Inauguration et lancement de plusieurs projets de développement urbain à Agadir

Ainsi, la délégation a procédé à l’inauguration du « Jardin Belvédère« , qui relie l’avenue Mohammed V au boulevard du 20 Août. Étendu sur une superficie de 2 hectares, ce jardin a été réaménagé dans le cadre du projet de modernisation des composantes de la corniche d’Agadir et de la zone touristique.

Par la suite, il a été procédé au lancement du Centre d’information touristique situé au niveau de la corniche et dédié à la promotion des potentialités touristiques de la destination Agadir Souss-Massa.

La délégation a également visité le complexe administratif de la plage, qui s’étend sur une superficie de 643 mètres carrés et comprend plusieurs installations et une unité médicale.

Sur la plage d’Agadir, le vice-président du Conseil communal d’Agadir, chargé de l’environnement et de la qualité de vie, Abdelghani Bouaich, a présenté la stratégie de gestion des plages d’Anza et d’Agadir, comprenant une série de mesures mises en place dès le début de la saison estivale 2024, visant à offrir des conditions optimales pour accueillir les estivants. Ces mesures incluent la mobilisation des ressources humaines et logistiques pour renforcer la propreté et la gestion de ces installations, à même d’améliorer l’attractivité de la plage et de la zone touristique.

La délégation a ensuite, donné le coup d’envoi du projet de réaménagement des quartiers d’Anza Al Oulya, avec un coût de 55 millions de DH. Les travaux de réaménagement comprennent l’amélioration de l’éclairage public, le renforcement du réseau routier, la création d’espaces verts et de proximité, ainsi que l’aménagement des trottoirs et la mise en place de la signalisation horizontale et verticale.

Il a été procédé aussi au lancement du projet de création du « Parc Oued Lahouar », qui s’étend sur 1,1 kilomètre et couvre une superficie de 12 hectares. Les travaux d’aménagement incluent la construction d’un terrain de football, d’un terrain de basket-ball, de zones vertes, de zones de pique-nique et de jeux pour enfants, en plus de la mise en place de pistes cyclables, de pistes de jogging, de sentiers de promenade et d’espaces de détente, pour un budget total de 25 millions de DH.

Il a été procédé également à la présentation du projet de création du « Parc Urbain Najah » qui s’étendant sur 1 kilomètre et couvre une superficie de 8,5 hectares, avec des travaux d’aménagement comprenant la construction d’un terrain de basket-ball, des zones de pique-nique et des espaces verts, ainsi que des pistes cyclables, des sentiers de promenade, des pistes de jogging et des espaces de détente, pour un budget de 13,5 millions de DH.

Un projet de création de jardins de proximité pour les quartiers de Tilila, le quartier des fonctionnaires et Taddart Charaf a été également présenté pour 8 millions de DH.

Ces projets visent à fournir un environnement urbain durable avec des équipements et un éclairage respectueux de l’environnement.

Dans le cadre de l’amélioration de l’offre sportive dans la ville, la délégation a visité le quartier d’Aghroud Bensargao pour s’informer du projet de réaménagement des grands terrains de football de la ville d’Agadir, dont le nombre s’élève à 11 terrains, en partenariat avec la Fédération royale marocaine de football, avec un budget de 60 millions de DH. Il s’agit des terrains d’Aghroud, de Didi dans le quartier Mohammed V, de Tanawt, d’Achkor Al Wifaq, de Moudanib Tikiouine, d’Abou Ali, de Tikiouine Al Hajjeb et de Sidi Youssef.

Par ailleurs, la délégation s’est informée du projet de réhabilitation des terrains de proximité et des espaces de proximité pour la pratique sportive pour différentes tranches d’âge, couvrant les quartiers d’Al Massira, Ait Taoukt, Al Khiyam, As-Safa, Aghroud, Asaka , Amzil, Bouargane, At-Tadamoun, Boukra, Mohammed V, Al Houda, Ihchach et Talborjt.

 

(Avec MAP)

L’ancien ministre Saaïd Amzazi nommé wali de la région Souss-Massa

Saaïd Amzazi est diplômé en hématologie médico-légale de l’Université de Bordeaux II et titulaire d’un doctorat d’Etat en biologie à l’Université Mohammed V de Rabat.

Ancien ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. Amzazi a également occupé le poste de président de l’Université Mohammed V de Rabat (2015) et de doyen de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed V-Agdal (2011).

Agé de 55 ans, il a aussi été vice-doyen chargé des Affaires académiques et pédagogiques à la Faculté des sciences de l’Université Mohammed V-Agdal.

(Avec MAP)

Pédiatres et pédopsychiatres appellent Amzazi à « un retour des enfants à l’école »

Ce retour à l’école doit se faire « au moins pour 50% e présentiel et 50% à distance, et dans le respect strict des mesures barrières ».

L’appel des pédiatres des pédopsychiatres, qui se font les interprètes de la collectivité, est lancé « dans l’intérêt des enfants et de leurs parents ».
Les signataires évoquent « les souffrances psychologiques quotidiennes des enfants, par l’absence de liens sociaux », ainsi que « le constat de développement effréné de l’addiction aux écrans et aux jeux vidéo ».

Ils rapportent que « les parents sont de plus en perturbés et désemparés. Ils peinent à trouver les attitudes positives pour garder l’équilibre psychosocial de leurs enfants et leur permettre de se développer et de s’épanouir au mieux, dans le contexte de ce nouveau mode de scolarisation inadéquat », allusion au distanciel.

« La science et la médecine s’accordent à dire que l’équilibre des enfants passe par la garantie de liens sociaux de qualité. Cette mission, vouée à l’école, a disparu avec le mode de scolarisation mis en place, depuis la pandémie actuelle », ajoute la lettre.

Exclusif. Présentiel, distanciel: les explications de Saaid Amzazi

Qui a pris cette décision?

-« Le ministère de l’Education nationale », répond Saaid Amzazi, ministre de tutelle, joint par Médias24. « Sous l’autorité du Chef du gouvernement, nous nous sommes concertés avec les ministères de la Santé et de l’Intérieur. Nous avons également tenu compte des expériences d’autres pays. Et nous avons élaboré cette formule d’enseignement distanciel, améliorée par rapport à ce qui a été appliqué pendant le confinement ».

Amzazi nous expose le cheminement qui a conduit à cette formule inattendue:

« Depuis le mois de juin, nos équipes ont travaillé d’arrache-pied sur 3 modèles pédagogiques adaptés à trois scénarios d’évolution épidémiologique: 1/ l’amélioration considérable; 2/ la baisse des indicateurs de sorte à promouvoir surtout les mesures barrières; 3/la situation actuelle marquée par une forte recrudescence. »
Le ministre de l’Education nationale rappelle quelques ordres de grandeur: « en 1 seul jour, nous avons eu l’équivalent d’un mois et demi de nouveaux cas et l’équivalent d’un mois en mortalité ».

Il fallait donc trouver une solution qui préserve la santé des élèves et des enseignants tout en assurant l’enseignement. « Des études récentes montrent qu’un arrêt de deux mois impacte considérablement l’apprentissage », explique-t-il.

Pourtant, l’expérience de l’enseignement à distance pendant le confinement n’a pas été très concluante. Amzazi confirme: 40% des élèves, notamment des milieux défavorisés et du monde rural, n’ont pas suivi. « Nous nous sommes dits qu’il fallait mixer présentiel et distanciel, en donnant le choix aux familles« .

Est-ce que cette décision ne consiste pas tout simplement à rejeter la responsabilité sur les familles? « Nous sommes dans une période particulière, inédite dans l’histoire. Il faut raisonner en co-éducation. La réussite et l’apprentissage dépendent également de l’encadrement des parents. Les parents devront non seulement encadrer mais également sensibiliser leurs enfants. De leur côté, les écoles rempliront leur devoir en se conformant aux normes sanitaires les plus strictes ».

Pourquoi l’obligation de porter le masque à partir de la cinquième année primaire? « C’est une recommandation de l’OMS. De 5 à 10 ans, les enfants sont moins susceptibles d’être contaminés. A partir de 11 ans, l’OMS recommande le masque. »

Dans la pratique, comment ça va se passer?

« A compter du 1er septembre, les parents qui optent pour le présentiel pourront soit se présenter à l’école, soit renseigner un formulaire sur une plateforme qui sera probablement celle de Massar. Le formulaire sera surtout un engagement des parents à sensibiliser leurs enfants. »

Ceci pour la procédure de choix. Mais pour ce qui concerne l’organisation des cours, cela semble compliqué d’organiser les flux entre présentiel et distanciel. Et comment faire avec un corps enseignant que l’on ne pourra pas doubler de taille?

« Deux points importants. Le premier, c’est que l’élève quelle que soit la formule, présentiel ou distanciel, fera ses 30 heures de cours par semaine. Et en deuxième lieu, nous donnons pleine autorité aux chefs d’établissements pour les décisions pédagogiques. Celles-ci tiendront d’ailleurs compte des considérations territoriales: dans une région rurale ou urbaine où il y a moins de circulation du virus, ou absence de cas actifs, les décisions seront différentes des régions où il y a un grand nombre de cas. »

« L’élève doit donc avoir ses 30 heures de cours hebdomadaires. Supposons que toute l’école demande le présentiel. Il sera impossible de leur assurer du présentiel à 100%. Les élèves dans ce cas extrême auront 50% de présentiel et 50% de distanciel, 15 heures par semaine chacun (à raison de 5 heures par jour). Par exemple, la moitié des élèves viendront à l’école les lundis, mercredis et vendredis. Tandis que ceux de la seconde moitié viendront les mardis, jeudis et samedis. Pourquoi? eh bien parce que nous devrons réduire le nombre d’élèves par classe. Cette réduction se fera en fonction de la superficie, de sorte à garantir une distance d’un mètre minimum dans tous les sens autour de chaque élève en classe. »

En d’autres termes, dans le cadre du présentiel, les effectifs en classe seront réduits jusqu’à 50% dans le public (en moyenne 15 élèves au lieu de 30 par salle). Les superficies seront également réduites dans tous les cycles et quel que soit le type d’enseignement, public, privé ou mission.

Saaid Amzazi revient sur la qualité du distanciel: « il y aura une grande amélioration. Nous avions été pris de court au moment du confinement. Depuis, une équipe de haut niveau composée d’inspecteurs a été dédiée à cette question, elle a élaboré un cadre de référence. Par exemple, les cours de deux heures ont été réduits à 30 mn. Et nous donnerons à tous les élèves la possibilité de venir à l’école, car le lien avec l’école est fondamental.« 

Le ministre de l’Education nationale reconnaît l’existence d’inégalités. Par exemple celle des connexions Internet: « les questions de connectivité ne dépendent pas de nous, nous y sommes très sensibles ». Et équiper les élèves de tablettes? Au moins les plus démunis d’entre eux? « En prenant comme hypothèse un prix de 1.000 DH par tablette, et comme cible les deux millions d’élèves bénéficiaires de Tayssir, il faudrait 2 milliards de DH de budget. Nous ne pouvons pas le dégager aujourd’hui ».

Ces différentes explications sont valables pour le public, le privé et les missions étrangères, confirme notre interlocuteur.

La situation sera en partie différente pour les universités car les apprenants sont des adultes: « un communiqué sera publié prochainement à ce sujet ».

Pour ce qui concerne les crèches, « nous leur demandons de pouvoir accueillir les enfants avec des conditions drastiques de sécurité, au moins trois jours par semaine ».

Pour résumer, « si aucun parent ne demande le présentiel, il pourrait y avoir du distanciel à 100%. Par contre, il n’y aura jamais de présentiel à 100%, à cause de la réduction des effectifs par salle de classe ».

Et l’avenir? « Nous évaluerons la situation épidémiologique toutes les deux semaines. Dans les quartiers fermés et isolés, il y aura bien sûr du distanciel à 100%.La situation pourra évoluer dans un sens ou dans l’autre chaque deux semaines, en fonction de l’épidémiologie. Les modèles préparés sont très agiles et adaptables. Et je rends un hommage appuyé au personnel de l’Education nationale qui a effectué un travail remarquable », conclut M. Amzazi.

Enseignement préscolaire: 120.000 nouveaux enfants ciblés pour l’année 2019-2020

Le 18 juillet dernier, Saaid Amzazi, ministre de l’éducation national, a présenté un bilan satisfaisant de la première année d’exécution de la Stratégie nationale de généralisation et de développement de l’enseignement préscolaire 2018-2028. Du moins sur le plan quantitatif.

Pour l’année scolaire 2019-2020 qui vient de démarrer, les objectifs de la stratégie sont maintenus, sachant qu’il y a de fortes chances qu’ils soient dépassés, à l’instar de l’année dernière.

Le ministère veut ainsi inscrire 120.000 nouveaux enfants de 4 à 5 ans non scolarisés pour atteindre un taux de scolarisation de 57,5% (en 2018-2019, il a atteint 55,76%).

Pour atteindre cet objectif, il compte construire 9.239 classes préscolaires et en réhabiliter 2.310 autres. De même, il doit recruter plus de 8.000 éducateurs.

Pour rappel, au lancement de la stratégie, un peu moins de 700.000 enfants de 4-5 ans sur près de 1,5 millions bénéficiaient de l’enseignement préscolaire, soit un taux de 49,6%. En 2018-2019, ce nombre est passé à près de 800.000 enfants.

Plusieurs chantiers qualitatifs

Outre ces objectifs quantitatifs, le ministère compte activer plusieurs chantiers pour assurer un développement qualitatif de l’enseignement préscolaire, et ce dès l’actuelle rentrée. Toutefois, ces chantiers devront s’étaler jusqu’en 2022.

Il s’agit de :

1)      L’enrichissement et la généralisation de la distribution des mallettes pédagogiques :

2)      La mise à niveau du préscolaire traditionnel (Msid) qui assurait, avant le démarrage de la stratégie, 63% de l’offre de formation.

3)      Le renforcement des compétences des éducateurs : formation des formateurs, formation sur les programmes d’apprentissage, formation continue/

4)      La mise en place d’un système de validation des acquis professionnels des éducateurs.

5)      L’actualisation de l’arsenal législatif : la loi 04-00 sur le caractère obligatoire de l’enseignement fondamental et la loi 05-00 sur le statut fondamental de l’enseignement préscolaire.

6)      Le renforcement des structures administratives au niveau central, régional et provincial.

7)      La préparation d’un modèle pour garantir la durabilité de la gestion des classes préscolaires.

8)      Le renforcement des outils de suivi de l’exécution du programme national de généralisation du préscolaire.

Des budgets colossaux

Ce chantier national est stratégique. L’enseignement préscolaire joue un rôle important dans le développement de l’enfant et façonne ses aptitudes et ses habiletés personnelles et cognitives.

La stratégie est ambitieuse mais les objectifs sont réalisables. Le ministère veut atteindre un taux d’intégration des 4-5 ans de 67% en 2021-2022 et de 100% pour la rentrée 2027-2028.

Elle est également coûteuse. Le besoin global en financement est estimé à une moyenne de 3 MMDH/an (2,27 MMDH pour 2019-2020), soit 30 MMDH sur la décennie. Les ressources seront puisées dans le budget du ministère mais également auprès des partenaires nationaux et internationaux.

La Banque mondiale a d’ailleurs annoncé en juin dernier un programme d’appui de 500 millions de dollars, soit environ 4,5 milliards de DH, en faveur du développement du préscolaire au Maroc.

Réforme de l’enseignement, ce que disait le précédent rapport d’évaluation

Nouvellement formé, le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) est une instance prévue par la Constitution. Hormis ce point, elle n’est pas la première instance chargée d’une réforme de l’Education.

Les plus connues, les plus médiatiques, sont celles animées par feu Abdelaziz Meziane. Il y avait eu la Cosef, Commission spéciale éducation-formation qui a publié en 1999 la Charte nationale d’éducation et de formation. Il y a eu, en 2006, le Conseil supérieur de l’Enseignement, gelé après la disparition de Abdelaziz Meziane en 2010. Entre temps, il y a eu un programme gouvernemental d’urgence.

En 2006, le Roi avait chargé feu Meziane Belfkih de mettre en place le Conseil national de l’enseignement, avec entre autres objectifs de mettre en place l’instance nationale d’évaluation du système éducatif. Quatorze mois plus tard, la commission a rendu son rapport. Complète et efficiente, l’enquête était déclinée en quatre volumes, traitant l’ensemble des points sensibles du système.

Nous avons posé la question à un ancien membre du Conseil supérieur de l’enseignement. "Le conseil actuel, qui vient d’être mis en place par le Souverain, comprend, en plus des experts dans le domaine de l’éducation, des politiques et des syndicats, les ministres de l’éducation nationale, de l’emploi et de l’enseignement supérieur. De par cette composition, le suivi des recommandations est garanti. D’autant plus que les ministres deviennent membre de par leur qualité et non pas nominativement", estime notre source.

Pourtant, dans sa nouvelle formule, le conseil garde les mêmes attributions, et ne jouit que d’une force de proposition. Rien n’empêche le prochain ministre de l’Education nationale de sortir son propre programme d’urgence. Qu’en est-il donc des travaux réalisés jusque là, et notamment du rapport 2008 sur l’évaluation du système éducatif?

Abdelhadi Zouiten membre de l’actuel CSEFRS rassure: "Le rapport de 2008 sera la base sur laquelle reposeront nos futurs travaux. Et notamment l’évaluation, en 2014, de la charte nationale de l’éducation." Pour l’heure, les membres se préparent à élire 9 membres du bureau et former 6 commissions.

Pour rappel, la Charte nationale de l’éducation a été publiée par le Cosef en 1999. Dix ans après, le rapport réalisé en 2008 tirait la sonnette d’alarme sur des dysfonctionnements encore bien ancrés dans l’école marocaine, et mettait en exergue les difficultés d’application des réformes et des orientations contenues dans la charte nationale.

Déclinée en quatre volumes (Réussir une école pour tous, Rapport analytique, Atlas du système d’éduction et de formation et Métier d’enseignant), l’enquête a identifié un ensemble d’éléments qui entravent l’amélioration du système éducatif national.

Dans son volume "Atlas du système d’éducation et de formation", le rapport livre un comparatif des systèmes d’éducation et de formation nationaux, leur fonctionnement et leurs impacts.

Dans l’un des quatre volumes du rapport réalisé par le CSE, il a été question du déficit de gouvernance du système d’éducation et de formation jugée peu "responsabilisante", ce document révèle aussi l’insuffisance en termes de performances de l’école marocaine, ces résultats décevants passent par le manque de motivation des enseignants confrontés à des conditions d’exercice difficiles. Il traite aussi de l’échec du modèle pédagogique, de la mauvaise allocation des ressources et de la confiance altérée à l’égard de l’école marocaine. Il conclut par une série de recommandations qui n’ont toujours pas vu le jour.

Un autre volume s’est intéressé au pilier central de l’éducation: l’enseignant. Le document se penche ses aspirations, ses contraintes et émet des recommandations pour améliorer ses compétences et son rendement.

Le volume analytique s’est penché, pour sa part, sur l’ancrage de l’éducation dans l’environnement économique, et s’est intéressé à la mise en place d’une nouvelle architecture pour la nouvelle organisation pédagogique à travers, notamment, l’amélioration de la qualité de l’éducation.

Autant de point sur lesquels le nouveau conseil devra se pencher pour construire son rapport d’évaluation actualisé. Ces rapports sont consultables en ligne via le site officiel du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

A noter que la première réunion du nouveau Conseil a eu lieu le 17 juillet durant laquelle les membres ont pris connaissance du règlement intérieur. L’élection des membres du bureau central se tiendra lundi prochain. Les commissions seront formées le même jour.

La Bourse de Casablanca en légère hausse à la mi-séance

La Bourse de Casablanca s'inscrivait en légère hausse, jeudi à la mi-séance, ses indices phares, Masi et Madex, gagnant 0,07% et 0,08% respectivement.

Vers 12h30 (GMT+1), le Masi, indice global composé de toutes les valeurs de type action, augmentait de 8,76 points à 9.329,57 points, alors que le Madex, indice compact composé des valeurs cotées au continu, prenait 8,47 points à 7.610,56 points.

Même constat du côté de l'indice international FTSE CSE Morocco 15 qui avançait légèrement de 0,02 pc à 9.111,17 points, tandis que FTSE CSE Morocco All-Liquid perdait 0,03% à 7.959,64 points.

(Avec MAP)
 

Un leader jihadiste marocain meurt en Syrie

Le web jihadiste vient de diffuser une vidéo montrant la cérémonie d’inhumation du leader jihadiste marocain Mohamed Alami (Abou Hamza Al-maghribi), mort au combat début août.

Il avait fait le coup de feu en Afghanistan, avait été détenu à Guatanamo puis au Maroc.

Des sources crédibles dans les instances humanitaires internationales estiment que la moitié environ des combattants de l’opposition syrienne est composée de jihadistes.

Diverses sources médiatiques américaines s'intéressent de près au cas de Mohamed Alami, car c'est la première fois que l'on détient la preuve qu'un ex-détenu de Guantanamo a repris le "jihad". Les USA détiennent encore 164 personnes à Guantanamo, dont deux Marocains.