Sidi Ifni, escale bohème en front de mer

Accrochée à la côte sud, la cité suit son propre tempo. Elle mêle les traces de son histoire à la douceur d’une existence tournée vers la mer. Ici, rien ne presse. Le vent souffle lentement, les voix s’étirent et chaque façade semble respirer la lumière.

Rendue au Maroc en 1969, cette ancienne enclave espagnole conserve un héritage architectural singulier. Les bâtiments art déco, les balcons en fer forgé et les escaliers qui descendent vers la corniche rappellent l’époque où la ville regardait l’Europe depuis ses remparts. Destination encore préservée des grands flux, elle dispose de tous les atouts pour devenir un pôle du tourisme durable et culturel dans la région.

Un potentiel indéniable

En déambulant le long des ruelles, on est agréablement surpris par le bleu profond des portes qui contraste avec le blanc des murs. Magnifiée par le soleil, cette combinaison chromatique contribue à la quiétude de l’esprit.

À une dizaine de kilomètres de là, la plage de Legzira dévoile un spectacle à part. Ses arches monumentales, peaufinées par les eaux, se dressent comme des portes ouvertes sur l’océan. À marée basse, elles découvrent leur teinte ocre. A marée haute, elles se fondent dans la mer. Le lieu change d’humeur selon l’heure du jour, tantôt mystique, tantôt éclatant, mais toujours saisissant.

Sidi Ifni
De ses falaises cuivrées à un horizon sans fin, Sidi Ifni offre un face-à-face rare avec l’océan. Ses allées calmes et sa majestueuse plage de Legzira composent un cadre apaisant où l’on oublie vite le rythme effréné du monde. Ph : DR

Sur le plan naturel, la région bénéficie d’une diversité remarquable et d’un climat doux sur toute l’année. Ces ressources en font un territoire propice au camping éco-responsable et aux circuits de découverte.

Sidi Ifni
La région bénéficie d’une diversité remarquable et d’un climat doux sur toute l’année. Ph : DR

Vers le nord, la route sinueuse de Tiznit longe des criques encore sauvages. Plus au sud, les dunes annoncent déjà le Sahara. Dans les hauteurs, quelques maisons d’hôtes déploient une vue vertigineuse entre ciel et sable.

Pour les curieux, les excursions autour de Sidi Ifni sont autant d’appels à l’aventure : randonnée vers les falaises, surf sur des vagues puissantes, balades à cheval, escapades vers les villages berbères ou les plages cachées. D’autres préfèreront arpenter le marché aux poissons afin d’y déguster quelques belles prises ou observer des artisans tissant leurs filets.

Sidi Ifni
Pour les curieux, les excursions autour de Sidi Ifni sont autant d’appels à l’aventure. Ph : DR

A la corniche, les gens se promènent en contemplant les flots, pendant que les pêcheurs discutent de la marée du lendemain. Les terrasses des cafés s’animent, on y déguste un thé en regardant la mer.

Sidi Ifni se vit dans ses petits détails, son ambiance et les plaisirs simples qui se proposent aux visiteurs. C’est ainsi qu’elle finit par semer en chacun d’eux la sincérité d’un Maroc humble et généreux.

Pavillon Bleu 2025 : 33 sites marocains labellisés

Pour la saison estivale 2025, le Pavillon Bleu flottera sur 28 plages, 4 ports de plaisance et un lac de montagne au Maroc, indique la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement dans un communiqué.

Il s’agit des plages de Oued Laou, Essaouira, Arekmane, El Haouzia, Sidi Rahal 4e tranche, Bouznika, Ba Kacem, Mdiq, Rifienne, Sidi Ifni, Saïdia Municipale, Station Touristique Saidia Ouest, Dalia, Achakar, Sol, Bedouza, Safi Municipale, Souiria Lakdima, Aglou, Imin Tourgha, Oum Labouir, Foum el Oued, Skhirate, Sidi Abed, Les nations, Aïn Diab extension, Al Minaa et Est Marina Smir.

Le lac de montagne Aguelmam Azegza, situé dans le Parc national de Khénifra, renouvelle également son Pavillon bleu. Niché entre une falaise majestueuse et une forêt de cèdres centenaires, ce joyau du Moyen Atlas a fait l’objet d’un aménagement soutenu par la région et les autorités locales.

Du côté des ports de plaisance, Tanja Marina Bay devient le quatrième site portuaire à arborer le Pavillon bleu. Ce site ouvert en 2018 dans le cadre de la reconfiguration du port de Tanger s’impose aujourd’hui comme le plus grand port de plaisance du Royaume, avec 1.400 anneaux.

Exigeant et reconnu, souligne le communiqué, le Pavillon bleu repose sur quatre critères fondamentaux, à savoir la qualité des eaux de baignade, l’information et la sensibilisation à l’environnement, l’hygiène et la sécurité ainsi que l’aménagement et la gestion durable. Des contrôles inopinés sont réalisés tout au long de l’été pour vérifier le respect de ces critères, relève la même source.

Nouveaux projets à Guelmim et Sidi Ifni : Renforcement des infrastructures et amélioration des services de base

Ces projets visent notamment à renforcer les infrastructures routières et hospitalières, développer le raccordement à l’eau potable et promouvoir la scolarisation en milieu rural.

Ainsi, dans la commune d’El Fask, le wali de la région Guelmim-Oued Noun, Mohamed Najem Abhai, accompagné de la présidente du Conseil de la région, Mbarka Bouaida, a donné le coup d’envoi à deux projets de renforcement des infrastructures routières, qui s’inscrivent dans le cadre du programme de réduction des disparités spatiales et sociales dans le monde rural.

Le premier projet nécessite un investissement de 30 millions de DH, dont une contribution de 20 MDH du Conseil régional et de 10 MDH du ministère de l’Equipement et de l’eau, alors que le second projet représente un investissement de 45 MDH, dont 6 MDH apportés par le Conseil régional, 30 MDH par le ministère de l’Equipement et de l’eau et 9 MDH par le Fonds de développement rural.

Ces projets visent notamment à améliorer les conditions de transport et d’accès des citoyens aux services de base et à renforcer la sécurité routière.

Dans la commune de Taghjijt, la délégation a lancé les travaux d’approvisionnement en eau potable des centres de la région, dans le cadre du programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, ainsi que les chantiers d’aménagement des zones oasiennes et de lutte contre les risques d’incendies récurrents dans quatre oasis de la commune, pour un budget de 25,4 MDH.

Les travaux de construction d’un internat au lycée Timoulay ont été aussi lancés pour un coût estimé à 4,5 MDH.

Dans le domaine du renforcement des infrastructures hydriques, la délégation a donné le coup d’envoi au projet d’aménagement du barrage Sidi Mahjoub dans la commune d’Ifrane Atlas Sghir pour un coût total estimé à 6 MDH.

Dans la province de Sidi Ifni, M. Abhai, accompagné du gouverneur de la province, Hassan Sidki et de Mme Bouaida, a présidé le lancement des travaux de construction de l’hôpital de proximité dans la commune de Lakhsas, pour un budget de 61,6 MDH.

Le projet vise à améliorer l’accès de la population aux soins de santé, à renforcer les infrastructures hospitalières et à accroître la qualité des services de santé.

Fichtner et CID retenus pour l’assistance technique du projet de dessalement à Sidi Ifni

Le délai d’exécution de ce projet porté par l’ONEE est fixé à un an.

CID est un cabinet de conseil spécialisé dans les études techniques et économiques, analyses environnementales, suivi des travaux de réalisation.

Le groupe Fichtner est un cabinet de conseil allemand spécialisé dans le secteur de l’énergie et de l’environnement.

Les détails du Programme national de plantation de cactus résistants à la cochenille

Le Plan d’action du ministère de l’Agriculture pour relancer la filière du cactus s’articule principalement autour de la plantation de huit nouvelles variétés résistantes à la cochenille, sur une superficie de 120.000 ha à l’horizon 2030. Jusqu’à présent, près de 7.500 ha ont été plantés. 

« La vitesse à laquelle avance le programme de multiplication du cactus et de plantation du cactus résistant à la cochenille chez les agriculteurs est très encourageante. Ce programme permettra la redynamisation des unités de valorisation du cactus », annonce à Médias24 le Dr Faouzi Bekkaoui, directeur de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). 

Ce Plan d’action symbolise l’un des principaux axes de la stratégie Génération Green 2020-2030. Une orientation agricole qui mise entre autres sur le développement d’une agriculture solidaire, à même d’améliorer le niveau de vie des petits agriculteurs.

Un revenu de 20.000 à 40.000 DH par hectare 

Le cactus a de tout temps était cultivé dans le pays de façon traditionnelle pour l’alimentation humaine et animale. Il est également très utile en matière de conservation du sol, en particulier dans les zones montagneuses. C’est l’un des composants de plusieurs produits cosmétiques et il représente aussi une source alternative aux fleurs en apiculture, pour les butineuses durant la saison sèche. 

Il y a moins de dix ans, les 150.000 hectares de cactus que comptait le pays produisaient entre 1,2 et 3,5 millions de tonnes de figues de Barbarie, avec un rendement compris entre 8 et 25 tonnes/hectare. Et ce, pour un revenu situé entre 20.000 et 40.000 DH par hectare.  

En résumé, le cactus a longtemps été une importante source de revenu pour les populations rurales. Mais depuis 2014, la cochenille a décimé les cactus du Royaume, au point que ces derniers n’assurent plus un approvisionnement suffisant du marché national. Bien que cette plante à fleurs tolère la sécheresse, elle est sans défense face à la cochenille (Dactylopius Opuntia) dont les attaques rapides et répétées sont dévastatrices.

Récemment, le Maroc a fait un pas décisif dans sa quête d’un remède à la cochenille. La Fondation Dar Si Hmad a en effet dévoilé un nouveau traitement biologique réputé infaillible contre la cochenille : la coccinelle trident. 

En collaboration avec l’INRA, des lâchers de cet insecte originaire du Mexique et qui se nourrit exclusivement de la cochenille, ont été effectués avec succès dans la région de Sidi Ifni, là où le ravageur est apparu pour la première fois au milieu des années 2010. D’autres expériences similaires ont également été réalisées dans le nord du pays. 

À cela s’ajoute donc le Plan d’action du ministère de l’Agriculture, soutenu par l’INRA qui a élaboré « une feuille de route comprenant la promotion de plusieurs filières émergentes comme l’arganier, le safran, le caroubier et le cactus”, nous explique le Dr Faouzi Bekkaoui.

Dans le cadre de cette feuille de route relative, une équipe de chercheurs de l’INRA a réussi à identifier huit variétés de cactus résistantes à la cochenille (Marjana, Belara, Karama, Ghalia, Angad, Cherratia, Akria et Melk Zhar), toutes inscrites au catalogue officiel. 

Akria, l’une des huit variétés de cactus résistantes à la cochenille.

Nouvelles plateformes de cactus

Les réalisations et objectifs du Programme se déclinent jusqu’en 2024 comme suit : 

– Objectif en 2021 : plantation de 1.457 ha / réalisation : 403.648 plants livrés et 1.450 ha plantés ; 

– Objectif en 2022 : plantation de 6.153 ha / réalisation : 1,7 million de plants livrés et 6.000 ha plantés ; 

– Objectif en 2023 : livrer 3,9 millions de plants pour planter 14.197 ha ; 

– Objectif en 2024 : livrer 5,3 millions de plants pour planter 19.311 ha.

En outre, le ministère de tutelle prévoit un renforcement du Programme de multiplication par l’établissement de nouvelles plateformes de cactus à travers le Royaume, ainsi que le développement d’une unité d’élevage et de production en masse des prédateurs de la cochenille. 

Par ailleurs, le Plan d’action du département de l’Agriculture entend développer des produits valorisés à partir des fruits, cladodes, pelures, graines et tourteaux des variétés de cactus résistantes à la cochenille. À noter que dans le cadre du Plan Maroc vert, le ministère de l’Agriculture a été à l’origine de plusieurs actions, dont : 

– l’établissement d’un parc à bois de ces variétés résistantes sur une superficie de 4 hectares à Zemamra en octobre 2017 ;

– l’établissement de six plateformes de cactus dans différents bassins de production de la figue de Barbarie pour la démonstration et le renforcement de la production du matériel végétal à planter chez les agriculteurs ; 

– l’élaboration d’un guide de préparation et de plantation des plateformes ; 

– la formation des cadres à Zemamra sur les techniques de multiplication végétatives de cactus et la conduite des parcs à bois ; 

– le lancement de l’aménagement d’un insectarium pour le développement de la lutte biologique vis-à-vis du cactus et des principales cultures à haute valeur ajoutée.

Hyperaspis trifurcata, une coccinelle au secours des cactus du Royaume

Le Maroc a fait un pas décisif dans sa quête d’un remède à la cochenille, un ravageur qui a fait des dégâts considérables dans les champs de cactus ces dernières années. Ce jeudi 25 mai à Agadir, la Fondation Dar Si Hmad a dévoilé un nouveau traitement biologique réputé infaillible contre la cochenille : la coccinelle trident.  

Hormis dans certaines zones épargnées du nord et du sud du pays, la cochenille a en effet décimé les cactus du Royaume, au point que ces derniers n’assurent plus un approvisionnement suffisant du marché national. Bien que cette plante à fleurs tolère la sécheresse, elle est sans défense face à la cochenille (Dactylopius Opuntia) dont les attaques rapides et répétées sont dévastatrices. 

Des cactus ravagés par la cochenille

Avant l’apparition de cet insecte au Maroc en 2014, les 150.000 hectares produisaient entre 1,2 et 3,5 millions de tonnes de figues de barbaries, avec un rendement compris entre 8 et 25 tonnes/hectare. Et ce, pour un revenu situé entre 20.000 et 40.000 DH par hectare.  

Mais à l’image de l’année dernière, la saison d’été va sans doute accentuer la pénurie de figues de barbarie dans le pays, augmentant de facto leur prix qui était compris entre 1,50 et 3 DH l’unité en 2022. Cet aspect économique souligne l’importance de la récente découverte annoncée par la Fondation Dar Si Hmad, en collaboration avec l’Institut national de recherche agronomique (INRA). 

Photo @Rachid Bouharroud

Une espèce identifiée en 2017 

En réalité, cette découverte ne date pas d’hier. C’est une mission d’exploration effectuée en 2017 au Mexique, par des chercheurs de l’INRA, qui en est à l’origine. « A l’époque, nous avions identifié trois espèces de coccinelles qui font la prédation de la cochenille », nous explique le Dr Rachid Bouharroud, chercheur et expert en entomologie et lutte intégrée des cultures.  

Les résultats obtenues lors de cette mission n’ont pas été exploités. Il a fallu attendre cinq années pour que le dossier soit remis sur la table, dans le cadre du projet d’expérimentations écologiques de lutte biologique intégrée contre la cochenille, mené par la Fondation Dar Si Hmad, avec l’appui du Programme de microfinancements du fonds pour l’environnement mondial.

À ce titre, l’INRA a été contactée par la fondation afin d’apporter son expertise dans la recherche de solution biologique à la prolifération de la cochenille. « Nous leur avons proposé d’importer la coccinelle trident du Mexique », se souvient le Dr Bouharroud, qui était d’ailleurs membre de l’équipe de chercheurs derrière la création de six variétés de cactus résistantes à la cochenille. 

Avec le concours d’une société spécialisée dans l’élevage d’insectes prédateurs à Agadir, la Fondation Dar Si Hmad s’est procuré 1.000 coccinelles trident. Mais auparavant, il a fallu obtenir l’accord de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), qui a exigé un confinement strict ayant duré deux mois. C’est ainsi que l’expérimentation a débuté en octobre 2022.  

« Nous avons reçu les 1.000 individus pour réaliser des essais dans le domaine de l’INRA d’Agadir et dans la région d’Ait Baâmrane », indique le Dr Bouharroud. Dans un premier temps, l’expérience a été lancée dans des zones restreintes pour évaluer l’adaptabilité de la coccinelle. 

« Certains lâchers ont été effectués dans des serres en filet et d’autres en plein champ. Dans les deux cas, la coccinelle s’est très bien adaptée à son environnement, et la cochenille a été éradiquée à 100% dans un rayon de 100 mètres », assure notre interlocuteur.  

La coccinelle trident s’adapte à plusieurs climats

Cette expérience a également connu un franc succès dans d’autres pays. La coccinelle trident a d’abord été lâchée en Israël, avant d’être observée dans d’autres pays, comme la Jordanie. Et à « Sidi Ifni, nous avons constaté une très bonne régénération, car les racines des cactus sont encore intactes », se félicite le Dr Bouharroud.   

« Nous avons également opéré des lâchers dans plusieurs sites, répartis entre les zones montagneuses et le littoral, où l’amplitude thermique est différente. L’idée était d’évaluer l’efficacité et l’adaptabilité de cette coccinelle dans plusieurs environnements. Il s’est avéré que la coccinelle s’adapte parfaitement à toutes les conditions climatiques. »

En effet, contrairement à d’autres insectes qui ont été étudiés, celui-ci survit aussi bien dans le littoral qu’en montagne, une caractéristique déterminante dans la lutte contre la cochenille. Et pour cause, dans les régions montagneuses, « il est impossible de traiter chimiquement la cochenille car le cactus y est difficile d’accès », explique le chercheur de l’INRA. 

Si le traitement chimique épandu par avion est une solution sur le papier, il est à proscrire sur le terrain, car il peut avoir « des répercussions négatives sur l’environnement et les habitants. De toute façon, en montagne, les avions ne sont pas capables d’atteindre des altitudes très basses », poursuit-il.  

20% à 25% moins onéreux qu’un traitement phytosanitaire 

L’aspect financier est aussi l’un des atouts majeur de ce traitement biologique. En comparaison aux traitements phytosanitaires, il est 20% à 25% moins onéreux. « Les économies pourraient être encore plus importantes grâce au développement de l’élevage en masse. Sans compter les avantages en termes de préservation de l’écosystème. Car les produits phytosanitaires polluent le sol et ont des effets négatifs sur l’apiculture. » 

Justement, la production en masse de cette coccinelle répondra aussi à d’autres défis. D’abord, la coccinelle trident ne se nourrit que de la cochenille. « Quand cette dernière est éradiquée, le prédateur meurt de faim », souligne le Dr Bouharroud.  

Sachant que la cochenille peut réapparaître, il est donc capital de posséder un élevage de cette coccinelle afin de parer à cette éventualité. Ensuite, la généralisation de ce traitement à l’échelle nationale ne peut se faire qu’après une production en masse du coléoptère.  

Un besoin urgent, d’autant que les cactus de la région du Rif ne sont plus épargnés autant que par le passé. « La cochenille a commencé à s’attaquer aux champs de cactus dans le Nord. Tout n’est pas perdu, mais la lutte biologique doit commencer le plus tôt possible. Globalement, pour régénérer les cactus du Royaume, il faut compter cinq ans, à partir du jour où l’opération est lancée. »  

En tout cas, l’efficacité de la coccinelle trident a séduit les agriculteurs de la région d’Ait Baâmrane. Une fois disponible en grande quantité, il conviendrait d’inclure les associations dans l’opération de distribution. « Les associations ont un contact direct avec les agriculteurs, raison pour laquelle le projet de la Fondation Dar Si Hmad a réussi », conclut le Dr Rachid Bouharroud. 

Sidi Ifni : près de 150 MDH pour la construction du barrage Assif Ounder

L’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) de la région Guelmim Oued Noun a lancé un appel d’offres pour la construction du barrage Assif Ounder, dans la province de Sidi Ifni.

Près de 150 millions de dirhams seront consacrés à ce projet qui s’inscrit dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, lit-on dans l’avis d’appel d’offres afférent.

La construction de ce barrage concerne l’exécution des travaux de génie civil qui comprennent l’ensemble des ouvrages suivants :

– L’aménagement des accès et la réalisation des installations de chantier ;

– La construction des ouvrages de mise hors d’eau du chantier (chenaux de dérivation, pertuis de dérivation, batardeaux amont et aval…) ;

– La construction du barrage et ses ouvrages annexes ;

– La réalisation des travaux de forage et d’injection ;

– Les travaux de drainage et de piézométrie ;

– La mise en place des dispositifs d’auscultation des ouvrages ;

– Les travaux de réalisation de la route d’accès au barrage à partir de la RN12 ;

– La réalisation des routes, ouvrages de franchissement et plateformes à caractère définitif desservant la crête du barrage et les ouvrages annexes ;

– La remise d’un état des lieux.

Les travaux comprennent également la fourniture et l’installation des serrureries et de certaines charpentes métalliques (acier et aluminium), indique encore l’AREP Guelmim Oued Noun.