Ce que révèle la visite de Boulos en Algérie (Avis d’expert)

En visite en Algérie, le haut conseiller du président américain Donald Trump pour les affaires du Moyen-Orient, Massad Boulos, s’inscrit dans une nouvelle séquence diplomatique marquée par l’implication croissante de Washington dans les dossiers régionaux nord-africains.

Ce déplacement intervient alors que le dossier du Sahara marocain continue de structurer les relations entre le Maroc, l’Algérie et les partenaires internationaux, dans un contexte de repositionnement stratégique des États-Unis dans la région.

Pour Ahmed Faouzi,  ancien ambassadeur et expert en relations internationales, cette dynamique s’explique avant tout par le cadre posé par la dernière résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Intervention d’une grande puissance, nécessaire pour une Algérie isolée

“Depuis la dernière résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui a réaffirmé sans l’ombre d’un doute que l’autonomie sous souveraineté marocaine est la seule option sur la table pour trouver une issue à cette crise, la position internationale est désormais claire”, affirme-t-il, soulignant que cette crise “empoisonne non seulement les relations entre le Maroc et l’Algérie, mais l’ensemble maghrébin”.

Dans cette configuration, Washington adopte une approche graduelle visant à débloquer une situation que l’Algérie a elle-même contribué à figer depuis plusieurs décennies.

“Washington semble procéder par étapes pour faire sortir Alger de cet imbroglio dans lequel le colonel et ancien président Boumédiène a mis le pays depuis 1975”, estime Ahmed Faouzi.

Selon lui, ce verrouillage politique ne peut aujourd’hui être levé que par l’intervention directe d’une grande puissance. “Ce piège dans lequel l’Algérie s’est enfermée par sa propre volonté ne peut être débloqué que par l’intervention ferme d’une grande puissance comme les États-Unis, car les Nations unies en étaient incapables”, soutient-il.

Stratégie revisitée

Face à cette réalité diplomatique, Alger a tenté de revoir sa stratégie à l’égard de Washington. Ahmed Faouzi évoque ainsi une offre de coopération élargie formulée par les autorités algériennes au printemps dernier. “L’Algérie, dans sa politique de se rapprocher davantage de Washington, a, par la voix de son ambassadeur Sabri Boukadoum, offert en mars dernier une large coopération aux Américains, notamment l’exploitation des minerais rares, du gaz, etc., dans la seule perspective de peser sur la position américaine relative à la reconnaissance de la marocanité de nos provinces du Sud”, explique-t-il.

Cette proposition, présentée sans plafond, illustre selon lui une logique de marchandage déjà éprouvée par le passé. “Boukadoum avait déclaré qu’il n’y aurait aucune limite à cette offre et que ‘the sky is the limit’”, rappelle Ahmed Faouzi, avant de souligner que “ce marchandage algérien a été initié par le passé avec d’autres pays comme la France ou l’Espagne, sans succès”.

Intérêts économiques et objectifs géopolitiques indissociables

La raison de cet échec tient, selon lui, à une donnée structurelle du marché mondial de l’énergie et des ressources stratégiques. “Les matières énergétiques ou stratégiques se retrouvent ailleurs et l’Algérie n’en détient pas l’exclusivité”. Une réalité parfaitement intégrée par l’administration américaine, qui ne dissocie jamais intérêts économiques et objectifs géopolitiques.

“Les Américains, bien qu’ils cherchent à s’implanter davantage en Algérie, font toujours un package entre leurs objectifs politiques et leurs intérêts économiques”, précise Ahmed Faouzi.

Dans ce cadre, “Washington poursuit trois objectifs principaux : résoudre la crise persistante entre le régime militaire algérien et le Maroc en respectant l’intégrité territoriale du Royaume, pousser Alger à sortir de sa discrétion en matière de normalisation directe avec Israël et à s’inscrire dans le processus de paix en cours au Moyen-Orient et, enfin, renforcer les relations économiques bilatérales au profit des entreprises américaines”.

L’utilisation de la rente énergétique comme levier diplomatique ne constitue toutefois pas une nouveauté dans la politique extérieure algérienne. “L’Algérie a de tout temps utilisé sa manne gazière pour marchander une position ou obtenir des avantages politiques”, rappelle Ahmed Faouzi. Cette stratégie a notamment marqué les relations avec plusieurs pays européens. “Cela a été le cas avec l’Espagne, l’Italie et la France”.

L’Algérie contrainte à l’ouverture

Mais cette approche a, selon lui, fragilisé toute perspective de coopération durable.

Aujourd’hui, le contexte géopolitique international réduit considérablement la marge de manœuvre d’Alger. “Coupée de la Russie avec qui les relations ne sont plus ce qu’elles étaient, elle n’a pas beaucoup de choix pour sortir de la morosité économique où elle se trouve et éviter de sombrer dans des crises sans fin”, estime Ahmed Faouzi.

Il met en garde contre les risques d’un isolement prolongé. “Pour ne pas subir l’isolement que vivent le Venezuela ou l’Iran, ou qu’a vécu hier la Syrie, Alger n’a pas beaucoup de choix que de s’ouvrir sur les États-Unis, mais aussi sur sa région et sur le Maroc”, affirme-t-il, tout en laissant ouverte la question de la capacité du pouvoir actuel à opérer ce virage. “La question qu’on est en droit de se poser est de savoir si cela se fera avec cette équipe ou une autre à venir”.

“Le nœud du problème” sis à Alger

Les déplacements répétés de responsables américains à Alger s’inscrivent, selon Ahmed Faouzi, dans cette logique. “Si Boulos s’est rendu à plusieurs reprises à Alger, c’est parce que l’administration américaine est consciente que le nœud du problème et du blocage s’y trouve”.

Le dossier du Sahara marocain demeure un outil politique central pour le régime algérien. “L’affaire du Sahara marocain sert le système militaire algérien depuis trop longtemps, dans le seul but de détourner les Algériens de leurs préoccupations quotidiennes vers cet ennemi imaginaire qu’ils surnomment indistinctement le Makhzen”, explique-t-il.

Dans ce contexte, la position marocaine reste constante et sereine. “Le Maroc, sûr de ses droits, ne peut qu’apprécier à sa juste valeur toute médiation ou bons offices sincères d’un pays ami”, conclut-il, soulignant ainsi l’ouverture du Royaume à toute initiative internationale fondée sur la clarté politique et le respect de son intégrité territoriale.

Notons que trois mois après la résolution onusienne, il n’y a toujours pas eu de rencontre entre les différents partenaires. Les États-Unis espéraient régler le problème au cours du mois de décembre 2025. L’Algérie tergiverse et gagne du temps, tout en faisant profil bas devant les États-Unis.

Sahara marocain : que valent vraiment ses ressources minières ?

Parfois par méconnaissance, souvent pour induire le public en erreur, des campagnes de désinformation contre la cause marocaine visent périodiquement la question des ressources minières et plus particulièrement les phosphates de Boucraâ.

Notre examen de la plupart des publications étrangères sur les ressources naturelles du Sahara montre clairement que le discours politique prime sur les chiffres et les faits.

On y lit, par exemple, que le Maroc exploite les gisements de phosphates sans en préciser le volume de production ni la présence des immenses gisements au centre du Maroc, et que le Sahara marocain disposerait d’importantes ressources aurifères sans indiquer si ces dernières sont effectivement exploitées. Ces informations sont complétées par l’affirmation que le Maroc aurait concédé des droits d’exploitation pétrolière au Sahara, une allégation erronée puisque le pays ne dispose d’aucun champ gazier ou pétrolier offshore en production à ce jour.

De telles informations, fausses ou approximatives, à force d’être répétées, se sont installées et sont perçues comme une évidence sans vérification des faits. Sur les médias étrangers, le mot Sahara est très souvent accompagnés de l’expression « riche en ressources minières  » ou « riche en phosphates ». Cela suggère que le Maroc a mis la main sur un riche émirat pétrolier ou gazier, et que c’est la raison principale de sa présence.

Ici, en toute objectivité, nous détaillons la réalité de ce secteur telle qu’elle est sur le terrain et montrons la vraie valeur exploitée actuellement dans les provinces du Sud.

La mine de Boucraa, point focal de la propagande anti-Maroc

Le Maroc est le 2ᵉ producteur mondial de phosphates, mais l’essentiel de sa production provient des mines du centre du pays. Les gisements d’Oulad Abdoun, de Gantour et de Meskala, situés au sein d’un triangle délimité par Casablanca, Marrakech et Essaouira, concentrent à eux seuls environ 98 % des réserves nationales.

En comparaison, le gisement de Boucraa, situé dans le Sahara marocain, représente une part très modeste, soit seulement 2 % des réserves totales marocaines.

Dans les provinces de sud, le Maroc exploite réellement le gisement de Boucraa, seule mine des phosphates dans les provinces du sud et qui a été acquis progressivement de son opérateur précédent, Fosfatos de Bu Craa, lors de la période coloniale espagnole. Jusqu’en 2002, les Espagnols, à travers l’Instituto National de Industria (INI),  détenaient 35 % du gisement de Boucraa, avant qu’OCP ne réussisse à en acquérir les parts restantes.

La production de Boucraa reste très limitée à l’échelle nationale. En 2024, avec une production prévue d’environ 1,5 million de tonnes, elle ne représentera que 3,3 % des 45 millions de tonnes produites au total par le Maroc.

Outre les réserves et la production limitée, les conditions climatiques d’une exploitation minière à ciel ouvert en plein désert, loin de l’influence modératrice de l’Atlantique, permettent rarement des conditions optimales de production. Surchauffe des machines, pannes, et phénomènes météorologiques extrêmes tels que les vents violents ne sont pas l’exception, mais la règle. Ce sont autant d’obstacles que Phosboucraa doit gérer presque quotidiennement.

Par rapport aux gisements du centre du Maroc, où plusieurs couches sont exploitées, seule une couche phosphatée très réduite est exploitée à Boucraa, et les conditions d’exploitation y sont rarement optimales.

La photo illustre l’exploitation de la seule couche disponible dans la mine de Boucraa. Par son échelle, cette opération montre une exploitation modeste, comparable à celle d’une carrière de matériaux.

Si les conditions d’exploitation ne sont pas optimales, dans un contexte où la viabilité économique d’une mine est importante, la vraie question à se poser est la suivante : pourquoi le Maroc maintient-il une production alors qu’il possède un gisement bien plus grand au centre et qu’un troisième gisement, huit fois plus vaste que Boucraa, n’est pas encore exploité ?

La réponse est doublement stratégique et socio-économique alors que l’objectif premier du Maroc est le développement de ces régions. À la demande de l’État, Phosboucraa est voulue comme un moteur de développement pour la région de Laâyoune-Saquia El Hamra. Il continue de créer de la valeur localement en employant directement plus de 2.200 personnes, dont 79 % sont originaires de la région, et en s’appuyant sur une multitude de sociétés partenaires locales, qui agissent comme contractants dans plusieurs segments de la chaine de valeur OCP et qui emploient à leur tour des milliers de locaux.

Récemment, Phosboucraa a levé 2 milliards de dirhams auprès de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) pour soutenir la mise en œuvre d’un méga-programme d’investissement dans les provinces du Sud. Ce programme permettra de créer un nouveau pôle industriel et logistique intégré, générateur de davantage d’opportunités d’emploi dans la région.

Existe-t-il d’autres ressources minières exploitées au Sahara?

À ce jour, l’extraction des phosphates est la principale activité minière dans les provinces du Sud, bien que son volume soit minuscule par rapport à celui des mines du centre du pays.

Outre ce minerai, il existe également une exploitation de sel, majoritairement détenue par des familles originaires du Sahara en raison de l’ancienneté de cette activité, qui remonte à plusieurs siècles.

Production du sel dans une saline située dans la région de Laayoune Saquia Al Hamra.

Revêtant un caractère artisanal, ces exploitations salines sont principalement familiales. L’État n’intervient pas dans cette activité, dont les ressources sont quasiment inépuisables, puisqu’elles reposent sur la cristallisation du sel après l’évaporation de l’eau de mer dans les marais salants.

En ce qui concerne les carrières de matériaux de construction, leur nombre est également limité. On dénombre seulement 4 carrières dans la région de Dakhla-Oued Ed-Dahab et 53 dans celle de Laâyoune-Sakia El Hamra. Ces régions ne représentent ainsi que 3 % des 1.883 carrières que compte le Maroc. Il est à noter que la majorité des carrières au Maroc sont de type familial, et seulement 25 % sont gérées par des entreprises, l’État n’exploitant quant à lui aucune carrière.

Rio de Oro : la « rivière d’or », mythe ou réalité ?

Les éléments exposés ci-dessus représentent les seules activités minières existantes dans les provinces du Sud, et celles-ci demeurent limitées comparées à d’autres régions du Maroc. On peut citer la région de Béni Mellal-Khénifra, qui abrite la plus grande mine de phosphate au monde ; celle de Souss-Massa, qui accueille les principales exploitations marocaines de cuivre, d’argent et de cobalt ; et enfin la région de Drâa-Tafilalet, où se situent les plus importantes exploitations de zinc et de plomb.

Comme d’autres territoires, la région de Dakhla-Oued Ed-Dahab recèle plusieurs indices miniers qui n’ont, à ce jour, fait l’objet d’aucune exploitation. Bien que la toponymie espagnole « Rio de Oro » soit mythique, les travaux de développement menés par le Maroc au cours des cinquante dernières années ont permis d’y identifier des indices d’or, de terres rares, de chromite, etc.

D’autres indices stratégiques sont localisés près de la frontière occidentale avec la Mauritanie, non loin de l’importante mine de fer de Zouérate, où des analogies géologiques sont attestées dans cette zone en bordure du craton ouest-africain. En raison de son âge très ancien, ce craton est susceptible de receler des minéralisations importantes et diversifiées.

En toute transparence, l’ONHYM estime qu’un bon potentiel minier existe aux alentours de Dakhla, mais celui-ci requiert des investissements pour confirmer la présence de réserves suffisantes justifiant l’ouverture de mines.

Pour qu’un projet minier soit viable, les coûts d’exploitation doivent être inférieurs aux revenus générés, et les investissements initiaux doivent pouvoir être amortis dans un délai raisonnable, tout en dégageant les profits escomptés. Ceci est d’autant plus couteux pour des minerais rares, dont l’exploration est très complexe (comme pour l’or) et même davantage pour les terres rares.

Actuellement, plusieurs projets d’exploration ciblant ces métaux critiques sont en cours de développement depuis des années, mais ils n’ont, à ce jour, encore livré aucun résultat positif malgré le potentiel annoncé.

Que faut-il penser du rôle de l’État dans les mines ?

Dans le secteur minier, l’État ne possède pas et ne cherche pas à tirer profit d’une exploitation minière. Depuis 1996, l’État a choisi de se désengager progressivement du secteur minier, gardant seulement le statut de régulateur et tirant profit principalement des taxes minières qui sont versées aux régions lieu de l’activité minière (cf. article 4 de la loi 47.06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales). 

En effet, l’État s’intéresse à la création d’emplois et aux opportunités de développement socio-économique pour la population qu’une exploitation minière peut offrir dans une zone enclavée où les perspectives sont rares.

Le rôle qu’il mène, à travers l’ONHYM, se limite à la promotion minière et au développement de la prospection pour dérisquer au maximum les projets miniers.

De son côté, l’administration chargée des mines autorise les projets et s’assure du bon fonctionnement des projets, qui devraient obligatoirement respecter l’environnement et la sécurité du personnel minier et du voisinage.

D’après le dernier rapport annuel de Fraser Institute, la réglementation minière marocaine compte parmi les meilleures juridictions minières, non seulement à l’échelle régionale, mais également à l’échelle mondiale.

À ce stade, le potentiel minier du Sahara n’est pas encore pleinement découvert ni exploité, alors que le Maroc s’apprête à concrétiser son plan de région autonome au Sahara. Ce plan devrait permettre une gestion autonome, notamment financière, incluant les revenus de l’exploitation des ressources naturelles.

Ce qu’il faut retenir des ressources minières au Sahara marocain :

Sahara : pour les Etats-Unis, une paix « régionale » est possible en 2025

Les États-Unis ont été les premiers à se prononcer sur leur vote en faveur de la résolution sur le Sahara marocain. Saluant un « vote historique », le représentant américain au conseil de sécurité a réaffirmé son soutien « résolu » à une paix durable au Sahara et a exhorté toutes les parties à engager des discussions « sérieuses » sur la base du plan d’autonomie marocain, qualifié de « crédible et réaliste ».

Dans l’explication du vote, le représentant américain Michael Waltz a souligné que cette résolution « saisit un moment unique » et s’appuie sur un élan en faveur d’une paix attendue depuis longtemps dans la région. Il a exprimé la reconnaissance de son pays pour les efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura, et a salué le rôle « vital » de la Minurso, dont le mandat a été prolongé jusqu’en octobre 2026.

Le diplomate américain a insisté sur l’engagement personnel et « résolu » du président Trump en faveur de la paix. « Nous sommes profondément engagés à soutenir une solution mutuellement acceptable » au Sahara et à « résoudre ce problème de longue date », a-t-il déclaré.

 

Michael Waltz a remercié l’ensemble des membres du Conseil pour leur engagement « constructif » dans l’élaboration de la résolution, affirmant qu’un « effort sincère » avait été fait pour intégrer les nombreuses propositions soumises par les différentes délégations.

L’intervention américaine s’est conclue par un appel pressant à toutes les parties. « Nous exhortons toutes les parties à se mettre à la table des négociations pendant les semaines à venir », a lancé le représentant US. Il a clairement défini le cadre de ces futures discussions : « Engager des discussions sérieuses en utilisant la proposition d’autonomie crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable au différend ».

Sur une note optimiste, il a affirmé que les États-Unis « croient que la paix régionale est possible cette année ». Washington s’est ainsi engagé à « faire tout son possible pour faciliter les progrès » vers cet objectif commun de paix et de prospérité.

Le Paraguay ouvrira un consulat général dans les provinces du Sud

La République du Paraguay a matérialisé, mercredi 29 octobre, sa reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara par l’annonce de l’ouverture d’un consulat général.

Lors de son entretien, à Rabat, avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le ministre des Relations extérieures de la République du Paraguay, Rubén Ramírez Lezcano, a réaffirmé le plein soutien de son pays à la souveraineté du Maroc sur son Sahara et à l’initiative d’autonomie présentée par le Royaume en 2007, considérée comme la seule base sérieuse, crédible et réaliste pour le règlement du différend régional.

À cette occasion, le chef de la diplomatie paraguayenne a annoncé la décision de son pays d’ouvrir prochainement un consulat général dans les provinces du Sud, en signe d’appui clair à l’intégrité territoriale du Royaume.

Cette position s’inscrit dans la continuité du retrait, en 2014, de la reconnaissance de l’entité fantoche par Asunción, ainsi que dans la série de déclarations conjointes et de consultations politiques qui, depuis, ont consolidé le soutien paraguayen à la cause nationale du Maroc.

La décision d’ouverture d’un consulat général dans les provinces du Sud du Royaume constitue un acte politique fort illustrant la reconnaissance croissante, en Amérique latine, de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud et la solidité des liens d’amitié et de coopération unissant le Royaume du Maroc et la République du Paraguay.

Vers un partenariat économique atlantique durable

Le Maroc et le Paraguay ont adopté une déclaration conjointe, destinée à structurer et accélérer la mise en œuvre de projets communs.

Les deux parties ont convenu d’intensifier leur coopération dans les domaines des énergies renouvelables, de la logistique, de l’agriculture, du transport aérien et du tourisme.

Les deux pays ambitionnent de bâtir un partenariat économique atlantique durable, fondé sur la complémentarité de leurs atouts : le Maroc comme hub industriel et logistique africain, et le Paraguay comme acteur majeur de l’agro-industrie et de l’hydroélectricité en Amérique du Sud.

Les deux ministres ont également convenu de renforcer la coopération entre le Maroc et le Mercosur, dans la perspective de promouvoir une association équilibrée et solidaire entre les deux rives de l’Atlantique Sud.

Nasser Bourita a salué la vision économique du président Santiago Peña, axée sur la justice sociale et la modernisation productive, tandis que M. Ramírez Lezcano a souligné la portée des grandes initiatives africaines lancées par le Roi Mohammed VI, notamment le Processus des États africains de l’Atlantique, l’Initiative favorisant l’accès des Etats du Sahel à l’Océan Atlantique, et le gazoduc africain atlantique, considérés comme des projets intégrateurs majeurs au service de la prospérité partagée.

La France réitère sa position intangible soutenant la souveraineté du Maroc sur son Sahara

La France a réitéré, mercredi 22 octobre, sa position « intangible » soutenant la souveraineté du Maroc sur son Sahara.

A l’issue d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita en marge de sa participation à la 4e Conférence de la diplomatie féministe, le chef de la diplomatie française, Jean Noël Barrot a rappelé la position de la France, pour laquelle le présent et l’avenir du Sahara « s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine », indique le Quai d’Orsay dans un communiqué.

« Le plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007, qui suscite un consensus international de plus en plus large, reste la seule base pour aboutir à une solution politique juste, durable et négociée, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », relève le communiqué.

Dans ce contexte, « la France est résolument engagée aux Nations unies en faveur d’un règlement politique définitif de cette question », a ajouté le Quai d’Orsay.

Le Cambodge affirme son soutien au plan d’autonomie et à l’intégrité territoriale du Maroc

Cette position a été exprimée dans le communiqué conjoint signé par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale du Royaume du Cambodge, Prak Sokhonn, à l’issue de leur entretien par visioconférence.

Lors de cet entretien, et dans la continuité des réalisations majeures que connait le dossier du Sahara marocain sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le Cambodge a exprimé son soutien au Plan marocain d’autonomie et à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Royaume.

« Tout en se félicitant des efforts du Maroc pour parvenir à une solution politique négociée à ce différend régional à travers le Plan d’autonomie soumis par le Maroc en 2007, SEM. Prak Sokhonn a réitéré le plein appui du Cambodge à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc », souligne le communiqué conjoint.

Dans ce cadre, le Cambodge « a salué les efforts sérieux, réalistes et crédibles du Maroc » pour mettre fin à ce différend régional, tout en exprimant son plein soutien « aux efforts entrepris par le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel pour le Sahara qui sont conformes aux paramètres des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité sur cette question ».

Les deux hauts responsables ont réitéré l’attachement de leurs pays respectifs aux valeurs communes de paix, de sécurité et de stabilité. A cet égard, ils ont « souligné leur rejet de tous les agendas séparatistes visant à porter atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des Etats membres des Nations Unies », lit-on dans le communiqué conjoint.

Les deux ministres ont, en outre, insisté que « les menaces posées par les entités séparatistes à la sécurité politique et à la stabilité dans de nombreuses régions sont aussi graves que celles posées par les terroristes et les groupes extrémistes », soulignant ainsi le parallélisme reconnu mondialement entre les groupes séparatistes et les groupes terroristes, dont les liens et les connexions sont avérés dans plusieurs régions du monde.

Ce nouveau soutien clair au Plan marocain d’autonomie et à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Royaume par un pays important de l’Asie du Sud-Est rejoint celui de l’écrasante majorité de la communauté internationale qui appuie la position légitime du Royaume sur son Sahara.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2025/07/23/dynamique-internationale-sahara-marocain-plan-autonomie/

Le gouvernement US soutient les investissements américains au Sahara marocain

L’annonce a été faite par le secrétaire d’État américain adjoint, Christopher Landau, à la suite de ses entretiens, le mercredi 24 septembre à New York, avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

« Les États-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara, et dans le cadre des initiatives mondiales de l’administration Trump visant à promouvoir la diplomatie économique et commerciale, nous sommes heureux d’annoncer que nous allons encourager les entreprises américaines qui souhaitent investir dans cette région du Maroc », a-t-il souligné.

Dans une déclaration à la presse, le responsable américain a également indiqué avoir abordé avec Nasser Bourita les relations excellentes et de longue date liant le Royaume du Maroc et les États-Unis d’Amérique, soulignant la disposition de l’administration US à œuvrer de concert avec le Maroc en vue de « promouvoir la prospérité, la paix et la stabilité dans la région ».

Pour rappel, la National Security Agency avait donné son feu vert aux investissements au Sahara marocain.

La Micronésie exprime son plein soutien à la marocanité du Sahara

La Micronésie a exprimé, mercredi 24 septembre à New York, son plein soutien à la marocanité du Sahara, à la souveraineté du Royaume sur ses Provinces du Sud et au Plan marocain d’autonomie.

Cette position a été exprimée lors d’une rencontre bilatérale entre le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et son homologue de la Micronésie,  Lorin S. Robert, en marge de la semaine de haut niveau de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

A l’occasion de cette rencontre, une feuille de route de coopération pour la période 2025-2027 a été signée entre les deux parties et ce, conformément aux orientations du Roi Mohammed VI, pour l’engagement du Royaume en faveur de la coopération Sud-Sud et de la solidarité avec les pays en développement.

Dans le cadre de cette feuille de route, la Micronésie a apporté un soutien ferme à la marocanité du Sahara, à la souveraineté du Royaume sur ses Provinces du Sud et au Plan marocain d’autonomie, comme unique solution au différend régional sur le Sahara marocain.

Cet État insulaire du Pacifique a solennellement affirmé que « la région du Sahara est et a toujours été partie intégrante du territoire marocain« , tout en saluant « les efforts sérieux et crédibles du Maroc pour parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis, au différend régional sur le Sahara marocain ».

En outre, la Micronésie a déclaré que « l’Initiative marocaine d’autonomie dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc est la seule et unique solution au différend régional sur le Sahara marocain, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, y compris la résolution 2756 du 31 octobre 2024″.

De plus, la Micronésie a fait part de son appréciation et de sa gratitude au Roi Mohammed VI, pour l’engagement du Royaume d’élever ses relations avec les États insulaires du Pacifique à des niveaux supérieurs, tout en saluant la vision du Souverain pour la coopération Sud-Sud, qui a consacré le Maroc et la région du Sahara comme catalyseur stratégique de partenariats avec les pays du Sud global.

Le Maroc s’engage, à travers cette feuille de route, à partager son expérience et son expertise pour soutenir activement les priorités de la Micronésie en matière de développement.

Infographie. Le dossier du Sahara poursuit sa dynamique internationale

La 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, actuellement à New York, offre au Maroc une nouvelle opportunité de consolider les soutiens à son plan d’autonomie et à sa souveraineté sur le Sahara.

En marge de cette session, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a multiplié les entretiens avec plusieurs chefs de diplomatie, qui ont réaffirmé leur position favorable à la souveraineté du Maroc sur son Sahara et exprimé de nouveaux soutiens.

« Le Paraguay reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara et envisage l’ouverture d’un consulat dans les provinces du sud du Royaume », a déclaré le ministre paraguayen des Affaires étrangères, Rubén Darío Ramírez Lezcano, à l’issue d’un entretien le lundi 22 septembre avec Nasser Bourita.

De leur côté, les Palaos, État insulaire du Pacifique, ont exprimé le mardi 23 septembre leur plein soutien à la marocanité du Sahara, à la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud, et au plan marocain d’autonomie comme unique solution au différend régional sur le Sahara marocain.

Ces pays s’ajoutent ainsi à plus de 30 autres ayant réaffirmé, à ce jour, leur plein soutien à la marocanité du Sahara et à l’initiative marocaine d’autonomie comme seule solution politique au différend régional. Le cercle de soutien s’élargit à 120 pays dans le monde.

À ce jour, plus de 85% des États membres de l’ONU ne reconnaissent pas la dénommée  « rasd ».

Pour rappel, des puissances influentes comme les États-Unis ont réitéré leur reconnaissance pleine et entière de la souveraineté marocaine sur le Sahara, qualifiant l’initiative d’autonomie de sérieuse, crédible et réaliste. La France, fidèle à sa position, l’a exprimée à plusieurs reprises depuis le discours du président Emmanuel Macron au Parlement marocain en octobre 2024.

La tendance est également confortée par les positions des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), et de nombreux États d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie centrale.

Le Paraguay reconnaît la souveraineté du Maroc sur son Sahara

« Nous soutenons la souveraineté du Maroc sur son Sahara, et nous envisageons l’ouverture prochaine d’un consulat du Paraguay dans cette région », a déclaré lundi 22 septembre à New York, le ministre des Affaires étrangères du Paraguay, Rubén Darío Ramírez Lezcano, à l’issue d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

M. Ramírez Lezcano a, en outre, annoncé la visite prochainement dans le Royaume du Président du Paraguay, Santiago Peña Palacios.

Le chef de la diplomatie paraguayenne a également indiqué qu’il compte effectuer une visite au Maroc avant la fin de l’année.

La rencontre entre M. Bourita et son homologue paraguayen, qui s’est tenue en marge de la 80e session de l’Assemblée générale de l’ONU, a également été l’occasion d’évoquer un large éventail de questions d’intérêt commun.

La route reliant Es-Smara à la frontière mauritanienne sera prête dans 15 jours (Nizar Baraka)

C’est lors d’un meeting de son parti, tenu le 21 septembre à Es-Smara, que le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, a annoncé l’ouverture imminente de la route reliant Amgala (province d’Es‑Smara) à Bir Oum Grine, à la frontière mauritanienne.

La fin des travaux est prévue dans deux semaines, a précisé avec enthousiasme le ministre, également secrétaire général du Parti de l’Istiqlal.

« Il s’agit d’une demande des habitants de la province d’Es-Smara datant de 2018. Cette route permettra de renforcer la dynamique économique et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la province », a-t-il ajouté.

Le ministre a également indiqué que «  le travail se poursuivra avec les autorités mauritaniennes afin de convenir d’un délai pour ouvrir ce passage au moment opportun ».

Mobilisant un budget de près de 50 millions de DH, cette route de 93 km vise à améliorer la connectivité, la sécurité et le confort des usagers.

D’une importance stratégique, elle servira de pont logistique reliant le Maroc, la Mauritanie et d’autres pays africains tels que le Mali, le Niger et le Burkina Faso, contribuant ainsi à l’essor économique au niveau régional et continental.

Selon nos informations, il s’agit d’une belle route à double voie ayant une allure de voie express.

Sahara marocain : pour les Comores, le plan d’autonomie est la solution « la plus fiable et crédible »

Cette position a été réaffirmée par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de l’Union des Comores, Mbae Mohamed, lors de son entretien, ce lundi 23 juin à Rabat, avec son homologue marocain, Nasser Bourita.

Porteur d’un message du président comorien Azali Assoumani au Roi Mohammed VI, Mbae Mohamed a affirmé que le plan d’autonomie proposé par le Maroc est considéré par l’Union des Comores comme « la solution la plus fiable et crédible pour parvenir à une solution politique négociée » au différend autour du Sahara.

Cette rencontre a permis aux deux ministres d’échanger sur les divers domaines de coopération bilatérale et les questions d’intérêt commun.