Sponsoring : le Raja attaque Ola Energy pour rupture abusive de contrat

Une bataille juridique entre un club de football et un pétrolier. C’est le tableau que nous offre un litige opposant le Raja Athletic Club à Ola Energy Maroc (anciennement Oilibya).

Selon nos informations, l’écurie casablancaise vient d’ouvrir une procédure d’arbitrage contre son désormais ex-sponsor officiel, qu’elle accuse de « rupture abusive de contrat ».

Les deux parties étaient liées par un accord de sponsoring signé en mai 2021. Etalé sur deux ans, ce contrat devait expirer à l’issue de la saison 2023. Ola Energy Maroc l’a résilié fin 2022. Résultat : arrêt du soutien financier et interdiction, pour le Raja, d’associer son image à celle de son ancien partenaire. Depuis lors, les maillots des joueurs n’affichent plus le logo du distributeur d’hydrocarbures.

Du côté du Raja, on s’estime « lésé » et « surpris » par un comportement jugé « abusif ». Son management a d’abord tenté un règlement amiable où il a sollicité des explications, mais surtout des « dédommagements ».

En recourant à l’arbitrage, le club espère pousser Ola Energy à honorer ses engagements tels que prévus dans le contrat, notamment sur la partie pécuniaire. D’où le recours à l’arbitrage, ce dernier étant prévu par le contrat en cas de litige.

Pour l’heure, nous n’avons pas pu établir les montants en jeu ni les raisons qui ont poussé le pétrolier à plier bagage. Sollicités par Médias24, les avocats des deux parties sont restés injoignables.

Sans établir un lien de causalité, une source proche du dossier attire notre attention sur le timing de la résiliation du contrat par Ola Energy. Il s’agit du 6 septembre 2022, soit cinq jours après l’annonce d’un accord entre le Raja et One X Bet, géant russe des paris sportifs en ligne. A la clé, un contrat record de 3,3 millions de dollars sur les trois prochaines années.

Le litige a, un temps, atterri devant la justice, mais pas pour une demande au fond. Le Raja a saisi le Tribunal de commerce pour que ce dernier nomme un arbitre au nom d’Ola Energy. Le dossier a abouti à un désistement du club casablancais, le pétrolier ayant désigné son arbitre au cours du procès.