PLF2026. Un budget record de 42,4 MMDH pour le ministère de la Santé

Le budget 2026 du ministère de la Santé et de la protection sociale s’élève à 42,4 MMDH, hors crédits d’engagement. Il enregistre une progression d’environ 9,8 MMDH par rapport à 2025, soit une hausse de plus de 30%.

Ce budget se répartit comme suit :

Ce niveau de financement, en forte hausse par rapport à 2025, confirme la priorité accordée à la consolidation du système de santé et à la généralisation de la protection sociale.

Parallèlement, le ministère bénéficie de 8.000 nouveaux postes budgétaires pour l’exercice 2026, confirmant l’ampleur de l’effort consenti en faveur du renforcement des ressources humaines du secteur.

Ces postes représentent près de 22% de l’ensemble des créations prévues au titre de l’exercice budgétaire 2026, faisant de la Santé le deuxième ministère le plus doté en effectifs après l’Intérieur.

Il convient par ailleurs de souligner que le ministère de la Santé enregistre l’un des taux d’exécution de l’investissement les plus faibles.

La hausse du budget ne doit donc pas rester purement comptable. Elle doit se traduire concrètement par une amélioration de la qualité des services, afin que cette progression budgétaire ait un impact réel sur l’expérience journalière des citoyens.

Infrastructures, hôpitaux et digitalisation : les projets prévus en 2026

Selon les documents du PLF 2026, l’année marquera une phase de consolidation et d’accélération de la refonte du système national de santé.

Les principales actions prévues concernent :

Akdital : consolidation du titre après quelques séances agitées

Akdital a vu son cours reculer de 14,4% entre le 23 septembre et le 2 octobre, alors que le MASI perdait 6,2% sur la même période.

Ce repli plus prononcé s’est inscrit dans une phase de consolidation du marché, sur fond de correction technique et de prises de bénéfices, ainsi que de manifestations de la génération Z réclamant de meilleures conditions d’accès à la santé et à l’éducation.

Le 4 octobre, le secteur de la santé privée s’est retrouvé au centre de l’attention après une déclaration du ministre de la Santé sur la suspension des aides publiques destinées aux cliniques privées.

L’Association nationale des cliniques privées (ANCP) a publié une lettre ouverte appelant à la transparence et affirmant « qu’à sa connaissance, aucune clinique membre n’a bénéficié de tels soutiens ». 

Le groupe Akdital a, de son côté, publié un communiqué précisant n’avoir jamais bénéficié d’un soutien public à l’investissement.

Dans ce sillage, le titre Akdital a réagi en bourse en enregistrant une baisse de 2,5% le lundi 6 octobre, première séance de la semaine suivant la déclaration du ministre. Le titre a clôturé à 1.339 DH, sur un volume de près de 52.000 actions échangées, un niveau supérieur à la moyenne récente.

Ce repli intervient après une hausse de 3,2% enregistrée le vendredi 3 octobre, où le titre avait terminé à 1.373 DH, dans un climat de reprise avant que l’actualité ne vienne raviver la volatilité autour de la valeur.

Ainsi, après une légère hausse de 0,2% le 7 octobre, l’action Akdital s’affichait en baisse d’environ 1,2% au cours de la séance du 8 octobre, autour de 1.325 DH.

Le carnet d’ordres de la journée du 8 octobre montrait une prépondérance des ordres de vente, avec 2.775 titres proposés contre 1.672 à l’achat, confirmant la présence d’un flux vendeur sur le titre.

« On a effectivement constaté un mouvement vendeur sur Akdital lors de la séance du lundi de la part d’une partie de nos clients », confie un analyste de la place.

Lecture des analystes

« Loin de la polémique sur la question du soutien public à l’investissement privé, l’action Akdital reste une valeur solide, portée par de très bons fondamentaux et une stratégie claire. Depuis son introduction en bourse, le titre a été multiplié par plus de 4,4 fois et affiche encore une progression de plus de 26% depuis le début de l’année 2025. C’est une société qui continue de se distinguer par son modèle intégré et par une stratégie de diversification à l’international », explique notre analyste de la place.

Selon notre interlocuteur, le groupe évolue dans un environnement structurellement porteur, marqué par le déploiement de la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), qui élargit considérablement la base de patients couverts et stimule la demande de soins hospitaliers.

« Akdital est l’un des premiers bénéficiaires de cette dynamique, en tant qu’acteur intégré capable d’absorber ce flux additionnel et d’y répondre avec un maillage territorial unique », poursuit-il.

« Le groupe continue de tirer profit de son expansion dans les villes intermédiaires, où les besoins en infrastructures hospitalières restent importants. Le plan de développement prévoit près de 6.200 lits à l’horizon 2027, contre un peu plus de 3.700 aujourd’hui, répartis dans une trentaine de villes ».

Cette stratégie est soutenue par une intégration verticale croissante, à travers la création d’un réseau de centres de diagnostic. Ces structures permettront d’élargir la prévention et le dépistage, tout en alimentant les établissements hospitaliers du groupe. L’objectif affiché est d’atteindre 200 centres de diagnostic d’ici 2030, un modèle conçu pour générer des revenus additionnels tout en optimisant les flux de patients.

Sur le moyen terme, Akdital se prépare à ouvrir un nouveau cycle à l’international, notamment au Moyen-Orient (Arabie saoudite et Émirats arabes unis).

« Ces projets devraient à terme représenter près de 20% du chiffre d’affaires global du groupe, avec des marges plus élevées qu’au Maroc », précise-t-il.

Ces implantations seront financées par la dette et des partenariats locaux, sans pression sur la structure financière du groupe.

« Akdital a bien tenu son premier semestre 2025, avec un RNPG de 194 MDH, en hausse de près de 70% sur un an, et un chiffre d’affaires en progression de 68%. Le groupe poursuit son développement à un rythme maîtrisé, tout en maintenant une rentabilité solide et une exécution conforme à sa stratégie », souligne notre interlocuteur.

Analyse technique

Sur le plan technique, Akdital évolue dans une phase de consolidation latérale après une longue séquence haussière.

« Le titre oscille désormais autour d’un palier de soutien situé entre 1.300 et 1.320 DH, qui joue un rôle clé dans la préservation de la tendance de fond. Les échanges observés ces derniers jours montrent que les acheteurs défendent activement cette zone, malgré une légère pression vendeuse visible sur le carnet d’ordres », confie un analyste de la place.

« Les volumes, plus élevés au début du mois d’octobre, se sont progressivement normalisés, traduisant un retour à l’équilibre entre flux vendeurs et ordres d’achat. Cette accalmie suggère que la correction initiale laisse place à une phase d’attente, typique d’un marché en quête de direction ».

« Sur le plan des indicateurs, la dynamique reste saine : le RSI s’est repositionné autour de sa zone neutre, et la moyenne mobile à moyen terme demeure orientée positivement. Le titre conserve donc une configuration technique globalement haussière tant qu’il reste au-dessus du seuil des 1.300 DH, avec un potentiel de reprise graduelle vers 1.380 DH, puis 1.420 DH en extension », conclut-il.

Malgré un budget de santé en forte hausse, des soins toujours défaillants

Dès le début des manifestations lancées par GenZ212, les manifestants demandent un meilleur accès à la santé. Dans leurs slogans, les jeunes opposent même les investissements dans d’autres secteurs comme le sport à ceux dans les secteurs de la santé et de l’éducation, demandant que les moyens financiers soient orientés vers ces secteurs.

Le secteur de la santé souffre d’importants dysfonctionnements et a été tout récemment au cœur de scandales qui nécessitent des enquêtes et une publication des résultats de ces enquêtes. Le dernier en date, le décès de 8 femmes dans le service de maternité d’un établissement public de santé à Agadir, suite auquel plusieurs responsables régionaux ont été limogés.

Pourtant le secteur de la santé est au cœur d’une réforme d’ampleur impliquant de conséquents budgets. Comme nous allons le voir ci-dessus, des budgets non négligeables, même conséquents, sont mobilisés.

Pourquoi donc la santé pâtit-elle encore de tous ces maux et problèmes alors même que les budgets dédiés à ce secteur augmentent ?

Évolution du budget de la santé

Le budget de la santé suit une trajectoire ascendante et ce depuis des années. Entre 2021 et 2025, le budget de la santé a progressé d’environ deux tiersSelon les documents relatifs aux morasses budgétaires des années précédentes, le budget de la santé s’élevait à 19,8 MMDH en 2021. Il est passé à 23,5 MMDH en 2022, à 28,1 MMDH en 2023 et à 30,7 MMDH en 2024, puis à 32,6 MMDH en 2025.

Entre 2021 et 2025, l’enveloppe budgétaire dédiée au ministère de la Santé et de la protection sociale, couvrant à la fois le fonctionnement et l’investissement, est donc passée de 19,8 MMDH à 32,6 MMDH, soit une progression de 64,6%. Ces constats suffisent à invalider l’idée d’un vase communicant où les stades viendraient siphonner les hôpitaux.

Le vrai problème de la santé n’est pas l’argent, la corruption gangrène les hôpitaux

Un budget encore en deçà des standards de l’OMS

Il convient de souligner un point essentiel dans ce débat. En pratique, une grande partie du budget de la santé est absorbée par les dépenses liées au personnel, qu’il s’agisse des salaires, des primes ou encore des frais de déplacement.

La marge restante, constituée des crédits de fonctionnement dédiés au matériel et aux dépenses diverses, ainsi que des crédits d’investissement, est celle qui a un impact direct sur la qualité des soins. Ce sont ces enveloppes qui conditionnent la disponibilité des médicaments et des vaccins, l’acquisition d’outils de diagnostic, l’entretien et l’équipement des locaux, ou encore l’accès à des ressources matérielles capables de se traduire en services concrets pour les citoyens.

À titre d’exemple, en 2025, le crédit de fonctionnement alloué au personnel s’élève à 15,8 MMDH. Il couvre essentiellement les salaires, les primes ainsi que les frais de déplacement et autres charges liées aux ressources humaines.

 

Le matériel et les dépenses diverses représentent 7,8 MMDH, couvrant l’achat de médicaments, d’équipements médicaux, de consommables ainsi que l’entretien et le fonctionnement quotidien des structures de santé. Le budget d’investissement, fixé à 9 MMDH, est destiné à la construction et à la modernisation des hôpitaux, à l’acquisition de matériels lourds et au développement des infrastructures sanitaires.

Par ailleurs, à la question de savoir si le budget général de l’État alloué à la santé est suffisant ou pas, l’OMS dans son rapport « Stratégie de coopération entre le Maroc et l’OMS pour la période 2023-2027 » souligne que malgré l’effort budgétaire consenti ces dernières années, le niveau de financement demeure en deçà du seuil de 12% recommandé par l’organisation.

Vicenne. RNPG en hausse de 79% à fin juin 2025

Vicenne affiche un chiffre d’affaires consolidé de 527 MDH, contre 366 MDH un an plus tôt. La hausse de 44% s’explique d’abord par l’activité Équipements, qui passe de 216 MDH à 308 MDH.

L’activité Implantables et réactifs progresse encore plus vivement, de 107 MDH à 164 MDH. Les services, eux aussi, contribuent à cette dynamique puisqu’ils enregistrent une augmentation de 38 MDH à 50 MDH. Ainsi, tous les segments participent à la croissance du groupe.

La marge brute s’élève à 197 MDH contre 131 MDH au premier semestre 2024, soit une progression de 50%. Le taux de marge demeure au-delà de 35%.

Cela montre que Vicenne parvient à maintenir la qualité de son portefeuille malgré l’expansion de ses ventes. L’EBITDA progresse pour sa part de 77 MDH à 126 MDH, soit une variation de 64%.

Or, cette amélioration se produit alors même que les charges ont augmenté, ce qui traduit une réelle montée en puissance de la rentabilité opérationnelle.

Le résultat net part du groupe atteint 83 MDH, contre 46 MDH un an plus tôt, soit une hausse de 79%.

La dette nette, fixée à 157 MDH hors encours leasing, reste contenue au regard des projets de développement en cours.

Le marché, pour sa part, offre des perspectives favorables. En effet, la réforme du système de santé engagée en 2022 soutient la demande et alimente un cycle de développement dont Vicenne profite. Dès lors, la société renforce sa capacité à croître tout en améliorant ses marges.

S’agissant des perspectives, le management indique viser un chiffre d’affaires consolidé dépassant le milliard de dirhams à fin 2025, avec une marge d’EBITDA supérieure à 21%. Ces objectifs traduisent la volonté de maintenir une croissance soutenue tout en préservant la rentabilité.

Souss-Massa : panorama de l’offre hospitalière par province en 2024

La crise actuelle dans l’’hôpital régional Hassan II d’Agadir met en lumière les défis structurels du système de santé dans la région Souss-Massa.

Pour mieux comprendre l’ampleur de la situation, voici une radiographie de l’offre de soins dans la région, détaillant le nombre d’hôpitaux et de médecins par province, sur la base de la carte sanitaire du ministère de la Santé pour l’année 2024, celle de 2025 n’étant pas encore disponible.

Un hôpital régional et six hôpitaux provinciaux

Selon les données officielles du ministère de la Santé pour 2024, la région Souss-Massa compte neuf structures hospitalières, totalisant 1.551 lits, dont 1.469 sont actuellement opérationnels pour plus de 3 millions d’habitants.

Dans le détail, il s’agit de :

– un hôpital régional à Agadir Ida Ou Tanane (l’hôpital Hassan II qui fait l’objet d’une polémique) de 513 lits ;

– un centre régional d’oncologie à Agadir Ida Ou Tanane de 30 lits ;

– six hôpitaux provinciaux, dont :

– un hôpital de proximité à Taroudant de 45 lits.

Un peu plus de 550 médecins dans la région, dont seulement 202 généralistes

Du côté des ressources humaines, les chiffres font état en 2024 d’un total de 552 médecins, dont 202 généralistes et 350 spécialistes.

Ces professionnels exercent dans les différents hôpitaux et établissements de santé de la région comme suit :

Agadir Ida Ou Tanane : 263 médecins, dont 68 généralistes et 195 spécialistes ;

Chtouka Aït Baha : 44 médecins, dont 23 généralistes et 21 spécialistes ;

Inzegane Aït Melloul : 64 médecins, dont 35 spécialistes et 29 généralistes ;

Taroudant : 99 médecins, dont 56 généralistes et 43 spécialistes ;

Tata : 30 médecins dont 26 spécialistes et seulement 4 généralistes ;

Tiznit : 52 médecins, dont 30 spécialistes et 22 généralistes.

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Chiffres, ambitions, stratégie… ce qu’il faut savoir sur l’IPO Vicenne

Vicenne signe la première introduction en bourse de l’année 2025, devenant la deuxième entreprise du secteur de la santé à faire appel au marché après Akdital.

Ce 19 juin, lors de sa conférence de presse, le groupe a présenté les grandes lignes de cette opération qui marque une nouvelle étape dans son développement, après plus de trente ans d’activité dans les équipements, les consommables et les services médicaux.

Les objectifs stratégiques derrière l’introduction en bourse

L’opération, structurée sous la forme d’une augmentation de capital de 500 MDH au prix de 236 DH l’action, valorise le groupe à près de 1,9 MMDH.

« C’est de l’augmentation de capital exclusivement, pour financer notre croissance et nos fortes ambitions. Les objectifs sont très clairs : saisir des opportunités d’investissement et de croissance, interne ou externe, pour déployer la stratégie définie », précise Adnane Zerhouni, directeur général du groupe Vicenne.

« On a un pipeline de projets, essentiellement en croissance externe, de l’ordre de 700 MDH. Ce sont des discussions en cours et, évidemment, un deal n’est jamais fait jusqu’à ce qu’il soit finalisé. Mais nous continuons à screener le marché ».

Deux ou trois acquisitions pour un montant global de l’ordre de 700 millions de dirhams

Au-delà de ces investissements, l’introduction vise aussi à  « accroître la notoriété de la société auprès des partenaires, des clients, des fournisseurs et du public », tout en garantissant un accès pérenne au marché des capitaux pour soutenir la stratégie de long terme.

« Cela nous pousse à être aux meilleures normes de gouvernance, ce qui est déjà notre cas, et c’est aussi important pour nous et pour les actionnaires ».

À l’issue de l’introduction en Bourse, le capital de Vicenne reste principalement contrôlé par ses actionnaires historiques et partenaires stratégiques. Best Financière conserve 34,80% du capital, suivi d’Amethis Fund II SCA SICAR avec 24,80% et d’Adil Bennani, qui détient 15,40%. Moufid Benkirane conserve de son côté une participation de 4,20%, tandis que les autres actionnaires minoritaires hors marché représentent une part résiduelle de 0,10%.

L’introduction en Bourse permet de constituer un flottant de 20,70%, désormais accessible aux investisseurs du marché.

Un business plan ambitieux, soutenu par les besoins structurels du secteur santé

Les projections financières de Vicenne, présentées dans le cadre de l’introduction en bourse, reposent sur un business plan établi en base pre-money, c’est-à-dire sans intégrer encore les ressources levées via l’opération.

Après avoir doublé son chiffre d’affaires en quatre ans, avec une croissance moyenne supérieure à 20% par an, le groupe table désormais sur une croissance annuelle moyenne de 11,7% du chiffre d’affaires sur l’horizon 2025-2030.

L’Ebitda devrait progresser de 16% à 17% par an, sous l’effet des économies d’échelle, de l’optimisation des opérations et de la montée progressive des revenus récurrents.

Le résultat net est attendu en forte progression, passant de 117 MDH en 2025 à 230 MDH en 2030, soit un rythme de croissance annualisé de 14,4%.

Cette trajectoire s’appuie sur plusieurs leviers : la poursuite des investissements hospitaliers, la modernisation du tissu médical public et privé, l’élargissement de la couverture médicale universelle et la transition démographique qui accroît les besoins en soins spécialisés et en équipements lourds.

Chaque ouverture de nouvel établissement de santé génère mécaniquement une demande supplémentaire en équipements, consommables et services associés.

En parallèle, la part des revenus récurrents issus des contrats de maintenance, des consommables implantables, des réactifs de laboratoire et de la gestion des déchets médicaux devrait passer de 38% du chiffre d’affaires en 2024 à 51% en 2030.

Lorsqu’on ajoute les fonds levés et l’effet de levier supplémentaire qu’ils peuvent générer, notre capacité d’investissement approche désormais le milliard de dirhams

Un acteur intégré au cœur de la technologie médicale

Vicenne construit son modèle autour d’un métier d’intégrateur de solutions médicales à haute valeur ajoutée technologique.

Contrairement à une approche de simple distribution, le groupe intervient dès l’expression du besoin des établissements de santé, en accompagnant ses clients sur l’ensemble de la chaîne : définition des solutions techniques, conception des projets, installation des équipements, formation des praticiens et maintenance opérationnelle des dispositifs.

« Nous ne sommes pas un simple distributeur d’équipements ou de machines. Nous sommes un fournisseur et un intégrateur de solutions et de services à forte compétence technologique », souligne la direction.

Cette intégration complète permet au groupe de proposer à ses partenaires hospitaliers des solutions sur mesure, adaptées aux spécificités médicales, budgétaires et organisationnelles des structures qu’il équipe.

L’expertise technique constitue l’un des piliers du modèle Vicenne. Le groupe s’appuie sur une équipe de 310 collaborateurs, dont 70 ingénieurs et techniciens biomédicaux certifiés sur les différentes technologies déployées. Cette capacité interne permet de garantir un haut niveau de réactivité, de qualité de service et de suivi opérationnel.

« La santé d’aujourd’hui est devenue totalement technologique. Il n’y aura plus de diagnostic sans technologie », affirme Adnane Zerhouni.

Dans cet environnement fortement spécialisé, la concurrence reste relativement limitée. Les spécificités techniques des équipements, la complexité des installations et la qualité du service constituent autant de barrières à l’entrée qui réduisent le nombre d’acteurs réellement positionnés.

En radiothérapie, nous avons un seul concurrent direct. Dans les autres métiers, selon les spécialités, la concurrence active se limite généralement à cinq ou six opérateurs au maximum

Un acteur multi-métiers, positionné sur toute la chaîne critique des soins

Créé il y a plus de trente ans, Vicenne s’est progressivement imposé comme un acteur de référence sur le marché marocain des équipements et solutions médicales à forte composante technologique. Le groupe déploie aujourd’hui ses activités à travers cinq grands métiers complémentaires, couvrant l’ensemble de la chaîne critique des soins de santé.

Le premier pilier d’activité porte sur les équipements lourds et semi-lourds, avec des dispositifs de radiothérapie (accélérateurs linéaires à particules), d’imagerie médicale (scanners, IRM, blocs opératoires, respirateurs, moniteurs) ou encore de biologie médicale (automates de laboratoire). Vicenne collabore avec des fournisseurs mondiaux de premier plan, tels que Elekta pour la radiothérapie, Philips pour l’imagerie, Mindray pour les équipements de blocs et Beckman Coulter pour la biologie.

Le deuxième segment concerne les consommables et implantables à haute technicité, principalement utilisés en cardiologie (stimulateurs cardiaques, valves, dispositifs implantables), ORL (implants cochléaires) et oncologie. À travers ces spécialités, Vicenne accompagne directement les praticiens jusqu’au bloc opératoire.

« Nos ingénieurs biomédicaux sont présents aux côtés des médecins, y compris lors des premières interventions, afin de garantir une maîtrise parfaite des dispositifs implantés », souligne M. Zerhouni.

Le troisième pilier repose sur les services de maintenance et d’assistance technique, véritable cœur du modèle intégré du groupe. Chaque équipement installé donne lieu à des contrats de maintenance préventive et curative, indispensables au maintien de la performance des dispositifs et à la sécurité des soins. Cette activité de services constitue également une source croissante de revenus récurrents.

À ces métiers historiques s’ajoute depuis peu une quatrième activité dédiée au traitement des déchets médicaux à risque infectieux (DASRI), secteur hautement régulé et en pleine structuration au Maroc. Acquise récemment, cette activité vise à tripler de taille sur l’horizon du business plan, avec un objectif de maillage territorial élargi et de logistique optimisée.

Enfin, Vicenne déploie depuis quelques années un cinquième axe de développement à l’international, principalement en Afrique de l’Ouest francophone. Déjà présent au Sénégal et en Côte d’Ivoire, le groupe entend y répliquer progressivement son modèle intégré, avec une montée en puissance attendue après 2028-2030, en parallèle de la croissance toujours soutenue attendue sur le marché marocain.

 

Akdital réalise la première téléchirurgie robot-assistée au Maroc

Le Dr Adil Ouzzane, chirurgien urologue et expert en chirurgie robotique, a réalisé, le vendredi 2 mai 2025, avec succès une prostatectomie radicale robot-assistée à distance. Depuis le Centre International d’Oncologie de Casablanca (CIOC), le Dr Ouzzane a mené une intervention chirurgicale complexe sur un patient pris en charge à la Polyclinique Internationale Laâyoune (PIL).

Le patient se porte bien et pourra quitter la polyclinique rapidement, a indiqué le groupe Akdital.

Une infrastructure technologique de pointe

Pour rendre cette opération réalisable, le groupe Akdital a investi massivement pour équiper les deux cliniques de Casablanca et de Laâyoune chacune d’un robot chirurgical de dernière génération. Celui-ci offre aux chirurgiens une plus grande amplitude de mouvement et une meilleure dextérité. Les bénéfices pour les patients sont nombreux, notamment un temps d’intervention plus court et une récupération plus rapide, précise Akdital.

La connectivité entre les deux cliniques a également été un élément primordial. Ainsi, la Direction des systèmes d’information du groupe Akdital a mis en place une architecture à haute disponibilité, avec un temps de réponse extrêmement court (20 millisecondes).

La technologie SD-WAN a été mobilisée, avec deux accès de connectivité privée distincts : l’un par fibre optique, l’autre sans fil (par faisceau hertzien). L’objectif était de garantir une opération sûre pour le patient, et une expérience simple et naturelle pour le chirurgien, comme s’il opérait directement à Laâyoune, ajoute le groupe.

L’intervention a été pilotée par le Dr Adil Ouzzane, chirurgien urologue et président de la Société marocaine de chirurgie robotique (MSRS). Il a brillamment manipulé la console robotisée depuis Casablanca, tandis que le chariot patient exécutait les commandes du chirurgien sur le patient à Laâyoune, à plus de 1.100 km de distance.

Le Dr Adil Ouzzane se dit « particulièrement fier d’avoir réalisé cette première au Maroc. Qu’un médecin à Casablanca puisse opérer son patient à Laâyoune était, il n’y a pas si longtemps, inimaginable. Aujourd’hui, c’est devenu une réalité ».

Dans le bloc opératoire de la Polyclinique Internationale Laâyoune, le patient de 52 ans était entouré du Dr Younes Tibari et du Pr Adil Mellouki, tous deux chirurgiens urologues, selon Akdital, prêts à intervenir en cas de rupture de connexion entre les deux établissements.

Le Dr Khalid Azizi, médecin réanimateur et directeur médical de la Polyclinique Internationale Laâyoune, a géré le volet anesthésie de cette opération complexe. S’ajoute à cela la mobilisation d’un staff paramédical expérimenté, sous la coordination de Siham Bouhtouri, directrice des soins du groupe AKDITAL.

« J’ai toujours rêvé que mes concitoyens marocains, même dans les zones les plus éloignées, puissent bénéficier des compétences de nos experts installés dans les grandes villes. Aujourd’hui, nous l’avons réalisé, et nous en sommes fiers. Cela ouvre la voie à une véritable décentralisation des soins de haute technologie pour tous, partout au Maroc », a déclaré le Dr Rochdi Talib, PDG du groupe Akdital.

Diagnostic génétique : le séquençage WES désormais disponible au Maroc

Le WES permet d’analyser en une seule fois plus de 20.000 gènes, soit l’ensemble des exons, ces régions du génome qui codent les protéines et qui concentrent près de 85% des mutations responsables de maladies génétiques. Ce test est particulièrement utile pour détecter l’origine de pathologies complexes ou rares, notamment les maladies héréditaires, certains cancers ou affections cardiovasculaires, indique un communiqué du laboratoire.

Concrètement, le test repose sur un simple prélèvement de salive, de sang ou de tout échantillon cellulaire permettant l’extraction de l’ADN. Les résultats, analysés localement et conservés au Maroc, peuvent être réinterprétés à tout moment par le médecin traitant. Ce qui permet d’éviter le recours systématique à des analyses génétiques effectuées à l’étranger – encore majoritaires à ce jour, ajoute la même source.

Après une phase pilote assurée pendant plus d’un an par la plateforme dédiée à la biologie moléculaire « GENOMAf » (Génome de l’Afrique), l’introduction de cette technologie s’appuie sur une infrastructure locale équipée de systèmes de séquençage à haut débit (NGS — Next Generation Sequencing), capables d’analyser simultanément plusieurs gènes et plusieurs individus. Le laboratoire Anoual Centre est également accrédité COFRAC selon la norme internationale ISO 15189 (version 2022), garantissant la fiabilité des analyses, la traçabilité des résultats et la protection des données génomiques.

Pour le Dr Jamal Fekkak, médecin biologiste et directeur du laboratoire, cité dans le communiqué, cette avancée marque un tournant dans l’offre de diagnostic au Maroc. « Ce test contribue à raccourcir l’errance diagnostique, à réduire les coûts de prise en charge et à renforcer la souveraineté sanitaire du pays », explique-t-il.

Il ajoute : « Plus de 90% des analyses génomiques de nos patients sont aujourd’hui réalisées à l’étranger, avec des délais longs, des coûts élevés et une dépendance systématique à des plateformes extérieures. En développant cette compétence localement, nous voulons garantir un accès plus rapide, plus fiable et plus équitable à ces technologies pour les patients marocains. Ce n’est pas uniquement une prouesse technique, c’est une nécessité médicale et stratégique ».

Selon lui, le WES ouvre la voie à une médecine plus personnalisée et plus efficace : « Il s’agit de poser le bon diagnostic, au bon moment, pour permettre le bon traitement. Cela peut faire toute la différence pour un enfant souffrant d’une maladie rare, ou pour un patient chez qui l’origine de la pathologie reste inexpliquée après des années d’investigations ».

Santé numérique : Ahmed Benana détaille la vision de la Fondation Mohammed VI pour l’hôpital du futur

Dans le cadre de notre émission spéciale GITEX Africa 2025 consacrée à la santé numérique, Médias24 a reçu le professeur Ahmed Benana, directeur général du site de Rabat de la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé, également directeur général de l’Hôpital universitaire international Mohammed VI de Rabat.

Au cours de son intervention, le Pr Benana est revenu sur les ambitions, les choix technologiques, les défis anticipés et les implications organisationnelles du projet hospitalo-universitaire porté par la Fondation, en particulier le futur CHU Mohammed VI de Rabat, dont l’ouverture est prévue pour le dernier trimestre 2025. Plus largement, il a livré la vision stratégique de la Fondation en matière de transformation du paysage sanitaire marocain et africain, en misant sur l’innovation, la formation et l’accès équitable aux soins.

Un hôpital intelligent, agile et tourné vers l’avenir

Le CHU Mohammed VI de Rabat, dont l’ouverture est prévue pour fin 2025, se veut l’incarnation concrète de cette ambition. Un établissement hospitalier intelligent, « mais surtout agile », précise le Pr Ahmed Benana.

« Ce n’est pas seulement un hôpital connecté ou équipé de robots. C’est un hôpital qui pense le futur. La technologie évolue très vite, ce qui est innovant aujourd’hui peut devenir obsolète demain. Nous avons donc conçu une structure capable de s’adapter en permanence, avec une organisation et une gouvernance qui intègrent cette dynamique », insiste-t-il.

Ce projet hospitalier prévoit environ 600 lits extensibles, des plateaux techniques de dernière génération, et une capacité d’adaptation pensée dès la conception. Pour le Pr Benana, l’ »intelligence » d’un hôpital ne se résume pas à ses équipements, mais à la façon dont il articule la technologie, l’organisation des soins et les compétences humaines.

Anticiper les mutations plutôt que les subir

Cette logique d’agilité guide également le fonctionnement de l’écosystème hospitalier mis en place par la Fondation. Un écosystème en constante expansion, qui s’appuie sur plusieurs établissements – à Rabat, Casablanca, et bientôt dans d’autres régions – chacun disposant d’une direction générale autonome. « Nous avons choisi une structuration par site. Chaque établissement a sa direction, adaptée à ses spécificités, tout en partageant la même vision stratégique. C’est une organisation agile, pensée pour accompagner la croissance et les mutations futures », souligne le Pr Benana.

L’un des défis majeurs anticipés concerne les ressources humaines, enjeu crucial pour tous les systèmes de santé. Pour le CHU de Rabat comme pour les autres établissements, la Fondation mise sur une stratégie de formation intégrée, à travers son écosystème universitaire. « Nous formons dans tous les domaines de la santé : médecine, pharmacie, soins infirmiers, ingénierie biomédicale. Nos étudiants sont immergés dans l’univers hospitalier dès leur première année. Ils apprennent dans l’environnement dans lequel ils travailleront », explique notre interlocuteur.

Une innovation technologique au service de la pédagogie et des soins

Cette immersion précoce permet de familiariser les étudiants avec les technologies les plus avancées. Le CHU Mohammed VI de Rabat prévoit ainsi des blocs opératoires robotisés, une logistique hospitalière automatisée, ainsi que des plateformes de simulation médicale de pointe.

« La formation se fera dans un hôpital entièrement équipé, opérationnel, où l’on pratique la médecine de précision, la robotique chirurgicale, les diagnostics assistés par intelligence artificielle. L’idée est de préparer des professionnels parfaitement opérationnels, conscients des enjeux technologiques mais aussi éthiques de la médecine moderne », souligne le Pr Benana.

La recherche et l’innovation sont intégrées à tous les niveaux. La Fondation développe des programmes de collaboration avec des industriels, des laboratoires et des universités partenaires, aussi bien au Maroc qu’à l’international. L’objectif est d’inscrire la production de savoir médical et l’innovation technologique dans une dynamique continue.

Une vision panafricaine de la santé

Mais la vision portée par la Fondation Mohammed VI ne s’arrête pas aux murs de ses établissements. Elle s’inscrit dans une dimension régionale et continentale, tournée vers l’Afrique. L’objectif est clair : contribuer à la construction d’un modèle africain de santé, à la fois innovant et inclusif.

« L’accès aux soins reste un enjeu central pour de nombreux pays du continent. À travers la Fondation, nous voulons apporter des réponses concrètes : en formant des professionnels de santé, en partageant notre savoir-faire, en créant des passerelles académiques et hospitalières », affirme le Pr Benana.

Cette ambition panafricaine se traduit déjà par des actions concrètes à travers l’Académie africaine des sciences de la santé, mais aussi par le développement de futurs sites hospitaliers dans les régions sud du Royaume. « Dakhla est au cœur de notre stratégie. Ce site hospitalier sera une véritable plateforme africaine, un point d’ancrage pour la coopération médicale Sud-Sud ».

Le Pr Benana rappelle qu’il ne s’agit pas simplement de bâtir des hôpitaux high-tech, mais de repenser la médecine, l’organisation des soins, la place du patient et le rôle des soignants dans un monde en mutation.

« Nous sommes dans un moment où la technologie bouleverse tout, mais elle ne remplace pas l’humain. L’hôpital de demain doit être intelligent, oui, mais aussi humain, accessible, ouvert sur son territoire. C’est cela que nous construisons », conclut-il.

Les pharmaciens dénoncent des « réformes précipitées et non concertées »

La Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM) exprime ses préoccupations concernant deux réformes majeures touchant le secteur officinal au Maroc : la convention de tiers payant applicable (TPA) et la dématérialisation des feuilles de soins. Dans un communiqué, la fédération souligne les nombreuses lacunes et répercussions négatives de ces mesures et appelle à une discussion approfondie avant leur mise en œuvre.

Une convention TPA inefficace et inégalitaire

La FNSPM dénonce les dysfonctionnements de l’actuelle convention TPA avec ticket modérateur, en insistant sur le non-respect de plusieurs clauses fondamentales. Parmi les problèmes relevés :

Selon la FNSPM, la convention TPA a généré un climat d’iniquité où certaines pharmacies bénéficient de privilèges injustifiés, notamment via la création sélective de comptes clients et l’orientation des patients vers des points de vente précis. La fédération annonce ainsi son refus catégorique de la généralisation de cette convention et envisage de soumettre au prochain conseil fédéral la procédure nécessaire à sa résiliation.

La dématérialisation des feuilles de soins : une réforme mal préparée

Concernant la dématérialisation des feuilles de soins, la FNSPM regrette le manque total de concertation avec les syndicats de pharmaciens. Si cette digitalisation présente des avantages, la fédération insiste sur plusieurs conditions préalables essentielles :

La FNSPM alerte sur les répercussions économiques et pratiques de cette réforme pour les pharmaciens :

Face à ces défis, la FNSPM considère que la digitalisation des feuilles de soins est prématurée et demande que cette question soit débattue lors du prochain conseil fédéral.

La FNSPM appelle à une réflexion approfondie et à une concertation réelle avec les instances professionnelles avant toute mise en œuvre de ces réformes. La fédération souligne l’importance de garantir un cadre éthique, équitable et pragmatique pour l’avenir de la pharmacie au Maroc.

Akdital finalise l’acquisition de deux cliniques à Laâyoune

Le groupe Akdital a annoncé la finalisation de l’acquisition de la Polyclinique internationale de Laâyoune et d’Al Hikma Medical Center, à la suite de l’accord du Conseil de la concurrence.

Cette étape marque l’aboutissement d’un processus stratégique visant à renforcer l’offre de soins dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, 11ᵉ région du Royaume couverte par le groupe à ce stade, indique un communiqué d’Akdital.

Le closing de la transaction a été réalisé avec succès, officialisant ainsi le passage de ces deux établissements dans le giron du groupe, poursuit la même source.

Al Hikma Medical Center, établissement de santé multidisciplinaire d’une capacité de 76 lits, est désormais pleinement opérationnel sous la gestion d’Akdital. Il assure une prise en charge complète des patients grâce à une offre diversifiée multidisciplinaire incluant des consultations médicales, des analyses, des examens radiologiques et tout type d’intervention chirurgicale, souligne le communiqué.

Parallèlement, la Polyclinique internationale de Laâyoune, qui dispose d’une capacité de 240 lits, fait actuellement l’objet d’une préparation active pour sa mise en service prévue le 2 mai 2025. Cet hôpital proposera une large gamme de services couvrant plusieurs spécialités majeures, notamment la cardiologie, l’oncologie (médicale et radiothérapie), la neurochirurgie, la pédiatrie, la chirurgie orthopédique, la gynécologie-obstétrique, la médecine du sport, la médecine interne…

Primedic signe un accord avec le coréen Sinophex pour l’importation de filtres de dialyse

Ce contrat initial, d’une durée de trois ans, est d’une valeur de 218 millions de dollars et inclut une option de prolongation automatique de deux années supplémentaires, portant la valeur totale de l’accord à 386 millions de dollars sur cinq ans, rapportent des médias coréens.

Selon Lee Jintae, directeur de la division néphrologie chez Sinophex, ce partenariat avec Primedic représente « le premier pas vers une expansion mondiale ». Les formalités d’enregistrement local et les ajustements contractuels ont été finalisés avant la signature. Cet accord s’inscrit dans la stratégie d’internationalisation de Sinophex, visant à renforcer sa présence sur les marchés européens et américains.

De son côté, Mourad Hessane, PDG de Primedic, a exprimé son enthousiasme. « Nous sommes heureux de collaborer avec une entreprise ayant une expertise aussi avancée en filtration médicale. Nous espérons que ce partenariat contribuera à améliorer la qualité de vie des patients dialysés. »

Cet accord marque une avancée historique pour la Corée du Sud, qui, après soixante ans de dépendance aux importations pour ces équipements, devient exportatrice de ses propres dispositifs de dialyse.