Autonomy: Resolution 2797 turns the issue into a national project

Autonomie : la résolution 2797 transforme le dossier en chantier national

L’Union africaine face à la résolution de l’ONU : la présence du polisario en question

Depuis l’adoption par le Conseil de sécurité d’une nouvelle résolution confirmant la prééminence du plan marocain d’autonomie, la question qui se pose est de savoir si la prochaine étape se joue sur le plan régional : l’Union africaine (UA) doit-elle, et/ou peut-elle expulser la pseudo-rasd de ses rangs ?

Pour l’ancien ambassadeur et expert en relations internationales, Ahmed Faouzi, les résolutions du Conseil de sécurité changent la donne. Selon lui, elles “ont force de loi et une valeur obligatoire et contraignante équivalente à une loi. L’adoption du plan d’autonomie comme l’issue au conflit régional qui nous oppose à l’Algérie devrait, par conséquent, pousser toutes les organisations internationales et régionales, à commencer par l’UA, à revoir leur politique vis-à-vis d’un État imposé au moment où le Maroc n’y était pas membre”.

Il rappelle que “les résolutions du Conseil de sécurité ont force de droit contraignant pour les États membres de l’ONU conformément à l’article 25 de la Charte, qui dispose que les membres conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du Conseil de sécurité. Cette obligation s’applique particulièrement quand une question est traitée en vertu du chapitre VII de la Charte, qui autorise des mesures de contrainte pour le maintien de la paix”.

Partant de ce principe, Ahmed Faouzi estime que “toutes les institutions internationales, continentales ou régionales ont le devoir de prendre en compte la portée des résolutions onusiennes et de les appliquer”.

“La pseudo-rasd est entrée par effraction au sein de l’UA”

Pour l’ancien diplomate, la présence du polisario au sein de l’organisation panafricaine repose sur une base juridique fragile. “La pseudo-rasd est entrée par effraction au sein de l’UA alors qu’elle n’a pas les attributs d’un État juridiquement constitué. Toutes les organisations, à commencer par l’UA, devraient soit la radier, soit geler son statut en attendant la résolution de ce différend qui nous oppose à l’Algérie, et cela conformément à l’évolution des résolutions du Conseil de sécurité”.

Il ajoute que “les pays qui tiennent des sommets avec l’Union africaine, comme le Japon dans le cadre du TICAD par exemple, doivent prendre les mesures nécessaires pour ne plus inviter cette entité qui siège illégalement à Addis-Abeba”.

L’ancien ambassadeur souligne également l’enjeu immédiat posé par la tenue du prochain sommet UE-UA. “Il y aura le sommet UE-UA en Angola les 24 et 25 novembre, c’est-à-dire dans quelques jours. Comment Bruxelles pourrait-elle accepter une république créée par Alger en 1975 et que le Conseil de sécurité vient d’invalider en parlant de souveraineté marocaine sur le Sahara ? C’est à cette question capitale que l’UA et l’UE doivent répondre”.

L’hypothèse d’une expulsion : un débat juridique

Sur le plan juridique, le débat reste ouvert. Ahmed Faouzi rappelle que “pour qu’une expulsion ait lieu, il faudrait avoir la certitude d’obtenir une majorité qualifiée des deux tiers des pays membres, c’est-à-dire au moins 37 États membres”.

“À mon sens, il faudrait continuer sur le même élan pour convaincre ceux qui reconnaissent encore le polisario, dont la dernière résolution du Conseil de sécurité est venue signer le décret de mort… C’est-à-dire les pays africains qui le reconnaissent encore et qui appréhendent la réaction algérienne”, ajoute-t-il.

Toutefois, il reconnaît une limite dans les textes actuels de l’Union africaine. “Il est vrai que l’Acte constitutif de l’UA ne prévoit pas le retrait ou l’expulsion d’un membre. La suspension est la seule qui est prévue quand un gouvernement accède au pouvoir par des moyens anticonstitutionnels. Tout acte constitutif peut être amendé en cas de majorité. Il n’en demeure pas moins que, légalement, la présence du polisario au sein de l’UA ou lors des rencontres internationales constitue un défi pour tous”.

Ce que disent les textes de l’Union africaine

L’Acte constitutif de l’Union africaine, dans son article 30, ne prévoit en effet que la suspension “des gouvernements qui accèdent au pouvoir par des moyens anticonstitutionnels”.

Quant à la cessation de la qualité de membre, elle est régie par l’article 31, qui permet à un État de se retirer volontairement de l’Union après notification écrite au président de la Commission et un délai d’un an. Aucune procédure d’expulsion n’y est mentionnée.

Reste alors la question d’une éventuelle révision des textes (pour créer un mécanisme d’exclusion), qui est prévue à l’article 32 de l’Acte constitutif. Celui-ci stipule que :

– Tout État membre peut soumettre des propositions d’amendement ou de révision de l’Acte constitutif.

– Les propositions sont soumises au président de la Commission, qui en communique copie aux États membres dans les trente jours suivant la réception.

– La Conférence de l’Union, sur avis du Conseil exécutif, examine les propositions.

– Les amendements ou révisions sont adoptés par la Conférence de l’Union par consensus ou, à défaut, à la majorité des deux tiers, et entrent en vigueur trente jours après le dépôt des instruments de ratification par les deux tiers des États membres.

Autrement dit, une réforme de l’Acte constitutif peut ouvrir la voie à une expulsion de la pseudo-rasd. Cette réforme doit obtenir une majorité qualifiée des deux tiers des 55 États membres de l’Union africaine, soit 37 pays, et être ratifiée selon les procédures constitutionnelles internes de chacun. Un processus obligatoirement très lent.

MISE A JOUR:

Après publication de cet article, nous avons reçu un complément d’information et de commentaire de la part d’un fin connaisseur des arcanes de l’Union africaine. Nous les partageons ci-dessous avec nos lecteurs:

« Au sujet de la présence de la « rasd » à l’UA, il faut rappeler les faits suivants: au Sommet africain tenu à Freetown en juin 1980, quand la demande d’admission a été déposée, le Maroc a soulevé une question préjudicielle (le candidat ne remplit pas les conditions des articles 4 et 28: État indépendant et souverain) en présentant une motion.

« Les Algériens et leurs amis ont fait du tapage pour empêcher le vote de la motion. Le Président a finalement décidé de suspendre l’admission et la motion. Il a en fait violé le règlement intérieur parce qu’une motion doit immédiatement être soumise au vote.

« En février 1981, le même groupe qui nous est hostile a demandé par lettre la présence de la «rasd», Edem Kodjo le secrétaire général de l’organisation, a répondu par lettre pour rappeler la décision de suspendre l’admission et la motion.

« Au mois de juin suivant, sommet de Nairobi où le Roi Hassan II propose le référendum. En février 1982, à la réunion ministérielle, les délégations découvrent une pancarte de la « rasd ». 19 membres quittent la salle de réunion en guise de protestation et rompent le quorum. Crise de l’OUA, le sommet qui devait se tenir à Tripoli a été reporté sine die. En 1983, le sommet a pu se tenir, les Algériens ont demandé à leurs affidés de ne pas participer !

« Aujourd’hui, le Maroc doit avoir de l’audace et présenter une motion avec quelques pays amis pour que les chefs d’État africains répondent à la question de savoir si cette entité remplit les conditions d’un État indépendant et souverain pour être maintenue comme membre de l’UA ».

Sahara marocain : pour les Comores, le plan d’autonomie est la solution « la plus fiable et crédible »

Cette position a été réaffirmée par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de l’Union des Comores, Mbae Mohamed, lors de son entretien, ce lundi 23 juin à Rabat, avec son homologue marocain, Nasser Bourita.

Porteur d’un message du président comorien Azali Assoumani au Roi Mohammed VI, Mbae Mohamed a affirmé que le plan d’autonomie proposé par le Maroc est considéré par l’Union des Comores comme « la solution la plus fiable et crédible pour parvenir à une solution politique négociée » au différend autour du Sahara.

Cette rencontre a permis aux deux ministres d’échanger sur les divers domaines de coopération bilatérale et les questions d’intérêt commun.

 

Sahara : pour le Panama, le plan marocain d’autonomie, « la base la plus sérieuse, crédible et réaliste » et « la seule solution d’avenir »

Cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint signé, ce lundi 16 juin à Rabat, à l’issue de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita et le ministre des Relations extérieures de la République du Panama, Javier Martínez-Acha Vásquez, porteur d’un message écrit au Roi Mohammed VI, du Président de la République du Panama, José Raul Mulino.

Le message du Président panaméen traduit la volonté des Chefs d’État des deux pays de consolider la dynamique positive que connaissent les relations entre le Royaume du Maroc et la République du Panama et de les hisser à des horizons plus larges de coopération et de complémentarité au service des deux pays amis.

Lors d’un point de presse tenu à l’issue de la rencontre, le ministre panaméen a affirmé que l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 « devrait être l’unique solution à l’avenir« , soulignant le soutien clair de son pays à l’initiative d’autonomie pour progresser vers un accord durable sur ce différend.

Dans le même communiqué conjoint, le Royaume du Maroc et la République du Panama ont souligné leur attachement à la sacralité des principes de souveraineté et d’intégrité territoriale.

En novembre dernier, le Panama avait annoncé la suspension des relations diplomatiques avec la « rasd ».

Le Maroc et le Panama ont ensuite affirmé leur volonté de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale.

 

Sahara. Au Comité des 24, large soutien renouvelé au plan d’autonomie

Le Comité des 24, dont les séances plénières se déroulent toujours, a pu mesurer le soutien considérable dont bénéficie le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour mettre fin au conflit du Sahara.

Le mardi 10 juin, en plus des pays ayant renouvelé leur appui à l’intégrité territoriale du Royaume et à sa souveraineté sur son Sahara, plusieurs membres de l’ONU ont réitéré leur soutien au plan d’autonomie.

Les représentants de pays comme le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Gabon ou encore le Bénin, pour ne citer que ces pays, ont fait des interventions sans ambages en faveur du Maroc.

La même position a été exprimée individuellement par les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Sultanat d’Oman et Qatar). Puis, de manière collective, lors d’une intervention lue en leur nom par le représentant du Koweït.

Pour ceux qui soutiennent le plan d’autonomie, cette issue est la plus crédible, la plus juste et la plus réaliste pour résoudre un conflit qui n’a que trop duré.

Des intervenants ont rappelé la grande dynamique de développement que vivent les régions du Sahara. Une réalité qu’ont également rappelée des élus et militants de la société civile issus du Sahara, qui intervenaient comme pétitionnaires.

Le représentant de l’Algérie a essayé d’induire encore une fois la communauté internationale en erreur en tordant le cou aux réalités historiques autour de ce conflit. Majda El Moutchou, numéro deux de la mission du Maroc à l’ONU, est intervenue à trois reprises pour rectifier les propos.

La diplomate marocaine a surtout démontré devant le Comité des 24 que, malgré ses allégations mensongères, l’Algérie est bel et bien une partie au conflit.

Pour suivre le déroulement des deux dernières séances plénières, cliquez ici et ici.

https://medias24.com/2025/06/04/sahara-le-maroc-gagne-du-terrain-au-conseil-de-securite-de-lonu/

Sahara. Les principaux scénarios de clôture du dossier

Le dossier du Sahara marocain connaît une dynamique historique, avec un soutien international croissant en faveur de la souveraineté du Maroc. Des puissances majeures comme les États-Unis, la France, l’Espagne et le Royaume-Uni ont clairement rallié le plan d’autonomie marocain. Mais quelle est donc la suite ? Ou plutôt l’issue ?

Contactés par nos soins, deux experts en relations internationales se montrent optimistes quant aux scénarios de clôture du dossier du Sahara. Entre nécessité d’un retour de l’Algérie à la table des négociations, en tant que partie prenante du conflit, et complexité des équilibres géopolitiques au Conseil de sécurité, à quoi faut-il s’attendre désormais ?

Voici les lectures de deux experts, anciens ambassadeurs marocains et chroniqueurs de Médias24 : Ahmed Faouzi et Hassan Hami.

Un contexte juridique favorable

“La position du Maroc pour faire reconnaître la marocanité du Sahara par l’organisation des Nations unies n’a jamais été aussi confortable par le passé”, estime Ahmed Faouzi.

Un confort qui est le fruit d’un travail de longue haleine. Car comme le rappelle Hassan Hami, “le contexte juridique actuel s’inscrit dans les résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, où la proposition marocaine d’autonomie avait été mise en évidence. La question du référendum a, quant à elle, été abandonnée depuis 2001. Avant même la proposition des deux plans Baker”.

De plus, Hassan Hami souligne que le processus s’est accéléré par deux moyens : soit par le gel de la reconnaissance de la pseudo-rasd, soit par la reconnaissance de la souveraineté marocaine. Et ce, surtout par les grandes puissances comme les États-Unis, la France, l’Espagne et dernièrement le Royaume-Uni.

“Il faut quand même préciser que quand ces pays disent qu’ils soutiennent le plan d’autonomie marocain comme étant la ‘seule’ solution et “la plus réaliste”, il s’agit bien d’une déclaration de reconnaissance de la souveraineté marocaine”, précise-t-on de même source.

Rallier la Russie et la Chine ?

Ahmed Faouzi rappelle que “le Maroc est conforté par la position de trois des cinq membres permanents qui ont rejoint la justesse de la position marocaine après avoir compris le jeu d’Alger qui, il faut le souligner, a assez duré”.

“Peut-on conquérir également les deux autres restants, à savoir la  Russie et la Chine ? Ou au moins obtenir leur neutralité ?”, interroge-t-il.L’Algérie doit se joindre aux tables rondes. C’est inévitable et incontournable

“On sait que ces deux pays vivent des situations plus complexes avec la Crimée et l’Ukraine pour l’un, et avec le statut de Taïwan pour l’autre. Il ne faudrait jamais désespérer de les ramener un jour à de meilleurs sentiments sur cette question vitale qu’est le Sahara pour les Marocains”, indique Ahmed Faouzi. 

Tout aussi optimiste, Hassan Hami rappelle que pour ces deux autres membres permanents, l’un vote les résolutions depuis 2017 (la Chine) et l’autre s’abstient (la Russie).

“L’objectif essentiel du Conseil de sécurité est la résolution du conflit. Ils sont unanimes sur cela. Mais ils utilisent aussi la question du Sahara – comme d’autres conflits régionaux – dans le cadre de la politique de marchandage des uns avec les autres”, poursuit Hassan Hami.

Pour lui, “un travail de fond doit être fait par ces membres-là auprès de l’Algérie. Le but est qu’elle cesse de jouer l’obstruction. C’est un effort qu’ils doivent consentir à son égard. Il faut que l’Algérie comprenne qu’elle ne peut plus jouer cette carte. L’Algérie doit se joindre aux tables rondes. C’est inévitable et incontournable”.

L’Algérie a nourri, financé et promu ce conflit

C’est aussi l’idée que défend Ahmed Faouzi. Il souligne que le Conseil de sécurité, saisi de ce différend, peut “imposer une solution de compromis, comme le stipule le chapitre 6 de la Charte [des Nations unies, ndlr], dans ses articles 33 à 38”.

“Ces articles insistent clairement sur le fait que les parties à un différend doivent chercher par voie de négociation, de médiation, de conciliation, ou alors par voie d’arbitrage, de trouver un compromis qui satisfait toutes les parties”, explique-t-il.

“Or, dans ce cas de figure, l’Algérie, qui est partie prenante à ce conflit, puisqu’elle l’a nourri, financé et promu, se défile de ses responsabilités. Elle ne veut plus participer aux tables rondes comme elle le faisait auparavant et comme le recommande ouvertement le Conseil de sécurité. Elle cherche à faire de ce conflit un conflit bilatéral qui ne concerne que le Royaume et le ‘polisario’.  Mais l’on sait que ce dernier n’est que le ‘proxy’ des militaires algériens”, poursuit l’ancien ambassadeur. 

Ensuite, il sera nécessaire, selon Hassan Hami que l’Algérie accepte un recensement des populations qui sont dans les camps de Tindouf. “Il n’est pas question, dans le cadre d’un processus de règlement, que l’ensemble de ces gens-là viennent réclamer quoi que ce soit. Il faudrait alors faire un tri pour voir qui est réellement d’origine sahraouie”.

“La Minurso est l’une des opérations dont on ne voit plus l’intérêt maintenant”

“Le Conseil de sécurité peut aller vers la réduction de la présence de la Minurso pour pousser les parties à se diriger vers une solution rapide, réaliste et pragmatique  ; qui sauve l’honneur de tout le monde”, suggère pour sa part Ahmed Faouzi.

Il rappelle que “depuis l’avènement de Trump à la tête des États-Unis, Washington a réduit drastiquement son financement à certaines organisations internationales. Et compte aussi le faire pour certaines missions de maintien de la paix”.

“La Minurso est l’une des opérations dont on ne voit plus l’intérêt maintenant. Parmi tous les foyers chauds de la planète, celui du Sahara est le moins intense et n’a jamais présenté un risque à la paix mondiale”, estime Ahmed Faouzi. 

À quelle issue faut-il s’attendre ?

Hassan Hami explique que “lorsque les questions sur les conflits internationaux sont portées, dans le cadre du chapitre 6, devant le Conseil de sécurité, c’est pour chercher une solution à l’amiable, pacifique”.

De son côté, Ahmed Faouzi indique que, sur la base de ce chapitre, le Conseil de sécurité peut confier la question du Sahara à l’Assemblée générale des Nations unies. Celle-ci pourra “faire voter une résolution en vue de sortir définitivement cette question de la liste des territoires non autonomes”.

Et d’ajouter : “Avec les soutiens et les reconnaissances successives accumulées, ainsi que la justesse de la position, tout semble réuni pour présenter une résolution et la faire voter afin qu’elle nous rétablisse dans notre droit définitivement et pour toujours”. 

Si la résolution de ce conflit est certes sur la bonne voie selon nos interlocuteurs, cela va nécessiter du temps. Ce qui ne joue pas en défaveur du Maroc, selon ces experts.

Pour Hassan Hami, “une reconnaissance formelle va demander beaucoup de temps”.

Selon lui, “régler un problème qui remonte à cinquante ans n’est pas une tâche aisée. Il y a beaucoup d’acteurs impliqués. Il y a ceux impliqués directement, c’est-à-dire l’Algérie, et d’autres acteurs africains qui ont fait de la question du Sahara un fonds de commerce. Mais il y a aussi les arrangements internationaux”.

Et d’ajouter : “Au sein du Conseil de sécurité, il faut qu’il y ait un arrangement entre les cinq membres permanents. Certains vont utiliser la carte du Sahara marocain pour régler d’autres problèmes. La diplomatie est une question d’intérêt, de timing et de temps géopolique. Et le Maroc, grâce à Sa Majesté le Roi, a cette lecture pertinente du temps géopolitique”.

En attendant une reconnaissance formelle, Hassan Hami s’attend à ce qu’il y ait “une discussion difficile entre les membres du Conseil de sécurité qui devront trouver la combinaison idéale en fonction de leurs intérêts”.

Mais selon lui, “la première étape importante est de sortir la question du Sahara marocain de la quatrième commission des Nations unies”. La deuxième est que “le ‘polisario’ ne soit plus membre de l’Union africaine. Et qu’il soit ajouté à la liste des mouvements terroristes”.

Pour résumer, voici ce qu’il faut retenir :

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Le groupe de travail sur le Sahara organise un grand colloque à Laâyoune

Selon les sources de Médias24, ce colloque est l’objet d’intenses préparatifs au niveau de la Chambre des conseillers. Il s’agit de la première sortie, hors les murs de l’Hémicycle, de ce groupe de travail créé le 7 janvier 2025 et comprenant toutes les composantes politiques et syndicales de la chambre.

Si le thème de ce colloque n’a pas encore été précisé, nos sources affirment qu’il sera l’occasion de débattre de toutes les questions, le plan d’autonomie proposé par le Maroc en premier lieu.

« Nous n’avons peur d’aborder aucun sujet, et il va même être question des droits de l’Homme et de la dynamique de développement dans les provinces du Sahara », commente une source parlementaire.

Le groupe de travail sur le Sahara est présidé par Lahcen Haddad, membre de la Chambre des conseillers et ancien ministre du Tourisme.

Cet important rendez-vous est prévu le 21 juin.

Sir Simon Mayall : « Soutenir la stabilité au Sahara est politiquement et diplomatiquement la bonne chose à faire »

« Le Royaume-Uni doit reconnaître ses véritables alliés en Afrique, et le Maroc en est un ». C’est le message central de la tribune publiée dans The Telegraph par le lieutenant-général Sir Simon Mayall.

Sir Simon Mayall est un officier de l’armée britannique à la retraite et un ancien conseiller pour le Moyen-Orient au ministère de la Défense.

Dans cette tribune, il salue la reconnaissance par le Royaume-Uni du plan marocain d’autonomie pour le Sahara comme la solution « la plus crédible et pragmatique » au conflit. Cette prise de position, inédite à Londres, aligne le Royaume-Uni sur d’autres alliés occidentaux comme les États-Unis, la France et l’Espagne, et marque une avancée diplomatique majeure dans un dossier gelé depuis près de cinquante ans.

« Dans le cadre d’un accord de partenariat de grande envergure signé cette semaine entre Londres et Rabat, le Royaume-Uni a, pour la première fois, reconnu le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la base la plus crédible, viable et pragmatique pour une paix durable au Sahara occidental. Le plan d’autonomie, présenté pour la première fois aux Nations unies en 2007, représente la seule solution crédible et durable pour la paix au Sahara occidental », rappelle Sir Simon Mayall.

« En acceptant les grands principes du plan d’autonomie, la diplomatie britannique s’aligne enfin sur d’autres alliés occidentaux clés, dont la France, l’Espagne et les États-Unis, déplace la donne au Conseil de sécurité de l’ONU et à l’Assemblée générale et jette les bases d’une résolution définitive et permanente du différend ».

« Une telle résolution est dans l’intérêt supérieur du peuple du Sahara occidental, et c’est de loin le meilleur espoir d’apporter la prospérité et le développement économique et humain à cette région, et plus largement », avance-t-il.

Pour l’ancien conseiller pour le Moyen-Orient au ministère de la Défense britannique, « le soutien du Royaume-Uni au plan d’autonomie marocain, (…) démontre que le Foreign Office reconnaît que les marées politiques en Afrique sont en train de changer une fois de plus, et que le Royaume-Uni doit être lucide sur qui sont ses amis, quels pays peuvent être des partenaires fiables et dignes de confiance, et quels pays offrent des opportunités pour le potentiel du continent et des solutions à ses défis ».

Il poursuit : « À cet égard, le Maroc s’est avéré être un rempart contre le terrorisme, l’extrémisme, les crimes graves, l’immigration illégale et les activités déstabilisatrices des mandataires de la Russie et de l’Iran en Afrique subsaharienne – et le plan d’autonomie offre d’autres opportunités et un potentiel économiques passionnants. (…) Ceux qui s’opposent à cette décision, en insistant sur la perpétuation d’une impasse, ont leurs propres intérêts qui n’offrent rien aux peuples de la région ». 

« Soutenir la stabilité au Sahara est politiquement et diplomatiquement la bonne chose à faire », conclut-il.

https://medias24.com/2025/06/01/sahara-pour-le-royaume-uni-le-plan-marocain-dautonomie-est-la-base-la-plus-credible-viable-et-pragmatique/

Sahara marocain : Omar Hilale dénonce un paragraphe biaisé dans un rapport du Conseil de sécurité

Dans cette missive, Omar Hilale a tenu à exprimer, suite à l’adoption, par le Conseil de sécurité de son rapport informatif à l’Assemblée générale au titre de l’année 2024, le vendredi 30 mai 2025, ainsi qu’aux observations et réserves formulées par certains membres du Conseil à cet égard, la profonde surprise et le ferme rejet du Maroc de la singularisation de « deux parties » dans le paragraphe relatif au Sahara marocain dans ce rapport.

Parmi les observations formulées par le Maroc à cet égard, l’ambassadeur a indiqué que l’introduction de ce rapport du Conseil de sécurité précise, dans son dernier paragraphe, que l’objectif même de cette section “n’est pas de fournir une liste exhaustive des réunions, des développements ou des réponses du Conseil. Il s’agit plutôt d’une vue d’ensemble succincte et utile des principaux développements survenus tout au long de l’année”.

Or, a-t-il signalé, le paragraphe biaisé sur le Sahara marocain dans l’introduction du rapport s’écarte de manière flagrante de cette directive, qui a toujours présidé à la rédaction des précédents rapports annuels, notant que loin de rapporter fidèlement la position du Conseil de sécurité et ses efforts sincères en faveur d’une solution politique, juste et durable à ce différend régional, il présente une lecture partisane et déséquilibrée des positions exprimées au sein du Conseil à ce sujet.

M. Hilale a fait observer que ce paragraphe reflète uniquement, de manière sélective et non contextualisée, la position nationale du rédacteur de l’introduction et celle d’un membre non-permanent du Conseil de sécurité et passe sous silence les contributions et les positions exprimées par les autres membres, s’éloignant, ainsi, du consensus au sein de cet organe.

L’ambassadeur a tenu à souligner que, contrairement à la prétention de ce paragraphe, le Conseil de sécurité a consacré les quatre parties au processus politique: en l’occurrence le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le « polisario », les citant à cinq reprises dans toutes ses résolutions, depuis 2018.

En outre, aucun rapport du Secrétaire général, ni de résolution de l’Assemblée générale ne singularisent deux parties au détriment des quatre parties prenantes dans le processus politique, a-t-il rappelé, ajoutant que la démarche biaisée du rédacteur est, par ailleurs, contredite par la dynamique internationale en cours, marquée par un large soutien au règlement de ce différend régional sur la seule et unique base de l’Initiative marocaine d’autonomie dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume.

Faire preuve de neutralité et d’objectivité

Cette initiative sérieuse et crédible est soutenue fortement et ouvertement par 116 pays, dont deux membres permanents du Conseil de sécurité, auxquels vient de se joindre, ce jour même, le Royaume-Uni, ainsi que trois membres non-permanents ayant siégé au Conseil en 2024, et six parmi les actuels membres non-permanents, a-t-il poursuivi.

M. Hilale a fait remarquer qu’en se départissant de la pratique établie de factualité et de neutralité qui caractérise traditionnellement les rapports du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale, cette approche décrédibilise le travail du Conseil de sécurité vis-à-vis de l’Assemblée générale. Bien plus, elle interroge sur la confiance de l’Assemblée générale dans l’intégrité des rapports qui lui sont transmis par le Conseil de sécurité, a-t-il dit.

“Au lieu de tenter d’induire l’Assemblée générale en erreur en se référant à sa position nationale et à celle d’un membre non permanent du Conseil en outre partie principale à ce différend, le rédacteur de cette section aurait dû faire preuve de neutralité et d’objectivité en informant l’Assemblée générale sur les constantes et les fondements du processus politique établis par le Conseil de sécurité, qui sont les paramètres de la solution politique, les quatre parties prenantes et la prééminence de l’Initiative marocaine d’autonomie pour le règlement définitif de ce différend régional”, a-t-il encore relevé.

M. Hilale a, en outre, souligné que le rédacteur aurait dû, également, ne pas s’opposer au rétablissement de la factualité de cette section en excipant d’une prétendue « intégrité procédurale », qui ne saurait primer lorsqu’une inexactitude aussi flagrante est rapportée à quelque stade que ce soit, notant que l’objectivité et la factualité du rapport sont un prérequis politique à la mission du Conseil de sécurité en tant que garant du processus politique pour le règlement de la question du Sahara marocain.

Pour toutes ces raisons, l’ambassadeur a affirmé que le Royaume du Maroc dénonce fermement ce manquement à la prégnance de la rigueur, l’impartialité et l’intégrité de cette section du rapport et rejette, également, la distorsion politiquement motivée de ce paragraphe, qui ne peut être perçue que comme une vaine tentative de parasiter le momentum international en faveur du processus politique engagé sous l’égide exclusive des Nations Unies.

La lettre adressée par l’ambassadeur Hilale au président et aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU a été également transmise au président de l’Assemblée générale et au Secrétaire général. Elle sera publiée en tant que document officiel du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

Sahara : Pour le Royaume Uni, le plan marocain d’autonomie est la « base la plus crédible, viable et pragmatique »

C’est en ces termes que le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au développement, David Lammy, a exprimé la position officielle du Royaume-Uni sur ce dossier, lors d’un point de presse avec le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, ce dimanche 1er juin à Rabat.

David Lammy a souligné l’importance de parvenir à une solution définitive pour les populations de la région.

Un communiqué conjoint signé à cette occasion affirme que « le Royaume Uni suit de près la dynamique positive actuelle menée à cet égard sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI« . Il ajoute que Londres « reconnaît l’importance de la question du Sahara » pour le Maroc, précisant que la résolution de ce différend régional « renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale ».

Soutenir des projets au Sahara

Le communiqué ajoute que « UK Export Finance peut considérer de soutenir des projets au Sahara« , notamment dans le cadre de « l’engagement de UK Export Finance à mobiliser 5 milliards de Livres Sterling pour soutenir de nouveaux projets économiques à travers le pays ».

A souligner que « le Royaume-Uni reconnaît le Maroc comme une porte d’entrée essentielle pour le développement socio-économique de l’Afrique et réaffirme son engagement à approfondir sa collaboration avec le Maroc en tant que partenaire pour la croissance sur tout le continent », ajoute le communiqué conjoint.

Par ailleurs, le communiqué signé par les ministres marocain et britannique souligne que « les deux pays soutiennent et considèrent comme vital le rôle central du processus mené par les Nations Unies », tout en réaffirmant « leur plein soutien aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, Staffan de Mistura ».

En particulier, le Royaume Uni déclare être « prêt, disposé et déterminé à apporter son soutien actif et son engagement à l’envoyé personnel et aux parties ».

Enfin, le communiqué conjoint précise qu’ »en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Royaume Uni partage l’avis du Maroc quant à la nécessité urgente de trouver une solution à ce différend de longue date, qui serait dans l’intérêt des parties ».

« Il est grand temps de trouver une solution et de faire avancer ce dossier, ce qui renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale », déclare le communiqué.

Le Royaume Uni est ainsi le troisième pays membre permanent de l’ONU à effectuer un pas important en direction de la position marocaine et de la marocanité du Sahara.

 

Le Kenya considère le plan marocain d’autonomie comme la seule approche durable pour résoudre la question du Sahara

Cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint publié ce lundi 26 mai à Rabat, à l’issue d’une réunion entre le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la diaspora de la République du Kenya, Musalia Mudavadi.

Dans ce communiqué conjoint, le Kenya « considère le plan d’autonomie comme la seule approche durable pour la résolution de la question du Sahara et entend coopérer avec les États ayant la même vision pour favoriser sa mise en œuvre ».

Dans ce contexte, « la République du Kenya se félicite du consensus international croissant et de la dynamique menée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur du plan d’autonomie présenté par le Royaume du Maroc comme la seule solution crédible et réaliste pour résoudre le différend sur le Sahara », poursuit le communiqué.

Les deux hauts responsables ont insisté sur « l’exclusivité des Nations Unies dans le processus politique et réaffirmé leur soutien aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, en particulier la résolution 2756 (2024) ».

Le Royaume du Maroc, souligne le communiqué, « apprécie la reconnaissance par le Kenya de la coopération continue du Maroc avec le Secrétaire général des Nations Unies et son Envoyé personnel pour faire avancer le processus politique sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité ».

 

En marge de cette rencontre, Nasser Bourita et Musalia Mudavadi ont signé plusieurs accords bilatéraux couvrant différents domaines de coopération.

Les deux parties ont, par la même occasion, convenu de la nécessité de programmer la tenue de la première session de la commission mixte de coopération Maroc-Kenya, afin d’établir le cadre juridique régissant les initiatives susceptibles de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays, et de l’étendre à divers domaines (commercial, socio-économique et culturel).

Sur le plan multilatéral, les deux ministres ont souligné l’importance des consultations politiques au sein des différents fora et organisations internationales, pour le rapprochement des points de vue sur les sujets d’intérêt commun, conformément aux principes de préservation de la paix et du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats.

M. Mudavadi a également salué l’Initiative éclairée du Roi Mohammed VI dans le cadre des États africains de l’Atlantique, visant à faire de cet espace un cadre géostratégique de coopération et de concertation pragmatique.

La rencontre des deux responsables s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique positive que connaissent les relations entre les deux pays, depuis l’arrivée au pouvoir du président William Ruto en 2022.

Selon les deux ministres, cette dynamique des relations bilatérales témoigne d’une évolution positive, stimulée par un engagement croissant à tous les niveaux.

(Avec MAP)