Création de la SDL « Transports et Mobilité Fès »

Au cours de cette réunion, les membres du conseil ont également adopté les statuts et la participation au capital de la société « Transports et Mobilité Fès S.A. », ainsi que la nomination du président du conseil communal, Abdeslam El Bekkali, en tant que délégué aux organes de la société.

Abdeslam El Bekkali a souligné, à cette occasion, que la création de cette société constitue « un élément important pour répondre aux enjeux liés aux transports et à la mobilité dans la ville de Fès », ajoutant que cette initiative « permettra à la capitale spirituelle du Royaume de rejoindre les autres villes marocaines ayant réalisé un saut qualitatif dans le domaine des transports urbains ».

Il a également mis l’accent sur le rôle important de cette société dans l’amélioration et la promotion des services de transport et de mobilité à Fès, à court et à long terme, ainsi que dans la réalisation du développement de la ville, précisant que le secteur des transports doit prendre en compte les dimensions de durabilité, de gouvernance et d’efficacité.

Le président du conseil a souligné, dans une déclaration à la MAP, que la création de la société de développement local « Transports et Mobilité Fès S.A. » contribuera à résoudre les nombreux problèmes que la ville de Fès connaît depuis dix ans dans le secteur du transport urbain, relevant que le conseil communal a déployé des efforts considérables et pris une série de décisions importantes pour relancer le secteur et renforcer le parc des bus.

Dans ce contexte, Abdeslam El Bekkali a indiqué qu’une étude est en cours de préparation concernant le réseau des lignes de bus nécessaires à la ville de Fès et aux nouveaux quartiers qui seront desservis par le transport urbain, assurant que des efforts seront déployés pour accompagner la nouvelle société en vue de fournir des services répondant aux aspirations des habitants de la ville.

L’objectif de la société est la gestion et l’exploitation des services de transport urbain par bus, ainsi que la réalisation de toutes études, activités et opérations commerciales conformément aux orientations de l’État et des conseils des collectivités territoriales concernées.

La société est également habilitée à fournir aux collectivités territoriales de la région qui le souhaitent, tous les services liés à son objet social conformément aux lois et réglementations en vigueur.

La société compte plusieurs actionnaires dont la wilaya de la région Fès-Meknès, la commune de Fès, la commune d’El Mechouar Fès Jdid, la commune de Ouled Tayeb, la commune de Sidi Harazem et la commune de Aïn Beida.

(Avec MAP)

Un nouveau parking en hauteur bientôt à Tanger

Un nouveau projet d’infrastructure verra bientôt le jour à Tanger avec la construction d’un parking en hauteur, intégrant une galerie commerciale. Ce projet d’envergure vise à renforcer les capacités de stationnement dans la ville, tout en proposant un espace commercial moderne et fonctionnel.

D’un budget estimé à 95 millions de DH, les travaux du parking s’étaleront sur une période de cinq mois. Ils couvriront divers corps d’état, notamment le gros œuvre, l’étanchéité, les revêtements, les menuiseries en bois, métal et aluminium, ainsi que les installations électriques et sanitaires.

Parmi les interventions prévues, on retrouve les travaux d’étaiement, la démolition partielle ou totale, l’assainissement, la mise en place de faux plafonds et revêtements, la peinture, ainsi que l’installation de systèmes de ventilation, de désenfumage et de protection incendie.

La région de Guelmim-Oued Noun se dote d’une SDR dédiée à la culture et au patrimoine

Lors de sa dernière session ordinaire du mois de mars, le Conseil de la région Guelmim-Oued Noun a adopté plusieurs conventions de partenariat relatives aux domaines socio-économique, culturel, de développement, de la santé, de la formation et la recherche scientifique et de la coopération internationale.

Dans l’optique de dynamiser le secteur de l’éducation et du sport dans la région, le Conseil a approuvé une convention de partenariat destinée à financer un programme d’amélioration de l’éducation et du sport, représentant un investissement total de 646 millions de DH. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la feuille de route 2022-2026.

Pour promouvoir le secteur culturel, des accords ont été conclus dans le cadre du programme de développement régional 2022-2027 de Guelmim-Oued Noun. Cela comprend une convention de partenariat visant à développer et diversifier l’offre culturelle dans la région, avec un budget total de 312 MDH. Une autre convention vise à soutenir la préservation du patrimoine en créant la société de développement régional « Guelmim-Oued Noun Culture et Patrimoine », avec une allocation de 4 MDH. D’autres accords concernent le développement des festivals culturels, des activités artistiques et le soutien des activités de proximité dans la région, avec un budget total de 48 MDH, ainsi que la restauration du patrimoine régional, avec un montant estimé à 94 millions de DH.

Au cours de cette session, une convention de partenariat a été approuvée pour le financement et la mise en œuvre du projet de réhabilitation de la Médina de Guelmim, avec un budget total de 120 MDH. De plus, une convention de partenariat concerne l’équipement de la salle d’expositions et de conférences de la commune d’Al Mahbas, dans la province d’Assa-Zag, avec un budget total de 8 MDH.

Dans le secteur de la santé, une convention-cadre pour le développement du secteur de la santé dans la région a été approuvée, avec un budget total approchant les 443 MDH. Une autre convention vise l’équipement du centre d’hémodialyse de Tan Tan, avec un budget total de 2 MDH. Une convention modificative a également été approuvée pour l’affectation du terrain nécessaire à l’extension du centre de proximité dans la commune de Lakhsas, pour un montant total de 454.552 DH.

Projets socio-économiques

L’ordre du jour de cette session comprenait également l’approbation d’une convention de partenariat pour améliorer les services aux détenus dans la région, avec un budget total de 6 MDH.

Pour renforcer les infrastructures vitales dans la région, une annexe à la convention de partenariat pour la construction et l’équipement de quatre abattoirs dans les villes de Guelmim, Tan-Tan, Sidi Ifni et Assa, avec un budget total de 92 MDH, a été approuvée. De même, une convention de partenariat a été adoptée pour la réhabilitation des marchés hebdomadaires pour un budget de 60 MDH, ainsi qu’une convention pour le transfert de propriété des terrains nécessaires à l’extension du siège de la région et de l’agence régionale d’exécution des projets à Guelmim.

Dans le cadre de la coopération internationale, le Conseil a approuvé une convention de partenariat pour le financement et la mise en œuvre de projets liés à la réhabilitation du barrage de Kuching, la construction d’une route d’accès sur 3,5 kilomètres, et la mise en place d’infrastructures liées à l’irrigation dans la comté de Siaya, dans la région de Matam, au Kenya, avec un budget total de 4 MDH.

Dans le domaine de la formation et de la recherche scientifique, une convention-cadre de partenariat et de coopération entre le Conseil de la région et la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Abdelmalek Essaâdi à Tétouan a été approuvée, ainsi qu’une convention de coopération dans le domaine de la formation continue et de la recherche scientifique entre le Conseil de la région et la Faculté de gouvernance, des sciences économiques et sociales de l’Université Mohammed VI Polytechnique, avec un budget total estimé à 7,5 MDH.

Le Conseil de la région a également approuvé le réaménagement des crédits en vue de financer les projets liés au développement régional.

Ce qui va changer dans les relations entre Casablanca et ses SDL

« Il s’agit d’un cadre de collaboration entre les différentes SDL et la commune de Casablanca« , nous explique El Houcine Nasrallah, vice-président du Conseil de la ville, chargé de la gestion du patrimoine communal, et rédacteur de cette convention-cadre.

« Cette convention décline la vision de la ville de ses relations futures avec les SDL de la métropole. De cette convention, seront ensuite déclinées plusieurs conventions spécifiques à chaque projet lancé par la commune et pour lequel une SDL est mandatée. »

Une recommandation de la Cour des comptes

D’après notre interlocuteur, « l’élaboration de cette nouvelle convention-cadre intervient en application des recommandations de la Cour des comptes ».

« Les SDL ne sont pas un outil d’exécution. C’est un mode de gestion. Il est important de distinguer ces deux notions. Ces sociétés ont été créées, ou réactivées pour celles qui existaient déjà, dans le cadre de l’application du Projet de développement du Grand Casablanca (PDGC). Elles ont ainsi commencé à agir de manière pressante pour mettre en place les dispositions dudit projet. »

« La Cour des comptes a récemment remis un rapport sur le PDCG lui-même et sur une bonne partie des SDL, où elle met en évidence des constatations à prendre en considération et des recommandations. C’est à l’issue de ce document que nous avons élaboré cette convention-cadre, qui sera signée avec toutes les SDL de la ville sans exception. Chaque partie connaîtra ainsi ses droits et ses devoirs ».

M. Nasrallah note que « la relation entre les SDL et la commune n’a jamais été bien fondée. Il y avait toujours des problématiques relatives notamment à la qualité des conventions signées dans le cadre des projets programmés, ou encore dans le suivi de l’exécution des travaux et au niveau du contrôle. Par ailleurs, le coût des projets est actuellement estimé par les SDL et non par la commune ».

« En d’autres termes, la commune perd pratiquement la main sur les projets après chaque contrat signé pour sa réalisation. Par exemple, lorsque l’on signe une convention avec une société de construction d’un immeuble, on perd pratiquement la main sur ce projet. Un comité de contrôle et de suivi est créé, mais ça s’arrête là. »

Ce qui change

« Par cette nouvelle convention-cadre, nous avons modifié plusieurs points. Après son entrée en vigueur, une fois qu’une SDL sera mandatée pour la réalisation d’un projet, elle devra revenir systématiquement vers la commune, notamment avant le lancement du cahier des charges, avant le lancement des travaux, lors de la réception du projet après son achèvement, ainsi que dans l’estimation des coûts de prestations, le suivi des travaux et le contrôle du projet. »

« Il faut toutefois préciser que notre objectif n’est pas de mettre la main sur ces SDL, mais plutôt sur les relations avec ces sociétés. Les SDL sont des entités juridiquement indépendantes, mais leurs relations avec la commune doivent être encadrées », poursuit M. Nasrallah.

Autre point soulevé par notre source : « Il y a cependant des SDL qui font de la construction, de la gestion et de l’assistance déléguée en même temps. Cette convention-cadre vise à éviter le chevauchement des activités entre les différentes sociétés, de manière à garder pour chacune d’entre elles les activités précises qui lui sont déléguées. »

« Cette convention-cadre a été votée par le Conseil de la ville. A présent, elle doit passer en conseil d’administration de toutes les SDL. Une fois validée, elle entrera en vigueur », conclut notre interlocuteur.

Principales dispositions prévues par cette convention

Cette convention, dont Médias 24 détient copie, détaille les différentes fonctions des SDL. Celles-ci seront ainsi chargées de :

– fixer les conditions administratives et techniques pour l’examen et la réalisation du projet ;

– suivi et coordination des études ;

– diagnostic des projets préliminaires ;

– approbation des projets préliminaires ;

préparation des dossiers de consultation ;

– conclusion des marchés au nom de la commune de Casablanca, selon les dispositions du décret des marchés publics en vigueur ;

– gestion du marché après son approbation par la maire de Casablanca ;

– suivi des travaux, leur coordination et leur contrôle ;

– réception du projet.

Elles seront également chargées de :

– la préparation du projet préliminaire ;

– la préparation des marchés pour choisir les entreprises, et la gestion des contrats des différents marchés après leur signature par la maire de Casablanca ;

– le suivi et le contrôle technique, administratif et financier des projets ;

– aider à la réception des travaux, objet du marché ;

– la supervision de la réalisation des plans de travail réalisés par le titulaire du marché ;

– la réalisation, la signature et le contrôle des contrats d’assurance et de surveillance technique ;

– la gestion des relations avec les sociétés telles que Lydec et l’ONEEP… et la coordination de leurs interventions.

Suivi, contrôle et approbation des projets

Comme nous l’a bien indiqué M. Nasrallah, parmi les principales dispositions prévues par cette convention-cadre figurent celles relatives à l’approbation, au suivi et au contrôle des projets.

L’approbation des projets par une SDL ne se fait qu’après réception de l’accord de la commune de Casablanca. Pour ce faire, la SDL en question, en tant que maître d’ouvrage délégué, doit préparer une note détaillée qui démontre dans quelle mesure les projets préliminaires respectent le programme et le budget communal.

En ce qui concerne la signature des marchés, les SDL doivent absolument respecter les dispositions du décret relatif aux marchés publics en vigueur, notamment en ce qui concerne les règles de concurrence et de publicité.

Pour ce qui est du suivi des travaux, les SDL doivent se charger de la gestion administrative, technique et financière des marchés au nom de la commune et sous son contrôle. Elles doivent par ailleurs tenir informée la commune de Casablanca de l’avancement des projets à travers des rapports d’avancement. Les services communaux peuvent ainsi visiter les différents projets et émettre leurs remarques aux SDL seulement, et non directement aux entreprises. Le délai de réponse à ces remarques est fixé à 15 jours.

Quid du financement ?

S’agissant du financement, comme indiqué par le vice-président de la ville, le coût total du projet sera, à l’entrée en vigueur de la convention-cadre, estimé selon l’enveloppe budgétaire qui lui est allouée dans le budget de la commune.

Les SDL devront adresser à la commune, à chaque trimestre, un résumé qui démontre les besoins financiers prévisionnels du trimestre suivant, lesquels sont versés par la commune à ces sociétés après étude du résumé reçu et sa comparaison avec l’avancement des projets.

Pour éviter les problèmes de liquidités, il est procédé au versement de 10% du budget estimatif du projet aux SDL après l’entrée en vigueur de la convention spécifique audit projet.

Après achèvement de sa mission, les SDL sont également tenues de préparer et d’adresser à la commune un résumé global de toutes les sommes déboursées à son nom dans le cadre d’un projet donné.

Notons que cette convention-cadre n’a pas de durée limitée dans le temps. Elle sera modifiée notamment en cas de changement au niveau des textes réglementaires ou juridiques encadrant les marchés publics. Elle entre en vigueur immédiatement après son approbation. Ses dispositions sont ensuite appliquées sur n’importe quel projet après la signature des accords spécifiques avec les SDL.

Quant aux conventions spécifiques, elles entrent en vigueur directement après réception par les SDL de l’ordre de démarrage des travaux, signé par la maire de Casablanca.

Le stade vélodrome accueille le WeCasablanca Festival du 21 au 24 octobre

Dans le cadre de cette manifestation, WeCasablanca annonce que la conférence de presse relative à cet événement se tiendra, mercredi 13 octobre, à 18h au stade vélodrome.

Ce festival est organisé, à la fois, en présentiel et en live, sur les réseaux sociaux de Wecasablanca. L’événement « invite les Casablancais à 4 jours de célébrations musicales hautes en couleurs et en diversités, portées par de très belles voix marocaines. (…) Il sera l’occasion de se retrouver, après une crise sanitaire et des restrictions qui ont duré presque deux ans », indique-t-on dans un communiqué.

Et d’ajouter : « Ce moment fort lance la rentrée culturelle 2021 et marque surtout un anniversaire. C’est en effet le 24 octobre 2016 qu’était lancée la marque territoriale « Wecasablanca ».

Le communiqué indique également que « la ligne artistique du festival prend ses racines dans l’ADN de Casablanca, pour en faire un événement intergénérationnel intimement lié à l’identité plurielle casaouie. Le parc du Vélodrome sera pris d’assaut par de grandes stars, représentantes incontournables de la musique nationale et des voix nouvelles qui enflamment les toutes jeunes générations, faisant souffler un vent de renouveau et de créativité, sur la scène artistique marocaine ».