Sanlam Maroc et Lana Cash lancent « Assurance Al’Rah7a »

Sanlam Maroc et Lana Cash, filiale du Groupe CIH Bank, annoncent le lancement de « Assurance Al’Rah7a« , une nouvelle gamme de micro-assurance pensée pour protéger chaque foyer marocain.

« Cette initiative traduit l’engagement des deux partenaires à rendre l’assurance accessible et concrète pour tous, en accompagnant chaque famille marocaine à s’assurer et protéger son avenir », souligne le communiqué.

Ainsi, les deux partenaires mettent « la simplicité, l’accessibilité et la proximité au cœur de leur approche, avec l’objectif de répondre aux besoins essentiels du quotidien : protéger sa famille, soutenir ses parents et préserver la stabilité financière face aux imprévus de santé ».

À cela s’ajoute une offre structurée en trois produits distincts, adaptés aux besoins et budgets de chacun. « Amane Al Ousra garantit, en cas de décès, le versement d’un capital défini à l’avance afin d’assurer la sécurité financière de la famille de l’assuré », précise le communiqué.

« Amane L’Walidine offre, pour sa part, une rente trimestrielle destinée aux parents de l’assuré, afin de leur garantir un soutien stable et durable », poursuit-il.

Enfin, « Istichfaa Cash prévoit le versement d’une indemnité journalière en cas d’hospitalisation, permettant ainsi de couvrir les charges du quotidien et de préserver la sérénité du foyer ».

Avec ce lancement, Sanlam Maroc et Lana Cash réaffirment enfin « leur engagement à promouvoir une assurance inclusive, notamment pour les populations encore éloignées des circuits financiers traditionnels, offrant ainsi à chaque Marocain la possibilité de s’assurer pour un avenir en toute confiance ».

Épargne Enfant. Sanlam propose deux solutions pour préparer l’avenir en toute sécurité (3)

L’objectif reste le même : aider les familles à anticiper les dépenses futures liées à l’éducation, aux études supérieures ou aux projets de vie d’un enfant, à travers des produits structurés et encadrés sur le plan fiscal.

Après deux premiers articles consacrés à ce sujet : Ce qu’il faut savoir avant de choisir un placement et L’offre d’AtlantaSanad, nous présentons dans ce troisième épisode les offres proposées par Sanlam.

Sanlam propose plusieurs formules évolutives qui associent épargne régulière et garanties d’assurance. Quels dispositifs sont proposés ? Comment fonctionnent-ils concrètement ? Et que faut-il savoir avant d’y souscrire ? Éléments de réponse.

Deux solutions pour accompagner l’avenir des enfants

La protection de la scolarité reste au cœur de l’offre de Sanlam dédiée aux familles. L’assureur propose deux solutions complémentaires : l’une vise à garantir la continuité des études en cas de coup dur, l’autre permet de constituer progressivement un capital pour financer les projets futurs d’un enfant.

« Chez Sanlam Maroc, nous sommes conscients que l’une des principales préoccupations des parents est de sécuriser l’éducation de leurs enfants quoi qu’il arrive », explique la compagnie.

C’est dans cette logique qu’est née l’assurance Continuité scolaire, un contrat qui ne relève pas de l’épargne, mais d’une garantie décès/invalidité. Concrètement, si le parent souscripteur vient à décéder ou à devenir invalide, Sanlam prend directement en charge 100% des frais de scolarité de l’enfant, jusqu’au baccalauréat, et ce, en versant les montants dus à l’établissement scolaire.

En parallèle, Sanlam propose Assur’Education, une solution d’épargne évolutive. Elle permet aux parents de constituer, à leur rythme, un capital pour les projets futurs de leur enfant.

« Les parents épargnent des montants de leur choix, selon la périodicité de leur choix, et quand l’enfant atteint l’âge de 18 ans, il peut recevoir, pour financer ses projets d’avenir, la somme totale de ce que ses parents ont épargnée, valorisée de manière très intéressante et avec une exonération d’impôt », détaille Sanlam.

Des modalités de souscription simples, une souplesse d’épargne totale

Assur’Education est conçue pour s’adapter aux capacités d’épargne de chaque famille, sans contrainte de versement fixe ni plafond.

Les cotisations démarrent à partir de 200 DH par mois et ne sont pas plafonnées

Le produit laisse une grande liberté au souscripteur, qui peut adapter ses versements dans le temps : « L’assuré est libre de modifier le montant versé d’une cotisation à l’autre, et libre également d’effectuer ces cotisations quand il le souhaite ».

L’enfant perçoit le capital à ses 18 ans, dans des conditions fiscalement avantageuses. En cas de décès du souscripteur avant cette échéance, « Sanlam peut se substituer à lui pour poursuivre les cotisations à sa place ».

Sur le plan financier, Assur’Education offre une valorisation progressive du capital épargné.

En moyenne, le produit bénéficie d’un rendement de 3%, ainsi que d’un avantage fiscal qui est l’exonération totale des plus-values réalisées sur les contrats au-delà de 8 ans d’ancienneté

La protection intégrée en cas de décès du parent est de nouveau rappelée par l’assureur : « Si le parent décède avant les 18 ans de l’enfant, Sanlam peut continuer à cotiser à la place du parent, de manière à ne pas léser l’enfant ».

Les deux solutions proposées par Sanlam peuvent être souscrites à tout moment, sans conditions restrictives liées à l’âge de l’enfant. Concernant la continuité scolaire, l’assureur précise que le contrat est accessible « moyennant un tarif annuel très adapté et accessible ». En cas de sinistre, « Sanlam prend en charge les frais de scolarité de l’enfant pour toute la durée restante de sa scolarité, jusqu’au baccalauréat » et verse « directement les frais de scolarité à l’établissement scolaire […] pour éviter l’implication d’un tiers ».

Un exemple concret pour projeter l’effort d’épargne dans le temps

Se projeter dans une démarche d’épargne pour son enfant, c’est aussi essayer de visualiser ce que chaque effort mensuel peut réellement produire à long terme. Pour aider les familles à mesurer cette perspective, Sanlam partage une simulation basée sur un scénario simple.

« Prenons l’exemple d’un souscripteur qui a choisi une cotisation régulière de 500 DH par mois, et ce, sur une durée de 15 ans. Le capital à récupérer à la fin de cette durée est de 108.000 DH approximativement ».

L’écart devient significatif si l’on compare cette somme à ce qu’aurait permis une épargne classique. « À titre de comparaison, s’il avait simplement mis de côté 500 DH par mois, il aurait eu 90.000 DH au bout de la même période. Et s’il l’avait placé sur un compte épargne, il aurait eu autour de 92.000 DH. Donc il est vraiment gagnant à prendre notre produit ».

L’avantage net ressort ainsi à 18.000 DH de gains supplémentaires par rapport à une épargne non rémunérée, à effort d’épargne identique

Une transmission sécurisée et des avantages fiscaux à la clé

L’un des atouts majeurs d’Assur’Education réside dans sa capacité à garantir la bonne transmission du capital, même en cas de décès prématuré du parent souscripteur. En désignant l’enfant comme bénéficiaire au moment de la signature du contrat, le capital épargné et valorisé lui sera automatiquement versé lorsqu’il atteindra l’âge de 18 ans.

« En cas de décès du parent souscripteur, le montant épargné et valorisé reviendra automatiquement à l’enfant (désigné comme le bénéficiaire lors de la signature du contrat) quand celui-ci aura 18 ans ».

Une option complémentaire renforce cette sécurisation du parcours éducatif. « Il existe une garantie optionnelle selon laquelle Sanlam peut même continuer à cotiser dans le contrat en question à la place du parent souscripteur en cas de décès ou d’invalidité de ce dernier jusqu’à l’âge de 18 ans de l’enfant ».

Sur le plan fiscal, les plus-values générées par le contrat bénéficient d’une exonération totale après huit ans, ce qui constitue un avantage supplémentaire pour les familles envisageant une épargne de long terme.

L’avenir de la fusion Sanlam-Allianz au Maroc n’est pas encore scellé (Management de Sanlam)

Quel avenir pour la fusion Sanlam Allianz au Maroc ? Le Conseil de la concurrence avait des préoccupations sur le marché marocain et a autorisé la joint-venture au niveau africain en temporisant localement. Le groupe Sanlam Allianz a pris des engagements structurels vis-à-vis du régulateur qui a fini par autoriser l’opération. Cependant, les deux opérateurs continuent d’opérer de façon distincte.

Quelle suite sera donc donnée à ce rapprochement international au Maroc ?  Le récent feu vert du Conseil de la concurrence « ne signifie pas qu’une fusion au Maroc est actée », répond Yahya Chraibi, directeur général de Sanlam, interrogé à ce sujet lors de la conférence de presse annuelle de présentation des résultats financiers, tenue ce jeudi 20 mars.

Il rappelle que le dossier dépend toujours des choix stratégiques au niveau du groupe. « Aujourd’hui, les conditions sont connues. L’actionnaire travaille dessus, mais la balle n’est pas dans notre camp, elle est au niveau de Sanlam Allianz, qui décidera dans les semaines ou mois à venir ».

Plusieurs options restent ouvertes : une fusion locale, le maintien des deux entités distinctes, voire la cession d’un des actifs. Tout est encore possible

Indicateur en hausse, sauf pour la branche santé

Par ailleurs, le management est revenu sur les performances de l’année écoulée, les axes d’innovation, ainsi que les perspectives stratégiques, dans un contexte de marché toujours concurrentiel.

Le chiffre d’affaires de Sanlam Maroc a enregistré une croissance de 2,1% par rapport à 2023, atteignant 6,3 MMDH. « Le résultat net, en progression de 5,5%, s’établit à 418 MDH », a précisé Youssef Berrada, directeur financier du groupe.

Dans la continuité de sa politique de retour aux actionnaires, Sanlam a également relevé son dividende. « Encore un dividende en augmentation de plus de 5% », a annoncé le directeur financier. Le dividende s’établira à 81 DH par action, à verser à partir de juillet 2025.

Les fonds propres du groupe ont pour leur part progressé de 2% sur un an pour atteindre 5,3 MMDH.

Côté technique, l’assureur a amélioré son taux de sinistralité de 1,5%. « C’est important de garder aussi notre capacité technique sur ce sujet », a-t-il commenté.

Il a insisté sur la stabilité du résultat technique, notamment en non-vie. Le ratio combiné, qui regroupe sinistralité et frais d’exploitation, est resté stable à 97%, «  parmi les meilleurs ratios sur le marché au niveau des compagnies d’assurance « .

En détail, le segment non-vie affiche une croissance de 2,1%, tirée par la branche vie (+2,7%), la branche entreprise/corporelle (+6,2%), et surtout l’automobile qui progresse de 5,5%. « C’est important, il représente plus de 50% de notre chiffre d’affaires », a noté le directeur financier. En revanche, la branche santé enregistre une baisse de 9%.

La répartition des primes non-vie fait apparaître une prédominance de l’automobile (53%), suivie de la santé (22%) et des risques entreprises (25%).

Concernant l’assurance vie, qui représente 13% du chiffre d’affaires global, la retraite prédomine avec 63%, contre 37% pour le décès.

Le résultat financier a crû de 6%, soutenu par « l’amélioration de la performance des marchés financiers et surtout la restructuration de notre portefeuille actif ».

Cette dynamique a permis à l’assureur de porter ses placements financiers à près de 17 MMDH, en progression de 3,7%. Les provisions techniques suivent également une trajectoire haussière, atteignant 15,5 MMDH.

Rachat de franchise : « agrandir le gâteau »

Parmi les nouveautés produits, Sanlam a lancé une garantie de rachat de franchise en assurance automobile, une première qui a «  marqué le marché« , précise-t-il.

« Nos concurrents n’ont pas forcément beaucoup apprécié […], mais notre objectif est d’agrandir le gâteau, pas de se le partager  », a affirmé Yahya Chraibi, le directeur général de Sanlam. Cette garantie permet aux assurés responsables d’un sinistre de ne pas payer la franchise minimale de 2.500 DH, apportant ainsi un soutien financier direct.

Dans la même logique, l’assureur a intégré une garantie décès toutes causes dans ses contrats auto. « Elle permet d’indemniser les familles, quel que soit le type de décès, pas uniquement les accidents de la route  », a-t-il précisé.

Sanlam a également lancé Assur’Auto, une solution dédiée aux TPE et PME, pour couvrir les véhicules et les marchandises transportées. « Une offre économique qui fonctionne très bien sur ce segment qui est le nôtre depuis longtemps », a indiqué le directeur général.

Au-delà des produits, le service a été au cœur de la stratégie, avec notamment le lancement de la plateforme santé Allo Ra7ti. « C’est un accompagnement à chaque étape de l’hospitalisation, avant, pendant et après, pour simplifier le parcours de soin », a-t-il expliqué.

Complémentaire santé 

Sur un autre registre et anticipant la réforme de l’AMO et le recentrage sur la CNSS, Sanlam a adapté son produit AMC CNSS en y intégrant une garantie d’hospitalisation à domicile, une première au Maroc.

« C’est une garantie bénéfique pour tout le monde : cliniques, assureurs, assurés  », a-t-il détaillé, soulignant un gain de flexibilité pour les établissements de soins et une réduction des coûts, tout en maintenant une prise en charge de qualité.

Les perspectives à venir de Sanlam

L’assurance vie, qui représente un peu moins de 10% du chiffre d’affaires du groupe, reste un axe de développement. « On est en train de voir d’autres niches, d’aller vers la micro-assurance et les unités de compte  », a expliqué Youssef Berrada, directeur financier. L’objectif est de «  garder cette quote-part » dans un contexte de diversification de l’offre.

En non-vie, Sanlam entend consolider sa position de leader, en capitalisant sur sa domination du segment automobile, qui pèse 50% du chiffre d’affaires. « On est très loin devant la concurrence », a souligné Youssef Berrada. En 2025, le groupe veut renforcer sa présence sur le marché entreprises, en particulier PME et TPE.

 Nous favorisons une croissance des résultats plutôt qu’une croissance du chiffre d’affaires

Pour Yahya Chraibi, la branche santé devrait rester tendue. « Le marché ne va pas forcément s’améliorer dans certaines branches, je pense notamment à la maladie », a-t-il averti, annonçant une politique de sélection rigoureuse.

Sanlam privilégie la qualité du portefeuille, quitte à se désengager de certains partenariats. « Parfois, ces partenariats ne sont plus profitables aux deux parties. Nous n’avons aucun problème à prendre les décisions qui s’imposent  », a déclaré le directeur général.

Une offre inédite d’assurance santé pour animaux de compagnie en phase de test

L’assurance santé pour animaux de Sanlam, baptisée Assur’Chien&Chat, vise à couvrir les frais médicaux, chirurgicaux et préventifs des chiens et des chats, soulageant ainsi les propriétaires du poids financier des soins vétérinaires.

L’assurance propose une prise en charge allant jusqu’à 90% des dépenses médicales, avec un plafond de 15.000 DH selon la formule choisie. Un forfait obsèques est également prévu en cas de décès de l’animal à la suite d’une maladie, permettant ainsi aux propriétaires de faire face à cette épreuve avec un soutien financier.

Cependant, selon une source bien informée, il s’agit pour l’instant d’un test et non d’une offre pleinement opérationnelle. Le projet nécessite encore du temps avant son déploiement officiel sur le marché.

Le site dédié à ce nouveau service indique que, pour souscrire, il faut fournir plusieurs informations concernant l’animal (âge, race, sexe) avant de comparer les formules disponibles.

Voici un exemple de devis demandé par nos soins dans le cadre d’une simulation pour « Celia », labrador femelle de plus de 9 ans :

Cette offre marque un tournant dans le secteur de l’assurance au Maroc, qui commence à s’ouvrir au bien-être des animaux de compagnie.

Sanlam Maroc investit 150 MDH dans Dislog de Moncef Belkhayat

Sanlam Maroc et Dislog Group annoncent une prise de participation minoritaire non contrôlante de Sanlam Maroc dans l’actionnariat de Dislog Group.

L’investissement de Sanlam Maroc, d’un montant de 150 millions de DH, permettra à Dislog Group de renforcer son pôle santé et de poursuivre son programme de développement par croissance externe (M&A) dans les secteurs de la pharmacie et des dispositifs médicaux, explique un communiqué conjoint.

Quant à Sanlam Maroc, c’est un investissement qui s’inscrit dans sa stratégie de soutien et de dynamisation du secteur de la santé au Maroc, secteur dans lequel la compagnie opère et est fortement engagée depuis de nombreuses années, et où Dislog Group est également solidement implanté, poursuit la même source.

En effet, Dislog Group détient plusieurs entités spécialisées, notamment Megaflex, Kosmopharm, Steripharma, Somapharma, Africare et Dislog Santé. Son pôle santé s’articule autour de trois business units couvrant l’industrie pharmaceutique, les dispositifs médicaux et les dermo-cosmétiques, formant ainsi une chaîne de valeur complète, de la fabrication de médicaments à la distribution d’équipements spécialisés pour les établissements de santé.

« Sanlam et Dislog partagent le même engagement envers l’innovation constante et l’excellence du service. En investissant dans un acteur local aussi dynamique et prometteur, nous réaffirmons notre volonté forte de soutenir pleinement le tissu économique marocain, notamment dans le domaine de la santé où Sanlam dispose d’un positionnement et de savoir-faire historiques, que nous avons à cœur de pousser plus loin encore », a déclaré Yahia Chraibi, directeur général de Sanlam Maroc, cité dans le communiqué.

Moncef Belkhayat, président-directeur général de Dislog Group, a quant à lui ajouté : « Avec l’entrée de Sanlam dans le capital de Dislog, notre tour de table s’institutionnalise. En tant que champion marocain du FMCG et de la santé, nous avons l’ambition de hisser haut le drapeau national au-delà de nos frontières et d’accélérer notre internationalisation. Une ambition que nous partageons très largement avec Sanlam ».

Inexécution d’un jugement, Sanlam gagne en appel

Epinglé pour refus d’indemnisation d’un assuré, Sanlam a eu gain de cause en appel. L’assureur a obtenu une décision favorable de la cour d’appel de Casablanca qui a annulé le jugement de première instance rendu en avril dernier.

Sanlam avait été condamnée à dédommager un assuré pour plus de 30.000 DH comme pénalité de retard portant sur une indemnisation qui devait être réglée dans le cadre d’un accident de la circulation.

Il s’agissait d’une application de l’article 21 du dahir relatif à l’indemnisation des victimes d’accidents causés par des véhicules terrestres à moteur. Ce texte dispose qu’en « cas de non-paiement par l’entreprise d’assurances de tout ou partie d’une créance certaine et liquide due […], les bénéficiaires ont droit à des dommages et intérêts dans la limite de 50% des sommes indument retenues ».

Dans le cas d’espèce, le tribunal de première instance avait reproché à Sanlam de retarder le paiement d’une créance de 70.000 DH, objet d’une décision judiciaire définitive. Des faits contestés par l’assureur qui affirme avoir réglé ce montant dans les délais. D’où son recours en appel.

Tout en annulant ce jugement, la cour d’appel a de nouveau statué sur la demande de l’assuré qui a été jugée « irrecevable ».

Jugement pour inexécution d’un jugement : les vérités de Sanlam

Objet d’un jugement pour « refus d’exécution » d’une décision d’indemnisation, Sanlam conteste ce verdict dont elle a fait appel. Le dossier sera bientôt réexaminé par la cour d’appel de Casablanca.

Prononcé fin avril, le jugement contesté avait astreint Sanlam à verser un dédommagement supplémentaire au profit d’un justiciable qui lui reprochait un retard dans le paiement d’un dédommagement (accident de la circulation), objet d’une décision judiciaire datée de 2022.

La sentence, qui n’est pas définitive, a été rendue sur la base de l’article 21 du dahir relatif à l’indemnisation des victimes d’accidents causés par des véhicules terrestres à moteur. Ce texte dispose qu’en cas de « non-paiement par l’entreprise assurances de tout ou partie d’une créance certaine et liquide, les bénéficiaires ont droit à des dommages et intérêts dans la limite de 50% des sommes indûment retenues ».

Du côté de Sanlam, on dément tout refus ou réticence de paiement. Selon les documents qui nous sont parvenus, l’indemnisation semble même avoir été versée directement après le jugement et avant l’action de dédommagement judiciaire.

L’affaire n’a pas de grands enjeux financiers, mais l’assureur tient à y mettre fin et rétablir son image, lui qui figure depuis trois ans en première position en termes de délais d’exécution des décisions judiciaires, selon les statistiques du ministère de la Justice.

« L’assureur conteste d’autant plus cette décision qu’il soigne tout particulièrement ses délais d’exécution des décisions judiciaires », assurent nos sources à Sanlam.

« Le dossier en question a été jugé en matière civile le 19 octobre 2022. La victime a reçu une indemnité avec exécution provisoire à hauteur de la moitié. Ce jugement a été notifié à la compagnie le 25 octobre 2022. Deux jours plus tard, nous avions procédé au règlement direct de cette somme par chèque entre les mains de la CDRA de Casablanca », explique-t-on du côté de Sanlam, pièces écrites à l’appui.

Par CDRA, on entend la Caisse de dépôt et des règlements des avocats. Cette entité gère, au niveau de chaque barreau du Royaume, la gestion des indemnités ordonnées dans le cadre des procédures judiciaires ou amiables.

Le reliquat des sommes en question a été versé le 26 avril 2024, soit quelques jours après la confirmation du premier jugement en appel. Ce qui n’a pas empêché l’avocat de la partie adverse de réclamer le paiement et ce, malgré un courrier de Sanlam l’informant des règlements déjà effectués en faveur de son client.

« Malgré le fait que le règlement de ce dossier ait été traité dans les délais et conformément à la réglementation en vigueur, et que nous ayons avisé l’avocat de la victime des règlements déjà effectués en faveur de son client, celui-ci a estimé nécessaire de faire une autre action dans le cadre de l’article 21 du dahir portant loi n° 1-84-177 du 6 Moharram 1405 (2 octobre 1984) relatif à l’indemnisation des victimes d’accidents causés par des véhicules terrestres à moteur, réclamant des dommages dans l’exécution du dossier », déplorent nos sources à Sanlam.

Cette action débouchera, le 30 avril 2024, sur la condamnation de Sanlam à verser un somme supplémentaire correspondant à près de 50% des montants initialement en jeu (30.000 sur 73.000).

Fait curieux, les arguments invoqués par Sanlam n’avaient pas été soumis au juge lors de l’examen de l’action en première instance. L’avocat de l’assureur a insisté sur l’absence du « refus d’exécution » sans s’arrêter sur le paiement des sommes en question. En tous cas, c’est ce qui ressort de la lecture du jugement dont Médias24 détient copie. Une omission que Sanlam entend rectifier en appel.

Pour l’heure, le dossier n’a fait l’objet que d’une décision de première instance. Elle n’est pas exécutoire. Déposé le 17 mai, le recours en appel suspend l’exécution du jugement, en attendant la décision de la juridiction de deuxième degré.

Sanlam condamnée pour inexécution d’une décision judiciaire

Refuser d’exécuter un jugement n’est pas sans conséquence. Sanlam en a fait l’expérience dans un dossier jugé le 30 avril par le tribunal de première instance de Casablanca. La compagnie d’assurance doit dédommager un citoyen pour avoir rechigné à lui verser un montant que lui reconnait la justice.

Diffusée par Me Chouaib Lamsahle (avocat du demandeur), l’affaire est modeste par ses enjeux financiers, mais elle aborde un problème juridique majeur : l’inexécution des décisions judiciaires. Considérée comme l’une des plaies du système judiciaire, la question est souvent abordée à travers le prisme de l’administration qui refuse ou retarde le règlement de sommes jugées en faveur de justiciables. Mais qu’arrive-t-il lorsqu’une entité privée en fait de même ?

Dans ce dossier, la genèse du litige remonte à 2022. Un citoyen obtient une condamnation contre un autre particulier dans le cadre d’une action civile (responsabilité délictuelle, accident de la circulation). Ce dernier est condamné à verser un dédommagement, mais c’est son assureur Sanlam qui, via subrogation, doit intervenir pour le paiement des sommes en question.

Ce premier jugement sera confirmé quelques mois plus tard en appel, rendant la décision exécutoire. Un dossier d’exécution est alors ouvert et malgré une mise en demeure, la compagnie d’assurance rechigne à régler l’indemnisation. Le justiciable dépose alors une nouvelle action, cette fois-ci directement contre Sanlam à laquelle il demande, indépendamment du montant initial, un dédommagement spécifique pour sanctionner son refus d’exécuter le jugement.

Face aux juges, Sanlam se défend en arguant que le retard ne suffit pas, à lui seul, à faire constater le refus d’exécution. Pour l’assureur, le demandeur doit obtenir un procès-verbal établissant officiellement ce refus.

En réalité, après la mise en demeure, un agent du tribunal avait notifié à Sanlam le dossier d’exécution mais cette démarche est restée sans effet, constate le tribunal de Casablanca. Ce fait constitue à lui seul le « refus tacite d’exécution« , lit-on dans le jugement. Sachant que même après l’action du demandeur, la compagnie n’a pas non plus produit la preuve du paiement des sommes en jeu.

La question de savoir s’il y a refus ou non relève du « pouvoir d’appréciation » du juge. En revanche, la détermination du montant des dommages et intérêts qui sanctionnent ce comportement trouvent leur base dans un texte clair, bien que peu connu du public. Il s’agit de l’article 21 du dahir relatif à l’indemnisation des victimes d’accidents causés par des véhicules terrestres à moteur.

Que dit cette loi ? « En cas de non-paiement par l’entreprise d’assurances de tout ou partie d’une créance certaine et liquide due (…), les bénéficiaires ont droit à des dommages et intérêts dans la limite de 50% des sommes indûment retenues. »

Résultat : Sanlam doit verser 30.000 DH en plus des intérêts de retard ; montant qu’elle doit verser en plus de l’indemnisation initiale (plus de 70.000 DH) qui reste d’actualité.

Sanlam : le résultat net progresse de 16,2% à fin juin

Le chiffre d’affaires de Sanlam Maroc a également enregistré une progression de 3,8% par rapport à fin juin 2022, à 3,49 milliards de dirhams.

En ce qui concerne l’activité Non-Vie, elle s’est élevée à 3,07 milliards de dirhams, enregistrant ainsi une augmentation de 8,2% par rapport à fin juin 2022.

Cependant, l’activité Vie de la compagnie a connu une baisse de 20,5%, avec un chiffre d’affaires semestriel de 418 MDH durant la même période. Cette baisse s’explique principalement par une réduction de la collecte sur les contrats de capitalisation.

Sanlam Maroc annonce dans son communiqué qu’après avoir distribué 36 dirhams de dividende par action au titre de l’exercice 2022, les fonds propres de la compagnie se sont élevés à 5,05 milliards de dirhams à fin juin 2023, enregistrant ainsi une hausse de 1,5% par rapport à fin 2022.

La joint-venture « SanlamAllianz » se concrétise

« Les deux groupes Sanlam et Allianz opèreront désormais sous une joint-venture ‘SanlamAllianz’, donnant ainsi naissance à un acteur panafricain de premier ordre en matière de services financiers non bancaires, doté d’un maillage territorial très étendu sur le continent », annonce un communiqué de Sanlam.

La transaction a obtenu l’accord préalable des différentes autorités compétentes, notamment celui des autorités de la concurrence ainsi que de régulation du secteur des assurances dans chacun des pays de présence, et a satisfait à l’ensemble des conditions suspensives, assure la même source.

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Sanlam Maroc : tour d’horizon du marché et des perspectives de l’assurance-vie

Le groupe Sanlam Maroc s’est vu décerner, le 15 février, le prix « Innovation Produit » des trophées de l’Assurance pour son offre Continuité scolaire. L’occasion de revenir avec l’assureur sur son activité d’assurance-vie, épargne et prévoyance, et de faire un état des lieux du marché et des perspectives d’évolution dans un environnement en mutation.

Le secteur se positionne pour profiter de la généralisation de l’AMO et d’un cadre favorable apporté par la loi de finances, dont les paramètres favorisent l’épargne à long terme. Médias24 est allé à la rencontre de Marouane Chraibi, Directeur Business Unit Vie & Bancassurance chez Sanlam Maroc, pour prendre le pouls du marché de l’assurance-vie et de ses perspectives d’évolution.

Un marché encore jeune où Sanlam souhaite innover

Aujourd’hui, l’assurance-vie au Maroc, tant sur l’épargne que la prévoyance, est un marché encore jeune qui dispose d’une grande marge de progression. A l’échelle nationale, l’activité compte pour près de la moitié du chiffre d’affaires global, nous indique Marouane Chraibi. Et cette part évolue d’année en année. « Aujourd’hui, l’assurance vie représente près de la moitié du chiffre d’affaires global de l’assurance au Maroc. À fin 2021 au Maroc, nous sommes à environ 23 MMDH pour un chiffre d’affaires global d’environ 50 MMDH. »

Si l’activité pèse de plus en plus, la majorité des revenus de l’assurance-vie proviennent de la bancassurance et pas des sociétés d’assurances elles-mêmes. « Ce chiffre d’affaires est cependant généré majoritairement par le canal bancassurance qui représente environ 70% du chiffre d’affaires global marché, et principalement via des produits d’épargne. Or, il est à rappeler que l’assurance-vie englobe le segment épargne et le segment prévoyance décès », précise Marouane Chraibi.

Les 30% restants sont générés par la vente en collectif à hauteur de 25% à 26%, et la vente individuelle à hauteur de 5% à 6%. C’est à ce niveau que Sanlam Maroc aimerait innover en diversifiant les produits d’assurance-vie et les canaux de distribution. « Nous explorons les gisements de vente en individuel. Nous avons dans ce sens une force de vente individuelle sur le terrain qui accompagne les clients et vulgarise les produits de prévoyance vie pour les commercialiser. Chez Sanlam Maroc, nous avons de fortes ambitions en prévoyance vie ; c’est un marché qui reste encore à développer. Rappelons-le, le taux de pénétration de l’assurance est de l’ordre de 4% ; en comparaison avec d’autres économies émergentes ou pays du Nord, nous disposons d’un taux encore faible », précise Marouane Chraibi.

Pour cela, le groupe a lancé un certain nombre d’innovations en 2021 et 2022, notamment le produit de continuité scolaire qui vient répondre aux besoins des parents d’assurer une scolarité à leurs enfants, quels que soient les aléas. « Nous avons également une innovation sur l’assurance décès emprunteur, Assur’Crédit. Ce type de produit se vend généralement à travers le canal bancassurance. Nous l’avons digitalisé et sommes en train de le vendre à travers un parcours numérique et simplifié. Cela permet d’avoir sa délégation bancaire en quelques clics et de payer en ligne. »

Ces initiatives et cette volonté de moderniser le secteur de l’assurance-vie ne sortent pas de nulle part. L’activité est en effet un relais de croissance important pour Sanlam Maroc, historiquement plus présent sur le secteur Non-Vie.

Comme l’expliquait à Médias24, en mai 2022, Yahya Chraibi, directeur général de Sanlam Maroc, la bonne progression de l’activité Vie « a été le fruit d’une stratégie particulièrement volontariste pour développer la prévoyance, dont la part a beaucoup augmenté dans notre portefeuille (que ce soit en bancassurance ou hors bancassurance) ». Il notait que ce secteur représentait un véritable potentiel de croissance profitable. « L’idée est de continuer à croître fortement mais sainement, en ayant une approche plus fine et ciblée de nos clients et marchés », disait-il.

Le groupe avait lancé en 2021 l’offre « Lwoqt ou Zmane », qui permet à l’assuré de « mettre sa famille à l’abri en cas de décès, sans que ce soit à ‘fonds perdus’ puisque, s’il ne subit pas de sinistre, il peut récupérer au bout de quinze ans toutes les primes qu’il a payées jusqu’alors », précisait Yahya Chraibi.

De nombreux facteurs favorisent le développement de l’assurance-vie

Actuellement, le secteur bénéficie de bonnes perspectives, apportées notamment par un environnement favorable à l’épargne à long terme. « Nous sommes cependant convaincus que le moment est propice pour développer l’assurance-vie, car les évolutions réglementaires qui sont en train de s’opérer ouvrent de nouvelles perspectives », estime Marouane Chraibi.

En effet, la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) est intéressante pour l’assureur, qui y voit un potentiel à capter. « C’est un marché qui reste à créer. Nous pensons que c’est le moment propice pour le faire, car il y a des discontinuités réglementaires qui sont en train de s’opérer. Il s’agit notamment de la généralisation de l’AMO, qui a intégré une grande population dans le portefeuille de la CNSS. Cette population devient de plus en plus sensible et développe un appétit pour la prévoyance vie », explique-t-il.

Cette appétence a notamment été catalysée par la crise sanitaire. « Le Covid a également sensibilisé de nombreux citoyens sur l’importance de l’assurance-vie. Nous remarquons un grand intérêt de la classe moyenne pour les produits d’épargne et de prévoyance », témoigne Marouane Chraibi.

De plus, le contexte fiscal actuel est devenu plus propice à l’épargne, notamment grâce à différents volets de la loi de finances 2023. « Les nouvelles dispositions de la LF 2023 touchent l’épargne d’un point de vue fiscal. Selon nous, ces mesures favorisent vraiment l’épargne à long terme, car il y a un abattement fiscal qui devient beaucoup plus intéressant, et un âge de départ à la retraite qui passe de 50 à 45 ans. Il y a une retenue de 15% non libératoire en cas de rachat précoce. »

Ces conditions fiscales avantageuses viennent compenser la perte de rendement connue sur les placements d’épargne, du fait de l’inflation. « Il n’y a pas que le rendement qui entre en jeu. Il s’agit d’une combinaison entre le taux de rendement et les avantages fiscaux », poursuit notre interlocuteur.

Le secteur peut aussi tabler sur une évolution règlementaire de ses activités, notamment en micro-assurance. « Il ne faut pas oublier le cadre juridique de la micro-assurance qui vient d’être mis en place et qui permet de cadrer les produits de micro-assurance et de faciliter leur distribution. Cela a un impact positif dans le cadre de l’inclusion financière. L’idée est d’offrir à une population n’ayant pas accès au système classique, des produits d’assurance-vie », souligne Marouane Chraibi.

« Désormais, il est important d’innover à la fois en termes de canal de distribution et de produit, et de travailler surtout sur la vulgarisation des contrats. » Cela passe notamment par des campagnes de communication, des capsules, son réseau de distribution, ses animateurs patrimoniaux et la digitalisation, pour les rendre accessibles au plus grand nombre et démarcher cette nouvelle cible. « Nous pouvons le faire à travers les partenariats avec différentes institutions, courtage ou en direct/individuel. Sans oublier bien évidement la bancassurance qui reste un canal important », conclut notre interlocuteur.

La joint-venture Allianz et Sanlam atterrit chez le conseil de la concurrence

Le Conseil de la concurrence a reçu la notification de concentration aux termes de laquelle Allianz et Sanlam ont conclu un accord pour céder certaines de leurs activités africaines respectives, à l’exclusion des opérations en Afrique du Sud, à leur coentreprise, dénommée Sanlam Allianz Africa.

Au Maroc, le groupe Sanlam apportera Sanlam Pan Africa Holdings Maroc et Sanlam Pan Africa Maroc SA, laquelle détient directement Sanlam Maroc et First Assist Africa, et indirectement, d’autres entités n’exerçant pas dans le marché de l’assurance.

Le groupe Allianz apportera quant à lui Allianz Africa Financial Services et Allianz Maroc, en contrepartie d’actions dans la coentreprise Sanlam Allianz Africa.

Allianz et Sanlam ambitionnent de créer un géant africain de l’assurance 

Le groupe allemand d’assurances Allianz et l’assureur et groupe de services financiers sud-africain Sanlam ont convenu de combiner leurs opérations actuelles et futures en Afrique. Objectif : créer la plus large entité panafricaine de services financiers non bancaires.

La joint-venture regroupera les entités d’Allianz et de Sanlam dans les pays africains où l’une ou les deux compagnies sont présentes, ont indiqué les deux groupes dans un communiqué. La Namibie sera incluse ultérieurement. L’Afrique du Sud, elle, ne fait pas partie de cet accord.

“Les opérations combinées d’Allianz et de Sanlam donneront naissance à un acteur panafricain de services financiers non bancaires de premier plan, opérant dans 29 pays sur le continent. La joint-venture représentera le plus important acteur d’assurance panafricain et se positionnera parmi les trois premiers dans la majorité des marchés où elle opère”, précise-t-on même source.