du nouveau puits et la finalisation des dernières étapes avant son exploitation. Les investissements réalisés portent également sur le développement du site minier de cuivre de Tabaroucht.
Par ailleurs, l’endettement net consolidé s’établit à 503 MDH et augmente ainsi de 78% par rapport à fin 2022.

En images, d’importants vestiges antiques découverts sur le site du Chellah

Dans le cadre du projet de recherches archéologiques sur le site de Chellah, lancé par le ministère de la Culture en avril dernier, des travaux de fouilles et de sondages archéologiques ont été conduits pendant quatre mois par l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP), dans la zone située à l’est et au sud-est de la muraille mérinide, restée complètement méconnue depuis les années 1960, indique le ministère de la Culture.

Les travaux en question avaient pour objectif de connaître l’étendue et les limites de la ville maurétano-romaine de Sala, d’en identifier le système défensif et de repérer le port antique de la ville.

« Après de vastes opérations de désherbage et d’évacuation de décombres de constructions modernes, les travaux en question réalisés dans quatre secteurs ont permis d’aboutir à des résultats fructueux et à des découvertes fort importantes et inattendues« , se félicite le ministère.

L’enceinte de la ville antique de Sala

Dans le premier secteur, des travaux de désherbage et de dégagement ont porté sur un tronçon de mur situé à 130 m à peu près à l’est de la muraille mérinide et bordant le chemin de Robinson sur une longueur d’une cinquantaine de mètres. Mentionné depuis les années 1940 mais sans jamais faire l’objet d’une étude, ce tronçon est entièrement fait en moellons de calcarénite et daté du IIe siècle après J.-C.. Il constitue probablement une partie de l’enceinte qui entourait la ville antique de Sala.

Près de ce tronçon d’enceinte ont été également reconnues des structures en terre bien conservées mais non encore entièrement dégagées. Elles attestent de l’usage de la brique crue à l’époque romaine, fait qui n’a été jusqu’ici que peu documenté, explique le ministère.

Découverte de la première statue au Maroc depuis les années 1960

Dans le deuxième secteur ont été mis au jour, directement à l’ouest du tracé de l’enceinte antique, d’importants vestiges architecturaux appartenant à un grand établissement thermal public construit au plus tard au début du IIe siècle après J.-C.. La partie reconnue de cet établissement couvre une superficie de 2.000 m², ce qui indique que nous avons affaire à l’un des plus grands établissements thermaux du Maroc antique, précise la même source.

D’après des éléments récoltés au cours de la fouille ou de ceux encore in situ, il s’avère que le monument était fort somptueux : les murs en étaient tous recouverts de fresques ; les sols étaient faits en opus spicatum ou revêtus de plaques de marbre ou de mosaïques ; les portes étaient décorées de pilastres. De plus, certaines salles étaient ornées de statues de marbre importées dont témoignent des fragments retrouvés au cours de la fouille, surtout une statue acéphale grandeur nature, représentant probablement une divinité. C’est la première statue découverte au Maroc depuis les années 1960.

Une nécropole repérée

A 160 m à peu près au sud-est de la muraille mérinide, a été repérée une nouvelle zone funéraire (une nécropole) grâce à la découverte de restes d’un tombeau de type « columbarium », le seul en son genre qui soit documenté jusqu’ici dans les alentours de Sala, poursuit le ministère de la Culture. Ce tombeau à incinération construit vraisemblablement au IIe siècle après J.-C. était à l’origine doté de petites niches destinées à abriter des vases cinéraires (contenant des ossements humains brûlés) et du mobilier funéraire.

A l’époque islamique, et à une date qui reste à préciser, le tombeau a servi de lieu d’enfouissement à de nombreux ossements appartenant à une vingtaine d’individus, lesquels sont en cours d’étude, ajoute-t-on de même source.

Le quartier portuaire

Dans la zone la plus basse située à 190 m au nord-est de la muraille mérinide de Chellah, à proximité des marécages, et où l’on plaçait auparavant le port antique de Sala, ont été réalisés plusieurs sondages d’exploration qui ont permis de repérer, partout et à une profondeur importante, des vestiges variés qui attestent de l’existence d’un quartier s’étendant, selon des estimations encore préliminaires, sur une longueur de 230 m environ du nord au sud, précise davantage le ministère de tutelle.

« Vu sa situation, ce quartier était probablement lié au port antique de Sala dont la localisation exacte et les divers aménagements restent à déterminer. La fouille réalisée au sud de la zone en question a permis d’autre part de mettre au jour un grand espace dallé bordé de restes de bâtiments non encore entièrement fouillés mais qui s’avèrent importants à en juger d’après la présence de plusieurs éléments architectoniques et la découverte d’un autel qui témoigne de l’existence de cultes religieux », conclut la même source.

Sonasid : une bonne résilience en 2022 grâce à l’efficacité opérationnelle et à la fibre d’acier

Le groupe a organisé, le 20 mars, une conférence de presse à Casablanca pour présenter ses résultats 2022.

Une année qui a été jalonnée de challenges pour le sidérurgiste, qui a dû faire face à une forte contraction sur le marché de la construction, notamment le logement social qui consomme 15.000 tonnes de rond à béton par mois, du fait de l’inflation persistante.

Le groupe affiche en 2022 un chiffre d’affaires en croissance de 10% à 4 851 MDH, parvenant à maintenir son EBITDA à 303 MDH en 2022, en progression de 1% par rapport à l’année précédente, ce qui représente 6% du chiffre d’affaires annuel. Un résultat obtenu grâce notamment à la bonne exécution du programme stratégique, axé sur le renforcement de la compétitivité, l’optimisation des coûts fixes et le développement de nouveaux relais de croissance, qui a permis de maîtriser l’impact de la contraction du marché de la construction.

Le RNPG est ressorti en baisse de 20% à 86 MDH, en raison de la baisse des volumes et d’un impact non récurrent lié à la réévaluation de l’ensemble des actifs et passifs d’impôts différés (selon la norme IAS12), dans le cadre de la hausse de l’impôt sur les sociétés prévue par la loi de finances 2023. Dans la même lignée, le dividende recule de 21% à 30 dirhams par action au titre de l’année 2022.

Un retrait de la demande amorti par de bonnes performances opérationnelles et un bon dynamisme de la fibre d’acier

Malgré un bon effet prix, durant l’année 2022, le groupe a subi une forte contraction de la demande durant le second semestre. « Dans ce contexte, Sonasid a connu une année 2022 compliquée, notamment avec l’arrêt de la construction des logements sociaux qui consomment 15.000 tonnes par mois de rond à béton. Cela s’est vu sur la baisse dans la consommation de ciment l’an dernier. Grâce à notre stratégie de performance opérationnelle, nous avons pu amortir ce choc et maintenir notre EBITDA à niveau. C’est aussi le fruit de nos nouveaux projets comme la fibre d’acier », souligne le directeur général du groupe, Ismaïl Akalay. Le directeur financier, Youssef Hbabi, a précisé que la contraction du marché avait compté pour 60 MDH et l’effet de change négatif avait pesé pour 31 MDH en 2022.

Le groupe a en effet lancé son projet de fibre d’acier, dont la production et les premières ventes ont été réalisées en décembre 2022 dans son usine de Nador. « Il était prévu que cette production démarre au 4e trimestre, mais il y a eu des retards causés par l’équipementier qui devait nous livrer les équipements », explique le DG. Une partie de cette fibre, dont la majorité est destinée à l’export, a été vendue, notamment à la France, dans le cadre de la réalisation du métro parisien. « Nous participons à la construction de ce métro avec la fibre d’acier. Nous avons également exporté en Afrique du Sud et alimenté le marché local avec des industriels qui construisent des usines », précise Ismaïl Akalay.

La directrice marketing et commerciale du groupe, Assia Baraka, a d’ailleurs confirmé cette bonne dynamique export, avec une ambition de réaliser d’ici 3 ans 15% du chiffre d’affaires total du groupe à l’export, dont 5% représentés par la fibre d’acier. Cette année, la fibre jouera son rôle de relai de croissance grâce à un effet d’année pleine avec une capacité de production de 20.000 tonnes par an.

Le groupe entend aussi développer de nouveaux projets de développement d’acier à forte valeur ajoutée pour doubler son EBITDA d’ici 2025. « Nous avons commencé avec la fibre et avons d’autres projets que nous lancerons cette année. Nous avons l’ambition de nous appuyer sur notre centre de recherche et sur la transformation des nuisances de la sidérurgie en valeur ajoutée, comme la poussière d’acier. Tout cela permettra l’amélioration opérationnelle de nos usines », explique Ismaïl Akalay. Le groupe compte également appuyer cela à travers des investissements importants de l’ordre de 140 MDH à 150 MDH cette année.

La dynamique en 2023 pourrait être boostée par l’annonce des aides aux logements

Le directeur général confiait que l’année 2023 avait commencé comme s’est terminée l’année 2022. Une demande assez faible est perceptible, notamment du fait de l’arrêt du logement social. « Le logement social est quasiment à l’arrêt du fait de la hausse des matériaux de construction. Nous sommes tous dans l’attente de l’annonce de l’aide aux primo-acquéreurs des logements sociaux. Si cela est annoncé, je pense que ce sera une très bonne nouvelle », note le DG du groupe.

Parallèlement, des annonces d’investissements ont été faites sur l’infrastructure. « Le ministre a annoncé que 45 MMDH seront dépensés cette année ; nous surveillons donc la situation et serons au rendez-vous pour profiter de cette opportunité », poursuit Ismaïl Akalay.

Le groupe pourra aussi profiter du retrait des produits turcs du marché marocain cette année, notamment du fait de la catastrophe engendrée par le séisme. « Erdogan a annoncé un besoin de 4 millions de tonnes d’acier pour reconstruire ce qui a été détruit lors du séisme. Cela conduira donc la production turque vers son marché domestique et non vers l’exportation. Nous aurons donc un niveau de produits sidérurgiques turcs très faible cette année », explique le directeur général.

Le groupe compte également profiter de son acier vert pour s’offrir des opportunités d’export au sein de l’Union européenne, à l’arrivée effective de la taxe carbone en 2026.

Une préparation à la mise en place de la taxe carbone

Dès juillet 2022, le directeur général du groupe nous informait que Sonasid allait bénéficier d’un processus de certification de son acier vert par un bureau en Europe, du fait que le groupe produit son acier à partir d’énergie renouvelable à 85%.

La directrice marketing et communication a expliqué durant la conférence que « dès la fin de cette année, il faudra déclarer les émissions de carbone par produit. Entre 2023 et 2025, il s’agira simplement d’une déclaration des émissions et à partir de 2026, des droits seront appliqués en fonction des émissions de carbone ». Le groupe est en cours de certification auprès de l’institut technique du Luxembourg, qui a commencé à faire le compte des émissions de CO2 du groupe. « Ce travail théorique est terminé, nous attendons un second certificateur qui devrait venir sur le terrain. Nous espérons être certifiés courant de cette année », explique le dirigeant.

Le groupe cherche également à atteindre les 100% d’énergie renouvelable avec l’installation de 4 MWh, notamment avec l’installation, dans un premier temps, du parc photovoltaïque de Nador en juillet dernier.

BAC 2019/session de juin: Un taux de réussite de 65,55% (ministère)

Ce taux représente une hausse de 8,19% par rapport à celui de l’année dernière, indique le département de l’Education nationale dans un communiqué. Chez les filles, elles étaient 121.673 candidates scolarisées à réussir les examens, soit un taux de réussite de 57,35%.

Le ministère fait savoir que 109.187 candidats ont obtenu leur BAC avec mention, soit 51,46% de l’ensemble des bacheliers et que la meilleure moyenne a été obtenue au niveau de l’Académie régionale de Rabat-Salé-Kénitra dans la branche Sciences-Mathématiques B – section française (19,40).

Pour ce qui est des spécialités, le total des bacheliers s’élève à 141.464 dans les branches techniques et scientifiques, contre 125.380 lors de la session de 2018, tandis que dans les branches littéraires et originelles, le nombre d’étudiants ayant décroché leur bac a atteint 67.059 contre 61.023 l’année précédente, note le communiqué.

Concernant les branches internationales du baccalauréat marocain, le total des étudiants ayant réussi l’examen s’élève à 23.671, pour un taux de réussite de 94,7%, contre 17.325 bacheliers lors de la session de 2018, souligne-t-on.

Pour le baccalauréat professionnel, le nombre de candidats a augmenté, pour atteindre 3.646 contre 795 l’année dernière, soit un taux de réussite de 45,97%, relève le ministère qui précise que le taux de réussite des candidats en situation de handicap ayant bénéficié des procédures d’adaptation des examens s’élève à 84%.

Par ailleurs, le taux de réussite des 14.592 candidats libres a atteint 21,9%, contre 24,92% l’année précédente, tandis que le taux de réussite des candidats libres dans les filières professionnelles a été de 36,32%.

En outre, 134.874 candidats sont autorisés à passer la session de rattrapage qui aura lieu les 4,5,6 et 8 juillet et dont les résultats seront annoncés le 13 du même mois.

Le ministère a, dans ce sens, salué les efforts déployés par les enseignants, les autorités publiques, les services sécuritaires et tous les intervenants, en vue d’assurer le bon déroulement de ces examens dans les meilleures conditions et de garantir l’égalité des chances pour tous les candidats afin de réussir cette échéance nationale.

L’allocation chômage est prévue pour janvier prochain

Après la validation par la CGEM de la formule de l’indemnité pour perte d’emploi, sa mise en application va s’accélérer. «L’entrée en vigueur effective de ce régime interviendra dès le mois de janvier prochain. Une fois envoyé au ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle, le projet de loi intégrera le circuit législatif», explique Mohamed Souabni, directeur des études, de la communication et du développement au sein de la CNSS. «Ce texte sera d’abord traité en conseil d’administration et en comité de gestion de la CNSS ensuite il sera transféré au ministère de tutelle», précise davantage, Amal El Amri, secrétaire nationale de l’Union marocaine des travailleurs, l’UMT.
 
Pendant les six premiers mois de la période de chômage, il sera possible de bénéficier d’une indemnité pour perte d’emploi, représentant 70% du revenu moyen des trois dernières années, plafonnée à hauteur du Smig. Bref, le maximum perçu ne dépassera les 2 300 DH, quel que soit le niveau de la rémunération.
 
Le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle précise que : «toute personne éligible à cette mesure bénéficiera d’une couverture médicale et des allocations familiales durant les 6 mois que comptent cette période d’inactivité».  
Cette décision vient aligner la législation marocaine sur les recommandations de l’Organisation internationale du travail, OIT, en matière de sécurité sociale. Il s’agit de la Convention 102 que le Maroc a ratifiée sous le gouvernement Benkirane, au début de cette année.
 
«Des conditions qui demeurent toutefois en deçà de nos ambitions. Nous aurions préféré fixer un système d’indemnité qui s’étende sur une année. De plus, le montant de l’indemnité reste faible. Mais cela résulte du problème de financement. Il en va de l’équilibre financier de la CNSS. Pour l’UMT, c’est un début, c’est perfectible», estime Amal El Amri, à la tête de l’UMT. Rappelons que le fonds d’amorçage a provoqué un intense débat.
 
Le projet de cette allocation chômage était déjà dans le pipe à l’issue de la réunion du Dialogue social du 26 avril 2011. Initialement, le montant de financement devait s’élever à 250 millions de DH. Le consensus dont il fait l’objet actuellement revient au fait que la mise a été doublée. Elle passe à 500 millions de DH.
«Cette enveloppe budgétaire ne garantit pas non plus la pérennité du régime. Vu l’augmentation du nombre de personnes qui reviennent sur le marché de l’emploi», ajoute notre syndicaliste. Et de poursuivre en exposant une autre limite à cette mesure : «quand on connaît le turn over enregistré par la CNSS, il affiche au compteur le chiffre de 20.000 personnes. Nous estimons qu’il est beaucoup plus important en réalité et qu’il faut le multiplier par 10».
 
Que ce soit le patronat, les syndicats ou encore les pouvoirs publics, cette approche est considérée comme un premier pas vers la mise en place d’un véritable système d’allocation chômage. En effet, tout le monde y participe : la contribution patronale est fixée à 0,38%, celle des employés à 0,19% et l’Etat mise 500 millions de DH. «La loi de Finances 2014 comportera donc les 500 millions de DH que l’Etat versera pour constituer le fonds d’amorçage», précise Mohamed Souabni, directeur des études, de la communication et du développement au sein de la CNSS.
 
Les organisations syndicales insistent sur l’amélioration future de ce régime : «Nous avons proposé en conseil d’administration de la CNSS, que la période expérimentale dure 3 années, pour aller ensuite vers une réévaluation et peut-être même une augmentation des cotisations. Proposition qui a été acceptée», indique Amal El Amri. Augmenter les cotisations ? Le patronat ne le verra certainement pas d’un bon œil. Rendez-vous donc dans trois ans.