Complexe Mohammed VI de football. Au croisement de la performance et de l’innovation
Après avoir battu la Tunisie (2-0) en match de préparation à la Coupe d’Afrique des nations 2025, les Lions de l’Atlas ont prolongé leur séjour à Fès, où ils ont accueillile Bénin (1-0), lundi 9 juin. Une décision logique en termes de logistique qui leur a aussi offert l’occasion d’honorer d’anciens internationaux ayant fait honneur à la capitale spirituelle, même si l’on ne serait pas surpris que certains joueurs n’auraient pas été contre l’idée retrouver les installations du complexe Mohammed VI.
L’entrée du complexe Mohammed VI de football
Depuis son inauguration en 2019 par le Roi Mohammed VI, sur une trentaine d’hectares de la forêt de Maâmora à Salé, ce centre d’entraînement ultramoderne est devenu le lieu de rassemblement incontournable de toutes les équipes nationales marocaines.
Une sorte de QG dont l’harmonisation entre les différents départements assure le bon fonctionnement. La conception même du site a été pensée pour offrir une continuité logique entre hébergement, restauration, soins médicaux, réathlétisation et entraînement.
« Le site accueille en permanence 26 équipes nationales toutes catégories confondues », explique à Médias24 Hassan Kharbouch, le directeur du complexe Mohammed VI. À cela s’ajoutent de nombreuses activités footballistiques, notamment les stages de préparation de plusieurs sélections et clubs étrangers, à l’image du Real Madrid, qui y avait séjourné lors du Mondial des clubs en 2023.
Plusieurs sélections étrangères effectuent leurs stages de préparation au sein du complexe Mohammed VI
Plusieurs niveaux de formation y sont également proposés, tant au sein de la direction technique nationale que dans le domaine de la médecine du football, sans oublier un programme sport-études dont bénéficient plus de 150 jeunes.Bien qu’ils soient loin de l’être, ils se rendent à l’école à l’extérieur du complexe, comme des enfants lambda. Mais ils ont la chance d’avoir un emploi du temps aménagé avec des entraînements et des cours de soutien.
« Fait rare en Afrique et même dans le monde, le complexe propose également un sport-études dédié à l’arbitrage. Une trentaine de jeunes en bénéficient. L’objectif est de les préparer à rayonner sur la scène internationale », ambitionne M. Kharbouch. En moyenne, 300 personnes sont présentes chaque jour sur le site du complexe Mohammed VI.
Cette affluence peut grimper jusqu’à 550 à 600 personnes lors des dates FIFA. « En une année, le complexe peut accueillir jusqu’à 80.000 personnes, ce qui inclut les équipes nationales, leurs stages, les activités de la DTN ainsi que les actions menées avec les fédérations partenaires. La fédération entretient plus de 45 partenariats avec des fédérations du continent africain”, précise notre interlocuteur.
Le complexe Mohammed VI dispose de plus de 500 chambres.
Tout ce beau monde prend ses quartiers dans les cinq hôtels du complexe, qui totalisent plus de 550 lits répartis sur 66 chambres et quatre suites. « Un hôtel est exclusivement réservé à l’équipe nationale A et à l’équipe nationale féminine. Il comprend toutes les commodités : hébergement, restauration, espaces de récupération, installations médicales et bureaux. Les autres résidents partagent des espaces communs tels qu’une salle de fitness centrale, un restaurant principal, ainsi que les autres équipements du complexe », souligne le directeur du complexe.
Les équipes nationales féminine et masculine A disposent d’un hôtel qui leur est spécialement dédié.
En outre, un centre médical de 6.000 m² répartis sur trois niveaux. Ce centre propose des consultations, de la réathlétisation, de la réadaptation, ainsi que des services d’exploration fonctionnelle, y compris la radiologie. Au-delà des entraînements, les onze terrains, hybrides, synthétiques de dernière génération et naturels accueillent bon nombre de matchs internationaux, dont évidemment ceux de toutes les catégories des équipes nationales.
« Mais aussi des sélections venues d’Europe, d’Afrique, de France, du Brésil, de Russie, entre autres. En moyenne, entre 140 et 150 matchs internationaux sont organisés chaque année », affirme Hassan Kharbouch. Forcément, avoir une pelouse de qualité est non négociable. Mais ce n’est jamais gagné d’avance.
Le maintien de la qualité des pelouses repose sur une planification rigoureuse et continue, même entre deux séances d’entraînement. « Deux variétés de gazon sont utilisées : le bermuda en été et le ray-grass en hiver. Cette alternance permet de garantir une qualité constante des terrains tout au long de l’année », assure notre interlocuteur.
Les pelouses du complexe Mohammed VI sont entretenues continuellement.
Un soin tout particulier est donc accordé aux espaces verts. Et pas seulement comme des alliés de la performance. « Sous l’impulsion du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), M. Fouzi Lekjaa, un effort constant est fait en matière de respect de l’environnement. Le complexe récupère les eaux pluviales, traite les eaux usées pour les réutiliser dans l’arrosage et utilise l’énergie solaire pour assurer une partie de ses besoins énergétiques », souligne Hassan Kharbouch.
Enfin, la fédération travaille actuellement sur des projets de digitalisation de toutes les activités du complexe. « Un datacenter est déjà opérationnel, permettant de collecter, de centraliser et d’exploiter les données liées aux aspects médicaux, aux entraînements et aux profils des joueurs », conclut-il. Ces données peuvent être mises à profit par les équipes nationales pour améliorer leur performance, qui semble être le maître mot à tous les niveaux au sein du complexe Mohammed VI.
EN IMAGES. Inondations à Salé et mousse mystérieuse à Casablanca après les fortes pluies
Dans la nuit du mercredi 12 mars, une scène surprenante s’est déroulée dans le quartier de Bernoussi, où ce phénomène inhabituel a paralysé la circulation, immobilisant voitures et camions dans une épaisse couche de mousse aux allures d’amas spongieux.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent cette substance mystérieuse se répandant à grande vitesse, suscitant l’inquiétude et l’étonnement des riverains. À ce stade, l’origine exacte de cette mousse reste inconnue, bien que certains évoquent une « réaction chimique liée aux eaux usées et aux précipitations intenses ».
Selon nos recherches, les principales causes du phénomène peuvent être :
– un excès de tensioactifs (détergents, savons, produits chimiques) : dans ce cas, les eaux de ruissellement peuvent entraîner des résidus de lessive, de shampoing ou de produits industriels présents dans les canalisations. Ces substances moussent lorsqu’elles sont agitées par le débit d’eau important.
– des rejets industriels ou domestiques non traités ;
– de la matière organique en décomposition ;
– un mauvais fonctionnement des stations d’épuration ;
– la présence de bactéries filamenteuses.
Salé sous l’eau après les intempéries
Par ailleurs, la ville de Salé a été particulièrement touchée par les intempéries. Plusieurs axes routiers ont été submergés, compliquant les déplacements des habitants et perturbant le trafic.
Des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des rues et avenues totalement inondées, mettant en difficulté les automobilistes et piétons. Chaque année, des épisodes de pluies intenses provoquent des débordements, révélant des lacunes dans l’entretien des infrastructures et soulevant des interrogations sur leur capacité à faire face à de tels phénomènes.
La construction de l’Académie de football de Salé coûtera près de 76 MDH
Deux appels d’offres lancés dans ce sens par la SDL Rabat Région Aménagement ont été déclarés infructueux fin septembre et fin novembre 2024. Relancé, le premier lot de ce marché a été remporté par la société RT Negoce pour une offre de près de 76 MDH.
Les travaux comprennent les terrassements généraux, VRD et construction.
La future académie sera bâtie au quartier Yacoub El Mansour sur une superficie de 5.941 m² et abritera un pôle administratif, un pôle résidentiel, un pôle des locaux communs, un pôle médico-sportif, un pôle pédagogique, en plus des terrains et des aménagements extérieurs.
Elle prévoit aussi plusieurs terrains avec gazon naturel ou synthétique, des terrains de mini-foot et des espaces d’entraînement.
Inauguration à Salé du premier centre d’innovation « Nokia » en Afrique et au Moyen-Orient
Le nouveau Centre d’innovation de Nokia a été inauguré, le mardi 22 octobre à Salé, par Ghita Mezzour, ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, et Marjaana Sall, ambassadrice de Finlande au Maroc.
Conçu comme un hub régional au service de la région EMEA, le Centre d’innovation de Nokia (NIC) est équipé des technologies avancées couvrant les réseaux fixes, IP et optiques de tout le portefeuille d’infrastructures réseau de Nokia, indique un communiqué de l’entreprise. Le NIC s’inscrira également dans le Maroc Digital 2030, en jouant un rôle clé dans le développement des compétences numériques, l’accompagnement de la préparation à la 5G et la stimulation de l’innovation à l’échelle de la région EMEA.
Premier du genre dans la région MEA, le NIC dispose d’une gamme complète de technologies, incluant le transport optique IP et les solutions à base de fibre, hébergées dans un centre de données à la pointe de la technologie, décrit la même source. Cette installation prend en charge divers cas d’usage, allant du backhaul mobile 5G à l’infrastructure des centres de données et à la sécurité, et sera un point central pour l’innovation dans les technologies critiques des réseaux, permettant les tests, la vérification, le déploiement et la formation sur des solutions avancées dans toute la région EMEA.
Au-delà de la technologie, le NIC renforce la présence de Nokia dans l’écosystème des TIC au Maroc en proposant des formations pratiques aux écoles d’ingénieurs et aux universités, note le communiqué. Cette plateforme collaborative favorise non seulement le développement des talents locaux en ingénierie, notamment à travers des programmes de certification tels que le Service routing architect (SRA) et le Network routing specialist (NRS II), mais offre également des outils d’intégration de l’intelligence artificielle générationnelle (Gen-AI) basée sur le langage naturel.
« L’ouverture du Centre d’innovation de Nokia au Maroc témoigne de la capacité de notre pays à attirer des entreprises technologiques de premier plan et à encourager l’innovation. Ce centre renforcera non seulement notre position en tant que hub régional pour les services numériques à travers la région EMEA, mais jouera également un rôle important dans le développement des talents locaux. En s’alignant sur la Stratégie Maroc Digital 2030, ce Centre contribue à nos efforts pour faire progresser l’éducation STEM, en équipant notre jeunesse des compétences nécessaires pour réussir dans l’économie numérique et soutenir la préparation de notre nation à la 5G et à son avenir technologique », a déclaré Ghita Mezzour, ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, citée dans le communiqué.
Pierre Chaume, vice-président de l’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre pour l’infrastructure de réseau chez Nokia a déclaré : « Nous sommes fiers d’établir ce centre d’innovation au Maroc, qui servira nos clients et partenaires dans la région EMEA et contribuera au développement des talents locaux ainsi qu’à l’écosystème numérique global, en ligne avec la stratégie Maroc Digital 2030. Ce centre souligne notre engagement envers l’innovation, la durabilité et le développement des réseaux critiques qui favorisent la transformation numérique dans les industries ».
Mehdi Hameda Benchekroun : « Le passage de notre région d’une destination axée sur le tourisme d’affaires à un lieu privilégié pour les City breaks constitue une évolution porteuse d’opportunités » (2/2)
Médias24 : L’image de Rabat est inexorablement associée à la culture et au patrimoine ; comment ces deux axes touristiques pourraient-ils être développés davantage à l’avenir ?
Mehdi Hameda Benchekroun : L’image de Rabat en tant que destination touristique est effectivement étroitement liée à sa richesse culturelle et à son patrimoine historique. Ces deux axes touristiques sont des éléments essentiels de notre identité, et nous envisageons de les développer davantage à l’avenir pour renforcer notre position sur la scène touristique nationale et internationale.
Comme mentionné précédemment, notre intention est de capitaliser sur la culture et le patrimoine de Rabat, en les mettant en valeur à travers des initiatives innovantes et des expériences touristiques uniques. Cependant, nous reconnaissons également l’importance d’explorer de nouveaux axes de développement pour diversifier notre offre touristique et garantir une expérience complète aux visiteurs.
C’est pourquoi l’étude approfondie [visant à identifier les produits touristiques spécifiques à Rabat-Salé, afin de renforcer leur notoriété et d’attirer d’avantage des touristes dans notre région, ndlr] va déterminer les autres axes à développer pour enrichir notre offre touristique. Elle permettra d’identifier de nouveaux atouts et de nouvelles opportunités, qu’il s’agisse de développement de produits touristiques thématiques, de promotion de festivals et d’événements culturels, ou encore de mise en valeur de sites historiques moins connus mais tout aussi remarquables.
En développant une offre touristique complète et attrayante, nous visons à positionner Rabat comme une destination incontournable pour les voyageurs en quête d’authenticité, d’histoire et de découvertes enrichissantes.
Notre intention est de capitaliser sur la culture et le patrimoine de Rabat, en les mettant en valeur à travers des initiatives innovantes et des expériences touristiques uniques
Le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain.
– La région s’est muée en destination de tourisme d’affaires à celle de « City break ». Quelle serait l’étape suivante pour profiter de cemomentumet amorcer un nouveau palier de développement avec un nouveau positionnement de Rabat-Salé-Kénitra ?
– Le passage de notre région d’une destination axée sur le tourisme d’affaires à un lieu privilégié pour les « City breaks » constitue une évolution prometteuse et porteuse d’opportunités.
Nous devons diversifier notre offre touristique en explorant de nouveaux segments de marché et en développant des produits touristiques innovants et digitalisé. Cela pourrait inclure le développement du tourisme rural, l’écotourisme, le tourisme gastronomique, ou encore le tourisme de bien-être et de détente. En identifiant les tendances émergentes du marché et en adaptant notre offre en conséquence, nous pourrons attirer une clientèle variée et répondre à ses besoins spécifiques.
De plus, nous devons investir dans le développement des infrastructures touristiques et des services, notamment dans les domaines du transport, de l’hébergement, et surtout des loisirs et de l’animation. L’amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services touristiques contribuera à renforcer notre attractivité et notre compétitivité sur le marché.
Le passage de notre région d’une destination axée sur le tourisme d’affaires à un lieu privilégié pour les « City breaks » constitue une évolution prometteuse et porteuse d’opportunités
Rabat, destination privilégiée des golfeurs.
– Quels sont les leviers touristiques qui sont restés à ce jour inexplorés et qui méritent d’être mis au-devant de la scène ?
– Les leviers touristiques qui restent encore largement inexplorés sont les activités de loisirs et d’animation nocturnes à Rabat.
Rabat possède une atmosphère unique et envoûtante qui pourrait être encore mieux mise en valeur grâce à des initiatives visant à rendre la ville joyeuse et vivante la nuit. Le développement de quartiers animés, avec une offre variée de restaurants, de bars, de cafés, de clubs et d’espaces de divertissement, contribuerait à dynamiser la vie nocturne de la ville et à attirer un nouveau type de tourisme.
De plus, une vie nocturne animée contribuerait à changer la perception de Rabat en tant que ville uniquement administrative et culturelle, en la positionnant comme une destination moderne, dynamique et accueillante pour les jeunes et les touristes de tous horizons.
Rabat possède une atmosphère unique et envoûtante qui pourrait être encore mieux mise en valeur grâce à des initiatives visant à rendre la ville joyeuse et vivante la nuit
– Peut-on avoir un aperçu des objectifs du CRT pour l’année en cours ?
– Pour 2024, les objectifs du CRT pour la région sont centrés sur la revalorisation et le repositionnement de Rabat en tant que destination touristique de premier plan, tout en comblant le retard accumulé en matière de visibilité et de communication.
– En tant que premier VRP de la région, quelles sont vos recommandations pour une visite touristique optimale ?
– Je considère que le circuit touristique de Rabat-Salé-Kénitra devrait inclure les étapes suivantes pour offrir aux visiteurs une expérience complète et mémorable :
La kasbah des Oudayas : Cette ancienne citadelle est un joyau architectural chargé d’histoire, offrant une vue imprenable sur l’océan Atlantique. Les ruelles pittoresques, les jardins luxuriants et les bâtiments traditionnels en font une étape incontournable pour découvrir le charme authentique de Rabat.
La kasbah des Oudayas.
La tour Hassan et le mausolée Mohammed V : Ces monuments emblématiques de Rabat sont des témoins de son passé glorieux. La tour Hassan, ancien minaret inachevé, est un site impressionnant avec ses colonnes de marbre, tandis que le mausolée Mohammed V est un chef-d’œuvre de l’architecture moderne, abritant les tombes du roi Mohammed V et de ses fils.
La tour Hassan et le mausolée Mohammed V.
Le site Chellah : Niché au cœur de Rabat, le site Chellah est un site archéologique fascinant où les visiteurs peuvent découvrir les ruines de l’ancienne cité romaine de Sala Colonia. Les vestiges historiques, les jardins verdoyants et l’atmosphère paisible en font une halte inoubliable.
La médina : Dans l’ancienne médina de Rabat, à l’atmosphère animée et colorée, les visiteurs peuvent flâner dans les souks, découvrir l’artisanat local et déguster des spécialités culinaires traditionnelles.
La médina de Rabat.
Le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain : Pour explorer les riches collections d’art moderne et contemporain du Royaume, il faut se rendre au musée Mohammed VI, qui abrite des œuvres d’artistes marocains et internationaux. C’est une occasion unique de découvrir la scène artistique dynamique du pays.
Le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain.
La médina de Salé : Située de l’autre côté de l’estuaire de Bouregreg, la médina de Salé est un véritable voyage dans le temps. Ses ruelles étroites, ses maisons traditionnelles et son atmosphère authentique en font un lieu fascinant à explorer. Les visiteurs peuvent également visiter la Grande Mosquée de Salé, un exemple remarquable de l’architecture islamique.
La médina de Salé.
Les jardins : Rabat abrite plusieurs jardins magnifiques où les visiteurs peuvent se détendre et se ressourcer. Parmi les plus célèbres, on trouve le Jardin d’essais botaniques de Rabat, les Jardins exotiques de Bouknadel et les Jardins andalous des Oudayas.
Rabat, capitale marocaine « des jardins ».
L’arrière-pays : Les collines d’Oulmès offrent des paysages spectaculaires et une atmosphère sereine, et le lac Dayet Erroumi, à seulement une heure de Rabat, permet de profiter d’une nature préservée.
La plage des Nations : Pour profiter du soleil et de la mer, il faut se rendre à la plage des Nations, une plage populaire à proximité de Rabat, idéale pour se détendre et pratiquer des sports nautiques.
Merja Jeraa de Moulay Bousselham : La réserve naturelle de Merja Jeraa est un paradis pour les ornithologues amateurs, offrant une diversité impressionnante d’oiseaux migrateurs et une beauté naturelle préservée.
En incluant ces étapes incontournables dans un circuit touristique, les visiteurs auront l’occasion de découvrir la richesse culturelle, historique et naturelle de la région de Rabat-Salé-Kénitra, tout en vivant des expériences uniques et mémorables.
Hassan Bargach : « La région de Rabat offre un mix touristique exceptionnel entre tradition, authenticité et modernisme »
Médias24 : Quelles sont les potentialités touristiques sur lesquelles vous vous appuyez aujourd’hui pour la promotion de la région Rabat-Salé ?
Hassan Bargach : Il y en a trois en particulier. D’abord, l’accessibilité. La ville de Rabat, et plus globalement la région, est connue pour son accessibilité. C’est d’ailleurs la seule ville du pays dont on peut dire qu’elle dispose de deux aéroports : un aéroport au niveau de Rabat et un autre à Casablanca qui est à une heure et quart seulement de la capitale. Cette accessibilité est valable aussi bien pour les marchés traditionnels, français et espagnols, que pour les marchés nord-américains, du Moyen-Orient, etc.
L’accessibilité est représentée aussi par la durée de vol : on est à deux heures et demie des principales capitales européennes (Paris, Rome, Londres, Madrid…). Et l’avantage pour un visiteur qui arrive à l’aéroport de Rabat réside dans le fait qu’il soit à un quart d’heure seulement du centre-ville. Ce qui est extraordinaire. Ceci, en plus de l’autoroute qui relie Rabat aux quatre coins du pays.
Deuxième potentialité : la diversité des lieux de loisirs. Rabat dispose de plusieurs parcs et d’une offre balnéaire de plus en plus valorisée. Il faut dire qu’on a un littoral allant de Kénitra et Moulay Bousselham jusqu’à Skhirat, et qui présente des plages magnifiques. À noter, à ce propos, qu’il y a une véritable réhabilitation des doubles voies pour améliorer l’accessibilité à ce littoral.
Golf Dar Essalam-Rabat
Golf Dar Essalam- Rabat
Jardin Dessais botaniques- Rabat
Golf de Bouznika-Skhirat-Témara
Les jardins exotiques- Province de knitra
Les jardins exotiques- Province de knitra
À cela s’ajoutent toutes les autres activités sportives qu’on peut pratiquer à Rabat, dont par exemple le golf, l’équitation, les sports nautiques ou encore la chasse. Et bien sûr, la présence de lieux culturels incontournables. Tout cela fait de Rabat une ville présentant une diversité de loisirs très particulière.
Et n’oublions pas la nature : Rabat, comme chacun sait, est une ville verte. Elle fait d’ailleurs partie des villes vertes mondiales, avec plus de 20 m2 par habitant.
Rabat fait partie des villes vertes mondiales, avec plus de 20 m2 d’espace vert par habitant
Hassan Bargach, président du CRT Rabat-Salé.
– La capitale abrite plusieurs grands musées – le dernier en date étant celui de la Parure – qui la hissent au rang de capitale culturelle. Quels sont les principaux projets culturels entrepris ces dernières années, qui confortent la région dans ce positionnement ?
– Effectivement, notre capitale a connu l’ouverture de plusieurs grands musées, dont le musée Mohammed VI, le musée de la Parure qui a ouvert ses portes en 2023, le musée de la photo. À cela s’ajoute le nouveau théâtre qui fait partie des projets culturels déjà achevés et qui sera inauguré prochainement. C’est un grand projet qui confirme la dimension culturelle de notre région.
À côté de cela, un certain nombre d’activités organisées à Rabat confère à notre région un statut particulier sur le plan culturel, comme par exemple le Salon international de l’édition et du livre (Siel). Je cite également l’Unesco qui s’est réunie en 2022 à Rabat, signe de l’importance culturelle de la ville.
Il y a aussi la réhabilitation des médinas de Rabat et de Salé, dont les budgets ont été débloqués, et qui est en train d’aboutir. Ce projet fait de nos médinas des espaces de visite très intéressants. Tout cela participe au fait que la ville s’élève au rang de capitale culturelle. Et cela ne s’est pas fait de manière arbitraire. Au contraire, il y a eu beaucoup d’investissements pour que notre ville se positionne bien dans le domaine culturel.
Plusieurs projets menés ces dernières années ont contribué à hisser Rabat au rang de capitale culturelle
Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat.
– Qu’en est-il de l’impact des monuments historiques (Chellah, Oudayas…) sur l’attractivité touristique de la région Rabat-Salé ?
– Concernant le Chellah, il y a des travaux d’envergure qui sont en cours de réalisation pour donner justement une dimension particulière à ce monument. Les Oudayas ont aussi connu une réhabilitation il y a deux ans. Le café maure, connu pour son cachet particulier et sa vue unique, a rouvert ses portes. Tout cela donne à la capitale une réelle signature de capitale culturelle. D’autres projets viendront confirmer ce statut à l’avenir.
Le Royal Golf Dar Es Salam est à lui seul une destination dans la destination
– Rabat-Salé est par ailleurs une destination golfique de haut vol. Quels sont les parcours qui participent aujourd’hui à l’expérience golfique riche et diversifiée que viennent chercher les visiteurs nationaux et internationaux ?
– Le golf est effectivement un véritable atout pour notre destination. Il faut signaler que le Royal Golf Dar Es Salam est à lui seul une destination dans la destination. Il dispose de trois parcours, dont deux 18 trous et un 9 trous. Ce dernier sera étendu à 18 trous, avec un facteur difficulté très important, connu mondialement. Il faut savoir que le Royal Golf Dar Es Salam fait partie des mille plus beaux parcours de golf dans le monde.
Golf de Bouznika-Skhirat-Témara
Golf de Bouznika-Skhirat-Témara
Golf Dar Essalam- Rabat
Rabat a réalisé en 2023 une croissance, en termes de nuitées, exceptionnelle de plus de 25% par rapport à 2022
– Comment le nombre de nuitées enregistrées par la région a-t-il évolué en 2023 ? Et quels sont vos objectifs pour les prochaines années ?
– La ville de Rabat a réalisé une croissance exceptionnelle des nuitées en 2023, de plus de 25% par rapport à 2022 (à fin novembre). Notre ambition est d’être sur une croissance à deux chiffres. Et nous espérons réaliser cet objectif en 2024 également, en continuant d’œuvrer pour une promotion ciblant différents marchés.
À ce propos, la diversification des marchés est importante tout en stabilisant nos marchés traditionnels. Si nous maintenons ce rythme de croissance à deux chiffres, cela devrait inciter les investisseurs à venir s’installer dans notre région. Cela leur donnera de la confiance. Et pas seulement au niveau de l’hôtellerie, mais également au niveau des autres investissements touristiques. C’est tout un écosystème qui sera mis en place.
Bouregreg à Rabat
Bouregreg-Rabat
Sports Nautiques au Bouregreg- Rabat
Jetski au Bouregreg- Rabat
Sports Nautiques au Bouregreg- Rabat
Plage de Bouznika à Skhirat-Témara
– Justement, Rabat dispose d’un nombre important d’établissements hôteliers de grand standing. Comment participent-ils à la position qu’occupe la ville sur l’échiquier touristique national ?
– Il y a de plus en plus d’établissements hôteliers qui ouvrent dans la région de Rabat. Nous disposons surtout d’enseignes de renom international fortes. Et nous avons justement, en plus de Sofitel Rabat Jardin des Roses, Rabat Marriott Hotel et Fairmont La Marina Rabat-Salé Hôtel & Résidences [tous déjà installés, ndlr], Four Seasons Hotel Rabat at Kasr Al Bahr [dont l’ouverture est prévue pour ce début 2024, ndlr]. Et prochainement, d’autres chaînes d’hôtels, telles que St Régis, Ritz et Barceló, s’implanteront également à Rabat.
Toutes ces enseignes de renom international donnent une belle visibilité à notre région, parce que toutes les marques font de la promotion en interne auprès de leur clientèle. Comme vous le savez, chaque chaîne hôtelière a un système de carte de fidélité. Certaines d’entre elles disposent de plus de 100 millions de personnes ayant cette carte. Et donc, dès lors qu’un hôtel ouvre quelque part, à Rabat en l’occurrence, avec un clic seulement, il y aura plus de 100 millions de personnes qui vont en prendre connaissance instantanément. C’est important, parce que cela permet aussi d’améliorer la visibilité afin de promouvoir notre région. Cela met également en confiance d’autres marques hôtelières pour envisager une implantation à Rabat.
Rabat offre à ses visiteurs un nombre important d’établissements hôteliers faisant partie de grandes chaînes internationales
– Au cours des dernières années, plusieurs malls sont venus s’ajouter aux souks traditionnels et aux quartiers connus pour leurs grands magasins. Que pouvez-vous nous dire sur la région en tant que nouvelle « destination shopping » ?
– C’est vrai que Rabat se fait connaître aujourd’hui dans ce domaine aussi. Plusieurs malls ouvrent, d’autres vont ouvrir à l’avenir, ce qui offre une diversité d’activités pour notre région, en plus de celles que j’ai déjà citées. Est-ce que Rabat est une destination shopping ? La réponse est bien évidemment oui. Cela nous permet d’ailleurs d’aller chercher de nouveaux touristes, au niveau continental, pour venir faire leurs emplettes chez nous.
Il faut par ailleurs travailler sur d’autres périodes de promotions et de soldes, en dehors du mois de janvier. Cela nous permettra d’attaquer d’autres marchés et, in fine, de drainer davantage de touristes. Plusieurs grandes marques vont d’ailleurs s’installer à l’avenir dans notre région. Ce qui est bénéfique, évidemment.
Oulmes-Khemisset
Muraille Andalouse- Salé
Muraille Andalouse- Salé
Kasbah de Mehdia- Kénitra
Artisanat- Rabat
Artisanat- Rabat
Nattiers-Salé
Nattiers-Salé
Potiers- Salé
Bouregreg-Rabat
– La capitale a développé des liaisons aériennes la reliant aussi bien aux autres villes du pays qu’à l’international…
– Aujourd’hui, Rabat est connectée à plusieurs grandes villes européennes : Rome, Paris, Madrid, Genève, Nice, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, mais aussi Séville, Malaga, etc. Et il faut faire connaître notre destination sur ces marchés-là.
La promotion se fait à plusieurs niveaux, à travers la photo, la vidéo, les expériences vécues et, bien évidemment, la communication. Aujourd’hui, nous avons plusieurs façons de communiquer : comptes Facebook, Instagram, TikTok, qui sont autant d’outils qui permettent de faire connaître une destination et d’améliorer sa visibilité en un temps record, tout en maîtrisant les coûts.
– En tant que premier « VRP » de la région de Rabat, quels sont les lieux incontournables à voir pour un nouveau visiteur ?
– Parmi les lieux incontournables, il y a bien sûr la tour Hassan, et tout l’environnement qui l’entoure. Je pense en particulier à la tour Mohammed VI en face, un monument qui est en train de distinguer fortement la ville. Après, tout dépend de ce que l’on cherche. La ville propose un mix touristique exceptionnel entre tradition, authenticité et modernisme. C’est une ville où tout est à 15 min : jouer au golf, aller à la plage, se balader dans la médina, faire du shopping… C’est un avantage dont disposent peu de villes dans le monde. À ce propos, pendant la période du confinement, nous avons lancé une campagne très importante, dont le slogan était « Matemchich b3id, bach t3ich dima ljadid ». En fait, cette campagne destinée au marché local nous a permis de faire face à la crise vécue durant le Covid. L’idée, c’était vraiment de dire à toutes et à tous : « N’allez pas loin pour vivre une expérience hors du commun ».
Le lancement de cette nouvelle plateforme s’est déroulé lors d’une cérémonie présidée par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Ghita Mezzour, en compagnie du ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli, et la présidente de HCLTech, Roshni Nadar Malhotra.
Le Global Center Delivery entend jouer un rôle clé dans la stratégie nearshore de HCLTech, permettant à l’entreprise de fournir des projets de transformation numérique à ses clients mondiaux, tout en bénéficiant des talents hautement qualifiés du Maroc, indique un communiqué du groupe indien.
Ce projet d’envergure a été rendu possible grâce à un protocole d’accord signé en 2022 entre l’exécutif et le groupe indien, lors d’une visite de travail effectuée par Ghita Mezzour en Inde, dans l’objectif de promouvoir le Maroc comme destination d’investissement dans le domaine des nouvelles technologies.
« L’inauguration de ce centre témoigne de notre engagement à encourager l’innovation, à promouvoir l’autonomisation numérique et à créer un écosystème prospère pour l’industrie technologique au Maroc », a déclaré Ghita Mezzour.
« Avec HCLTech, nous allons œuvrer ensemble à ouvrir de nouvelles perspectives de croissance, en exploitant la puissance de la transformation numérique pour stimuler le progrès, la prospérité et l’inclusion« , a précisé la ministre.
« La présence de HCLTech au Maroc stimulera de façon notable la croissance du secteur des technologies de l’information et de l’externalisation, offrant d’abondantes perspectives à notre jeunesse talentueuse. Le centre créera jusqu’à 3.000 emplois dans un premier temps, et sera demain un hub pour le continent africain », a souligné, pour sa part, Mohcine Jazouli dans une déclaration à la presse.
De son côté, Nadar Malhotra s’est dite « ravie de voir le Maroc rejoindre la famille des opérations mondiales de HCLTech ». Le Royaume « dispose d’un immense potentiel pour devenir un contributeur majeur de l’écosystème technologique mondial », a-t-elle relevé.
HCLTech est une entreprise mondiale de technologie, employant plus de 223.000 personnes dans 60 pays, offrant des compétences de pointe centrées sur le numérique, l’ingénierie, le cloud et l’IA, et proposant un large portefeuille de services et de produits technologiques.
L’entreprise El Hallaoui construira une nouvelle trémie à Salé pour 71,6 MDH
Avec 71,6 millions de dirhams, l’offre d’El Hallaoui a été la moins-disante, lui permettant ainsi de remporter le marché au détriment de ses concurrents, NGE Contracting et Bioui Travaux, dont les offres dépassaient les 80 millions de dirhams.
La trémie, qui sera de 2×2 voies, devra être réalisée en moins de trois mois, y compris les délais de préparation et d’installation du chantier.
Notons que l’entreprise El Hallaoui a déjà remporté plusieurs appels d’offre de construction de trémies auprès de Rabat Région Aménagement, le maître d’ouvrage de ces projets à Rabat et Salé.
Il s’agit du centre de santé urbain de niveau 1 baptisé « Al Mountazah » qui a été érigé dans un nouveau quartier de la commune de Sidi Bouknadel, et de trois centres rénovés dans différents quartiers de la ville de Salé, à savoir Saïd Hajji, Ibn Al Haytem et Moulay Ismail.
Le centre « Al Mountazah » est le fruit d’un partenariat entre le ministère de la Santé et l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), pour lequel 2,7 millionsde DH ont été mobilisés.
D’une superficie globale de 1.400 m², cet établissement doit profiter à près de 15.000 citoyens. Il est composé, entre autres, de salles pour les soins et les injections, la sensibilisation et l’éducation thérapeutique, les consultations médicales, les vaccinations, ainsi que d’une pharmacie.
Pour sa part, le centre de santé urbain de niveau 1 « Saïd Hajji » a été réhabilité dans le cadre du partenariat entre le ministère et le Conseil préfectoral de Salé pour un montant de 1,2 MDH. Il profitera à 46.000 personnes.
La rénovation du centre de santé urbain de niveau 1 « Ibn Al Haytem » a été réalisée dans le cadre du même partenariat, pour une enveloppe budgétaire de près de 1,8 MDH. L’établissement bénéficiera à près de 54.000 personnes.
Installé dans l’arrondissement de Bettana, le centre de santé urbain de niveau 1 « Hay Moulay Ismail » a été réhabilité par des crédits alloués par le ministère de la Santé à hauteur de 2 MDH. Quelque 20.000 personnes profiteront de ses prestations.
Le coup d’envoi des quatre centres a été donné par le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Aït Taleb. Il a été accompagné du wali de la région Rabat-Salé-Kénitra, du gouverneur de la préfecture de Salé, du président du conseil préfectoral et du président de la commune de Salé.
Tramway de Rabat-Salé : mise en service des extensions de la ligne 2 le mercredi 16 février
Le démarrage de l’exploitation au niveau de l’extension de la ligne 2 fait suite à la finalisation, en février 2022, d’une période d’essais techniques et de roulage, indique, ce mardi, un communiqué de la société du Tramway de Rabat-Salé.
Avec l’ouverture de ces tronçons, le réseau du tramway s’agrandira d’un linéaire de 7 km et comprendra 12 stations supplémentaires.
Dorénavant, le réseau du Tramway de Rabat-Salé totalise 27 km et 43 stations. Il permettra de transporter 40.000 voyageurs supplémentaires par jour, portant l’ensemble des voyages sur le réseau à 150.000 par jour, note le communiqué.
Lancée en octobre 2017 par le Roi Mohammed VI, l’extension de la ligne 2 du tramway de Rabat-Salé a nécessité un investissement de 1,7 milliard de dirhams.
Ce projet va desservir des quartiers denses en population (près de 400.000 habitants) à Rabat et Salé.
A Rabat, l’extension de cette ligne s’étend sur un linéaire de 2,4 km, comprenant 4 stations. Elle assurera la desserte du quartier Yacoub El Mansour. Ce prolongement reliera le terminus actuel de l’hôpital Moulay Youssef (Akkari) et de l’avenue Alkifah, en passant par l’avenue Essalam.
Du côté de Salé, l’extension de la ligne a été réalisée sur un linéaire de 4,6 km, comprenant 8 stations. Elle relie le terminus de l’avenue Hassan II au nouvel hôpital de Salé, en passant par l’avenue Zarbia, et dessert les quartiers Hay Moulay Ismail et Qariat Oulad Moussa. Le nouveau tracé comprend un ouvrage d’art dédié au tramway, qui s’insère dans le paysage urbain (pont au-dessus de l’avenue Ain Houala) d’une longueur de 360 m, d’une largeur de 10,8 m et d’une hauteur de 5,6 m.
Dans le cadre de cette extension, le parc de matériel roulant a été renforcé de 22 rames supplémentaires de 32,5 m de long.
Covid-19 : ouverture d’un smart vaccinodrome intégré à Salé
« D’une capacité pouvant atteindre 5000 bénéficiaires par jour, ce nouveau centre de vaccination permettra d’accélérer le rythme du processus de vaccination et atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés, à savoir, l’immunité collective». C’est ainsi que Khalid Ait Taleb, ministre de la santé, a présenté le nouveau smart vaccinodrome intégré, deuxième du genre après celui du quartier Errahma dans la province de Nouaceur.
Construit sur une superficie de 2.200 m², ce nouveau centre est situé à l’arrondissement Bab Lamrissa, au point de jonction des lignes de transport reliant Rabat et Salé, ce qui facilitera la vaccination des habitants des deux villes.
En quoi ce centre de vaccination est-il « smart » ?…
Le processus de vaccination est totalement digitalisé. Ainsi, grâce à un système QR code, le ministère de la santé pourra suivre le rythme du processus au quotidien, depuis l’enregistrement, en passant par le dépistage, jusqu’à l’injection.
Les données collectées serviront à l’analyse du nombre de patients dépistés, vaccinés et traités, ainsi qu’à la détermination de la durée de chaque opération.
De plus, il est équipé de capteurs intelligents qui permettent le contrôle de la chaîne de froid des vaccins, la supervision, la gestion et l’analyse des données médicales, environnementales et logistiques. De ce fait, les responsables du vaccinodrome ont la capacité de maîtriser totalement leur environnement.
… et en quoi est-il « intégré » ?
Disposant d’une salle d’attente, d’une unité de dépistage de Covid-19, d’une salle d’examen et d’un stand de conseil médical et des postes de vaccination, le vaccinodrome a été conçu de sorte que le citoyen ait accès à une panoplie de services médicaux avant l’opération de vaccination.
La Marina de Salé se dote de toilettes publiques gratuites et intelligentes
Lancée par la société « Access Pub » en collaboration avec les autorités locales, Beluga est la première toilette publique moderne déposée gratuitement avec des produits sanitaires, des mitigeurs infrarouges, un système domotique, six caméras de surveillance, des portes automatiques contrôlables à distance ainsi qu’un système d’urgence.
Cette toilette publique d’une forme triangulaire est composée de trois faces : la première est réservée à la porte automatique, la deuxième aux trois écrans publicitaires de 75 pouces chacun et la troisième à une bâche rétroéclairée.
Dans une déclaration à la presse, le directeur général de la société « Access Pub », Adnane Mouktabil a indiqué que le « projet des toilettes publiques est prévu d’être implanté dans cinq autres grandes villes à savoir Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger. Ils’inscrit dans une démarche privilégiant l’intérêt général du Maroc et de son développement », a-t-il expliqué, rappelant qu’il s’agit aussi de répondre aux Objectifs du développements durables (ODD).
La présidente de l’association Environmental Women Association (EWA), Farida Jaïdi a souligné, dans une déclaration similaire, que « cela fait quatre ans que notre association se bat pour des toilettes publiques, car il s’agit d’une problématique qui touche non seulement notre santé, mais également notre environnement et notre tourisme », a-t-elle fait remarquer.
Créée en 2016, Access Pub est une société maroco-belge spécialisée dans la publicité et l’affichage urbain phygital alliant affichage physique et digital qui propose des services liés notamment au mobilier urbain, au conseil et stratégie ainsi qu’à la création et la gestion du contenu. Elle compte plus de 50 employés.