Le FIDA émet une obligation durable de 150 millions USD auprès de Bank Al-Maghrib

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a annoncé, le 14 mai 2025, l’émission d’une deuxième obligation durable auprès de Bank Al-Maghrib (BAM), dans le cadre d’un effort conjoint pour renforcer la sécurité alimentaire dans les zones rurales.

« Aujourd’hui, le FIDA a émis une obligation durable auprès de la Banque centrale du Maroc, sous la forme d’un placement privé, au titre de son cadre de financement du développement durable. C’est la onzième fois que le FIDA émet une obligation durable. Celle-ci, dont le montant s’élève à 150 millions d’USD avec une échéance fixée à dix ans, contribue au plan de financement du FIDA pour 2025″, indique un communiqué publié sur le site du Fonds.

L’organisation avait déjà commencé à mettre en œuvre son financement 2025 en juillet 2024, lorsqu’elle avait établi son premier partenariat avec Bank Al-Maghrib et procédé à un placement privé de 100 millions d’euros, fait savoir la même source.

Citée dans le communiqué, Natalia Toschi, responsable du financement au FIDA, a déclaré : « Nous sommes particulièrement fiers que Bank Al-Maghrib nous renouvelle sa confiance en tant qu’investisseur. Cela montre à quel point les relations à long terme sont essentielles pour permettre au FIDA de mener à bien sa mission générale, qui, plus que jamais, est indispensable pour bâtir un monde meilleur et plus stable ».

Et d’ajouter : « Ceci est d’autant plus vrai en ces temps d’incertitude au niveau mondial, alors que les marchés ne cessent de nous surprendre. Bank Al-Maghrib applique une politique de responsabilité sociale des entreprises pleinement alignée sur les valeurs du FIDA ».

Les fonds levés serviront à financer les projets de développement du FIDA dans le monde, en particulier ceux visant à transformer les zones rurales pour les rendre plus productives et prospères, et, à terme, pour améliorer les moyens d’existence, la sécurité alimentaire et la résilience de millions de ruraux.

« Cette nouvelle collaboration s’appuie sur la relation de longue date que le FIDA entretient avec le Maroc, pays phare de son portefeuille depuis plus de 40 ans. Le Maroc se démarque non seulement en raison de l’ampleur de son engagement, mais aussi de son volontarisme visionnaire en matière de développement rural, de résilience climatique et de transformation agricole », a expliqué Donal Brown, Vice-Président adjoint du Département des opérations de pays du FIDA.

« Notre partenariat se renforce d’année en année, nous permettant d’avoir un impact durable là où notre action est la plus nécessaire », a-t-il fait valoir.

Ensemble, le FIDA et le Maroc ont investi plus de 1,7 milliard d’USD depuis 1979, dans le cadre de 16 projets dont ont bénéficié 700.000 ménages ruraux. Le portefeuille actuel du FIDA est stratégiquement aligné sur les priorités nationales de la stratégie « Génération Green » 2020–2030 et comprend trois projets actifs d’un montant total de 250 millions d’USD, qui visent en particulier les femmes et les jeunes des régions montagneuses.

Le capital humain au cœur du Salon Dawajine 2024

Le thème de l’édition 2024, « Le capital humain, clé de développement de l’aviculture en Afrique », cherche à mettre en avant le rôle central du capital humain dans la promotion du secteur avicole sur les plans national et continental.

S’étendant sur une superficie de 9.470 m², le salon met en lumière les avancées du secteur et encourage les investissements tout en stimulant les exportations vers les marchés africains.

Selon les données du ministère de tutelle, avec une production annuelle de 745.000 tonnes de viandes blanches et 6,1 milliards d’œufs, la filière avicole marocaine assure 100% des besoins nationaux en protéines avicoles. Ce secteur stratégique génère un chiffre d’affaires annuel de 41,7 milliards de DH et crée environ 150.000 emplois directs et 350.000 emplois indirects.

Le contrat-programme 2021-2030, inscrit dans la stratégie Génération Green, vise à augmenter la production de viandes blanches à 912.000 tonnes et celle des œufs à 7,6 milliards d’unités. Il prévoit également la création de 140.000 emplois supplémentaires, portant le total à près de 600.000 emplois.

S’étendant sur une superficie de 9.470 m², le salon « Dawajine » qui se poursuit jusqu’à ce jeudi 5 décembre, met en lumière cette année les avancées du secteur et encourage les investissements tout en stimulant les exportations vers les marchés africains.

Sécurité alimentaire : l’OCP présente la vision marocaine d’une Afrique appelée à devenir une « solution mondiale »

Lors d’une rencontre autour des « Perspectives de coopération franco-marocaine pour une transition vers des systèmes agricoles et alimentaires durables en Afrique », organisée dans le cadre de la visite d’État au Maroc du président de la République française, Emmanuel Macron, Mostafa Terrab s’est exprimé en mettant l’accent sur les efforts déployés pour promouvoir une utilisation ciblée des nutriments agricoles.

Il a, en outre, souligné l’importance de continuer à développer des solutions adaptées spécifiquement à chaque type de culture et de sol, rappelant, dans cette optique, que la faible application d’engrais en Afrique limite encore aujourd’hui le potentiel des rendements agricoles sur le continent.

Cependant, a-t-il soutenu, l’expérience du groupe OCP en Afrique a démontré qu’une nutrition optimisée des sols, en synergie avec des pratiques agricoles responsables, permet non seulement d’accroître les rendements mais aussi de décarboner l’agriculture, en contribuant à la séquestration du carbone dans les sols.

Ces pratiques agricoles intégrant une nutrition adaptée des sols et des plantes ont le potentiel de créer un cycle vertueux entre deux Objectifs de développement durable (n° 2 « zéro faim » et n° 13 « mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques ») qui sont traditionnellement mis en opposition, a-t-il poursuivi, assurant que des sols en bonne santé permettent d’atteindre ces objectifs.

Et de noter que cette approche, rendue possible grâce aux avancées technologiques récentes comme la spectrométrie et les réseaux neuronaux, ouvre la voie à un cycle vertueux alliant productivité agricole et résilience environnementale.

À ce propos, Mostafa Terrab a souligné que la coopération franco-marocaine dans ce domaine ouvre des perspectives prometteuses, en tirant parti de solutions sur mesure et des dernières innovations au service des agriculteurs africains.

Évoquant les réalisations du groupe OCP en matière d’investissements massifs dans les capacités de production d’engrais, considérés comme de nouvelles activités, il a précisé que la capacité de production s’est élevée à environ 15 millions de tonnes de production, faisant ainsi du Maroc le premier producteur mondial en matière de capacités d’engrais phosphatés.

Il a, par ailleurs, pointé du doigt le caractère limité des terres arables par habitant au niveau planétaire, qui risque de décroître, affirmant que la seule manière de pallier cette situation est d’accroître les rendements par hectare, à travers l’extension des terres arables, l’intensification des cultures et l’augmentation des rendements.

Rappelant que ces engrais sont essentiellement trois nutriments, à savoir le nitrogène, la potasse et le phosphore, Mostafa Terrab a insisté sur la participation de l’Afrique en tant qu’acteur à une solution à la sécurité alimentaire mondiale.

Cette rencontre qui a réuni des experts et acteurs de divers horizons de l’écosystème agricole a été, en outre, l’occasion de s’enquérir des défis et des opportunités liés à la sécurité alimentaire, notamment en Afrique, l’objectif étant de faciliter un échange constructif sur les initiatives et partenariats en faveur d’un avenir agricole résilient et durable.

Avec (MAP)

Le Maroc copréside la réunion des agences des Nations unies à Rome

Cette réunion conjointe, créée en 2017 à la demande des membres des agences onusiennes ayant siège à Rome, constitue une plateforme de coordination pour discuter des questions stratégiques relatives à la sécurité alimentaire dans le monde.

Cette année, les discussions ont porté notamment sur la mise en œuvre du Protocole d’accord, signé entre les trois agences en 2023, visant à renforcer l’efficacité et l’efficience de la contribution des organismes à la sécurité alimentaire et à la nutrition, en particulier à la réalisation de l’objectif de développement durable (ODD) numéro 2. L’étude de cas relative à ce point a été consacrée au Programme conjoint pour le Sahel.

Les autres points concernent la mise à jour opérationnelle conjointe sur l’aide humanitaire à Gaza, en Haïti et au Soudan, et la coopération internationale visant à assurer un suivi du bilan du Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires +2 et les contributions des trois agences onusiennes à d’autres processus mondiaux.

Intervenant en sa qualité de président du conseil d’administration du Programme alimentaire mondial, Youssef Balla a souligné « l’importance de la collaboration entre les agences basées à Rome pour lutter contre les niveaux croissants de faim à travers le monde, exacerbés par les conflits, les chocs climatiques et les crises multidimensionnelles ».

Il a rappelé, à cet égard, que les efforts conjoints sont essentiels pour fournir une aide humanitaire efficace dans des régions durement touchées comme Gaza, Haïti et le Soudan.

L’ambassadeur à également relevé l’importance du recours aux solutions diplomatiques pour soutenir les médiations visant la résolution des conflits, en appelant à un accès humanitaire fluide et durable permettant d’acheminer les aides alimentaires à des endroits difficiles d’accès.

Au cours de cette session, qui a été marquée par la participation de la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, et du directeur général de la FAO, Qu Dongyu, ainsi que de la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial, Cindy McCain, le diplomate a exhorté les trois agences à apporter leurs contributions au Forum politique de haut niveau et au Sommet de l’avenir, qui se tiendront bientôt à New York, ainsi qu’à la Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui aura lieu dans les prochains mois.

(Avec MAP)

Nasser Bourita représente le Roi Mohammed VI au Sommet africain sur les engrais et la santé des sols à Nairobi

La politique africaine du Roi Mohammed VI a toujours placé en son cœur la sécurité alimentaire comme priorité stratégique, a affirmé, jeudi 9 mai, à Nairobi, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Cette vision pour l’Afrique, qui ne vient pas du néant, raisonne avec une vision nationale, par laquelle le Royaume a choisi de mettre en œuvre des stratégies ambitieuses pour améliorer la productivité agricole, a souligné Bourita qui représente le Souverain au Sommet africain sur les engrais et la santé des sols.

La vision royale dans ce domaine se déploie à travers trois instruments, à savoir : le groupe OCP, bras opérationnel de cette vision et leader continental sur le marché des engrais, le ministère de l’Agriculture, dépositaire des politiques publiques et des stratégies sectorielles en matière d’agriculture, et le ministère des Affaires étrangères, gardien de l’exécution ordonnée de la vision royale de la coopération Sud-Sud, a relevé le ministre.

Il a aussi noté que le Souverain, qui accorde la plus haute importance aux thématiques stratégiques de ce sommet aussi bien pour le Maroc que pour l’Afrique, a tenu à ce que le Royaume y prenne part activement, à travers ces trois instruments.

Le ministre a aussi relevé que conformément aux hautes orientations du Roi Mohammed VI, le Maroc a élaboré des stratégies sectorielles de développement, le Plan Maroc Vert, lancé en 2008, et plus récemment, le Plan Génération Green, faisant observer que ces stratégies sont basées sur deux piliers fondamentaux : la modernisation de l’agriculture et des industries agroalimentaires et le développement solidaire de l’agriculture familiale.

Au-delà de la disponibilité alimentaire, la démarche marocaine promeut une approche intégrée ; celle du développement socioéconomique du monde rural et l’investissement dans l’agriculture, en tant que secteur offrant des opportunités énormes pour la création de la richesse et de l’emploi pour les jeunes, a-t-il enchaîné. Le développement agricole et la sécurité alimentaire ne constituent pas seulement une priorité stratégique pour le Maroc, mais représentent aussi les principaux objectifs de la coopération Sud-Sud.

Le Maroc partage son expérience et ses bonnes pratiques avec les pays africains frères

Dans cet esprit de solidarité africaine, le Maroc a entrepris de partager son expérience et ses bonnes pratiques avec les pays africains frères, a dit Bourita, expliquant que la démarche marocaine privilégie l’établissement de partenariats durables.

Il a dans ce sens rappelé le lancement lors de la COP22 de l’Initiative Triple A pour l’adaptation de l’agriculture africaine au changement climatique, ainsi que l’Initiative Triple S, lancée en 2016 avec la République du Sénégal, et qui vise à soutenir la soutenabilité, la stabilité et la sécurité en Afrique.

Le Royaume le fait aussi sur le plan bilatéral, avec plusieurs pays africains frères (Ethiopie, Nigéria, etc.), a poursuivi le ministre, précisant que c’est dans ce cadre aussi que s’inscrit l’action de l’OCP en Afrique.

Ainsi, en réponse à la flambée des prix des fertilisants et aux défis de sécurité alimentaire, l’OCP a consolidé sa présence et son action en Afrique à travers l’ouverture de 12 représentations aux quatre coins du continent et le renforcement de la production et de la distribution d’engrais, à travers le lancement de 8 projets industriels en Afrique, dont 3 nouvelles plateformes de stockage et de mélange, a-t-il noté.

Il s’agit aussi du lancement de 46 projets de développement à travers l’Afrique, axés sur l’amélioration de la fertilité des sols et la formation agronomique, afin de promouvoir des pratiques agricoles durables, et le développement d’initiatives telles que le programme « Agribooster », qui offrent un soutien complet aux agriculteurs, incluant l’accès aux engrais et aux semences ; ou encore le programme « Farm&Fortune Hubs », qui transforme les petites exploitations en entreprises agricoles productives, a rappelé le ministre.

Pour répondre aux besoins de l’Afrique, le groupe OCP lui a consacré 20% de sa production d’engrais, tout en offrant 180.000 tonnes d’éléments nutritifs du sol à titre d’aide, et 370.000 tonnes à prix réduit, a affirmé M. Bourita. Ces volumes représentent respectivement 16% de la demande africaine actuelle et 25% des ventes du groupe sur le continent.

Le groupe prévoit d’augmenter sa production de 2 millions de tonnes cette année, soulignant ainsi son engagement envers une agriculture africaine.

À travers cette présence, l’OCP se positionne aujourd’hui en Afrique comme le principal fournisseur d’engrais, mais aussi le principal pourvoyeur de savoir-faire agricole, particulièrement à travers des laboratoires ambulants déployés dans plusieurs pays du continent.

Partage et développement de politiques incitatives

Le ministre a par ailleurs affirmé que pour être résolu et volontariste, l’engagement du Maroc en faveur de l’agriculture africaine prend tout son sens dans la conjugaison des efforts de tous, plaidant, dans cet esprit, pour la création d’un Consortium africain pour l’innovation en agriculture.

Une telle plateforme coordonnerait l’amélioration de l’utilisation des engrais et la santé des sols à travers le continent, facilitant le partage des technologies et le développement conjoint de politiques incitatives, a soutenu Bourita.

Le ministre a aussi plaidé pour l’établissement d’un Programme panafricain de formation et de certification en gestion des sols, estimant que ce programme contribuerait à élever les standards de gestion des sols et à promouvoir des pratiques durables, à travers des centres de formation régionaux et une certification panafricaine.

Il s’agit aussi de la mise en place d’une Initiative de financement des infrastructures agricoles vertes, a dit Nasser Bourita, expliquant que cette initiative soutiendrait le développement d’infrastructures agricoles durables, incluant notamment la création d’un fonds pour des projets d’irrigation éco-responsables, ainsi que des incitations pour les investissements privés dans des technologies respectueuses de l’environnement.

Le ministre a également plaidé pour la création d’un Observatoire africain des données et analyses des sols, faisant savoir que cette structure aurait mandat pour compiler et mettre à disposition des pays africains des données précises et actualisées pour améliorer la prise de décision en agriculture, mettant à profit l’utilisation de technologies avancées, comme les satellites.

« Dans cet esprit, l’afro-optimisme maintient le Maroc dans sa conviction ferme qu’en investissant dans l’agriculture africaine, nous cultivons les fondations de l’Afrique sûre et sereine de demain », a-t-il dit.

« Ensemble, nous pouvons relever le défi de la sécurité alimentaire en Afrique, qui a tous les atouts pour faire de l’agriculture un moteur de développement et de transformation », a-t-il assuré, soulignant que le Maroc reste, comme il l’a toujours été, prêt à partager son expérience et son expertise avec ses frères africains, pour que l’agriculture sur le continent soit synonyme de stabilité et de prospérité partagée.

Organisé par l’Union africaine et le gouvernement kényan, le Sommet africain sur les engrais et la santé des sols ambitionne de souligner le rôle crucial des engrais et de la santé des sols dans la stimulation d’une croissance de l’agriculture africaine durable et favorable aux populations pauvres.

(Avec MAP)

Akhannouch s’entretient avec le directeur général de la FAO

A cette occasion, le chef du gouvernement a rappelé « l’intérêt particulier que le Maroc accorde au secteur de l’agriculture et au monde rural, en vue de réaliser un développement intégré et de créer de la valeur ajoutée, à travers les stratégies successives basées sur la restructuration de l’agriculture, l’amélioration de la productivité, le placement de l’investissement au cœur de l’équation agricole, ainsi que sur la promotion du capital humain », indique un communiqué du département du chef de gouvernement.

De son côté, le directeur général de la FAO a salué l’expérience marocaine en matière d’agriculture et d’industrie de la transformation alimentaire, considérant que les stratégies adoptées par le Maroc au cours des vingt dernières années sous la conduite du Roi, peuvent constituer un « exemple à suivre pour les différents pays africains ». Il a assuré que la FAO entend développer son partenariat avec le Royaume de manière profitable aux autres pays africains.

Les deux parties ont également passé en revue les mécanismes de renforcement du partenariat stratégique permanent entre le Maroc et la FAO, qui gère dans le Royaume un portefeuille estimé à quelque 22 millions de dollars dans les domaines de la permaculture et du développement rural notamment, ainsi qu’en matière d’interventions urgentes, souligne la même source.

Ils se sont également félicités de l’accompagnement technique offert par la FAO, et qui a évolué de manière notable, à travers la mise en œuvre sur le terrain de projets répondant à des besoins ponctuels, vers un partenariat stratégique basé sur une approche de programmation.

Ces entretiens ont été l’occasion de mettre l’accent sur l’importance de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique, pour laquelle le gouvernement a mobilisé toutes les conditions de réussite, afin d’en faire une opportunité d’échange de bonnes pratiques, de prospection de partenariats et d’examen de solutions innovantes autour des systèmes d’agriculture et d’alimentation, ajoute le communiqué.

Blé : les cours mondiaux augmentent, impactant les achats marocains et la restitution publique

Le conflit russo-ukrainien ainsi que la suspension de l’accord de la mer Noire le lundi 17 juillet continuent d’agiter le marché des céréales, impactant ainsi les cours mondiaux à la hausse. Le Maroc, dont l’approvisionnement est certes assuré, fait déjà face à une hausse des prix d’achat du blé tendre. 

« Nous assistons à des fluctuations quotidiennes avec une tendance haussière des prix, car rien n’indique qu’il y aura un nouvel accord entre les deux pays dans l’immédiat », nous explique Moulay Abdelkader Alaoui, président de la Fédération marocaine de la minoterie, joint par nos soins. 

« Pour l’instant, cette situation n’est pas alarmante puisqu’on est loin de la hausse que l’on avait connue en 2022, » où le prix du quintal avait atteint les 500 DH, rassure par ailleurs nos source, expliquant que « le marché est dans l’attente des discussions pour voir si d’autres pays satisfont les conditions russes pour d’éventuels contrats. Tout dépendra de cela. » 

Au début du mois de juillet, le prix du quintal de blé tendre était de 274 DH, contre 311 DH le quintal actuellement, soit 13,5% de hausse, nous apprend notre interlocuteur.

Cette augmentation s’explique principalement par la réduction de l’offre mondiale. Les pays qui s’approvisionnaient auparavant auprès de la Russie et de l’Ukraine se dirigent à présent vers les marchés sur lesquels opérait déjà le Maroc, impactant également le montant de la prime de restitution délivrée par l’Etat aux importateurs marocains lorsque le prix de revient du quintal de blé tendre dépasse 270 DH.

Cette prime est calculée selon la moyenne mensuelle des cours mondiaux relevés quotidiennement. « Au mois de juillet, elle était de l‘ordre de 22 DH par quintal. Elle évoluera en fonction de l’évolution des cours mondiaux », explique notre source. En d’autres termes, si les cours continuent de grimper, celle-ci connaîtra également une hausse pour couvrir le gap entre le coût de revient et le prix d’achat par les importateurs.

En termes d’approvisionnement, « l’impact est nul pour le Maroc, car nous n’importons plus de céréales de l’Ukraine ni de la Russie depuis février 2021, mais plutôt à partir de pays européens (France, Allemagne, Pologne…) et d’Amérique latine, qui sont des marchés que nous connaissons et avec lesquels nous entretenons de bonnes relations », conclut le président de la fédération. 

https://medias24.com/2023/04/11/la-france-interdit-les-exportations-de-cereales-a-partir-du-25-avril-pas-dimpact-sur-le-maroc/

Banque mondiale : la flambée des prix des produits de base se maintiendra jusqu’à fin 2024

“La guerre en Ukraine modifie la physionomie des échanges, de la production et de la consommation des produits de base, ce qui devrait maintenir les prix à des niveaux élevés jusqu’à la fin de l’année 2024, aggravant ainsi l’insécurité et l’inflation alimentaires”, souligne la Banque mondiale dans son rapport sur la sécurité alimentaire.

“On assiste depuis le début de la guerre en Ukraine à une vague de mesures sur les exportations et les importations de denrées”, ajoute le document. La crise alimentaire mondiale a été en partie aggravée par l’intensification des restrictions commerciales mises en place par les pays dans le but d’accroître l’offre intérieure et de faire baisser les prix.

“À la date du 10 octobre 2022, 21 pays avaient imposé 26 interdictions d’exportation sur certains produits agricoles et huit pays avaient adopté 12 mesures limitant les exportations”, précise la Banque mondiale, notant qu’après un bref répit pendant l’été 2022, les prix des engrais sont repartis à la hausse.

“En plus de l’augmentation des prix de l’énergie, les mesures de restriction des exportations ont contribué à limiter l’offre mondiale de fertilisants”, poursuit la Banque mondiale.

La part des pays à revenu élevé touchés par la montée de l’inflation dans l’alimentation atteint désormais 85,7 %. L’indice des prix des produits agricoles a augmenté d’un point de pourcentage par rapport au niveau observé il y a deux semaines.

Les cours du blé, du maïs et du riz en octobre 2022 sont supérieurs de 18%, 27% et 10%, respectivement, à ceux d’octobre 2021, précise l’institution financière.

Par rapport aux prix enregistrés en janvier 2021, les cours du blé et du maïs affichent une hausse de 38% et 4% respectivement, et ceux du riz une baisse de 21%. “La flambée des prix alimentaires est à l’origine d’une crise mondiale qui entraîne plusieurs millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté et aggrave la faim et la malnutrition”, prévient la Banque mondiale, ajoutant que les hausses de prix de l’alimentation et de l’énergie causées par les chocs climatiques et les conflits ont mis un coup d’arrêt à la reprise.

222 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire

Selon une étude récente du Fonds monétaire international, il faudra mobiliser entre 5 et 7 milliards de dollars de dépenses supplémentaires pour aider les ménages vulnérables des 48 pays les plus durement touchés par la hausse des prix des importations de denrées et d’engrais. De plus, 50 milliards de dollars seront nécessaires pour mettre fin à l’insécurité alimentaire aiguë au cours des douze prochains mois.

Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë et qui auront besoin d’une aide urgente pourrait grimper à 222 millions dans 53 pays et territoires, selon un rapport conjoint du FMI et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

65e édition du Congrès mondial des étudiants en agriculture, du 24 juillet au 7 août

L’Association internationale des étudiants en agriculture et sciences connexes (IAAS) organise, du 24 juillet au 7 août, la 65e édition du Congrès mondial des étudiants en agriculture.

La cérémonie d’ouverture aura lieu à l’Institut agronomique et vétérinaire (IAV) Hassan II à Rabat, indique un communiqué conjoint de l’IAAS et de l’IAV.

Elle devrait connaître la présence du ministre de l’Agriculture, Mohammed Sadiki, de scientifiques et de responsables marocains, en sus des représentants des corps diplomatiques des pays membres de l’association accrédités au Maroc, poursuit la même source.

Placée sous le thème « La pénurie de l’eau et ses effets sur la sécurité alimentaire », cette édition se déroulera également à Casablanca et Marrakech.

Le congrès abordera la pénurie de l’eau sous différents angles à travers des conférences et des workshops. Il sera procédé à la publication de décisions sur les orientations de l’association, à un vote sur la structure de son bureau et à l’approbation de son règlement intérieur.

Fondée en 1957, l’IAAS compte plus de 10.000 membres répartis dans une cinquantaine de pays membres.

Le CESE alerte sur les lacunes de la sécurité sanitaire des aliments

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a organisé, mercredi 17 juin, une rencontre virtuelle pour présenter son avis intitulé  »Pour une véritable politique publique de sécurité sanitaire des aliments (SSA) axée sur la protection des consommateurs et favorisant une compétitivité durable de l’entreprise au niveau national et international ».

Établissements alimentaires non agréés ; insuffisance criante des contrôles dans le secteur formel et la traçabilité du marché ; rôle limité des associations de défense du consommateur ; manque d’investissement dans la recherche scientifique liée au domaine alimentaire… C’est peu dire que la sécurité sanitaire au Maroc souffre de nombreuses lacunes énumérées dans l’avis du CESE.

Le secteur formel pas assez contrôlé

A fin août 2019, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a agréé près de 7.500 établissements du secteur alimentaire. Pourtant, nombreux sont les établissements à ne disposer ni d’agréments, ni d’autorisations sanitaires.  »Ils continuent, en effet, à produire et mettre sur le marché des produits alimentaires dans des conditions qui ne respectent pas la réglementation en vigueur en matière de SSA », déplore le CESE.

De plus, le secteur formel ne fait pas suffisamment l’objet de contrôles : à hauteur de 1% pour les abattoirs de viande (en 2018, seuls 8 abattoirs de viande justifient de l’agrément de l’ONSSA), 8% pour les abattoirs de poulet et 22% pour l’agroalimentaire. S’agissant des abattoirs de volailles, seuls 27 d’entre eux sont agréés sachant qu’il existe plus de 15.000 tueries non autorisées. Partant de ces chiffres, le CESE en déduit que le secteur formel  »se retrouve par conséquent au même niveau de vulnérabilité que le secteur informel : pas de traçabilité, pas de respect des normes d’hygiène, etc. ».

Quant au secteur informel, par nature difficile à quantifier, le CESE indique que  »certains acteurs auditionnés estiment qu’il représente plus de 20% du PIB hors secteur primaire, et correspond à plus de 68% dans le commerce et 19% dans l’industrie agroalimentaire. Ce secteur, qui échappe totalement au contrôle et à la surveillance, représente un risque sanitaire majeur pour le consommateur car la traçabilité n’y est pas du tout assurée. »

La sécurité sanitaire pas explicitement exigée dans les contrats de partenariat

Les opérateurs des filières des produits alimentaires sont pourtant tenus de mettre en place, au sein de leurs établissements,  »les moyens destinés à prévenir ou à maîtriser les dangers spécifiques à leur activité ainsi qu’un système fiable de traçabilité », rappelle le CESE. Les exploitants  »doivent non seulement respecter les bonnes pratiques d’hygiène (BPH), établies réglementairement, mais également élaborer des procédures propres à son établissement ».

Ces procédures sont fondées sur les principes de la méthode HACCP, consacrée par le  »Codex Alimentarius » (ou  »Code alimentaire »), un ensemble de normes relatives à la sécurité sanitaire alimentaire qui relève d’un programme commun entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ainsi que par la réglementation nationale et celle de l’Union européenne. Chaque établissement agréé doit disposer d’un plan de maîtrise sanitaire (PMS) qui rassemble les BPH, le HACCP et la traçabilité, et de procédures écrites de mise en place du PMS ainsi que de preuves de son application.

Problème : selon le rapport annuel de 2018 de la Cour des comptes, cité par le CESE,  »une proportion très appréciable des entreprises agroalimentaires ne disposent pas de plan de maîtrise sanitaire ». Il y a bien eu la signature de contrats-programmes entre le gouvernement et les fédérations interprofessionnelles (14 représentants des filières végétales et 5 pour les filières animales), mais  »ces contrats de partenariat ne mentionnent, que de manière indirecte, l’exigence de sécurité sanitaire et l’importance de produire et mettre sur le marché des produits sûrs ».

Une situation de surcroît aggravée  »par le fait que plusieurs acteurs de la chaîne alimentaire n’adhèrent pas aux organisations interprofessionnelles ; ce qui constitue une entrave à leur développement et à leur contact avec les pouvoirs publics pour recevoir des subventions existantes ».

Des consommateurs insuffisamment informés

Autre lacune relevée par le CESE : le rôle des associations de défense des consommateurs est limité par  »le manque d’information, d’éducation, la faiblesse des moyens humains et matériels et parfois même le manque de probité de certains acteurs ».

Pourtant, l’arsenal législatif ne manque pas : la loi n°31-08, entrée en vigueur le 7 avril 2011, édicte les mesures de protection du consommateur. Problème, là encore :  »certaines dispositions de cette loi tardent à voir le jour notamment la mise en place des mécanismes institutionnels chargés d’assurer la protection du consommateur, le renforcement des rôles des associations de protection du consommateur, la constitution de la fédération nationale de protection du consommateur, ainsi que la création du conseil consultatif supérieur de la consommation, en tant qu’institution indépendante », relève le CESE.

Enfin, le CESE déplore l’insuffisance d’investissement en recherche scientifique, en l’occurrence dans le domaine alimentaire. Dans l’édition 2019 du Global Food Security Index (GFSI), mentionné par le CESE, le Maroc est classé 112e sur 113 pays en termes de dépenses publiques dans la recherche et développement (R&D) en agriculture.  »Le score du Maroc est jugé très faible sur l’échelle du GFSI. Ce sont les dépenses du gouvernement en R&D en agriculture, telles que reflétées par l’indice d’orientation agricole (IOA). Cette mesure est utilisée par les objectifs du développement durable des Nations unies, comme indicateur des investissements dans le secteur agricole, et qui concernent l’infrastructure rurale, la recherche et la vulgarisation agricoles, le développement technologique et les banques de gènes pour les plantes et les animaux d’élevage, afin d’améliorer la capacité de production agricole ».

Le CESE recommande ainsi de renforcer la R&D  »en soutenant la recherche scientifique afin de disposer d’une expertise scientifique nationale, avec la mise au point de normes nationales, pour conduire des analyses de risques fondées sur des preuves scientifiques » et  »en encourageant la formation post-universitaire, à même de hisser le niveau des compétences nationales en termes de connaissances techniques, scientifiques et de diplomatie, pour défendre les intérêts du Maroc auprès des instances internationales ».

>>Lire aussi : Sécurité sanitaire des aliments : Les recommandations du CESE

Ultimatum de l’ONSSA à 3.000 entreprises alimentaires non conformes

L’une de ses prérogatives de l’ONSSA est d’agréer et/ou autoriser les entreprises du secteur alimentaire, autres que celles spécialisées dans la vente au détail et la restauration collective. 

La loi adoptée en 2010 et créant l’ONSSA accordait un délai d’un an à tous les établissements concernés pour se conformer à la législation sanitaire. A fin aout 2019, l’ONSSA a autorisé ou agréé près de 7.700 établissements.

Malgré les efforts consentis, il reste des milliers d’unités industrielles qui ne disposent pas des agréments/autorisations sanitaires de l’ONSSA. Ces unités sont donc dans l’illégalité et continuent à produire et commercialiser des aliments dans des installations non contrôlées sur le plan sanitaire avec ce que cela comporte comme risques.   

Une source autorisée auprès de l’Office nous a assuré que le sujet est pris au sérieux avec un plan dont la mise en œuvre a démarré il y a quelques mois. 

En effet, l’ONSSA a opéré deux actions simultanées. D’abord, une opération de communication pour sensibiliser les entreprises concernées au sujet de l’obligation légale d’obtention des agréments. Une vidéo de sensibilisation a été diffusée sur les chaines nationales de tv et sur les réseaux sociaux. 

 

En parallèle, un recensement des unités qui ne remplissent pas l’obligation légale a été réalisé par les services de l’ONSSA. Les données ont été collectées auprès du ministère de l’industrie ainsi que des autorités locales. Ce travail a duré six mois. L’Office a recensé plus de 3.000 unités qui opèrent dans l’agro-industrie sans autorisation ni agrément sanitaire. 

Avec ce premier listing, détaillé par secteur d’activité et région, dont dispose désormais l’ONSSA, l’Office notifiera ces établissements par le biais de ses directions régionales pour les exhorter à respecter la loi et à se conformer. 

Un délai supplémentaire sera accordé à ces unités pour respecter la loi. Passé ce délai, qui sera de quelques mois, toute unité n’ayant pas les autorisations nécessaires devra cesser toute activité.

Selon nos informations, l’office compte traiter en priorité et d’une manière assez active (visites, contrôles…), les cas des activités agro-industrielles où le risque sanitaire est important (fromagerie, produits laitiers, charcuterie,…).

Un label pour informer le consommateur

L’office ne se contente pas des actions envers les industriels. Il envisage d’associer le consommateur dans sa démarche. Comment ? « Par la mise en place d’un label ou logo qui permettra aux consommateurs de distinguer les produits provenant d’établissements agréés ou autorisés des autres », nous confie une source à l’ONSSA. 

Il faut savoir que l’obligation de marquage sur les produits existe dans les textes de lois. En d’autres termes, les établissements concernés doivent inscrire sur leurs produits le numéro d’autorisation ou d’agrément obtenu auprès de l’ONSSA.

Sauf que chaque établissement le fait différemment et il n’est généralement pas visible pour le consommateur. L’idée des responsables au niveau de l’ONSSA est justement d’uniformiser ce marquage et de le rendre plus visible et lisible par tous grâce à un logo.

Le lancement de ce marquage uniformisé sera accompagné par une large campagne de communication et de sensibilisation des consommateurs pour les inciter à vérifier la présence de ce logo avant l’achat des produits. Des réunions avec les opérateurs sont en cours pour l’implémentation de ce nouveau label.  

C’est un autre moyen de pression pour pousser les industriels à se conformer à la réglementation. 

Un journaliste franco-algérien veut poursuivre des hauts responsables algériens pour corruption

Le journaliste franco-algérien Mohamed Sifaoui a indiqué sur son blog ce lundi qu’il envisageait de poursuivre de hauts responsables algériens devant la justice pour corruption qu’«aucune réelle volonté politique ne semble vouloir endiguer», écrit-il.

Critiquant la passivité de la justice algérienne, Sifaoui indique dans son communiqué, également transmis à plusieurs médias algériens, avoir remis de nombreux documents à une équipe de juristes basés en France qui étudient les différentes voies d’action possible. La possibilité de la justice universelle et le délit de «biens mal acquis» existent dans la législation française. En droit français, la criminalisation de la corruption a été étendue aux agents publics étrangers par la loi du 30 juin 2000.

Dans son communiqué, Sifaoui indique qu’il «souhaite agir non pas en tant que journaliste mais en tant que citoyen». Il a indiqué vouloir mettre entre parenthèses ses activités de journaliste pendant six mois le temps de préparer ses dossiers. Sont particulièrement visés les ministres Amara Benyounès, Amar Ghoul, Chakib Khelil, Chérif Rahmani, le général Bachir Tartag et le SG du FLN Amar Saadani.

Dans son communiqué, Sifaoui rappelle que la convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption considère la corruption d’agents publics étrangers comme une «infraction pénale» et que l’Algérie est classée au 94ème rang par Transparency International pour la corruption dans le monde et la 24ème place en Afrique sur 54 Etats.

Sifaoui qui indique travailler avec un vaste réseau de journalistes et d’acteurs de la société civile algérienne a également sollicité le soutien d’ONG internationales et a appelé «tous les Algériens révulsés par la corruption quasi-généralisée qui gangrène l’Algérie de se joindre à cette action et à la soutenir».

Mohamed Sifaoui, collaborateur à l’hebdomadaire Marianne notamment a publié de nombreux ouvrages sur l’histoire du FLN et l’Algérie contemporaine. Il a récemment révélé que l’ambassade d’Algérie à Paris employait illégalement plus de 400 personnes.