Affaire Babour-BOA : le procès en appel démarre le 28 octobre

Condamnés en première instance par la section des crimes financiers de la cour d’appel de Casablanca le 26 juillet dernier, les cinq accusés ont écopé de peines allant de deux ans de prison avec sursis à huit ans de prison ferme.

Parmi eux figure Babour Sghir, ancien parlementaire UC et homme d’affaires, accusé d’escroquerie par Bank of Africa.

La partie civile a également porté plainte contre quatre de ses anciens salariés. L’un d’eux occupait toujours la fonction de directeur général commercial chargé des entreprises, au moment du procès en première instance. Il s’agit de M’fadel El Halaissi qui a été condamné à une peine de six ans d’emprisonnement.

La peine la plus lourde (huit ans de prison ferme) a été prononcée à l’encontre de Rachid Fahim, ancien chargé d’affaires de Babour Sghir. Ce dernier a été condamné à cinq ans de prison ferme, tandis que les deux autres accusés (S.F., F.K.) ont été respectivement condamnés à cinq ans de prison ferme et deux ans de prison avec sursis.

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Corruption dans les marchés publics du ministère de la Santé : la justice a tranché

29 personnes, dont des fonctionnaires de l’administration publique et des salariés du secteur privé, ont été condamnées à des peines privatives de liberté ainsi qu’au versement d’amendes allant jusqu’à 800.000 DH. C’est ce qu’a décidé la section des crimes financiers de la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca, le vendredi 27 septembre.

Cette affaire, rendue publique en mars 2022 à la suite de la publication de deux communiqués, l’un de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et l’autre du parquet général de Casablanca, porte sur des faits de corruption dans les appels d’offres du ministère de la Santé.

Au départ, les soupçons portaient sur des faits de dilapidation de biens publics, de falsification, de fraude et de détournement de marchés publics dans les domaines des acquisitions d’équipements ou de médicaments. Plus de la moitié des accusés étaient poursuivis pour constitution d’une bande criminelle, mais la cour d’appel de Casablanca a abandonné ce chef de poursuite. Tous en ont été innocentés.

Deux d’entre eux, initialement poursuivis pour corruption criminelle, ont bénéficié d’une requalification des faits en corruption délictuelle.

C’est donc après une quarantaine d’audiences que ce procès, qui a démarré le 28 mars 2023, a pris fin le 27 septembre dernier avec la condamnation de 29 accusés, dont une personne condamnée par contumace à deux ans de prison ferme et 10.000 DH d’amende. Les autres sanctions sont les suivantes :

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Affaire Hassan Ghazzali-Abdellah Boudrika : un délai pour formuler les exceptions de forme

La section des crimes financiers a fixé -le 20 juin dernier- la date du 11 juillet pour la prochaine audience en accordant un délai aux avocats de la défense pour formuler leurs exceptions de forme et présenter leurs demandes.

Les accusés sont au nombre de six. Parmi eux, Mohamed Hassan Ghazzali, Abdellah Boudrika et le notaire Younes Sayeh ; accusés de « participation à la falsification de documents officiels et publics » et « leur utilisation ».

Les deux premiers sont associés dans deux sociétés de promotion immobilière (B2G Immobilier et K3G Immobilier). Ils se sont déjà attiré les foudres de leurs clients qui ont protesté en décembre 2023 devant un de leur projet immobilier. Mais il s’agit d’une affaire distincte.

Ce procès vient s’ajouter à une autre affaire judiciaire qui implique, cette fois-ci, le notaire Younes Sayeh et le promoteur immobilier Abdellah Boudrika. Les deux hommes sont poursuivis pour « faux et usage de faux ».

Les deux affaires sont traitées en parallèle par la Cour d’appel de Casablanca.

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