SIEL 2025. Le SGG reçoit le prix du stand accessible et inclusif pour les personnes en situation de handicap

Cette distinction vient saluer les efforts du SGG en faveur de l’accessibilité, notamment en matière d’accès à l’information juridique. À ce titre, la Direction de l’imprimerie officielle a développé plusieurs applications et programmes numériques permettant de consulter l’ensemble de ses publications. Ces outils sont dotés d’un moteur de recherche intégré avec fonction de reconnaissance vocale, facilitant l’accès aux contenus pour les personnes en situation de handicap visuel.

Dans cette même dynamique, la Direction de l’imprimerie officielle a également procédé à la transcription en braille de plusieurs textes juridiques, en plus de l’interprétation en langue des signes des différentes activités organisées durant les journées du SIEL.

Organisé chaque année par le ministère de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille, en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, ce prix vise à sensibiliser les participants et les organisateurs à l’importance de prendre des mesures appropriées pour assurer l’accessibilité aux personnes en situation de handicap.

À cet effet, le ministère de la Solidarité a constitué un jury chargé de visiter et d’évaluer l’ensemble des stands, espaces et installations du SIEL en vue de distinguer le stand offrant le meilleur niveau d’accessibilité aux personnes en situation de handicap, selon des critères relatifs à l’accès aux espaces, aux services et aux contenus.

Le SIEL de Hajar Azell : « Un moment précieux pour les écrivains marocains du monde »

Hajar Azell a marqué cette 30ᵉ édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL) par une participation active. Entre conférences inspirantes, rencontres inattendues et moments d’échange avec le public, elle partage avec Médias24 ses impressions sur le salon. « J’ai trouvé que c’était extrêmement bien organisé, riche aussi en conférences ».

Elle souligne notamment la qualité des débats et la retransmission en ligne d’une partie des événements, permettant une accessibilité élargie.

Parmi les conférences marquantes auxquelles elle a assisté, elle cite une table ronde sur les archives familiales qui, selon elle, invite à repenser notre rapport intime à la mémoire. « Dans toutes les familles, il y a des archives qui racontent des histoires, des moments de vie, mais qu’on ne regarde pas toujours comme telles », explique-t-elle. Un sujet qui fait écho à son propre travail d’écriture, alors qu’elle prépare un troisième roman consacré au premier écrivain francophone marocain, tombé dans l’oubli.

Pour Hajar Azell, le SIEL 2025 a été « richement inspirant », en offrant non seulement des thématiques littéraires, mais aussi des incursions dans les sciences sociales et l’histoire, avec une grande liberté de circulation entre les espaces. « On entre dans une salle sans l’avoir prévu et on découvre des interventions passionnantes ».

Le rôle du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), partenaire majeur de cette édition, a également retenu son attention. « C’était très intéressant de rencontrer des romancières venues de plusieurs pays, pas seulement de France », souligne-t-elle. Elle salue un effort réel de diversité des intervenants, avec des écrivains marocains établis aux Pays-Bas, en Espagne ou ailleurs.

Interrogée sur la manière de rendre le salon du livre toujours plus attractif, notamment pour les jeunes générations, Hajar Azell insiste sur l’importance d’ouvrir la programmation à la bande dessinée, aux jeux vidéo, à la mémoire orale… « Il y a de la culture partout, et il faut peut-être nous réconcilier avec ses différentes formes ».

Elle note avec enthousiasme la présence de plusieurs langues : arabe, amazighe, français, anglais. « J’ai trouvé ça génial que chacun puisse s’exprimer librement dans la langue de son choix ».

Cette édition du SIEL a également été l’occasion pour Hajar Azell de présenter son nouveau roman, Le Sens de la fuite (éd. Gallimard). Un récit qui explore le désir universel d’évasion, d’errance et de découverte de soi. À travers la trajectoire d’une jeune journaliste partie couvrir les printemps arabes, Hajar Azell célèbre ces moments où choisir de fuir ou de dévier du chemin attendu devient source de rencontres et de révélations.

La rencontre avec son public a été, selon elle, particulièrement touchante. « Il y a eu des témoignages très forts, notamment d’une journaliste ayant couvert l’attentat d’Argana. Cela a créé un vrai moment de partage », raconte-t-elle, heureuse de voir son travail résonner aussi profondément.

En somme, pour Hajar Azell, cette édition du SIEL fut « inspirante, joyeuse et riche en découvertes », avec l’espoir que le salon ne cesse d’élargir les horizons culturels pour toucher toutes les générations.

Le SIEL de Mohamed Tozy : « Une édition marquée par la diversité et le rayonnement du Maroc »

Dans un échange avec Médias24 lors du SIEL, Mohamed Tozy est revenu sur les temps forts de cette 30ᵉ édition et sur le rôle essentiel du livre et des idées dans un monde en mutation.

« Cette année, nous avons bénéficié d’une véritable liberté pour imaginer des activités diverses et variées », nous confie-t-il. « Nous avons aussi pu compter sur un staff d’une grande efficacité, qui a assuré la logistique, le suivi des invitations et l’organisation avec un grand professionnalisme », explique-t-il en évoquant l’atmosphère de travail qui a marqué cette édition.

 

Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), partenaire incontournable cette année, a joué selon lui un rôle déterminant dans la mise en valeur des talents marocains à l’étranger.

Pour Mohamed Tozy, il suffit de consulter les différents documents produits, « notamment ce catalogue sur les travaux artistiques des Marocains du monde, sur la littérature et aussi sur la politique », pour mesurer l’ampleur du travail accompli.

À travers ces publications, « on découvre ce que des Marocains bien formés, bien intégrés dans leur pays d’accueil, et parfaitement à l’aise avec leur marocanité peuvent apporter ». Selon lui, ces talents expriment pleinement leur double identité. « Ils assument à la fois leur identité marocaine et leur identité française, belge, dans une perspective de construction de l’universel qui accepte et valorise la pluralité et la diversité ».

Mohamed Tozy souligne que cette dynamique portée par le CCME « consolide la position du Maroc comme producteur de matière grise, sans crainte de l’exporter ».

 

Mohamed Tozy revient aussi sur l’un des temps forts qu’il a animés. « Nous avons organisé une table ronde sur les élites politiques marocaines à l’étranger, celles qui exercent des responsabilités municipales ou nationales en Hollande, en Belgique, en France. De grosses personnalités ont accepté de venir discuter à la fois de leur parcours, de ce que leur marocanité apporte à leur trajectoire politique dans leurs pays d’accueil et de la façon dont elles appréhendent le positionnement du Maroc dans les nouvelles reconfigurations géopolitiques. C’était extrêmement positif, intéressant. Il y a eu une grande affluence et des interventions sincères et très riches ».

À l’heure d’un monde ultra-connecté, un événement comme le SIEL garde, aux yeux de Mohamed Tozy, toute sa pertinence. « Il est très important parce qu’annuellement, avec une régularité exemplaire, il donne à voir la production nationale », souligne-t-il.

« Bien sûr, il y a toujours des choses à améliorer », reconnaît-il, insistant sur la nécessité de « donner encore plus de place au livre dans ce salon, car un salon du livre, c’est d’abord pour le livre ». Le soutien du ministère à l’édition et au livre est réel, poursuit-il, « mais il faut faire plus d’efforts pour soutenir la lecture, encourager l’écriture, la diffusion, la traduction ». Ce travail de fond reste, selon lui, « un véritable chantier ».

Malgré tout, il voit dans cette édition « de vraies raisons de se satisfaire », au regard de la qualité de la production mise en avant cette année.

S’il devait résumer son impression générale, Mohamed Tozy parle d’une « belle réussite sur le plan esthétique, belle réussite, je pense, sur le plan de l’affluence, même si nous n’avons pas encore les chiffres, et belle réussite sur la qualité, notamment avec les deux fils rouges : celui des Marocains du monde et celui de Sharjah, les invités du Moyen-Orient ».

Pour Mohamed Tozy, l’ensemble de ces éléments « participe au rayonnement du pays, tout simplement ».

Plus de 403.000 personnes ont visité le SIEL 2025, une hausse de 26%

Ce nombre de visiteurs représente une augmentation de 26% par rapport à l’édition précédente, a précisé la même source, ajoutant que cet évènement a réuni 756 exposants, issus de 51 pays et présentant près de 100.000 titres.

Placée sous le haut patronage du Roi Mohammed VI, cette édition, qui a mis à l’honneur l’émirat de Sharjah (Émirats arabes unis), a été organisée par le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication en partenariat notamment avec la région de Rabat-Salé-Kénitra et la wilaya de la même région.

Vitrine de la dynamique que connait la scène culturelle marocaine, le SIEL 2025 a renforcé le rayonnement de la ville de Rabat en tant que destination culturelle, tant au niveau national qu’international.

Le SIEL de Abderrahim Bourkia : quand le sport devient un vecteur de pensée sociologique et d’engagement

Sociologue et chercheur reconnu pour ses travaux sur les cultures urbaines, Abderrahim Bourkia a marqué sa participation au Salon international de l’édition et du livre par une triple présence académique et éditoriale. Contrairement aux trois éditions précédentes, sa contribution cette année s’est distinguée par l’ancrage universitaire de ses interventions, en lien avec l’Université Hassan 1er de Settat et son Institut des sciences du sport (I2S).

« Cette année, ma participation s’est faite dans un cadre plus structuré, en lien avec mon nouvel ancrage académique », explique-t-il dans un entretien accordé à Médias24. Deux des trois événements auxquels il a pris part ont été organisés en partenariat avec l’Association marocaine de sociologie du sport (MASS).

Le vendredi 18 avril, le sociologue a d’abord présenté la deuxième édition de son ouvrage Des ultras dans la ville, une enquête approfondie sur les groupes de supporters et leur rôle dans l’espace public urbain. « Ce travail reste d’actualité, car il interroge la place du jeune supporter dans la ville, entre passion, revendication identitaire et, parfois, confrontation avec les normes sociales », souligne-t-il.

Dans la foulée, il a participé à une table ronde nationale intitulée « Sport, enjeux sociétaux, problèmes et solutions », aux côtés d’autres chercheurs spécialisés dans le champ sportif tels que Moncef El Yazghi, Abdelaziz Qarouach, Zakaria Lahrach, Brahim Ezzahi et Mohamed El Hadef. « Cette rencontre s’inscrivait dans le cycle de conférences ‘Sport, société et sciences sociales (4S)’ que nous avons lancé il y a deux ans avec plusieurs collègues issus de diverses disciplines », rappelle-t-il.

Cette initiative vise à positionner le sport comme un objet de recherche transversal et fédérateur. « Le sport est souvent relégué à l’actualité ou au divertissement, alors qu’il constitue un puissant révélateur des tensions sociales, des dynamiques de genre, de territoire et de classe », insiste Abderrahim Bourkia.

Sa participation s’est conclue par une séance de dédicace de son ouvrage, à laquelle a assisté le président de l’Université Hassan 1er, le professeur Abdellatif Moukrim. Un moment qu’il qualifie de « hautement symbolique », marquant la reconnaissance de la recherche sociologique appliquée à des sujets contemporains, au croisement du sport et des sciences sociales.

« Le SIEL, une fête des retrouvailles pour la pensée et le livre »

Au-delà de ses interventions académiques et de ses engagements intellectuels, Abderrahim Bourkia voit dans le Salon international de l’édition et du livre bien plus qu’un simple événement culturel. « Le SIEL est un événement majeur dans l’écosystème du livre et de l’édition au Maroc. Je le considère comme la grande fête du sacrifice, ‘l’Aïd lkbir’, pour les retrouvailles », confie-t-il avec émotion.

Le sociologue y retrouve des visages familiers, des collègues de recherche, des amis de longue date, mais aussi des figures de la vie intellectuelle marocaine qu’il ne croise que rarement le reste de l’année. « Par exemple, j’ai pu revoir mon professeur Hassan Rachik, avec qui je n’avais échangé que par téléphone depuis un an, depuis l’édition 2024″.

Cette ambiance unique du salon favorise aussi les rencontres intergénérationnelles et transfrontalières. « On croise des Marocains d’ici et d’ailleurs, comme Najat Vallaud-Belkacem à qui j’ai eu le plaisir de dédicacer mon livre, Fouad Laroui, Maâti Kabbal ou encore Slimane Touhami, cet anthropologue qui a mené une magnifique enquête sur les ouvriers maghrébins d’une usine en France », poursuit Bourkia.

Pour lui, le SIEL n’est pas qu’un salon du livre : c’est un lieu vivant de mémoire, d’échange et de transmission. Un rendez-vous où les idées circulent autant que les ouvrages, et où le lien entre auteurs, chercheurs et grand public se tisse dans une ambiance chaleureuse.

Des choix parfois fatidiques à faire

« La programmation dense et diversifiée du SIEL permet de répondre à tous les goûts », affirme-t-il. Un constat positif, mais non sans conséquences pratiques : « Il faut parfois faire des choix difficiles, se déplacer constamment entre les différents espaces, courir d’un stand à l’autre ».

Une abondance d’activités qui, cette année, a obligé l’auteur à faire l’impasse sur certains moments importants. « Je voulais assister à la rencontre littéraire en hommage à Ssi Edmond Amrane El Maleh, ainsi qu’à la projection du film Les mille et un jours d’El Haj Edmond de Simone Bitton, mais hélas, je n’ai pas pu », regrette-t-il.

« Le SIEL incarne l’image d’un Maroc des Lumières, mais des efforts restent à fournir »

Abderrahim Bourkia souligne une affluence notablement en hausse par rapport à l’année précédente. Pour lui, cette dynamique s’accompagne d’une vitalité éditoriale certaine. « Il y a une production importante des auteur-e-s d’ici et d’ailleurs, ce qui témoigne de l’intérêt porté à cet univers, vitrine de notre Maroc des Lumières« .

Côté logistique, Abderrahim Bourkia constate là aussi « une légère amélioration dans l’organisation » du salon. Un progrès qu’il juge « encourageant. Toutefois, il pointe également des aspects à parfaire, notamment « la gestion de la restauration sur place », qui reste selon lui perfectible.

De l’ombre à la lumière : le SIEL, lieu de socialisation pour les écrivains en devenir

Selon Abderrahim Bourkia, la participation au SIEL revêt une signification particulière pour de nombreux auteurs. « Elle constitue une marque de reconnaissance pour des auteurs qui peinent à s’identifier comme écrivains ». Si cette présence ne remplace pas « la consécration littéraire que représenterait une publication par une prestigieuse maison d’édition », elle reste, selon lui, « une étape importante de la professionnalisation de l’auteur-e ». Le salon devient ainsi un espace de socialisation professionnelle où les écrivains découvrent les rouages d’un « métier qui n’est pas du tout facile, vu la chaîne intervenant dans l’édition avec ses contraintes, et surtout la rareté au niveau des consommateurs ».

Car le constat est là : « On sait parfaitement que les Marocains lisent peu », déplore-t-il. Dans cette perspective, il insiste sur l’importance des premiers leviers de socialisation. « Le rôle de l’école est primordial dans sa mission éducative et l’apprentissage de la lecture ». Une responsabilité qu’il élargit à l’ensemble des acteurs sociaux. « La mission de l’école est centrale, comme celle de la famille, de la communauté et de ceux qui gèrent les politiques publiques ; elle est de susciter le plaisir de lire durant l’enfance et à toutes les étapes de la vie ».

« L’initiation et la perpétuité de cet acte relèvent des tâches citoyennes de tous les agents de socialisation – à commencer par la famille, l’école, le ministère de l’Éducation nationale et celui de la Culture ». Une vision intégrée, à l’image de ce que le SIEL devrait incarner : un espace de transmission, d’échange et d’engagement.

Le SIEL, creuset de la pensée critique et boussole pour les jeunes générations

Abderrahim Bourkia insiste sur la dimension intellectuelle et critique du SIEL. À ses yeux, le salon dépasse le simple cadre de l’exposition littéraire pour devenir un « lieu dédié à la pensée critique portée par des chercheurs et auteurs chevronnés ». À travers leurs œuvres – qu’elles soient littéraires, scientifiques, fictionnelles, biographiques ou inspirées de faits réels –, ces voix donnent à voir le monde contemporain sous des angles multiples.

Cette diversité de pensées et de parcours reflète une richesse indispensable à la démocratie culturelle.  » Elle incarne la liberté d’expression, l’échange des idées et la promotion de visions capables d’accompagner une société en quête de sens, d’équité et d’un avenir meilleur pour toutes ses composantes ».

Mais pour que cette effervescence intellectuelle joue pleinement son rôle, elle doit aussi irriguer les jeunes générations. « Notre devoir est de montrer l’exemple et la voie », affirme-t-il. Face à des jeunesses souvent « en proie à de vives inquiétudes et en manque d’idoles », Abderrahim Bourkia alerte sur les dérives contemporaines. « Trop souvent, ces jeunes se tournent vers des figures de l’instantanéité : magnats du vide, starlettes éphémères et influenceur·euse·s aux messages creux qui portent atteinte au savoir, et à l’image même de ceux qui œuvrent à penser et construire notre société ».

Dans cette perspective, le SIEL se révèle plus que jamais comme un rendez-vous incontournable : un espace où le livre et les idées peuvent encore inspirer, transmettre et susciter l’engagement critique face aux mirages de la superficialité.

« La sociologie du sport est un levier pour comprendre et améliorer les politiques sportives »

Interrogé sur la place de sa discipline dans l’élan sportif que connaît le pays avec l’organisation de la CAN 2025 et la Coupe du monde 2030 Abderrahim Bourkia a souligné que la sociologie du sport mérite une place centrale dans l’analyse et la gestion des politiques publiques. « À l’instar d’autres disciplines fondamentales comme l’économie ou l’histoire, elle apporte un éclairage précieux sur les dynamiques qui façonnent l’univers sportif ».

Sa spécificité réside dans l’étude des groupes et des phénomènes sociaux. « Elle s’intéresse aux spectateurs d’un côté, aux praticiens – joueurs, athlètes, footballeurs –, mais aussi aux professionnels qui assurent la gestion du sport », précise-t-il.

Ce champ d’étude ne se limite pas à une observation théorique : il permet un véritable diagnostic des pratiques sportives. « La sociologie du sport nous donne un diagnostic sur ce qui marche et ce qui ne marche pas, des clés de compréhension, et les bonne méthodes à l’usage des décideurs publics pour améliorer une certaine pratique ou le rendement d’un secteur ».

Enfin, Abderrahim Bourkia rappelle que le sport n’est pas uniquement une affaire de compétitivité. « Le sport est aussi un élément ou un facteur d’intégration pour les jeunes. Il peut leur transmettre des valeurs », conclut-il. Une dimension éducative et citoyenne qu’il juge indispensable à valoriser dans toutes les politiques sportives.

Le nouveau cadre juridique des actions caritatives en débat au SIEL

Dans le cadre de sa participation à la 30e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), le Secrétariat général du gouvernement (SGG), à travers sa Direction des associations, des professions réglementées et des ordres professionnels, a organisé une rencontre interactive autour des dernières avancées législatives du cadre juridique régissant l’organisation des appels à la générosité publique et la distribution d’aides à des fins caritatives.

À cette occasion, Nezha Hafidi, cadre au sein de la Direction des associations, a présenté les principales dispositions de la loi n° 18.18 relative à l’organisation des appels à la générosité publique et à la distribution d’aides à des fins caritatives, ainsi que de son décret d’application n°2.25.152.

Son intervention a permis d’éclairer les participants sur les obligations légales désormais imposées aux associations, les mécanismes de contrôle prévus, ainsi que les garanties destinées à renforcer la crédibilité et la transparence des actions de solidarité, indique un communiqué du SGG.

La rencontre a également donné lieu à des échanges entre les cadres du SGG et les représentants d’associations, autour des défis concrets rencontrés sur le terrain. L’objectif est de promouvoir des pratiques caritatives responsables, transparentes et conformes au nouveau cadre réglementaire en vigueur.

Ce moment de dialogue a contribué à lever plusieurs ambiguïtés d’ordre juridique et opérationnel, tout en consolidant une compréhension partagée des responsabilités des différents acteurs impliqués, conclut la même source.

Le SIEL de Rachid Boufous

En marge de sa participation à la 17e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), Rachid Boufous a partagé avec Médias24 ses réflexions sur l’événement et sur la situation du domaine littéraire au Maroc.

Écrivain et architecte urbaniste, Rachid Boufous est reconnu pour ses ouvrages qui explorent l’histoire et le patrimoine culturel du Maroc. Parmi ses publications notables figurent Chroniques du Détroit, une immersion dans le Tanger international du début du XXe siècle, et la série en deux tomes Petites et grandes histoires du Maroc, qui retrace des récits d’hommes, de femmes et de lieux ayant contribué à forger la civilisation marocaine. ​

Un rendez-vous vital pour la culture marocaine

Pour Rachid Boufous, le Salon international de l’édition et du livre reste « un rendez-vous essentiel pour les écrivains », car il leur offre « une précieuse opportunité de rencontrer lectrices et lecteurs ». Il confie à Médias24 y participer « toujours avec plaisir », considérant cet événement comme « un moment fort de la vie littéraire marocaine ».

L’édition 2025 du SIEL s’est ouverte à des pays arabes comme l’Égypte, le Bahreïn et les Émirats arabes unis. Une initiative qu’il qualifie d’ »excellente », car elle permet « au public marocain de découvrir la richesse des productions littéraires venues d’Orient ». L’écrivain encourage vivement à « poursuivre ce type d’échanges culturels ».

Rachid Boufous note avec satisfaction « une affluence croissante, composée aussi bien de jeunes que de moins jeunes ». Ce dynamisme témoigne selon lui de l’intérêt renouvelé du public pour le livre.

Sur le plan organisationnel, il salue les progrès réalisés. « D’année en année, le SIEL gagne en maturité et en professionnalisme », mais pointe toutefois un bémol : « le stationnement« , qu’il juge « anarchique dans une zone urbaine dense. Il plaide pour la création à Rabat d »‘un véritable espace d’exposition permanent, capable d’accueillir des événements artistiques, culturels, commerciaux ou industriels avec des infrastructures adéquates, notamment des parkings suffisants ». Cela permettrait d’éviter, selon lui, « l’organisation ponctuelle de salons coûteux et difficilement accessibles ».

Une industrie du livre fragilisée

Au-delà du salon, l’auteur brosse un tableau critique du secteur de l’édition au Maroc. « Le Royaume ne publie qu’environ 3.000 ouvrages par an, toutes disciplines confondues », rappelle-t-il, un chiffre qu’il estime « très faible ». Il dénonce « l’absence d’une politique ambitieuse de promotion du livre » et s’inquiète d’un marché dominé par « un distributeur quasi monopolistique qui est aussi éditeur, Sochepress » ; ce qu’il considère comme « une anomalie préoccupante ».

Rachid Boufous déplore dans ce sens « l’absence d’un organisme indépendant de régulation et de contrôle de l’édition et des ventes », ce qui conduit à « une opacité qui nuit gravement aux droits des auteurs ». Selon lui, « beaucoup d’écrivains ne sont pas ou très peu rémunérés pour leurs œuvres, malgré les ventes, alors que les subventions du ministère de la Culture sont versées quasi exclusivement aux éditeurs ». Il lance un appel au ministre Mehdi Bensaïd afin « qu’il corrige ces dysfonctionnements avec sérieux », rappelant que « sans les auteurs, il n’y a pas d’édition ».

Une politique culturelle à développer

Concernant les animations du SIEL, Rachid Boufous se réjouit de la richesse des tables rondes et des débats, mais estime qu’ »il serait pertinent de prolonger ces discussions sur les plateaux de télévision, avec des émissions littéraires régulières et multilingues, aujourd’hui largement absentes du paysage audiovisuel marocain ».

Pour lui, « l’amour de la lecture commence à l’école ». Et de souligner : « Un Japonais lit en moyenne 40 livres par an, alors que dans le monde arabe, la moyenne est inférieure à 0,3. Il n’y a pas de miracle : un peuple qui ne lit pas ne crée pas ».

Faire rayonner le salon dans les régions

Enfin, Rachid Boufous appelle à une décentralisation du SIEL. « Le salon gagnerait à devenir itinérant. Le faire tourner dans les douze régions du Royaume permettrait aux auteurs d’aller à la rencontre des lectrices et lecteurs à travers tout le pays ».

Il conclut sur un message fort : « Le SIEL est un espace d’expression libre, où écrivains, penseurs et artistes peuvent échanger publiquement et sans contrainte. Cette liberté est précieuse. Il est essentiel de la préserver et de la faire prospérer ».

Le SIEL de la sociologue Soumaya Naamane Guessous

La sociologue et écrivaine Soumaya Naamane Guessous est aussi une militante reconnue pour son engagement en faveur des droits des femmes et son combat contre les inégalités sociales. Auteure de plusieurs ouvrages, dont le célèbre Au-delà de toute pudeur, elle a contribué à briser les tabous autour de la condition féminine au Maroc.

À travers ses travaux académiques, ses publications et son activisme, elle a marqué de son empreinte le paysage intellectuel marocain, devenant une figure emblématique du féminisme et de la sociologie engagée.

Un hommage avec une résonance profondément émouvante

Pour Soumaya Naamane Guessous, sa participation au Salon international de l’édition et du livre (SIEL) 2025 a été « un moment privilégié« . Un hommage lui a été rendu pour l’ensemble de son parcours lors de cette édition au caractère particulier. « Ce moment fut d’autant plus privilégié que le salon a choisi de célébrer cette année des personnalités marocaines et internationales. Une initiative importante, d’abord pour la reconnaissance qu’elle apporte : être honoré par son pays a une résonance profondément émouvante »confie-t-elle à Médias24.

Soumaya Naamane Guessous souligne que la cérémonie en elle-même « a été remarquablement organisée, avec une gestion du temps impeccable ». Ce moment restera gravé dans sa mémoire, non seulement par « simple gratification personnelle« , mais aussi parce qu’elle y a partagé des instants enrichissants avec un public chaleureux. Elle considère cette reconnaissance comme essentielle à la poursuite de son engagement, notamment en tant que « porte-parole des sans-voix, des démunis, des marginalisés, hommes ou femmes ».

Féminisme et inclusion à l’honneur

L’édition 2025 du SIEL s’est déroulée sous le signe du féminisme et de l’inclusion, un aspect que Soumaya Naamane Guessous tient particulièrement à souligner. « Je tiens à exprimer ma fierté – avec un brin de militantisme assumé – que la commissaire générale du salon soit une femme. Latifa Mouftakir est une personnalité extraordinaire que j’ai eu le plaisir de rencontrer. En tant que militante pour la représentation féminine au Maroc, ce détail n’en est pas un : c’est un symbole fort », explique-t-elle.

Une organisation améliorée, mais perfectible

Sur le plan logistique, la sociologue relève une « nette amélioration dans la gestion de l’espace et de l’hygiène ». Toutefois, elle indique que la signalisation reste un axe d’amélioration, soulignant que « certains visiteurs semblaient désorientés pour trouver les salles dédiées ».

Quant au programme du salon, Soumaya Naamane Guessous le décrit comme étant « d’une richesse exceptionnelle », surpassant les éditions précédentes grâce à « sa diversité linguistique et culturelle ». Les tables rondes ont « brillamment mis en valeur le multilinguisme, reflet de l’ouverture et de la richesse du Maroc ». L’abondance d’activités proposées a même créé « l’embarras du choix », témoignant selon elle « du dynamisme de cette édition ».

Un salon accessible et engagé

En tant que sociologue, Soumaya Naamane Guessous a pris le temps d’interroger plusieurs visiteurs. « La satisfaction générale était palpable, renforcée par un prix d’entrée abordable permettant à un public varié d’y accéder », note-t-elle. Elle a également observé une grande diversité parmi les visiteurs, incluant même « des femmes qui semblent peu lettrées accompagnées de leurs enfants, preuve d’une volonté de transmission culturelle aux jeunes générations ».

La sociologue estime que ce salon, à travers sa logistique et son programme, « renforce indéniablement l’engagement en faveur de la culture et de la lecture ». Selon elle, même si cette fréquentation ne se traduit pas nécessairement par des achats significatifs, « l’impact éducatif demeure, car un tel espace éveille les consciences et encourage la lecture ».

Suggestions pour les prochaines éditions

Soumaya Naamane Guessous a pris également le temps de formuler quelques critiques constructives : le « manque de kiosques pour se restaurer ou se désaltérer » a entraîné des « files d’attente décourageantes ». De même, elle souligne l’insuffisance des espaces de repos, « concentrés près de l’entrée », rendant difficile l’accès particulièrement pour « les personnes âgées ou les familles avec de jeunes enfants ».

En conclusion, Soumaya Naamane Guessous qualifie le SIEL 2025 de « belle réussite », marquée par « des progrès notables et une énergie contagieuse ». Elle espère que les éditions futures combleront ces détails pratiques afin « d’offrir une expérience encore plus aboutie ».

En 2023-2024, les publications numériques ne dépassaient pas 9% de la production éditoriale marocaine

Comme chaque année, la tenue du Salon international de l’édition et du livre (SIEL) au Maroc est l’occasion pour la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines de présenter son rapport annuel. Ce document suit les tendances de l’édition marocaine dans les domaines de la littérature et des sciences humaines et sociales.

En 2023-2024, la production éditoriale marocaine a atteint 3.725 titres, soit une progression de 6,98% par rapport à 2022-2023. Les publications imprimées représentent 91,03% (3.391 titres), contre 8,97% pour les publications numériques (334 titres).

Seules 1,78% des publications imprimées sont en langue amazighe

La répartition linguistique montre une domination de l’arabe (79,43%), suivi du français (16,86%) et de l’anglais (1,83%). Les publications numériques sont majoritairement en français, notamment dans les domaines de l’économie, des sciences sociales et de la gestion.

Par champs disciplinaires, la création littéraire (roman, nouvelle, poésie, théâtre) arrive en tête avec 721 titres (22,46%), suivie des études juridiques (14,39%), historiques (11,77%), islamiques (9,85%) et sociologiques (8,76%). En revanche, les disciplines comme la philosophie, la linguistique, l’éducation ou la psychologie restent peu représentées.

Concernant la langue amazighe, 57 titres ont été publiés, soit 1,78% des publications imprimées. La région de Souss-Massa, notamment Agadir, concentre près de 30% de cette production, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (24,56%).

La création littéraire domine également dans cette langue avec 47 titres (82,45%). On y retrouve des romans, des nouvelles, des recueils de poésie et des pièces de théâtre. Les alphabets utilisés varient : tifinagh (14 titres), latin (14 titres), arabe (1 titre), ainsi que des publications mixtes.

Parmi les traductions en amazighe figurent des œuvres de Gibran Khalil Gibran, John Steinbeck, T.S. Eliot et Miguel de Cervantes.

Moins de traductions, peu d’éditeurs spécialisés

Les traductions représentent 5,82% de la production éditoriale au Maroc, avec 187 titres publiés, en léger recul par rapport à l’année précédente (193 titres, soit 6,46%). La majorité (80,21%) a été traduite vers l’arabe, principalement à partir du français, de l’anglais et de l’espagnol.

L’absence d’éditeurs spécialisés se confirme : de nombreuses traductions sont publiées à compte d’auteur ou par quelques maisons actives comme Afrique Orient, le Centre culturel du livre ou l’IRCAM.

Les œuvres traduites sont majoritairement littéraires (31,55%), suivies par les études historiques, sociales, philosophiques et politiques.

Le Maroc reste le sujet central : plus de 60 titres lui sont consacrés (32,08%), couvrant histoire, mémoires, études anthropologiques ou questions politiques, notamment le Sahara marocain.

SIEL : la Fondation émirati Kalimat offre 600 livres à des enfants marocains

La Fondation Kalimat des Émirats arabes unis a lancé une série d’initiatives et d’activités culturelles pour soutenir les enfants et les adolescents dans plusieurs villes marocaines et promouvoir la culture de la lecture dans les milieux éducatifs et sociaux, et ce, à l’occasion du 30e Salon international de l’édition et du livre (SIEL), qui se tient à Rabat.

Selon un communiqué de la Fondation, leur programme au Maroc a été marqué par la visite de la fondatrice et présidente de la Fondation, Cheikha Bodour Bint Sultan Al Qasimi, à l’école primaire Moulay Ali Chérif à Rabat. Lors de cette visite, elle a animé une séance de lecture interactive autour de son ouvrage Bayt Al Hikma (La maison de la sagesse), qui traite de l’histoire du savoir et de la civilisation arabes.

Lors de sa visite, qui s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités marocaines et émiraties des mondes de la culture et de l’éducation, elle a remis aux élèves participants un exemplaire de son livre, avant de faire don d’une bibliothèque mobile contenant 100 livres en arabe pour enfants, dans le cadre de l’initiative « Adopte une bibliothèque ».

Les initiatives de la Fondation Kalimat comprennent le don de bibliothèques mobiles, des visites de terrain dans les écoles et les associations, des séances de lecture et des activités interactives.

Dans le cadre du 30e SIEL, l’émirat de Sharjah, invité d’honneur de cette édition, propose dans le cadre de son programme une riche palette de plus de 50 événements, incluant des tables rondes, des soirées poétiques, des ateliers pour enfants et adolescents, ainsi que des rencontres professionnelles réunissant éditeurs et créateurs émiratis et marocains.

Par ailleurs, plus de 18 institutions culturelles et académiques émiraties participent à l’événement en présentant des centaines de publications. Une attention particulière est aussi portée aux jeunes, à travers des activités interactives, initiées en partenariat avec le Conseil des Émirats arabes unis pour les livres destinés aux jeunes (UAEBBY) et l’association Kan Ya Makan, l’objectif étant de promouvoir la lecture et de faire découvrir le patrimoine émirati à travers un langage visuel contemporain.

(Avec MAP)

Au SIEL, des spectacles musicaux mettent à l’honneur le patrimoine culturel émirati

Relevant de l’Institut du patrimoine de Charjah, la Troupe a mis en exergue la diversité du patrimoine culturel des Émirats arabes unis à travers des performances des arts de « Al Ayyala », « Al Harbia » et « Al Razfa », accompagnées de rythmes traditionnels de tambours, de tambourins et d’autres instruments à percussion ancestraux.

Mêlant musique et chant, ces prestations ont également célébré les valeurs de la fierté, de l’appartenance et de la cohésion sociale, et traité de thématiques diverses, dont l’héroïsme et les coutumes tribales des Émirats.

Ces spectacles ont attiré un large public parmi les visiteurs du Salon, lui permettant de découvrir l’un des plus anciens modes d’expression artistique de la région du Golfe, encore très présent lors des célébrations nationales et sociales aux Émirats.

Selon les organisateurs, ces spectacles se poursuivront tout au long du SIEL dans le cadre d’un programme culturel riche et diversifié visant à mettre en lumière la richesse du patrimoine émirati, en soulignant son rôle comme vecteur de communication entre les peuples.

Le programme de l’Émirat de Charjah propose plus de 50 activités, dont des tables rondes, des soirées poétiques, des ateliers dédiés aux enfants et aux jeunes, et des rencontres professionnelles réunissant éditeurs et créateurs des Émirats et du Maroc.

Plus de 18 institutions culturelles et académiques émiraties prennent part à l’exposition de centaines de publications, offrant ainsi, d’après les organisateurs, de nouvelles perspectives en matière de traduction, d’édition et de distribution.

Par ailleurs, l’Émirat de Charjah ambitionne aussi de mettre à l’honneur la jeunesse, notamment en organisant, en partenariat avec le Conseil émirati du livre de la jeunesse et l’initiative « Kan Yama Kan », des activités interactives visant à ancrer l’amour de la lecture et à faire découvrir le patrimoine émirati à travers un langage visuel moderne.

Le Prince Moulay Rachid préside l’ouverture de la 30ᵉ édition du SIEL

L’ouverture par le Prince Moulay Rachid de ce salon est une illustration nouvelle de la haute sollicitude dont le Roi ne cesse d’entourer le domaine culturel et de sa ferme volonté d’en promouvoir les différentes manifestations, avec pour principal objectif l’édification d’une société du savoir, ouverte, prospère et civilisée.

Le Prince Moulay Rachid a, à cette occasion, visité plusieurs stands du salon, dont celui de l’Émirat de Charjah, invité d’honneur de cette 30ᵉ édition du SIEL, qui célèbre les liens historiques et culturels qui unissent le Royaume du Maroc à l’État des Émirats arabes unis frère et ambitionne de présenter les nouveaux développements de la scène culturelle émiratie.

Le Prince Moulay Rachid a également visité les stands de la Palestine, du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, de l’Institut français du Maroc, de la Société chérifienne de distribution et de presse (Sochepress), de Dar Amane et de l’Univers des Schtroumpfs.

Organisé par le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, en partenariat avec la région de Rabat-Salé-Kénitra et la wilaya de la même région, le 30ᵉ Salon international de l’édition et du livre réunit 756 exposants, dont 292 directs et 464 indirects, représentant 51 pays.

Une vaste sélection de plus de 100.000 titres couvrant tous les champs de la connaissance et divers genres littéraires est exposée au Salon qui célèbre les Marocains du monde, qui contribuent au rayonnement de l’identité marocaine plurielle au-delà des frontières.

Avec un programme culturel riche et diversifié, cette édition connaît la participation de nombreux chercheurs, écrivains et créateurs, marocains et étrangers, qui devront animer des conférences, des rencontres littéraires, des soirées poétiques et des présentations d’ouvrages.

Par ailleurs, des moments forts viendront ponctuer cette 30ᵉ édition, avec des hommages à d’éminentes figures de la création marocaine, dont les œuvres ont marqué la culture nationale et contribué à son rayonnement. Le programme inclut également des hommages à des personnalités de la culture arabe, organisés en partenariat avec l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), ainsi que des remises de prix littéraires, notamment le Prix Ibn Battouta de la littérature de voyage et le Prix national de la lecture.

À l’instar des éditions précédentes, un programme riche et varié destiné aux enfants et aux élèves sera proposé tout au long du Salon.

La 30ᵉ édition du SIEL se veut un événement d’envergure devant contribuer à dynamiser la scène culturelle marocaine et à renforcer le rayonnement de Rabat en tant que destination culturelle, tant sur le plan national qu’international, alors que la ville se prépare à porter le titre de Capitale mondiale du livre en 2026.

(MAP)