Sonasid : voici les impacts de la baisse du prix du minerai de fer

A l’international, le prix du minerai de fer connait une baisse notable. Le cours a accusé une baisse de plus de 32% depuis le début de l’année en passant de 143 dollars à 97 dollars la tonne.

Une chute qui impactera de fait le prix des intrants chez certains acteurs marocains dans le domaine de la sidérurgie, notamment Sonasid.

Une baisse du coût des intrants, un impact prix encore méconnu

En effet, l’intrant principal du groupe côté est la ferraille. « Pour nous, cette baisse du cours du minerai de fer devrait avoir un impact à la baisse sur le prix de la ferraille », nous confie une source autorisée.

Ce recul observé sur le minerai de fer provient du fort ralentissement économique observé en Chine, avec notamment un secteur immobilier en difficulté suite à la déroute du géant sectoriel Evergrande, en liquidation judiciaire, plombé par une dette abyssale de plus de 300 milliards d’euros.

Le ralentissement économique de la Chine impacte également à la baisse la quantité de métal consommée par les industriels et conduisent à une baisse des prix du minerai de fer.

Généralement, quand les prix de la ferraille baissent, les prix de ventes de Sonasid reculent également, mais plusieurs facteurs sont à prendre en compte. D’après notre source autorisée, « le prix de ventes des produits finis dépendra surtout de la demande locale et du comportement des concurrents ».

Une demande sur les projets d’infrastructures qui devrait se maintenir au second semestre

Avec les perspectives de Coupe du Monde 2030 et le plan d’aides aux logements 2024-2028, de nombreux projets d’infrastructures sont à venir et donnent beaucoup d’espoir quant aux entreprises qui prendront part à ces développements. Naturellement, l’industrie sidérurgique qui va de pair avec le BTP bénéficiera de cette dynamique.

Au second semestre 2024, le groupe devrait bénéficier d’une dynamique toujours positive concernant les grands projets d’infrastructures. « La demande au S1 a été intéressante en provenance des projets d’infrastructures. Le logement reste encore faible. Au second semestre, nous nous attendons à une continuité de la demande en provenance des projets et espérons une augmentation de la demande des constructions de logements sociaux et autres », conclut notre source.

Sonasid : la nouvelle licence d’importation des billettes n’impactera pas le groupe

La billette est un matériau utilisé dans l’industrie de la sidérurgie-métallurgie, notamment pour la production de fil machine et de ronds à béton vendus aux acteurs du BTP. Le 14 juin dernier, l’Administration des douanes et impôts indirects a publié une circulaire informant que les importations de billettes seront soumises à une licence d’importation.

Cette décision intervient dans le but de protéger la production locale et d’assurer une certaine traçabilité de l’origine des billettes. Il convient de rappeler que quelques entreprises locales approvisionnent 70% du marché. Les 30% restants sont fournis par des importations. C’est cette part qui fait l’objet de la mesure de protection (licence d’importation). Les conditions de délivrance des licences d’importation n’ont pas été explicitées.

Un meilleur contrôle souhaité sur les origines de la billette

Cette mesure, même si les contours ne sont pas encore totalement explicités, aura pour but d’établir une traçabilité de la billette qui entre au Maroc, et de doper le marché local face aux importations étrangères.

Contacté à ce sujet, Ismaïl Akalay, directeur général de Sonasid, nous explique que « les autorités ont décidé de mettre en place une licence pour importer de la billette, car les importations étaient généralement effectuées depuis des pays non producteurs de billettes. Soumettre l’importation de billette à une autorisation permettra de connaître son origine ainsi que sa qualité. C’est une information importante car ces données étaient inconnues ».

Mais le dirigeant rappelle que « cela devrait notamment avoir un impact en cas de mise en place d’une éventuelle taxe carbone ». Pour le moment, les conditions de délivrance des licences n’ayant pas été détaillées, il est impossible de savoir s’il y aura des interdictions d’importation de certains types de billettes ou en fonction de leur provenance. Le futur le dira.

Côté bourse, quelles sont les implications opérationnelles pour un opérateur côté comme Sonasid ?

Sonasid deviendra producteur de billettes dès cette année

Le groupe côté n’est factuellement pas concerné par la décision douanière et la licence sur l’importation de billette. En effet, le groupe assure la production de ses billettes au niveau de son aciérie depuis des années, et importait une quantité limitée de certaines nuances dont il ne disposait pas. Grâce à son plan d’excellence opérationnelle, visant à optimiser sa production et à réduire ses coûts, Sonasid produira l’intégralité de sa billette à partir de cette année.

« Il existe sur le marché international une nuance spécifique de billettes nécessaire à la production de certains aciers. N’étant pas en mesure de la produire au Maroc, Sonasid importait en moyenne 40 à 60 Kt par an de cette qualité de billette. Dans le cadre de l’exécution de notre plan stratégique portant sur l’excellence opérationnelle, l’optimisation des coûts et le développement de produits à haute valeur ajoutée, nous avions consacré un investissement de 5 millions d’euros afin de permettre à Sonasid de produire pour la première fois au Maroc cette billette », nous explique Ismaïl Akalay.

Le groupe a opté pour ce choix de façon à limiter ses coûts. « Nous prévoyons de démarrer cette année la production de cette billette. Nous attendons également d’importants gains en termes de coûts pour cette nouvelle nuance produite par Sonasid en comparaison avec celle qui était importée. À l’avenir, à l’exception de quelques achats réalisés de manière opportune si le prix se rapproche de celui de la ferraille, nous n’en importerons plus ».

Si une éventuelle taxe carbone est mise en place, le groupe pourrait en revanche en bénéficier du fait de sa production majoritairement alimentée par les énergies renouvelables. « Les billettes produites à partir du minerai en provenance du Moyen-Orient notamment commençaient à rentrer au Maroc de manière importante. Aujourd’hui , nous émettons 400 kilos de CO2 par tonne de billette produite, alors que la billette importée produite à base minerai en émet 2 tonnes », conclut le dirigeant.

Rififi entre actionnaires chez Univers Acier

Univers Acier est secouée par des tensions internes. Au tribunal de commerce de Casablanca, les juges examinent un litige entre les actionnaires de ce poids lourd du secteur marocain de la sidérurgie.

L’objet du conflit porte sur deux volets : « la continuation de la société », mais « avec exclusion d’actionnaires ». La demande a été initiée par un groupe d’associés d’Univers Acier, dont le PDG Mohammed Azmi. Elle vise d’importants actionnaires turcs de l’entreprise, dont Ener Gaglar, Gultekin Nazih et Gagil Ener.

Selon nos informations, la requête d’excursion s’appuie sur le Dahir des obligations et des contrats, qui prévoit la possibilité d’écarter des actionnaires en cas de « mésintelligences graves survenues entre associés ».

Le deuxième volet de l’action insiste sur la continuation de la société, les demandeurs souhaitant éviter la dissolution qui peut parfois être assortie à l’exclusion d’associés.

Initié en octobre 2023, ce dossier constitue un tournant dans la vie du sidérurgiste national, né vingt ans plus tôt d’une joint-venture de deux grands opérateurs dans le domaine de l’acier : le marocain Longofer et le turc Demirsan. En 2019, l’entreprise réalisait 2,3 milliards dirhams de chiffre d’affaires dans un secteur pourtant en difficulté.

Le litige semble important. En attestent les avocats mobilisés par les parties. Le camp turc est représenté par Me Hicham Naciri (Naciri & associés Allen & Overy), qui s’est récemment constitué dans l’affaire. Son intervention a d’ailleurs conduit le tribunal à retirer l’affaire des délibérés alors qu’il était sur le point de prononcer le verdict. En effet, le jugement était prévu pour ce lundi 6 mai.

Pour leur part, les demandeurs sont assistés par Me Mustapha Simou, avocat au barreau de Rabat et, par ailleurs, ancien haut magistrat qui avait auparavant officié en tant que président du tribunal administratif de la capitale. La prochaine audience se tiendra le 27 mai 2024.

Sonasid : nouveaux produits, opportunités de développement, la stratégie décryptée par le DG

Le groupe Sonasid a affiché un chiffre d’affaires consolidé en légère progression de 3,7% à fin juin à 2,54 MMDH. Néanmoins, il a surtout connu une fonte de ses marges sur cette période par rapport à l’année précédente avec un EBITDA en retrait de 30% à 123 MDH. Cette baisse a notamment été induite par un effet prix défavorable et un contexte marché tendu.

Cela n’inquiète pas outre mesure le management de l’entreprise cotée, puisque le groupe affiche une résilience notable, portée par son plan stratégique visant à améliorer l’efficacité opérationnelle et lancer des produits à forte valeur ajoutée pour compenser la volatilité des cours de l’acier et de la ferraille.

Le contexte dans lequel évolue le groupe est marqué par d’importantes actualités susceptibles d’influer le cours de son développement positivement ou négativement. On peut citer l’atonie du secteur immobilier, la fin de la mesure de sauvegarde depuis ce 15 octobre 2023, ou encore les perspectives d’importants projets de construction à la suite du programme de reconstruction d’Al Haouz et ceux liés à l’annonce de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et de la Coupe du Monde 2030.

Médias24 s’est rendu au siège de Sonasid pour rencontrer son directeur général, Ismaïl Akalay. Il analyse pour nous la situation du marché international et nous confie en primeur de nouvelles stratégies sur le développement de l’entreprise.

Une matière première plus chère et un prix de vente plus bas 

« Au niveau du marché international, nous constatons une stabilisation du cours du minerai de fer allant de 110 à 120 dollars, le cours historique étant de 70 dollars. Sonasid base son processus de production sur le recyclage de la ferraille et non sur le minerai de fer, comme cela pourrait être le cas pour les hauts fourneaux. Aujourd’hui, nous constatons que certains opérateurs abandonnent ce minerai et commencent à s’approvisionner en ferraille pour soutenir leur effort de décarbonation. Par conséquent, ces acteurs siphonnent une partie du marché de la ferraille, ce qui alimente une pression haussière des prix de la ferraille », explique Ismaïl Akalay.

De plus, sur certains segments, Sonasid fait face à une concurrence locale plus féroce avec une hausse des importations observée durant le premier semestre. « Le fil machine et rond à béton ont vu leurs prix baisser du fait de la forte concurrence et des importations. Aujourd’hui, avec la levée des mesures de sauvegarde, le fil machine est fortement concurrencé par les importations en provenance d’Europe du Sud », concède-t-il.

Les mesures de sauvegarde sur le rond à béton, elles, sont arrivées à échéance le 15 octobre. Mais l’impact de cette levée sur Sonasid ne sera pas majeur car « l’amendement de l’accord de libre-échange Maroc-Turquie sera mis en place en imposant 36% de droit de douane sur le rond à béton et le fil à machines turques à partir d’octobre 2023. La durée d’application de ce droit est de cinq ans (renouvelable pour une durée de cinq années) », explique le dirigeant.

Les mesures de sauvegarde se traduisaient par une taxe de 50 euros la tonne importée de rond à béton au-delà des quotas. Le plus grand concurrent sur ce produit est la Turquie, mais à l’expiration des mesures de sauvegarde, les droits de douane seront de 36% sur le produit originaire de ce pays, ce qui est plus élevé que les 50 euros qui étaient appliqués.

Sonasid mettra un pied dans l’automobile dès novembre

Par ailleurs, le groupe essaie d’innover en proposant de nouveaux produits à forte valeur ajoutée. En décembre 2022, il avait lancé sa fibre d’acier avec une capacité de production de 20 KT par an. 80% de cette production était destinée au marché nord-américain ; le reste sur le marché local.

« Pour la fibre d’acier, nous remarquons que la demande est en hausse sur le marché marocain. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de proposer uniquement un produit à la vente. Nous œuvrons au quotidien pour offrir un service adapté aux besoins spécifiques de nos clients. Nous avons décidé de développer un bureau d’études en interne afin de déterminer au mieux les spécificités techniques des fibres d’acier requises dans les constructions de nos clients et proposer une solution optimisée pour leurs projets », explique Ismaïl Akalay.

Le produit est désormais exporté et commercialisé en Afrique du Sud, au Canada et en France dans le cadre de l’élargissement du métro parisien, mais aussi à Dubaï. « Nous venons de renforcer notre présence commerciale pour développer l’export de la fibre marocaine aux Etats-Unis. Parallèlement, nous avons décidé de doubler notre capacité de production pour passer à 40 KT à l’horizon 2025. Cela se fera en deux temps avec une montée en production à 30 KT en 2024 puis à 40 KT en 2025″, précise le dirigeant.

Le sidérurgiste va également lancer un investissement dans le précontraint (fil machine torsadé utilisé par les entreprises faisant du béton prêt à l’emploi, ndlr). Actuellement, l’intégralité du précontraint au Maroc est importée, mais dès le premier trimestre 2024, la réalisation industrielle sera lancée pour ce produit avec une production qui démarrera en fin d’année.

L’annonce notable est surtout le lancement du groupe dans l’industrie automobile. Évoquée il y a plusieurs mois, cette industrie était lorgnée par Sonasid. Désormais, le groupe a mis le pied dans le secteur avec un développement produit dérivé de la fibre d’acier. « Ce produit sera commercialisé à partir du mois de novembre 2023. Notre client fournissant de nombreux constructeurs automobile utilisera le produit Sonasid au niveau des câbles des portes, sièges et coffres des voitures », nous apprend le dirigeant.

Cela sera une arme de plus pour Sonasid de lancer un produit à forte valeur ajoutée pour lutter contre la volatilité des matières premières. L’autre opportunité, c’est bel et bien la conjoncture globale à moyen terme avec le besoin grandissant d’infrastructure dans le pays, notamment suite à l’annonce de la Coupe du Monde.

Le marché va se développer de façon importante

Après le drame d’Al Haouz, la nécessité de reconstruire est présente et certains acteurs marocains, dont Sonasid, vont de fait prendre part à cet épisode de reconstruction et d’accompagnement du développement de la région. Le marché semble d’ailleurs l’anticiper. Une hausse assez notable du cours est affichée depuis le 2 octobre de 23%, passant de 550 dirhams à 680 dirhams le titre.

« Au vu des récents événements, le marché connaîtra certainement une hausse de la demande. Sonasid a développé une expertise technique et opérationnelle qui le positionne en acteur incontournable du marché marocain avec la gamme la plus complète de produits longs de grande qualité, conformes aux exigences des normes nationales du secteur. Par ailleurs, à travers notre filiale Longometal Armatures, nous sommes en capacité de fournir les armatures industrielles. En somme, les signaux sont au vert. Nos équipes commerciales présentes et mobilisées sur l’ensemble du territoire se tiennent prêtes à répondre au développement de la demande nationale », explique le directeur général.

Un rond à béton antisismique prévu pour début 2024

Notons que le pays a une capacité installée de 3,5 MT sur le secteur sidérurgique, pour un marché de 1,2 MT. De fait, si la demande progresse, l’acteur national ne rencontrera aucune difficulté à satisfaire cette demande. « Notre laminoir de Nador tourne à 30% de sa capacité, nous sommes donc en mesure d’augmenter notre production », explique-t-il.

D’ailleurs, le groupe a prévu de lancer en 2024 le rond à béton antisismique sur lequel il travaille en recherche et développement depuis deux ans. Bien que des normes parasismiques soient en vigueur au Maroc dans le cadre des constructions, il n’existe pas de rond à béton antisismique. « Il y a différentes qualités de rond à béton antisismique. L’idée est de développer un rond à béton hautement ductile et flexible. Cela requiert une chimie spéciale qui nécessite un coût de fabrication plus élevé », explique le dirigeant.

De fait, le groupe travaille actuellement à l’obtention de la norme de ce nouveau produit. « L’ensemble de nos produits sont certifiés et répondent aux normes et exigences du marché. En vue de la mise sur le marché de notre rond à béton antisismique, nos équipes ont réalisé, avec l’appui des équipes R&D d’ArcelorMittal, plusieurs essais industriels. Nous travaillons aujourd’hui sur l’obtention des certifications nécessaires », conclut Ismaïl Akalay.

Les sidérurgistes demandent le renforcement des protections commerciales

Ce communiqué, diffusé ce lundi 22 avril dans la presse, est une réponse directe à la lettre de la fédération des métallurgistes (FIMME), envoyée début février au Chef du gouvernement et à son ministre de l’Industrie.

Dans cette missive, les industriels de la métallurgie, qui utilisent l’acier comme matière première, avaient demandé la suppression des mesures de sauvegarde et autres droits anti dumping appliqués depuis quelques années sur les importations d’acier.

L’argument principal des métallurgistes : la non-compétitivité des aciéristes locaux, notamment Maghreb Steel, qui fait renchérir le coût des intrants de la filière, et plombe ainsi son activité tout en pénalisant le consommateur final. 

Dans son communiqué de presse, l’ASM, qui regroupe les producteurs marocains d’acier plat et long (Maghreb Steel, Sonasid, Univers Acier, Riva Industries, MIS…) avance les contre arguments qui militent pour le maintien de ce bouclier de protection gouvernemental et demande même son renforcement. 

Le communiqué est signé par le nouveau président de l’association, Ismail Akalay, qui a été élu à ce poste fin mars après sa nomintation en tant que DG de Sonasid.

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L’italien Danieli construira une usine sidérurgique pour Riva Industries

Selon un communiqué de la société italienne, le complexe, qui fabriquera de la billette, comprendra un four à arc électrique automatisé, et une machine de coulée continue multi brins.

Selon le document, le nouveau complexe sidérurgique, d’une capacité de production de 800.000 tonnes par an, sera construit à Jorf Lasfar, à proximité du laminoir existant de Riva Industries. Sa mise en service est prévue pour mi-2020.

Riva Industries appartient à Meski Holding présidée par Abdelmajid Belmekki.

Les billettes seront manifestement destinées au laminoir de Riva Industries pour un être transformées en rond à béton. Un nouvel acteur dans le rond à béton se profile donc.

Ouverture du Consulat du Maroc à Gérone

Cette initiative vise à rapprocher les services consulaires des expatriés marocains, a déclaré à la Map le Consul général du Royaume à Gérone, Brahim Baddi.

Sept jours après son ouverture, le consulat, d'une superficie de plus de 900 m2, a reçu environ 500 ressortissants marocains, a précisé M. Baddi selon lequel l'ouverture de ce consulat s'inscrit également dans le cadre de l'intérêt qu'accorde le Maroc à l'amélioration de la situation de ses ressortissants dans cette région du nord-est de l'Espagne et à la défense de leurs droits notamment dans les domaines social et culturel.

Toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour accorder des prestations de qualité et dans les meilleures conditions aux ressortissants marocains, a jouté M. Baddi.

Cette initiative a été hautement saluée par les membres de la communauté marocaine résidant dans cette province catalane dont le nombre est estimé à plus de 50.000 personnes.

Les ressortissants marocains établis dans cette province étaient obligés de faire le déplacement jusqu'au Barcelone (distante de plus de 100 km de Gérone) pour effectuer les démarches administratives auprès du Consulat général du Royaume dans la capitale catalane.


 

En Espagne, la récession se prolonge

Sur l'ensemble de l'année, le gouvernement prévoit une contraction du PIB de 1,3%, soit à peine mieux qu'en 2012, où le repli de l'économie espagnole avait atteint 1,4%, alors que le pays, quatrième économie de la zone euro, est frappée par un taux de chômage record de 27,16%.

Entre janvier et mars, le recul du PIB atteint 0,5%, selon les données provisoires de l'Institut national de la statistique (Ine), soit un léger mieux par rapport au dernier trimestre de 2012, où l'activité s'était repliée de 0,8%. Ces chiffres s'expliquent par "une contribution négative de la demande intérieure, partiellement compensée par la contribution positive de la demande extérieure", souligne l'Ine dans un communiqué.

La demande intérieure, selon la Banque d'Espagne, a de nouveau diminué au premier trimestre, de 0,8%, alors que le chômage ne cesse de grimper et se situe à égalité avec celui de la Grèce, au plus haut niveau des pays industrialisés. Le gouvernement espagnol, engagé dans un effort de rigueur sans précédent prévoyant 150 milliards d'euros d'économies d'ici à la fin 2014, prévoit une sortie de la récession pour l'an prochain, avec le retour à une croissance de 0,5%.

En revanche, Madrid a admis vendredi qu'il faudrait attendre 2016 pour ramener le déficit public, attendu à 6,3% du PIB cette année, sous le seuil de 3% du PIB imposé par Bruxelles et pour faire redescendre le chômage sous la barre des 25%.

"Les derniers chiffres du PIB de l'Espagne montrent un nouveau trimestre de repli de l'économie, sans perspective de retour à la croissance avant 2014 au plus tôt", souligne Morten Olsen, professeur à l'IESE Business school de Madrid.

"Malheureusement, même après le retour à la croissance, le niveau actuel du chômage, à 27%, rend improbable le retour à un niveau beaucoup plus bas durant la décennie actuelle", souligne cet économiste.

"L'Espagne souffre de la triple combinaison d'une consommation des ménages réduite, d'une grave contraction du crédit pour les petites et moyennes entreprises et d'une contraction des dépenses publiques. Les exportations, bien qu'en amélioration, ne constituent qu'une part trop faible de l'économie espagnole pour permettre le retour à la création d'emploi à un niveau élevé", ajoute Morten Olsen.

Selon les prévisions actuelles du gouvernement, le chômage ne devrait commencer à baisser que très légèrement en 2014, à 26,7%, puis 25,8% en 2015, pour enfin descendre sous les 25% en 2016, à 24,8%.