Saisie de deux tonnes de chira à Larache, huit interpellations

Les éléments de la police judiciaire à Larache ont réussi, mercredi 7 mai soir, en coordination avec leurs homologues à Tétouan et sur la base d’informations fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), à mettre en échec une tentative de trafic de deux tonnes de chira et à interpeller huit individus, âgés entre 39 et 59 ans, pour leur lien présumé avec un réseau criminel s’activant dans le trafic international de drogues et de psychotropes, apprend-on de source sécuritaire.

Cette opération, menée près de la bande côtière de Larache, a permis de saisir 51 ballots de chira d’un poids total de deux tonnes destinés au trafic international par voie maritime, ainsi qu’un canot pneumatique, un moteur marin et deux voitures portant de fausses plaques d’immatriculation, précise la même source.

Les suspects ont été soumis à l’enquête judiciaire menée par le service préfectoral de la police judiciaire à Tétouan sous la supervision du parquet compétent, en vue de déterminer les éventuelles ramifications de cette activité criminelle et d’interpeller les autres complices dans cette affaire, ajoute-t-on.

Contrôle des marchés : 531 magasins fermés et plus de 239 tonnes de produits impropres saisies

Dans le cadre des missions de vigilance, de suivi et de maintien de la mobilisation pour garantir la santé publique des citoyens et préserver leur pouvoir d’achat, les commissions provinciales mixtes ont veillé à renforcer les mécanismes de suivi, de contrôle et de régulation des marchés, tout en faisant preuve de fermeté pour lutter contre toutes les formes de spéculation, de manipulation des prix et autres pratiques illégales pouvant porter atteinte à la sécurité et aux droits des consommateurs, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Au total, 4.988 interventions sur le terrain ont été menées par les commissions provinciales mixtes durant la période allant du 2 au 26 mars courant, entraînant l’inspection et la fermeture de 531 magasins non réglementaires dédiés à la production, au stockage, à la vente en gros et au détail, indique un communiqué du ministère.

Suite à ces opérations, 239.402 kg de produits non conformes aux normes réglementaires en vigueur ont été saisis, dont 65% étaient périmés ou impropres à la consommation, ajoute la même source, notant que des procédures juridiques et judiciaires ont été engagées à l’encontre de 327 contrevenants.

Ces commissions poursuivront leur travail de manière régulière, selon une approche axée sur le renforcement des mesures de coordination et de vigilance, l’intensification des contrôles et l’application stricte des dispositions légales relatives aux prix, à la concurrence et à la protection des consommateurs, souligne le ministère.

Cellule terroriste liée à Daech : saisie d’un engin explosif supplémentaire près de Rabat

Les recherches et investigations en cours, à la suite du démantèlement, le mercredi 19 février, d’une cellule terroriste liée à la branche africaine de Daech, ont permis la saisie d’objets supplémentaires, à savoir un engin explosif en phase de montage, composé d’une bonbonne de gaz reliée à des tuyaux et des fils électriques.

Un communiqué du pôle DGSN-DGST indique que ces nouveaux objets saisis ont été découverts dans une zone inhabitée dans le lotissement Sidi Larbi à Aïn Aouda, aux environs de Rabat, après avoir été enfouis sous des amas de terre par les membres de cette cellule appréhendés à Tamesna.

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a mobilisé des engins de forage pour extraire les composantes de cet engin explosif, qui ont été inventoriées et mises sous scellé, ainsi que les objets saisis dans le cadre de cette affaire, ajoute la même source.

Saisie de 9,8 tonnes de drogue à Imintanout, six arrestations

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), cette opération a été menée sur la base d’informations fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Cette opération, qui s’est déroulée dans la localité dite Eddher relevant du caidat de Kouzment Imintanout, a permis l’arrestation de six personnes âgées entre 29 et 59 ans, dont un auxiliaire d’autorité et un ancien conseiller communal.

Les prévenus, ajoute la même source, ont été arrêtés en flagrant délit au moment où ils s’apprêtaient à passer à l’acte pour convoyer la drogue, disséminée sur plusieurs lieux, par voie maritime.

Les enquêteurs ont de même saisi un véhicule utilitaire portant de fausses plaques d’immatriculation ainsi qu’une embarcation pneumatique et un moteur.

La drogue saisie à Imintanout, mardi 21 janvier.

Près de 4 tonnes de chira saisies à Béni Mellal

Cette opération sécuritaire qui a eu lieu dans une ferme située dans une zone rurale aux environs de la ville de Souk Sebt Ouled Nemma, a permis l’arrestation d’un suspect âgé de 35 ans et la saisie de la cargaison de drogue dans un entrepôt au niveau de la ferme précitée, outre la saisie de deux voitures de transport de marchandises ainsi qu’une somme d’argent soupçonnée être le butin de trafic de drogue.

Le mis en cause a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent, tandis que les recherches et investigations se poursuivent pour appréhender l’ensemble des personnes impliquées dans cet acte criminel après identification de leur identité, ajoute la même source.

Affaire Salaheddine Aboulghali : ses indemnités parlementaires saisies

La décision a été rendue le 13 septembre par le tribunal de première instance de Rabat. Suite à une requête bancaire, cette juridiction a approuvé la demande de saisie contre Salaheddine Aboulghali.

Cette saisie porte sur les indemnités parlementaires de Salaheddine Aboulghali. Elle découle d’une créance non remboursée par le député, ce qui a mené la banque à un recours judiciaire qui a abouti en sa faveur. S’en est suivi un recours en exécution enregistré par le tribunal de première instance de Casablanca en juillet 2022.

Depuis, et en faute de remboursement, la banque en question a de nouveau saisi la justice en septembre 2024.

Pour l’heure, nous n’avons pas pu établir le montant de la dette du PAMiste envers la banque. Contacté par nos soins, Salaheddine Aboulghali n’a pas donné suite à nos sollicitations.

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Comment interpréter les saisies successives de cocaïne au Maroc ? (Xavier Raufer)

Que faut-il penser de la multiplication des prises de cargaisons de cocaïne dans les points frontaliers terrestre et maritime de notre pays ? En attendant d’obtenir l’analyse de spécialistes et des services de sécurité nationaux, Médias24 a sollicité à chaud un expert mondial des flux internationaux de cette drogue qui, malheureusement, séduit un nombre croissant de jeunes Marocains.

La majorité des 3,5 tonnes saisies depuis octobre ne faisait que transiter par le Maroc

Depuis quelques mois, plusieurs tentatives d’introduction ou de transit de tonnes de cocaïne par le Maroc ont été déjouées : 1,370 tonne a été découverte le 19 octobre dans une cargaison de poisson surgelé à Casablanca ; 216 kg ont été saisis le 11 décembre au port de Tanger-Med dans un conteneur brésilien à destination du port de Rotterdam ; 363 kg ont été trouvés le 1er janvier dans un camion marocain au poste-frontière de Guerguerat ; et, enfin, 1,5 tonne a été saisie le lendemain à Tanger-Med dans un conteneur en provenance d’Amérique du Sud et à destination d’un port turc.

La série de saisies des seuls 1er et 2 janvier 2024, qui équivaut à 1,863 tonne de cocaïne contre 1,922 tonne pour l’ensemble de l’année 2023, fait dire à notre expert, le criminologue Xavier Raufer, que le Maroc est d’abord un pays de transit pour des cargaisons qui se dirigent vers des destinations émergentes de la Méditerranée orientale comme la Turquie, ou des pays d’Asie centrale où la consommation est de plus en plus importante.

« Les services marocains ont des antennes partout »

S’il est difficile d’identifier l’origine de l’information qui a permis de découvrir les conteneurs chargés de cocaïne transitant par le Maroc vers l’Europe, Xavier Raufer avance que les excellents résultats obtenus par les services marocains sont le fruit d’une collaboration exemplaire avec leurs homologues étrangers.

Le Maroc entretient en effet de bonnes relations avec Europol et la Drug Enforcement Administration (DEA), agence américaine chargée de la lutte contre le trafic de drogues aux Etats-Unis, qui ont recours à des taupes au sein des cartels ou à des moyens électroniques de surveillance.

Le tuyau qui a permis de déjouer les tentatives des narcotrafiquants montre donc que « les services marocains ont des antennes partout », souligne Xavier Raufer.

 « Les trafiquants marocains investissent de plus en plus le marché de la cocaïne »

Selon notre interlocuteur, il ne fait aucun doute que les 363 kg saisis au niveau de la frontière terrestre avec la Mauritanie sont destinés à la consommation intérieure du Maroc, et que le commanditaire de cette opération n’est autre qu’un trafiquant ayant noué des contacts avec des narcotrafiquants colombiens depuis l’époque de Pablo Escobar, qui utilisait déjà la route marocaine pour inonder le marché européen via l’Espagne.

Ces trafiquants marocains ayant été les premiers à aider les Sud-Américains à investir le Vieux Continent, et leurs services logistiques étant rémunérés en cocaïne à hauteur de 30% de la cargaison transportée, le marché intérieur du Maroc devrait être de plus en plus ciblé par les trafiquants locaux.

« Une reconversion jugée plus rentable que le cannabis »

En outre, le trafic de drogue est souvent une activité familiale transmise de père en fils, et le mono-trafic de stupéfiants n’existe plus.

Ainsi, la très belle prise des services marocains indique que les anciens trafiquants de haschich se sont diversifiés en investissant le marché intérieur avec de la cocaïne achetée 12.000 dollars le kilogramme pour être revendue 40.000 dollars au tarif de gros.

« Ce qui laisse une très belle marge par rapport au cannabis, qui est beaucoup moins rentable », estime Xavier Raufer.

Et d’ajouter que la cocaïne destinée aux consommateurs marocains pourra servir à fabriquer du crack − de plus en plus consommé au Maroc −, ce qui doublera les bénéfices.

« Idéalement située entre deux continents et deux mers, la route géographique du Maroc est une véritable aubaine pour les narcotrafiquants, qui y ont d’abord vu une voie de transit de leurs cargaisons vers l’Europe, avant de créer un véritable marché intérieur florissant », conclut Xavier Raufer.

Selon lui, les donneurs d’ordres sud-américains ou rifains vont continuer à multiplier les tentatives d’exportation de cocaïne, soit directes soit indirectes, vers d’autres destinations.

173.000 comprimés psychotropes saisis au port Tanger-Med

Les opérations de contrôle aux frontières ont permis la saisie d’un camion de transport de colis et de marchandises immédiatement après son arrivée à bord d’un ferry, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Le lot saisi se compose de 44.250 comprimés médicaux de type Rivotril, 110.000 comprimés d’Ecstasy et 19.400 comprimés de type Trankimazin, soigneusement emballés dans des appareils ménagers.

Le conducteur du camion, un ressortissant marocain résidant à l’étranger, a été soumis à l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent, en vue d’élucider les tenants et aboutissants de cette affaire et déterminer les liens avec les réseaux de trafic illicite de drogue et les circuits de ce trafic.

Grosse saisie de drogues par la DGSN entre août et octobre 2023

Les opérations de lutte contre la drogue et les substances psychotropes menées par les forces de la Sûreté nationale en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), depuis le mois d’août dernier, ont abouti à la saisie de 27 tonnes et 38 kilogrammes de cannabis et de ses dérivés, de 423 kg de cocaïne, en plus de 101.123 comprimés psychotropes, précise-t-on de source sécuritaire.

« Le nombre d’arrestations dans des affaires liées à la drogue au cours de la même période s’élève à un total de 43.792 personnes, parmi lesquelles 2.567 individus faisaient l’objet de mandats de recherche au niveau national pour des affaires de trafic illégal de drogues et de substances psychotropes », précise la même source.

« Toutes les unités de la Sûreté nationale aux niveaux régional et local ont participé à ces opérations intensives de sécurité, appuyées sur le terrain par les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire, en étroite coordination avec les services de la Direction générale de la surveillance du territoire », ajoute-t-on.

Ces opérations de sécurité, y compris le renforcement des mécanismes de surveillance et d’inspection avec des chiens policiers et des équipements technologiques nécessaires aux passages frontaliers, se poursuivront dans l’ensemble des villes marocaines dans le but de démanteler les différents réseaux criminels impliqués dans le trafic de drogues, conclut la même source.