Le navire « Gueltat Zemmour » de Drapor mis en vente aux enchères

Nouvelle étape dans la liquidation du groupe Drapor. Une ordonnance rendue le 8 juin 2025 par le juge-commissaire a acté la mise en vente aux enchères du navire « Gueltat Zemmour  » à partir d’un prix d’ouverture fixé à 1.500.000 dirhams.

Construit en 1981 et affichant une jauge brute de 910 tonnes, ce dragueur faisait partie des actifs phares de Drapor. Ancienne entreprise publique, cette société spécialisée dans le dragage des ports a été privatisée en 2007 avant de tomber en faillite.

La vente judiciaire sera supervisée par le syndic Abdelkbir Safadi, dans le cadre de l’exécution du plan de liquidation. Pour l’heure, aucune date n’a été fixée.

Cette vente intervient après la précédente opération du 6 mai 2025, lors de laquelle plusieurs unités du parc naval de Drapor avaient été proposées aux enchères, pour une valeur globale de 25.432.000 dirhams. Parmi elles figuraient notamment les dragues (engins flottants de dragage) Somie, Puits Inzegan, Imtiyaz, Tour Hassan ou encore Al Iltizam.

Avec Rimal et Médocéan, Drapor fait partie des filiales de Satramarine, un groupe aujourd’hui entièrement en liquidation judiciaire, y compris la société mère. Toutes ses entités connaissent le même état d’avancement procédural.

Le 13 novembre 2024, une autre vente judiciaire avait concerné Rimal (Rimal Raml Al Akhdar), considéré comme le fleuron industriel du groupe. Le navire Moustakbal 2, acquis pour plus de 250 millions de dirhams, avait été proposé à 13,5 MDH. L’ensemble du lot avait fait l’objet d’une offre finale de 58.020.000 dirhams.

Pour le groupe Satram, la faillite est totale

Pas de rescapé chez le groupe Satram. Après la société mère et ses filiales Drapor et Médocéan, Rimal Le Sable Vert rejoint à son tour la procédure de liquidation judiciaire.

La décision a été actée par un jugement rendu dans la matinée de ce jeudi 14 septembre. Le tribunal de commerce de Casablanca a constaté la situation « irrémédiablement compromise » de l’entreprise.

Fondée en 2008, Rimal est considérée comme le fleuron du groupe Satram Marine. Spécialisée dans le traitement et la commercialisation des sables, la société subit les conséquences du non-renouvellement de ses autorisations administratives par le ministère de tutelle.

Rimal avait d’abord bénéficié d’une sauvegarde puis d’un redressement judiciaire. Des procédures qui ont tour à tour échoué, conduisant les juges à opter pour la solution radicale de la liquidation. Cette opération sera effectuée par le duo Mohammed Amine Jalbi et Abdelkbir Safadi, respectivement juge-commissaire et syndic.