Programme de reconstruction d’Al Haouz : la Commission interministérielle fait le point

Cette réunion a permis de constater la cadence positive dans la mise en œuvre des différents axes de ce programme, en application des hautes instructions du Roi Mohammed VI, rapporte un communiqué des services du chef du gouvernement.

Au début de cette réunion, explique la même source, le directeur général de l’Agence de développement du Haut Atlas, Said Laith, a présenté un exposé précisant le bilan actualisé du nombre de familles ayant achevé l’opération de construction et de réhabilitation des habitations effondrées totalement ou partiellement, qui est de 33.636 familles, ainsi que le nombre d’habitations dont le taux d’avancement des travaux a dépassé 50%, qui est de 14.463 habitations. Les travaux de construction et de réhabilitation ont commencé dans 52.669 habitations.

Pour ce qui est des habitations situées dans des zones à relief difficile, des solutions de terrain ont été dégagées. Elles concernent 4.633 habitations situées dans 12 douars, dont 1.378 familles ont été déplacées dans des zones disposant de foncier dédié.

La réunion, d’après la même source, a également permis de confirmer que les familles dont les habitations se sont effondrées totalement ou partiellement ont pu bénéficier des aides d’urgence fixées à 2.500 dirhams, après leur prorogation de cinq mois supplémentaires, ce qui porte le montant global des aides, depuis leur lancement, à 2,3 milliards de dirhams.

Dans le secteur de l’enseignement, la commission a constaté l’achèvement des travaux de mise à niveau et de reconstruction au niveau de 165 établissements scolaires. Les travaux se poursuivent au niveau de 763 autres établissements pour être achevés pour la prochaine rentrée scolaire.

Pour ce qui est du secteur de la santé, les travaux de mise à niveau de 42 centres de santé ont été achevés. La réhabilitation de 17 centres de santé supplémentaires est en cours d’achèvement pour une mise en service dans les meilleurs délais.

La commission a d’autre part pris connaissance de l’état d’avancement des travaux au niveau de 92 autres projets de réhabilitation.

La réunion a par ailleurs été l’occasion de confirmer l’achèvement du premier plan d’action relatif au secteur de l’agriculture, doté d’un budget de 611 millions de dirhams (MDH), qui a porté sur la réfection des infrastructures agricoles et économiques et sur le soutien à la reconstitution du cheptel national, notamment à travers la distribution à titre gratuit aux agriculteurs de têtes de bétail et d’orge.

La commission a également abordé l’état d’avancement des travaux de réhabilitation des quatre axes routiers constituant la route nationale N7 sur 64 kilomètres, et mis en lumière les efforts déployés dans le secteur de l’eau, notamment pour la réfection des réseaux d’adduction en eau potable et la réparation des dommages occasionnés au niveau de 43 stations hydrologiques.

Dans le secteur du commerce et de l’industrie, la commission s’est penchée sur l’opération de soutien et d’accompagnement des commerçants, au nombre de 1.408 bénéficiaires dont les points de vente ont été sinistrés, pour un montant global de 127 MDH.

Concernant le secteur du tourisme, la commission a constaté le traitement de 386 demandes pour bénéficier d’un soutien financier, présentées par des établissements d’accueil touristique classés qui ont été sinistrés à la suite du séisme. Ainsi, 227 établissements d’accueil touristique ont bénéficié de la première tranche du soutien, pour un budget de plus de 60 MDH, et 82 établissements ont reçu également la deuxième tranche du soutien, pour un montant de 26 MDH.

En résumé et chiffres à l’appui, voici ce qu’il faut retenir des réalisations de ce programme :

Une secousse sismique de magnitude 3,6 enregistrée à Tlat N’Yaacoub dans le Haouz

La secousse, ressentie par les habitants, s’est produite à 9h08 du matin à une profondeur de 8 kilomètres, selon un bulletin d’alerte sismique de l’Institut national de géophysique (ING).

Joint par Médias24, Nasser Jabour, directeur de l’Institut national de géophysique, a expliqué que cet événement s’inscrit dans le cadre de l’activité sismique en cours dans la région depuis le séisme du 8 septembre 2023.

Il a précisé que ce phénomène pourrait se poursuivre pendant plusieurs années, tout en soulignant que l’intensité des secousses diminue progressivement avec le temps.

Un an après le séisme d’Al Haouz, le point sur l’avancement des chantiers dans les secteurs routiers et de l’eau

À environ un an du séisme qui a touché la région du Haut Atlas, le ministère de l’Equipement et de l’eau, joint par Médias24, fait le bilan de ses réalisations dans les provinces et la préfecture qui ont été les plus affectées, à savoir Al Haouz, Chichaoua, Ouarzazate, Azilal et Marrakech.

À fin août, 98% des décombres ont été évacués

« Dans le cadre de l’approche adoptée par la Commission interministérielle chargée du programme de reconstruction et de réhabilitation générale des zones sinistrées par le séisme, en exécution des orientations royales visant la reconstruction des zones affectées, le ministère de l’Equipement et de l’eau (MEE) a été chargé, eu égard à son expérience et en coordination avec le ministère de l’Intérieur, de l’opération d’évacuation des débris et des décombres des bâtiments publics et des maisons effondrées pour préparer les terrains à une reconstruction rapide et assurer le relogement de la population touchée », nous explique-t-on au ministère.

« Cette opération, menée en étroite collaboration avec les pouvoirs publics et suivie à différents échelons, a permis à l’horizon du mois de juin 2024 d’atteindre 90% des objectifs fixés pour arriver à 98% à fin août de la même année ».

Dans le cadre du programme d’urgence, validé par ladite Commission, le MEE s’est attelé à mettre en œuvre deux actions primordiales dans le secteur routier, à savoir :

– La réhabilitation et la mise à niveau de la route stratégique reliant les provinces les plus touchées, à savoir la route nationale 7. Après la réalisation des études techniques, la préparation des marchés et la mobilisation des moyens financiers, 64 km de cette route sont en cours de travaux d’élargissement, de renforcement et de traitement de l’environnement sur les sections reliant Ouirgane et Talat N’Yaaqoub et entre Tizi N’Test et Tafengoult pour un montant cumulé d’environ 700 millions de DH (MDH).

– La mise en place d’une structure d’intervention spécialisée dédiée à la région Drâ-Tafilalet et le renfort en matériel des trois régions de Marrakech-Safi, Souss-Massa et Béni Mellal-Khénifra. Ce renfort en matériel, d’un montant de 160 MDH, permettra de disposer de 102 unités supplémentaires d’engins d’intervention sur le terrain en période de crise.

« Par ailleurs, dans le cadre de la vision de développement des régions touchées, le MEE s’est attelé à définir et à préparer un programme ambitieux concernant les infrastructures routières d’un linéaire d’environ 800 km avec 129 ponts à moderniser tenant compte de l’aléa sismique désormais imposable à ce genre de structures sensibles au niveau de ces régions ».

Plus de 90% des axes routiers touchés ont été rouverts 48 heures après le sinistre

Le ministère nous a également rappelé que « les secousses telluriques ont mis à rude épreuve les infrastructures de base dans les régions touchées, impactant négativement les voies de communication et les infrastructures de support. Une mobilisation générale des pouvoirs publics et des citoyens avait alors caractérisé la réponse nationale à cette catastrophe, dans l’objectif de porter secours et de soutenir les citoyens sinistrés ».

« Mobilisant des équipes d’intervention de proximité, le ministère s’était ainsi mobilisé dès les premières heures pour rouvrir à la circulation les routes et accès coupés. Cette opération s’est immédiatement renforcée moyennant la mobilisation générale des ressources humaines et matérielles, tant au niveau central que territorial, y compris le renfort volontariste de la part d’entreprises nationales », souligne notre interlocuteur au ministère.

« Les unités d’intervention rapidement mobilisées étaient composées de 218 engins lourds (pelles mécaniques, chargeuses, niveleuses et camions). Pour dégager les routes bloquées et permettre l’accès des secours et l’acheminement des vivres en concertation avec les différentes cellules de crise, le MEE, en plus des équipes d’intervention composées de 157 conducteurs et de 47 cadres, a mobilisé ses structures centrales pour coordonner l’intervention, évaluer l’ampleur des dégâts et bâtir un programme d’intervention à court et moyen terme ».

« Quarante-heures heures après le séisme, le MEE a pu rouvrir plus de 90% des axes routiers touchés (environ 400 km). Les efforts des équipes se sont poursuivis pour permettre, les jours suivants, le rétablissement de la circulation sur 65 tronçons de route d’un linéaire global de 907 km ».

Secteur de l’eau : la majorité des chantiers finalisés en fin d’année

Par ailleurs, pour réparer les dégâts subis par les ouvrages hydrauliques à la suite du séisme d’Al Haouz, le programme d’urgence a alloué un montant global de 117 MDH.

Ce programme consiste en :

La réparation des dégâts subis par 43 stations hydrologiques dans les provinces d’Al Haouz, Chichaoua, Marrakech et Taroudant, avec un coût de 7 MDH.  Les travaux de réparation ont atteint un taux d’avancement de 50%. Ils seront achevés en octobre 2024.

– La réparation des dégâts enregistrés dans les réseaux de distribution de l’eau potable dans trois centres de la zone sinistrée (Talat N’Yaaqoub, Moulay Brahim et Amizmiz) pour un montant de 15 MDH. Les travaux, réalisés à 25%, ont démarré en mai 2024 et seront achevés en décembre 2024.

– La réalisation et l’équipement de nouveaux forages et puits dans toutes les provinces touchées afin d’assurer l’approvisionnement en eau potable, avec un budget de 50 MDH. Les travaux concernant la province d’Azilal sont en cours et seront achevés à fin de ce mois de septembre.

– La réhabilitation des routes menant aux barrages et des bâtiments administratifs associés pour un coût de 47 MDH. Les études et les travaux y afférents sont en cours.

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Analyse. Quelle stratégie scientifique pour la résilience post-sismique?

Un an après le séisme d’Al Haouz, d’une magnitude de 6,9 sur l’échelle de Richter, l’activité sismique dans la région a diminué considérablement. Entre le 1 septembre et le 9 septembre 2024, seulement une secousse de faible magnitude a été enregistré par les sismogrammes. Survenue hier à 21h09 (GMT+1), une secousse d’une magnitude de 3 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistrée au Sud-Est de la commune de Tizguine (aux environs d’Amizmiz). Elle a été faiblement ressentie par la population mais largement partagée sur les réseaux sociaux.

L’enregistrement du sismogramme à la station Averroes, le 9-10 septembre 2024, avec l’événement sismique enregistré à 21h 09 (GMT+1).

Le mois d’aout a été marqué par trois principales secousses d’une magnitude inférieur à 3 degrés. La plus intense était d’une magnitude de 3 sur l’échelle de Richter (selon l’Institut portugais), enregistrée le 5 août à 13h20 (GMT+1) au sud d’Amizmiz, dans les environs du douar Imi N’Ourmer. Cette secousse avait été faiblement ressentie dans le Haouz.

L’enregistrement du sismogramme à la station de Tiouine, le 5 août 2024, avec l’événement sismique enregistré à 12h20 (GMT).

Quant au mois de juillet, il avait été marqué par deux événements sismiques de faible magnitude. Le premier avait été enregistré à 1h19 du matin le 2 juillet 2024, avec une magnitude de 2,6 sur l’échelle de Richter (base de données du Pr Tajeddine Cherkaoui). Le second, moins intense, d’une magnitude de 1,9, s’était produit dans le premier quart d’heure du 3 juillet 2024 (selon les données de l’Institut national de géophysique). Son épicentre était situé entre Amizmiz et Azegour et n’avait été ressenti que par quelques personnes.

Ces événements renforcent les explications de l’Institut national de géophysique concernant leur récurrence, et marquent un retour à la normale de la zone après le séisme du 8 septembre 2023.

La secousse tellurique de magnitude 2,6, enregistrée à 1h19 le 2 juillet 2024, dont l’épicentre a été localisé entre Amizmiz et Azegour (Station Tiouine).

La secousse sismique la plus intense survenue après le séisme du 8 septembre 2023 s’était produite le 2 janvier 2024, avec une magnitude de 5,1 sur l’échelle de Richter et dont l’épicentre avait été localisé dans la commune Aït M’hamed dans la province d’Azilal.

Depuis cette date, la fréquence et la magnitude des secousses ont diminué, avec une magnitude moyenne des secousses dépassant rarement les de 2,5 degrés sur l’échelle de Richter.

Un autre fait remarquable est la modification de l’activité sismique dans la région d’Al Hoceima. L’activité sismique habituelle y avait cessé pendant la période du séisme d’Al Haouz pour ne reprendre qu’en 2024, coïncidant ainsi avec la diminution de l’activité sismique dans la région d’Al Haouz.

Sismogramme de la secousse tellurique de magnitude 5,1 sur l’échelle de Richter survenue le 2 janvier 2024, dont l’épicentre était situé dans la commune Ait M’hamed (station Tiouine).

Le séisme du 8 septembre 2023 est la preuve que le risque sismique est une réalité omniprésente, même dans des régions où l’activité tectonique semble moins importante. De ce fait, l’intérêt scientifique est essentiel pour mieux contrôler le risque et réduire au minimum les dégâts.

Avant le séisme d’Al Haouz, la majorité de la recherche sismique se concentrait sur la région d’Al Hoceima, caractérisée par une activité intense due au jeu d’une microplaque, celle de la mer d’Alboran.

Un an après le séisme d’Al Haouz, une révision du règlement parasismique a été entreprise pour environ 80 communes. Cette révision, fondée sur une étude sismique menée par le département de l’Habitat, a révélé des niveaux d’accélération sismiques supérieurs dans ces zones. En conséquence, des mesures de construction parasismique plus strictes devront être définies et appliquées à l’ensemble de ces 80 communes.

Le bilan de la recherche scientifique 

L’enjeu de la recherche scientifique à l’échelle mondiale est de trouver le moyen de prédire les séismes, du moins les plus intenses. À ce jour, cela reste impossible en raison de la complexité du suivi des paramètres qui conduisent au déclenchement d’un tremblement de terre.

Cependant, il est possible d’évaluer le risque sismique à long terme pour les régions les plus actives. Bien que la prédiction à court terme (de quelques heures à quelques jours) d’un séisme reste un objectif hors de portée, les chercheurs explorent différentes pistes pour identifier d’éventuels signaux précurseurs. Parmi ces pistes, on retrouve l’analyse des variations dans l’activité sismique, comme l’augmentation ou la diminution du nombre de petits tremblements de terre, ainsi que l’étude des anomalies du champ électromagnétique.

Dans le domaine de l’intelligence artificielle, un hackathon organisé du 16 au 17 septembre 2023 avait conduit à la victoire de cinq projets d’IA permettant d’améliorer la préparation, la réponse et la récupération en cas de tremblement de terre. Parmi les projets lauréats, le projet ML4Quake qui s’appuie sur la base de données sismiques italienne INSTANCE pour améliorer la prédiction des séismes. Il vise à porter le délai d’alerte de 3 à 5 secondes après le séisme à 10 secondes avant le séisme, en exploitant les dernières avancées en matière de Machine Learning. Cependant, la disponibilité limitée de données complètes des formes d’ondes sismiques et les contraintes liées à l’utilisation de formes d’ondes de 120 secondes limitent l’efficacité de ces systèmes d’alerte précoce.

Depuis le séisme d’Al Haouz, la communauté scientifique a intensifié ses travaux pour décortiquer cet évènement inhabituel dans la région à travers diverses thématiques. Le nombre d’articles indexés dans la base de données Scopus, en relation avec le séisme, a augmenté de 54,3% depuis 2020.

Cette croissance est observée dans l’ensemble des thématiques liées à la sismicité, avec plus de 70 papiers de recherche recensés depuis le 8 septembre 2023. Cela témoigne de l’intérêt croissant de la communauté scientifique nationale et internationale pour décrypter les différentes problématiques en relation avec cet événement.

Les travaux recensés se sont principalement focalisés sur les sciences de la Terre pour analyser les causes et les mécanismes du séisme, sur la médecine pour évaluer les impacts sanitaires, sur l’urbanisme pour améliorer la résilience des villes face à de futurs événements similaires, et sur l’informatique pour développer des outils de simulation et de prévision.

La majorité des publications en relation avec les sciences de la Terre se sont intéressées particulièrement aux mécanismes à l’origine du séisme. Un appel à contributions pour un numéro spécial de la revue scientifique The Seismic Record, visant à rassembler les recherches les plus récentes sur les séismes survenus au Maroc et en Afghanistan, devrait se clôturer à la fin du mois de juillet 2024 et aboutir dans les mois prochains à une dizaine de publications.

 

Parmi ces recherches essayant d’expliquer le phénomène, une étude a réussi à mettre en évidence un schéma de propagation de la rupture sismique particulièrement irrégulier lors du sinistre.

Cette irrégularité serait liée à la présence d’une zone de haute résistance au sein de la faille de Tizi N’Test. Initialement bloquée par cette zone, la rupture s’est finalement propagée générant une libération brutale d’énergie sous forme d’ondes sismiques à haute fréquence, ce qui explique l’intensité élevée du séisme.

Cette tendance croissante à la production scientifique en lien avec le séisme d’Al Haouz devrait déboucher sur plus de recherches à l’échelle nationale. En effet, une dizaine de sujets de thèse de doctorat portant sur les thématiques de géophysique et sismologie, d’astrophysique, de psychologie, de sociologie et d’économie des catastrophes liées au séisme sont en cours de préparation à l’échelle des universités marocaines. Une partie de ces travaux est soutenue financièrement dans le cadre du nouveau statut de doctorant-moniteur, compte tenu de la priorité accordée à ce type de recherches.

L’impact sur la santé

Quarante ans après le séisme d’Agadir de 1960, une étude pionnière a été menée en 2006 afin d’explorer la persistance de douleurs mentales chez les populations ayant survécu à ce drame. Parmi les survivants du séisme d’Agadir sondés, 25% présentaient des symptômes mentaux minimes, 37% des symptômes modérés et 37,5 % des symptômes sévères. Ces symptômes persistants sont apparus dans les six premiers mois suivant le séisme, s’exprimant sous la forme d’un syndrome de stress post-traumatique. Cet impact psychique à long terme peut se manifester de diverses façons, allant de simples reviviscences de l’événement à des troubles plus complexes tels que les troubles de la personnalité, les crises de panique, de l’anxiété généralisée ou les troubles du sommeil…

Les récentes études publiées ont mis en évidence ces symptômes psychiques parmi la population sinistrée d’Al Haouz, particulièrement chez les enfants qui nécessiteront un suivi psychologique à long terme pour éviter des cas de stress post-traumatique comme ce fut le cas après le séisme d’Agadir.

Outre l’impact psychologique, les patients souffrant de maladies chroniques, en particulier du cancer, sont les premiers à être menacés par la surcharge des services de santé en cas de séisme. Bien que l’impact sur la fonctionnalité des systèmes de santé ait été minime durant le séisme d’Al Haouz, une équipe de recherche marocaine a réaffirmé l’importance de mettre en place des registres médicaux informatisés, centralisés et harmonisés. Ces registres devraient contenir les plans de soins individualisés de chaque patient, ce qui permettrait d’assurer, d’une part, une prise en charge efficiente des patients et, d’autre part, de pallier les perturbations causées par la fermeture de certains hôpitaux en cas de séisme.

Prolifération continue des fake news

Un an après le drame, l’impact psychique continue d’être alimenté négativement par des lives sans fondement sur les réseaux sociaux, en particulier sur TikTok et YouTube. L’un donne la parole à un scientifique hollandais qui prédit un séisme sérieux au Maroc, un autre fait passer de petites secousses pour un tremblement de terre en interrogeant des sinistrés pour estimer l’intensité du séisme au lieu de citer les mesures effectuées par les sismographes, etc. D’autres créateurs de contenus recourent à des voix générées par l’intelligence artificielle de façon plus malveillante pour diffuser des informations erronées sur des séismes violents pouvant frapper le pays dans les prochains jours ou rapporter des séismes fictifs en se référant à des pseudo-sources de l’Institut national de géophysique.

Cet Institut reste l’autorité nationale de référence en matière de surveillance sismique au Maroc. Bien qu’il joue un rôle important dans l’évaluation permanente des risques sismiques, la stratégie actuelle de communication privilégie la diffusion d’informations sur les séismes les plus ressentis. Cette approche, tout en étant compréhensible pour des raisons psychologiques, ouvre un couloir à la prolifération des fake news.

L’importance d’une nouvelle réflexion autour de l’Institut national de géophysique

Le séisme d’Al Haouz a été l’occasion de mettre en exergue le rôle de l’Institut national de géophysique. À la veille du séisme d’Al Haouz, une intensification du travail de l’Institut s’est fait ressentir, à travers le déploiement rapide de stations temporaires dans le périmètre de l’épicentre du séisme. L’installation de nouvelles stations permanentes, actuellement en cours, renforcera encore davantage ce système de veille. Toutefois, la localisation optimale de ces nouvelles stations, qui doit être basée sur des études approfondies, pourrait se heurter à des contraintes foncières liées à l’occupation préexistante de certains sites.

Afin de mieux affronter les risques sismiques à venir, l’Institut national de géophysique doit renforcer ses capacités, notamment en matière de surveillance et d’évaluation des aléas sismiques. Pour y parvenir, un budget plus important est nécessaire pour :

Reportage. La commune d’Ouneine à Taroudant, un an après le séisme du 8 septembre

A Ouneine, la vie a repris ses droits malgré les difficultés. De nouvelles constructions sortent de terre, d’autres tardent. Mais, ce vendredi 30 août, le paysage est clairement différent de ce que nous avons relevé il y a un an sur les mêmes lieux où nous avions couvert les conséquences du séisme quelques jours après.

Fortement impactée par le séisme d’Al Haouz, la commune d’Ouneine compte environ 67 douars se situant au sud de la commune de Talaat N’Yaakoub et à environ 25 kilomètres de l’épicentre du séisme (à vol d’oiseau).

Sur la route montagneuse qui mène à notre destination, le ballet incessant des engins et camions transportant les briques est remarquable.

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Sur le chemin, notre route est interrompue à plusieurs reprises par les sources d’eau qui jaillissent de la montagne. Certaines de ces sources étaient, en septembre 2023, un des petits miracles qui atténuait l’ampleur du drame.

Les sources d’eau nées du séisme, toujours là

La commune qui était fragilisée par une sécheresse sévère avant le séisme du 8 septembre 2023, a vu au lendemain surgir des sources d’eau nouvelles.  À l’époque, l’équipe de Médias24 avait constaté et documenté l’apparition de ces sources d’eau au lendemain du séisme, accompagnée de l’augmentation du débit d’eau des sources anciennes.

Un cours d’eau est apparu à Douar Ait Yahya au lendemain du séisme d’Al Haouz (09/09/2023)

Certains experts craignaient que cela ne se soit que temporaire. Un an après, elles sont toujours là.

Bien que le débit de certaines sources ait diminué ces derniers mois, plusieurs d’entre elles continuent d’alimenter la région, répondant ainsi aux besoins de la population en eau pour la consommation et l’irrigation de la petite agriculture.

Source jaillissante en cascade d’une montagne à Ouneine (01/09/2024) ph-médias24

En arrivant à Ouneine, comme c’est souvent le cas dans les centres ruraux, il y avait une certaine animation parmi les habitants, bien que ce ne soit pas un jour de Souk. Rentrée scolaire oblige.

Au loin, nous apercevons une file d’enfants attendant devant un petit studio de photographie.

Nous poursuivons notre route vers notre destination, le village d’Ait Yahya. Tout au long, s’offre à nous les images des briques éparpillées, les débris encore présents par endroits, et les chantiers de constructions…

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 » Un an après le triste drame d’Al Haouz, les opérations de reconstruction avancent. C’est que le calendrier est serré après les phases de déblaiement, les études topographiques et géotechniques, les opérations de recensement des maisons détruites ainsi que les délais de recours « , nous déclare Ridouane El Meghrani, le président de la commune.

À l’échelle de ce territoire, environ 634 autorisations de construction ont été octroyées sur un total de 822 demandes déposées, nous apprend notre source.

 » Nous nous attachons à ce que les opérations de reconstruction se déroulent dans les meilleures conditions. Une assistance a été apportée aux populations pour les accompagner dans leurs démarches d’obtention de leurs kits de construction. Également, nous veillons par le suivi à ce que certaines installations, telles que l’électricité, soient réalisées en parallèle aux opérations de constructions pour ne pas endommager ou détériorer ultérieurement les constructions nouvelles « , nous explique-t-il.

A Ouneine, la reconstruction à plusieurs vitesses

Les différents villages d’Ouneine témoignent d’une dynamique certaine de reconstruction. Les chantiers sont nombreux et le béton est roi. Le gris des constructions en cours contraste avec les couleurs des habitations anciennes ou celles des abris provisoires.

Les nouvelles maisons côtoient les anciennes, les tentes et autres abris de fortune.

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Loin des chiffres, l’observation sur le terrain révèle une grande variabilité dans les rythmes de reconstruction.

Les milliers de répliques très intenses, enregistrées dans toute la zone au cours des premiers mois suivant le séisme d’Al Haouz, ont retardé le démarrage des opérations de reconstruction. Celles-ci n’ont pu commencer qu’après la réalisation d’études géotechniques et topographiques complètes, permettant de cartographier les zones constructibles et de décider des autorisations de construire.

Même parmi ceux qui ont débuté leur chantier, le degré d’avancement diffère. Certains, peu nombreux, font appel à des entreprises de construction. La majorité recourt aux tâcherons ou à des artisans-maçons.

Le recours à des entreprises de construction est plus rapide et relativement plus économe, car celles-ci arrivent à mobiliser une main d’œuvre, particulièrement rare, et à s’approvisionner en matériaux de construction. La livraison des logements standards se fait à un prix équivalent à l’aide de l’Etat.

Les tâcherons, eux, livrent des maisons semi-finies, selon le modèle architectural type, à un coût inférieur aux subventions publiques. Cependant, des acteurs locaux nous ont signalé qu’ils sont moins appréciés, car certains compromettent la qualité du bâti en réduisant les quantités de béton et de fer, ce qui ne respecte pas les normes parasismiques.

A Ouneine, une grande partie des habitants rencontrés ont opté pour les artisans payés par jour de travail. Et c’est au propriétaire d’acheter les matériaux de construction. Les témoignages, comme à Al Haouz, font état d’une hausse des prix des matériaux – particulièrement le sable pour le cas d’Ouneine et des prix de transport.

Un nouveau départ pour Lahcen

Lahcen, père de famille du village Tameterga, est parmi les bénéficiaires du programme de reconstruction des habitations détruit par le séisme d’Al Haouz.

Il a bénéficié d’une subvention de 80.000 DH pour reconstruire son logement, partiellement détruit par le séisme.

Après avoir obtenu l’accord, il a obtenu tous les kits nécessaires pour la reconstruction et a choisi de travailler avec un artisan maçon.

D’une superficie de 50 mètres carrés, le nouveau logement de Lahcen suit un plan architectural type composé  d’un salon, deux chambres, cuisine et salle de bain. Il a bénéficié des différents versements selon l’avancement des travaux de sa maison :

(1) Première tranche : 20.000 dirhams une fois le fondement effectué ;

(2) Deuxième tranche : 20.000 dirhams une fois le dallage effectué ;

(3) Troisième tranche : 20.000 dirhams une fois la structure effectuée ;

(4) Quatrième tranche : 20.000 dirhams une fois le plancher haut effectué.

Toutefois, son choix l’a conduit à dépasser le budget alloué par l’Etat. Les travaux lui ont coûté au final un montant de 120.000 dirhams en raison des choix faits pour les travaux de finition de sa maison.

Il nous explique que l’aide mensuelle des 2.500 dirhams l’a amplement aidé à couvrir les frais.

Des cas qui n’ont pas bénéficié témoignent

Si plusieurs, comme Lahcen, sont arrivées à achever leurs projets de constructions, ou sont en passe de le faire, d’autres personnes n’ont pas bénéficié du soutien de l’Etat. Au cours de notre reportage, nous avons rencontré deux cas avec qui nous avons échangé.

Brahim, père de six enfants, se présente comme habitant du Douar Tanjjemcht Akradest. Il n’a pas bénéficié de l’aide de l’Etat parce que, comme il nous l’explique, la commission du recensement a classé son logement comme « habitat secondaire ».

Interrogée sur ce cas, une source autorisée nous explique que l’Etat a été confronté un phénomène particulier pendant le séisme. À l’annonce des aides en 2023, « des centaines de tentes se sont installées dans la semaine du séisme à l’échelle de la province par des personnes venues d’autres villes ». « La priorité est accordée aux personnes qui habitaient les douars au moment du drame et qui ne disposent d’aucun domicile », ajoute notre source.

Brahim, lui, insiste qu’il réside bel et bien dans le douar Tanjjemcht Akrad et pas ailleurs. Il a déposé un recours. La réponse des autorités est restée inchangée.

Autre cas rencontré, Mohammed, 41 ans, natif du douar Ait Yahya, marié sans enfants. Il nous explique qu’il a été « exclu » du soutien de l’Etat. Il exprime son incompréhension au micro de Médias24 et s’interroge sur les raisons.

Des sources des autorités locales apportent la réponse. Le cas des familles nombreuses vivant sous le même toit s’est posé. « Cette configuration est courante dans le milieu rural marocain, notamment en montagne, où les habitations sont de grande taille et où le fils, après le mariage, continue d’habiter dans le logement familial ou bien, il construit une extension dans la maison. Dans de tels cas, les commissions de recensement doivent déterminer celui qui assume les dépenses familiales. C’est lui qui bénéficie de la subvention ».

Nos sources expliquent qu’il y a des cas compliqués même parmi ceux ayant été inscrits parmi les bénéficiaires. Il y a ceux qui avancent dans leurs projets et avec qui tout se passe bien, et les autres. Parmi ces autres, se trouvent des bénéficiaires qui, après avoir reçu la première tranche, n’ont pas entamé les travaux de construction et ont dilapidé cette somme pour d’autres fins.

Le système ne permet pas de débloquer les autres tranches tant que les travaux n’ont pas été entamés. Ces personnes se retrouvent toujours en habitation temporaire à la recherche de solutions.

L’Allemagne accorde au Maroc un prêt de plus de 1 MMDH pour la reconstruction post-séisme

Le Maroc a mis en œuvre un vaste programme de reconstruction et de développement d’une valeur totale d’environ 120 milliards de DH. Ce programme se divise en deux volets : un programme d’aide d’urgence et de reconstruction, évalué à environ 22 MMDH, qui inclut des aides financières aux ménages affectés, ainsi que la reconstruction des infrastructures de base ; et un programme de développement à plus long terme pour les régions touchées, d’une valeur d’environ 98 MMDH, visant principalement à renforcer les infrastructures et à stimuler le développement économique local.

À travers son soutien financier, le gouvernement allemand fournit des liquidités pour faciliter la mise en œuvre de ces mesures, en particulier les aides financières directes aux populations concernées.

Lancement d’InnovEd : une initiative éducative pour les élèves des zones touchées par le séisme

Le projet « InnovEd » consiste en deux caravanes éducatives équipées de matériel numérique avancé, comprenant 18 ordinateurs portables, 10 tablettes et deux écrans digitaux interactifs. Elles sont également dotées de panneaux solaires pour garantir une alimentation durable et écologique afin de soutenir les activités éducatives même dans des zones éloignées et contribuer à la préservation de l’environnement.

 

Dans une déclaration à la MAP, la directrice nationale de « SOS Villages d’Enfants Maroc », Samya El Mousti, a relevé que ce projet s’inscrit dans le cadre du programme humanitaire « InnovEd » lancé par l’Association suite au séisme du 8 septembre dernier, visant à améliorer les résultats scolaires, à renforcer les capacités des enseignants et à favoriser le développement global des enfants, soulignant que cette caravane incarne l’engagement de cette association à fournir un accès équitable à une éducation de qualité malgré les défis rencontrés.

Et de faire savoir que ce projet, qui a commencé à fournir ses services depuis le groupe des Ecoles Centrales d’Asni, a pour objectifs d’appuyer les efforts de l’État visant à surmonter les effets du séisme et à renforcer la réponse humanitaire aux différentes situations difficiles qui en résultent, à travers plusieurs axes, notamment la santé mentale, la protection des enfants orphelins et la réhabilitation de l’infrastructure et le soutien scolaire.

Cette militante associative a souligné que cette initiative vise également à hisser le niveau scolaire des enfants poursuivant leurs études dans les établissements éducatifs situés dans les zones touchées par le séisme, relevant que ce projet, qui contribue également à lutter contre la déperdition scolaire, permettrait de réduire la fracture numérique, en dotant le corps éducatif de moyens numériques permettant d’améliorer la pédagogie utilisée dans l’enseignement.

De son côté, le directeur provincial de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports à Al Haouz, Mohamed Zerrouki, a souligné dans une déclaration similaire que cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat conclue entre la Direction provinciale du ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports à Al Haouz et « SOS Villages d’Enfants Maroc », cible environ 10.000 élèves, garçons et filles, issus des cercles d’Asni, de Tahanaout et d’Amizmiz.

« Des activités de soutien et de vie scolaire sont organisées dans le cadre de l’ouverture sur les partenaires et acteurs socioéconomiques », a-t-il expliqué. La caravane mobile de soutien éducatif s’appuiera sur des moyens numériques pour la mise en œuvre du programme de soutien, en coordination avec les cadres administratifs et pédagogiques des établissements d’enseignement et conformément aux plans éducatifs locaux, régionaux et nationaux.

Dans ce contexte, il a indiqué que les élèves bénéficieront d’un ensemble d’activités parallèles d’épanouissement dans les domaines de la musique, des arts plastiques et du sport, en coordination avec les cadres administratifs et éducatifs et les associations de parents d’élèves. Ce projet est conforme aux objectifs stratégiques de la feuille de route 2022-2026, qui mettent l’accent sur la nécessité d’assurer une éducation de qualité, de promouvoir l’épanouissement et la citoyenneté et de parvenir à l’enseignement obligatoire pour tous les enfants en âge de scolarité.

Il convient de noter que le Groupe scolaire Asni, qui a accueilli le lancement de cette caravane, est un espace éducatif intégré qui a été créé à proximité des établissements d’enseignement complètement effondrés à la suite du séisme, dans le cadre des mesures prises pour la reprise du cours normal de la vie scolaire grâce aux efforts de différents intervenants.

Pour aménager cet espace, des unités scolaires préfabriquées ont été utilisées pour remplacer les établissements scolaires effondrés, dans le cadre d’un programme de coopération entre le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, de l’Université Mohammed VI polytechnique et des entreprises nationales pionnières avec le soutien de la Fondation OCP.

Une initiative pour fournir une assistance psychosociale aux enfants affectés par le séisme à Taroudant

La Ligue des spécialistes de la santé psychique et mentale (LSSPM) et l’Agence japonaise pour le développement et l’urgence (JADE) mettront en œuvre le « Projet d’assistance psychologique et sociale pour les enfants affectés par le séisme à Taroudant », visant à fournir un soutien psychologique et social aux étudiants des écoles locales, annonce un communiqué conjoint.

Ce projet comprend plusieurs volets, notamment :

• fournir un soutien en santé mentale aux étudiants des écoles locales, en collaboration avec les autorités éducatives et les professionnels de la santé mentale ;
• offrir un soutien en compétences pour aider les enfants à faire face aux défis de la vie quotidienne ;
• développer et tester un ensemble d’ateliers utilisés pour soutenir d’autres Dar Talib(a) dans la région de Taroudant.

« Ce partenariat avec JADE est une étape cruciale dans nos efforts pour apporter un soutien significatif aux enfants de Taroudant (région d’Argana). Nous sommes déterminés à travailler ensemble pour aider ces jeunes à surmonter les traumatismes liés au séisme et à reconstruire leur confiance en l’avenir », a déclaré Hicham Laafou, président de la LSSPM, cité dans le communiqué.

De même, Hiroto Tanaka, chef de projet chez Japan Agency for Development and Emergency (JADE), a déclaré : « Nous sommes honorés de collaborer avec la Ligue des spécialistes de la santé psychique et mentale dans cette mission humanitaire essentielle. Ensemble, nous mobiliserons nos ressources et notre expertise pour offrir un soutien durable et significatif aux enfants et aux communautés touchés par cette catastrophe. »

Ce projet bénéficie du soutien de la Japan Platform (JPF) et de la coordination avec les autorités locales et des organismes de secours.

8,3 MDH pour la réhabilitation des fondouks de la médina de Marrakech, endommagés lors du séisme d’Al Haouz

Les travaux de réhabilitation et de mise à niveau sont divisés en deux lots :

– Lot 1 : Travaux de réhabilitation et de mise à niveau des fondouks Bacha, Benchbaba, Boukhabia et Sersar 1 pour un montant de 5,1 MDH.

– Lot 2 : Travaux de réhabilitation et de mise à niveau des fondouks Kharbouch, Lahna, Kebbaj, Sersar 2, Mizane, Tadlaoui et Moulay Boubker pour un montant de 3,2 MDH.

Les prestations prévues sont les suivantes :

– travaux préparatoires ;

– fondation et assainissement ;

– travaux en élévation ;

– revêtement ;

– étanchéité ;

– plomberie ;

– électricité-lustrerie ;

– menuiserie bois et ferronnerie ;

– protection incendie ;

– peinture.

Le délai d’exécution des prestations est de 2 mois.

32 MDH pour l’assistance socio-psychologique à 46.000 familles touchées par le séisme d’Al Haouz (Hayar)

La ministre a affirmé que son département a pu mobiliser plus de 400 assistants sociaux, psychologues et travailleurs sociaux pour une intervention d’urgence en faveur des victimes du tremblement de terre.

Elle a également indiqué que, dans le cadre du programme d’intervention d’urgence en 2023, le ministère a mis en place 17 unités d’assistance sociale dans les zones touchées, en plus de la création de 17 espaces pour enfants et de la fourniture de 3.100 tentes, après le recensement de 242 établissements sociaux endommagés par le séisme.

Par ailleurs, la ministre a fait savoir que 89 communes ont bénéficié des services d’assistance sociale ou de services en nature, dispensés par le pôle social du ministère, soit 82% des communes les plus touchées par le tremblement de terre.

S’agissant du programme d’intervention d’urgence, la ministre de tutelle a fait état de la mise en place de nouveaux centres pour accompagner les familles victimes, soit un total de 36 projets pour une enveloppe budgétaire de plus de 8 millions de DH, et de la mobilisation des ressources humaines chargées de l’assistance sociale et psychologique, en plus des opérations de mise à niveau et de réhabilitation des zones touchées par cette catastrophe naturelle.

En ce qui concerne le programme d’action dans ces zones pour la période 2024-2025, la responsable gouvernementale a expliqué qu’il sera axé sur la réhabilitation des établissements de protection sociale qui sont au nombre de 180 centres, pour un budget d’environ 154 MDH, outre l’accompagnement de 201 établissements pour les mettre en adéquation avec la loi 65.15, pour un coût de 100 MDH.

L’accent sera également mis sur les opérations d’aide et de secours, le programme Jisr pour l’autonomisation et le leadership ainsi que la prise en charge des personnes en situation de handicap et des personnes âgées, a-t-elle dit.

Smurfit Kappa fait don de 100.000 euros en nature dans la région d’Al Haouz

Près de quatre mois après le tragique séisme qui a frappé la région d’Al Haouz, Smurfit Kappa a procédé à l’acheminement de produits essentiels d’une valeur de 100.000 euros, annonce le spécialiste de l’emballage en papier dans un communiqué.

Ce don a été transmis par des collaborateurs de Smurfit Kappa et distribué à plus de 75 familles victimes, issues du douar Aghbar dans la commune d’Asni, avec la contribution de l’Association Bodour Al Amal pour la femme et l’enfant.

Il comporte divers produits de première nécessité, notamment des tentes, des sacs de couchage, des couvertures, des vêtements thermiques et des produits alimentaires incluant des réservoirs d’eau et des soupes en conserve.

Le don incluait également deux générateurs électriques : le premier a été installé dans le douar Tikhfisst relevant de la commune d’Oukaimeden, et qui permet d’alimenter 124 familles en électricité et en eau grâce à une pompe. Le second a été installé dans la commune d’Asni et permettra à 172 familles réparties entre le douar Assdakhs et le douar Tamgicht de recevoir de l’électricité.

Cette opération s’ajoute au don financier de 200.000 euros réalisé en septembre dernier par la Fondation Smurfit Kappa au Croissant rouge marocain, rappelle le communiqué.

Démarrage dans la commune de Tizi N’Test des opérations de reconstruction des maisons touchées par le séisme

Cette opération a démarré après que les familles concernées ont obtenu les autorisations de reconstruction, bénéficié de l’expertise technique gratuite, ainsi que des aides financières nécessaires.

En effet, plus de 34 autorisations de reconstruction ont été délivrées. La commune a également contribué à la réalisation de plans architecturaux modèles respectant les spécificités de la région.

Rappelons que le gouvernement accorde une aide financière directe d’un montant de 140.000 DH pour les logements totalement effondrés, et de 80.000 DH pour couvrir les travaux de réhabilitation des habitations partiellement effondrées.

(Avec MAP)