Filière bijouterie/joaillerie: état actuel et perspectives d’avenir

Ce colloque a connu la participation de différents acteurs de la filière dont notamment les administrations, les institutions nationales concernées, les professionnels de la bijouterie/joaillerie ainsi que des experts et designer passionnés par le domaine.

Cette rencontre a aussi été marquée par les témoignages de plusieurs maîtres artisans qui ont partagé leurs parcours et qui ont encouragé les jeunes artisans à fournir plus d’efforts pour préservation du patrimoine artisanal qui représente l’un des piliers majeurs de la culture marocaine.

Ce colloque s’inscrit dans le cadre des efforts consentis par le Ministère, ses partenaires et des acteurs du secteur pour élaborer un plan stratégique afin de relancer la filière et d’améliorer sa compétitivité dans un environnement international caractérisé par une forte concurrence.

Cet événement était une occasion pour partager les résultats du diagnostic stratégique de la filière de la bijouterie/joaillerie et d’enrichir le débat pour l’émergence d’orientations et d’idées à même de renforcer le plan stratégique de la filière, ainsi que la sensibilisation sur l’importance de la convergence des efforts des intervenants dans le cadre du futur contrat programme en faveur de la filière.

Au cours de ce colloque, il a été souligné que la filière bijouterie/joaillerie  joue un rôle primordial dans le développement économique et social de notre pays, par sa participation à la création de la valeur ajoutée et des postes d’emploi additionnels, et ce en valorisant ses richesse patrimoniale, culturelle et économique et en exploitant au mieux les opportunités aux niveaux national et international.

8e Rencontre sur la préservation des métiers de l’artisanat menacés de disparition

Cette rencontre a constitué une occasion pour dresser le bilan des réalisations dans ce domaine, élargir le débat sur la thématique de la préservation et de la sauvegarde de ce patrimoine, valoriser et promouvoir les métiers traditionnels et authentiques et par la même rendre hommage et témoigner d’une reconnaissance symbolique aux maîtres artisans ayant contribué à la mise en œuvre de ce programme au titre de l’année 2018.

Les travaux de la rencontre de cette année sont caractérisés par la présentation de la Stratégie Nationale du secteur pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel immatériel lié à l’artisanat. Cette stratégie a été élaborée selon une approche participative, en partenariat avec l’UNESCO, représentée par Mme Golda El Khoury, Directrice du Bureau de l’UNESCO à Rabat.

A l’issue de cette stratégie, un programme à court et à moyen termes a été mis en place en matière de sauvegarde des métiers en voie de disparition, à travers l’établissement d’un inventaire des savoirs et savoir-faire liés aux métiers de l’artisanat en vue de leurs documentation et leurs préservation, la création d’un environnement social et économique favorable à leurs transmission, la valorisation des détenteurs d’un tel patrimoine (communautés, groupes et individus) qui constituent des Trésors Humains Vivants, ainsi que la promotion de leurs créations.

La rencontre de cette année à été également marquée par la transcription de trois nouveaux métiers: La fabrication du soufflet de Fès, la « Blouza » d’Oujda et la poterie rurale d’Er-Rachidia.

Lors de son intervention, Mr Anderson Vincatachalom, représentant de l’UNESCO, a présenté un plan d’Action 2019-2025 ayant comme objectif stratégique la sauvegarde et la valorisation des savoirs et savoir-faire.

Séminaire sur le projet Easy Export tenu le 12 février à Marrakech

Destiné aux acteurs de l’artisanat (artisans individuels, coopératives et PME d’artisanat) ainsi qu’aux partenaires et institutionnels, l’événement a eu pour mission de contribuer au développement et à la personnalisation des formules et procédures permettant de simplifier les opérations d’exportation pour les micros, les petites et moyennes entreprises marocaines.

En effet, Easy Export porte sur la mise en place d’un programme de facilitation des exportations dédié aux MPME. Il consiste également à mettre en place un « guichet unique d’export » via le réseau postal de Barid Al Maghrib.

Le séminaire s’est ouvert sur une présentation du projet, puis s’est étalé sur un débat au sujet de la mobilisation des ressources, du renforcement des capacités y afférentes et la promotion du nouveau processus d’exportation simplifié.

Emission par adjudication de bons de Trésor à court et moyen termes

Clôture sur une hausse

Dolce & Gabbana : grosse amende pour évasion fiscale

La Commission tributaire de Milan a donné raison à l'Agence des recettes, le fisc italien, qui a infligé à Domenico Dolce et Stefano Gabbana une lourde amende de 343,4 millions d'euros plus les intérêts, ont indiqué des sources proches du dossier citées par la presse. Le verdict constate « une attitude de violation de la législation menée avec le seul objectif de se procurer un avantage fiscal », selon l'agence ADN Kronos qui y a eu accès.

Les deux stylistes étaient jugés depuis décembre dernier et pour la deuxième fois, suite à l'annulation par la Cour de cassation d'une première procédure qui s'était terminée par leur acquittement, pour avoir soustrait au fisc environ 840 millions d'euros à travers des inexactitudes dans leurs déclarations de revenus.

« Moi ce qui m'intéresse c'est faire des vêtements c'est tout ! Qu'ils fassent et disent ce qu'ils veulent », a commenté Stefano Gabbana dans un tweet. Il a aussi réitéré sa proclamation d'innocence: « être accusé de quelque chose qui n'est pas vrai n'est pas une belle chose mais au fond, on s'en fout, on finira tous sous la terre ».

Les stylistes de la maison Dolce & Gabbana qui comptent parmi leurs clients des célébrités comme Beyonce et Madonna, ont systématiquement rejeté les accusations à leur encontre. A ce stade pour éviter de mettre la main au portefeuille, ils vont probablement déposer un nouveau recours en Cassation. Sollicité par le fisc qui étudiait le dossier depuis 2007, le tribunal de Milan avait lancé en 2010 une enquête contre la maison de mode et cinq autres personnes pour avoir soustrait au fisc près d'un milliard d'euros. Les stylistes avaient été acquittés en appel en avril 2011 mais la procédure avait redémarré à zéro en novembre 2011 après l'annulation de cette décision par la Cour de Cassation, la plus haute juridiction italienne en matière pénale.

Les deux stars du prêt-à-porter sont accusées d'avoir créé une série de sociétés écran, dont Gado, acronyme de leurs noms de famille, au Luxembourg en 2004 et 2005, leur confiant le contrôle des marques du groupe afin d'échapper au fisc italien, alors que ces sociétés étaient en réalité gérées depuis la péninsule.

Groupe fondé en 1985, Dolce & Gabbana compte plus de 3.000 salariés, 250 points de vente dans 40 pays du monde et a enregistré un chiffre d'affaires d'environ un milliard d'euros sur l'exercice 2011/2012.