Le Maroc déploie des « bataillons de guerre électronique » près de Sebta et Melilia selon un média espagnol

Selon le journal espagnol La Razón, citant des « sources bien informées », le Maroc prévoit de déployer des bataillons terrestres spécialisés dans les systèmes de guerre électronique dans des zones proches de Sebta et Melilia.

Ces unités auront pour mission de mener des opérations offensives en utilisant des systèmes avancés de brouillage et de neutralisation des capacités ennemies, que ce soit dans le domaine des communications, des radars ou d’autres systèmes de défense hostiles, poursuit la même source.

Les bataillons de guerre électronique sont équipés de technologies de pointe, spécifiquement conçues pour ce type d’opérations militaires. Grâce à ces systèmes, « les forces armées marocaines peuvent perturber et affaiblir les capacités opérationnelles de tout adversaire sur le champ de bataille », ajoute le média espagnol.

« Par cette initiative, le Maroc continue de progresser dans la modernisation de ses forces armées, consolidant ainsi sa position dans le domaine de la guerre électronique et garantissant une plus grande sécurité sur son territoire », conclut-on.

Pour Albares, les relations de Trump avec Rabat n’impactent pas la position espagnole sur Sebta et Melilia

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a affirmé que les relations entre Donald Trump et le Maroc n’influencent en rien la position de l’Espagne sur Sebta et Melilia. Dans une récente interview relayée par des médias espagnols, il a souligné que le statut des deux villes est « parfaitement clair pour tout le monde ».

Albares a mis en avant la relation « amicale et stratégique » entre l’Espagne et le Maroc, insistant sur la reprise progressive des relations bilatérales. Parmi les avancées notables, il a mentionné la réouverture des douanes commerciales à Melilia et l’établissement d’un nouveau bureau de douanes à Sebta, « conformément aux accords avec Rabat ».

Trois ans après le tournant diplomatique majeur de l’Espagne sur la question du Sahara, Albares a réitéré que la reconnaissance par Madrid du plan d’autonomie marocain en tant que solution « la plus réaliste et viable » est une position étayée par une majorité de pays européens.

Interrogé sur la lettre envoyée en 2022 au Roi Mohammed VI par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, Albares a rappelé que la position de l’Espagne est clairement exprimée dans la déclaration hispano-marocaine. Il a révélé que cette approche est largement partagée au sein de l’Union européenne, confirmant ainsi le soutien croissant au plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 comme solution définitive au conflit.

Outre ces aspects, le chef de la diplomatie espagnole a également mis en avant la coopération en matière de lutte contre l’immigration irrégulière et le terrorisme. Il a aussi souligné le renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont atteint un niveau record de 25 milliards d’euros.

À Sebta, un tunnel souterrain au cœur d’une enquête sur le trafic de drogue

Lors des perquisitions dans la zone industrielle de Tarajal, une cavité de 12 mètres de profondeur a été découverte. Elle menait à un tunnel se dirigeant vers Sebta. Ce passage, dissimulé dans un entrepôt, était construit en bois et a servi au trafic de drogue, indique un communiqué de la Garde civile espagnole.

L’enquête a révélé un réseau utilisant des véhicules de gros tonnage dotés de doubles fonds pour transporter la drogue. Trois camions contenant plus de 6.000 kg de drogue ont récemment été interceptés, ajoute la même source.

Événements de Fnideq : au Parlement, la majorité demande une réunion urgente avec les ministres concernés

Les groupes parlementaires de la majorité (RNI, PAM, PI, UC et MDS) ont lancé cet appel à l’issue d’une rencontre organisée pour préparer la prochaine rentrée politique. Dans un communiqué, ils affirment avoir évoqué les graves événements de Fnideq en marge de la tentative d’assauts contre la ville de Sebta.

Les partis de la majorité ont saisi cette occasion pour appeler à une réunion urgente des Commissions permanentes des secteurs sociaux et de l’éducation, de la culture et de la communication, en présence des ministres concernés par ce genre de dossiers : le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences ; la ministre de la Solidarité, de l’intégration sociale et de la famille ; le ministre de l’Education nationale, du préscolaire et des sports ; ainsi que le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication.

L’objectif de cette réunion, indiquent les groupes de la majorité, est de parvenir à tracer les contours d’une stratégie gouvernementale pour redynamiser l’emploi, renforcer la lutte contre l’immigration clandestine et contre les effets néfastes des réseaux sociaux.

 

Événements de Fnideq : « Hrig 2.0 », les ressorts d’un phénomène inédit et spectaculaire (experts)

En plein débat au Congrès espagnol sur la question du traitement des migrants mineurs non accompagnés, un mystérieux appel à traverser les frontières vers l’enclave de Sebta le 15 septembre est lancé sur les réseaux sociaux.

Une très forte mobilisation sur Internet, avec plusieurs dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de posts par jour à l’approche de la date fatidique.

À la base, une fake news

Selon l’expert en communication digitale et suivi des trends des réseaux sociaux Marouane Harmach, « ce sont des fake news qui ont alimenté la viralité des appels à se rendre dans le Nord. La plus importante est la soi-disant mise en place en Espagne d’une législation favorable aux migrants mineurs, renforçant l’idée que la migration vers le voisin du Nord pourrait offrir des opportunités plus favorables pour les jeunes, notamment pour ceux qui sont mineurs et non accompagnés ».

L’autre rumeur est en lien avec la remise en liberté de Mounir Erramach en août dernier. Le célèbre trafiquant de drogue, qui, avec ses moyens et un présumé fort ressentiment contre les autorités, aiderait à organiser des navettes en go-fast entre le Maroc et l’Espagne. « Des vidéos anciennes, ayant déjà fait le buzz ont ainsi été repostées, montrant des tentatives de migration à partir des plages du Nord, donnaient une crédibilité accrue aux appels pour le 15 septembre », détaille Harmach.

Une communication multiforme

L’autre particularité de ces appels, selon notre expert, est qu’ils sont multiformes. « Il y a eu une création de contenus ciblés et multicanaux. Des reels sur Instagram, des vidéos sur TikTok, et des posts sur des groupes Facebook, ainsi que l’utilisation de boucles sur le réseau social Telegram ; ce qui laisse penser que c’est une vraie campagne », affirme notre expert.

Pour lui, s’il est difficile d’affirmer que la campagne ait été sciemment déclenchée depuis le départ, l’ingérence de groupes algériens, russes ou émiratis a été relevée. « Le plus probable est que les premiers appels aient été spontanés, avant d’être amplifiés par la suite. Pour le moment, seuls des moyens plus sophistiqués, notamment des moyens d’Etat, peuvent remonter au départ des appels et en déterminer l’origine et les intentions », commente-t-il.

Concernant les sujets récurrents, notre expert relève tout d’abord que le langage, la tonalité et les arguments de la plupart des messages montrent que c’est bien la catégorie NEET qui a le plus créé de contenus et contribué à faire enfler les appels.

Deux sujets principaux ont ainsi été fortement mobilisateurs : le premier à trait à la perte d’espoir dans les perspectives des jeunes au Maroc, où il n’y aurait plus « rien à faire » ; et son pendant, à savoir que le paradis est en Europe avec des opportunités économiques alléchantes.

Le second sujet est en lien avec la facilité de passer à l’acte, notamment avec la présumée implication des réseaux de trafic de drogue pour créer une sorte de « pont maritime ». Cet argument est étayé par plusieurs images et vidéos de témoignages d’anciens harraga arrivés sur l’autre rive.

Par ailleurs, note Marouane Harmach, la réaction marocaine est arrivée de manière assez tardive, alors que le phénomène devenait viral. 

Les arrestations survenues à partir du 10 septembre ont augmenté la viralité des appels. Au-delà, notre expert relève que c’est symptomatique d’une désintermédiation accrue entre l’Etat et une large tranche de la jeunesse marocaine, en l’absence de relais politiques et sociétaux crédibles, accompagnée d’un appauvrissement des termes du débat public.

Un espace social digital avec un discours simpliste…

« Nous assistons à la naissance d’un espace social digital autorégulé par des NEET avec un nouveau discours très simpliste, qui appelle à des actes de désobéissance », analyse Harmach.

Un discours qui a trouvé écho auprès de ces jeunes grâce à une amplification sur les réseaux sociaux, après une récupération par des médias hostiles au Maroc, notamment chez notre voisin de l’Est, « qui a donné une place de choix à ce mouvement avec un suivi quotidien », affirme Harmach, alimentant de fait les débats sur Internet.

Un point que partage Khalid Mouna. Pour cet anthropologue spécialisé dans la migration et la région du Nord, « ce 15 septembre, nous n’avons pas assisté à une tentative de migration classique. Nous sommes face à autre chose ».

Ce qui est nouveau est la « spectacularisation » de cette tentative, et son caractère national. Ce qui est aussi frappant, selon Khalid Mouna, est l’extrême jeunesse de la population concernée, avec de nombreux mineurs et des femmes venant de toutes les régions du Maroc.

« L’essentiel des gens qui ont essayé la traversée sont de jeunes Marocains de Benguérir, Khouribga, Béni Mellal, Errachidia, Khénifra, etc. qui ne voient plus d’avenir dans leur pays. Des jeunes qui courent derrière le dernier wagon du train ‘Maroc’, mais qui ont perdu l’espoir de le rattraper », explique Khalid Mouna.

Pour lui, les deux termes récurrents qu’on retrouve dans le discours de ces jeunes lors de leur prise de parole, y compris dans les médias, est d’une part « l7asla« , c’est-à-dire le sentiment d’être piégé, et « lrisk« , c’est-à-dire la prise de risque migratoire. Ces deux termes structurent leur imaginaire en opposant un semi-nomadisme risqué à une sédentarité sans perspective.

Autre élément nouveau, selon notre spécialiste de la migration, est que contrairement aux tentatives notamment des migrants subsahariens, qui tentent la « boza« , c’est à dire la traversée en escaladant les clôtures métalliques, ces jeunes ont choisi la mer. « Cela rejoint un peu ce qui a été fait en 2022, en pleine crise entre le Maroc et l’Espagne, où des centaines de jeunes et d’enfants de Tanger, Tétouan et Fnideq ont tenté la traversée à la nage ».

Vers une nouvelle tentative ?

Toutefois, contrairement aussi bien à la « boza« , qui est longuement planifiée et coordonnée dans les camps de migrants de transit de manière secrète, ou encore la tentative de 2022 à Sebta qui, bien qu’elle ne fût pas préparée, a été effectuée par des jeunes connaissant parfaitement le terrain, les risques et rouages de la migration en Espagne, la tentative du 15 septembre 2024 a connu une préparation publique sur les réseaux sociaux, avec même une couverture de l’appel par des médias mainstream. La tentative a été faite par de jeunes Marocains, souvent éloignés des régions frontalières, qui se sont spécialement déplacés pour « l’événement ». Ce côté spectaculaire et national est, selon notre chercheur, inédit.

Le nouvel appel lancé pour le 30 septembre vient conforter cette analyse. Selon Marouane Harmach, « la réponse des autorités n’a pas dissuadé les jeunes concernés, considérant qu’ils ont une chance de passer. Certains messages ont même appelé à des manifestations dans de nombreuses villes ».

Et d’ajouter que le sujet est encore très chaud au niveau des réseaux sociaux, d’autant plus qu’il a été récupéré dans des discussions plus « intellectualisées » sur les raisons profondes d’un tel mouvement, sans que ce soit sérieusement repris dans la sphère politique partisane, amplifiant d’autant plus le sentiment d’absence de leadership politique crédible à même de poser les problèmes de cette jeunesse.

Toutefois, la grande inconnue, selon notre expert, reste liée à l’éventualité d’une nouvelle tentative le 30 septembre et à la réponse qui y sera apportée.

Immigration illégale : hausse de 182% des arrivées à Sebta depuis le 1er janvier (sources espagnoles)

Le ministère de l’Intérieur espagnol a annoncé, le lundi 16 septembre, une augmentation importante du nombre d’entrées irrégulières à Sebta par voie terrestre depuis le début de l’année, rapportent des sources espagnoles.

Entre le 1er janvier et le 15 septembre 2024, trois fois plus de migrants irréguliers ont franchi la frontière par rapport à la même période en 2023. À ce jour, 2.026 personnes sont entrées illégalement en Espagne par voie terrestre, contre 717 l’année dernière. Les sources de l’Intérieur espagnol précisent que les personnes qui arrivent à Sebta à la nage sont également comptées parmi celles ayant traversé par voie terrestre, et non maritime.

Le président de la ville occupée de Sebta, Juan Vivas, a demandé ce lundi 16 septembre le soutien de l’Union européenne face à la situation alarmante que traverse la région et a réclamé « une attention particulière pour les frontières de Tarajal et de Benzú, où se trouvent depuis dimanche la Garde civile et la Police nationale déployées par voie terrestre, maritime et aérienne ».

La situation dans l’Atlantique, l’autre grand foyer d’immigration irrégulière en Espagne, a légèrement ralenti au cours des deux premières semaines de septembre : 1.234 immigrants sont arrivés aux Canaries, contre 3.015 à la même période de l’année dernière. Cela indiquerait une légère diminution du flux migratoire, mais les chiffres restent alarmants. Depuis le début de l’année, 26.758 migrants irréguliers sont arrivés dans l’archipel, soit 12.304 de plus qu’en 2023, ce qui provoque une forte pression migratoire (+85%) sur les îles Canaries.

Appels sur les réseaux sociaux pour de nouvelles tentatives de migration par Sebta le 30 septembre

Le journal El Faro de Ceuta, spécialisé dans les affaires de la ville de Sebta, a rapporté que des appels dans ce sens, basés sur de fausses informations, circulent dans des groupes sur les applications WhatsApp et Facebook, ainsi que dans des vidéos sur TikTok.

Auparavant secrets, ces appels sont désormais publics et encouragés par une large interaction entre les jeunes, notamment des mineurs du Maroc, d’Algérie, de Tunisie et d’autres pays.

Ce phénomène a suscité de nombreuses interrogations sur les raisons de cette vague sans précédent qui déferle sur la région, et sur le fait de savoir si cela représentait un signe de désenchantement collectif parmi les jeunes à la recherche d’une vie meilleure de l’autre côté des frontières.

Parmi les raisons de ces récentes tentatives, certaines voix pointent du doigt la situation économique difficile et l’aggravation du chômage, tandis que d’autres suspectent un pays étranger d’être à l’origine de ces appels.

Les autorités marocaines avaient réussi à déjouer la tentative précédente grâce au déploiement d’un impressionnant dispositif sécuritaire dans la ville de Fnideq et les zones voisines de Sebta.

À l’approche de la nouvelle date, les craintes d’un remake de ces événements augmentent, alors que des appels émanent de la société civile et des hommes politiques pour traiter le problème à la racine et offrir des solutions durables aux jeunes qui sont prêts à se lancer dans l’inconnu au risque de leur vie.

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Des tentatives massives d’émigration à partir de Fnideq mettent les projecteurs sur les conditions des mineurs marocains

On savait que ça allait arriver, mais on ne s’attendait pas à un mouvement de cette ampleur. Plusieurs centaines de personnes, dont un grand nombre de mineurs ont tenté dimanche 15 septembre 2024, de passer en force vers Sebta, malgré la présence massive des forces de sécurité et les cordons installés.

L’âge de ces candidats à l’émigration, leur candeur, leur détermination, le fait qu’ils venaient de plusieurs régions du Maroc, les nombreuses mères en détresse qui dans les rues de la ville recherchaient leur enfant, le nombre élevé de ces enfants, tout cela a provoqué un choc au Maroc.

Un récit des événements. A partir de la première semaine de septembre, plusieurs vidéos ont été diffusées, essentiellement sur Tik Tok, où des adultes, s’exprimant en dialecte marocain, appelaient à une tentative de franchissement vers Sebta en fixant rendez-vous au 15 septembre 2024.

Depuis au moins le jeudi 12 septembre, d’importantes forces de police et d’autres corps de sécurité, ont fait leur apparition à Fnideq, dotées d’un matériel consistant. Des barrages ont été installés en plusieurs endroits et à la sortie de plusieurs villes vers cette zone.

Dans la nuit du samedi au dimanche, il y a eu la première tentative d’assaut contre la double clôture par quelques centaines de personnes, marocains et subsahariens. La présence d’Algériens était également constatée. Cet assaut a été mis en échec par les éléments marocains de sécurité.

Dimanche matin, un deuxième assaut était signalé, aboutissant à la rupture d’une clôture, mais la brèche a été rapidement colmatée.

Tout au long de la journée, des mini-tentatives ont été signalées, ainsi que des mouvements des forces de sécurité visant à éloigner les candidats à l’émigration de la zone de Fnideq.

Selon des sources marocaines et espagnoles, aucun candidat n’a atteint la ville de Sebta. Un corps sans vie a été rejeté par la mer, à Fnideq. Probablement un candidat noyé en raison des courants très forts dans la région.

Dimanche en fin de journée, la situation restait tendue, mais la tension baissait d’intensité.

Les mineurs, un sujet douloureux. Sur les réseaux sociaux, on a pu voir et écouter des mineurs de tout âge venus de plusieurs régions du Maroc tenter leur chance vers ce qu’ils considèrent comme un eldorado. Les mêmes canaux nous montraient des mères éplorées, en pleurs, à la recherche de leurs enfants.

Ces enfants disaient leur désespoir, ainsi que l’absence d’horizon au Maroc, alors qu’en Espagne, ils étaient sûrs d’obtenir les papiers, puisque la législation espagnole interdit d’expulser les mineurs.

Les questions essentielles. Il y en a plusieurs:

-qui sont ces mineurs qui ne travaillent pas et n’étudient pas? Ces NEET sont au Maroc au nombre de 1,5 million de personnes, si l’on considère la définition la plus large, c’est-à-dire les moins de 25 ans. Beaucoup d’entre eux se retrouvent sans qualification et sans formation après un échec scolaire. La lutte contre l’échec scolaire a fait l’objet d’un diagnostic par le ministère de l’Education nationale et fait partie des priorités de la réforme du secteur.

-le rôle des parents. Comment des jeunes de 14 ou 15 ans peuvent-ils se retrouver à des centaines de kilomètres de leur domicile dans un objectif de migration tout en mettant leurs parents devant le fait accompli?

-qui est derrière ces appels à la migration massive le 15 septembre? L’opération de communication ressemble à une campagne bien coordonnée. Où en est l’enquête de police? Entre les 9 et 11 septembre, 60 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette enquête dont des mineurs. 13 d’entre elles ont diffusé ou partagé des contenus incitant à participer le 15 septembre à une opération massive d’émigration à partir de Findeq. Il est intéressant de relever que ces arrestations ont eu lieu dans plusieurs villes: Casablanca, Tétouan, Larache, Ouazzane, Rabat, Missour, Oujda, Fès, Mohammédia et Ouislane.

-S’agit-il d’une fuite ou évasion massive du Maroc? Des titres sensationnalistes tentent de le faire croire mais c’est faux. La tentation est de rejoindre l’Europe, pas de fuir le Maroc, comme le montre le fait que ce mouvement se fait toujours vers l’Europe.

Il n’y a pas plus de tentatives du Maroc que d’autres pays africains ou asiatiques. La tentation est forte ici, car la migration peut se faire par voie terrestre et même si la voie maritime est empruntée, la distance est courte.

De surcroît, la législation espagnole relative à l’interdiction d’expulsion des mineurs renforce la tentation pour les jeunes.

Et demain? Les NEET et les jeunes d’une manière générale vont, doivent, devenir un sujet prioritaire dans les politiques publiques. L’objectif se résume en un mot: redonner un horizon et des raisons d’espérer à tous les jeunes du Maroc.

Le Maroc empêche le passage d’une centaine de migrants à Sebta (médias)

« Les migrants se sont approchés de la zone la plus proche du cimetière de Beliones. Ils ont tenté de descendre vers la zone frontalière mais le Maroc a empêché leur passage », rapporte la presse locale. « La Garde civile a été déployée sans pour autant intervenir. Les faits se sont produits ce matin vers 4h30 », ajoute la même source.

Le Maroc maintient toute la frontière blindée, non seulement à travers ses agents, mais aussi par le biais de fils accordéons qui empêchent l’accès à la plage, poursuit la même source.

De son côté, la Garde civile espagnole maintient ses contrôles activés grâce à la coordination du COS et aux données fournies par les caméras thermiques, conclut-on.

Sánchez à Sebta pour l’inauguration du centre de santé de Tarajal

« Cela doit être quelque chose d’habituel et de normal que le Premier ministre espagnol visite Sebta », a déclaré Pedro Sánchez lors de l’inauguration du centre de santé de Tarajal, raison officielle de son déplacement dans cette ville.

Pedro Sánchez a rappelé que c’était la troisième fois qu’il venait à Sebta en tant que chef du gouvernement, sa dernière visite remontant à un an.

 

Pedro Sánchez en visite officielle à Sebta ce mercredi

Ce déplacement, annoncé par les médias locaux, constituera la troisième visite de Pedro Sánchez depuis son investiture en juin 2018.

Le président du gouvernement espagnol s’était déjà rendu à Sebta à deux reprises, notamment pendant la crise migratoire de mai 2021.

Lors d’une visite en mars 2022, il avait évoqué une « relation beaucoup plus solide et plus forte avec le Maroc, basée sur le respect mutuel et l’intégrité territoriale des deux pays ». 

Sebta et Melilia : poursuite des tests pilotes au niveau des douanes commerciales

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, s’est réuni le lundi 13 février avec des responsables locaux de Sebta et Melilia, après la tenue de la Réunion de haut niveau Maroc-Espagne, indique le ministère espagnol des Affaires étrangères.

Les trois parties ont évoqué l’avancement du processus d’ouverture progressive et ordonnée des douanes commerciales à Sebta et Melilia, et la poursuite des tests en prévision de leur réouverture, conformément à ce qui a été convenu entre le Maroc et l’Espagne, précise la même source.

L’accent a également été mis sur la nécessité d’empêcher la reprise de la contrebande, après cette réouverture effective des douanes commerciales.

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