L’ONCF, l’ONDA et la SNTL s’associent à la FRDISI pour promouvoir l’innovation dans le transport

Trois conventions spécifiques de partenariat entre le ministère du Transport et de la logistique et la Fondation de recherche, de développement et d’innovation en sciences et ingénierie (FRDISI) ont été signées, le 14 mai à Rabat, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, et le Conseiller du Roi et président de la FRDISI, André Azoulay.

Ces accords, qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la convention-cadre conclue en juin 2024 entre les deux parties, visent à promouvoir la recherche scientifique et technologique dans le secteur du transport et de la logistique.

La première convention, signée entre l’Office national des chemins de fer (ONCF) et la FRDISI, porte sur le développement et la mise en œuvre de systèmes de gestion des transports intermodaux basés sur l’intelligence artificielle (IA), ainsi que sur l’automatisation des procédés de détection et de localisation des défauts de surface sur les trains à grande vitesse.

La deuxième convention, scellée entre l’Office national des aéroports (ONDA) et la FRDISI, concerne l’optimisation des performances cognitives pour une vigilance accrue et une sécurité renforcée dans le contrôle aérien et le pilotage assuré par l’ONDA, ainsi qu’une application mobile destinée à fournir des informations en temps réel et à assurer une gestion efficace des flux au sein des aéroports marocains.

Quant à la troisième convention, signée par la Société nationale des transports et de la logistique (SNTL) et la FRDISI, elle prévoit l’intégration de méthodes de « Machine Learning » dans l’optimisation et la maintenance prédictive des flottes de véhicules relevant de la SNTL.

(Avec MAP)

SNTL : hausse de 5% du chiffre d’affaires en 2024

La SNTL a tenu, le 25 mars au siège du ministère du Transport et de la logistique, la réunion de son conseil d’administration, consacrée principalement à l’examen et à l’approbation des comptes de l’exercice 2024, indique un communiqué du ministère.

À l’issue des délibérations, le Conseil d’administration a arrêté les comptes de l’exercice 2024, faisant état d’un chiffre d’affaires de 712,1 millions de DH en hausse de plus de 5% par rapport à l’exercice antérieur.

Au cours de cette réunion, il a été procédé à la présentation des performances réalisées par la SNTL, en mettant l’accent sur l’amélioration continue de sa situation financière et la consolidation de ses résultats.

L’accent a également été mis sur l’efficience de sa gestion et le renforcement de sa gouvernance, souligne la même source, ajoutant que ces avancées ont permis à la société d’obtenir, pour la troisième année consécutive, une certification des comptes sans réserve.

A cette occasion, le directeur général de la SNTL a présenté les performances enregistrées en 2024, qui traduisent l’efficacité de la stratégie déployée ces trois dernières années.

Il a également fait le point sur l’avancement des projets structurants inscrits dans la feuille de route du groupe, témoignant ainsi de la dynamique engagée pour accompagner la transformation et le développement de la SNTL.

Au terme de ce conseil, les membres présents ont convenu de convoquer les actionnaires pour tenir l’Assemblée générale ordinaire au mois de juin 2025, conclut le communiqué.

La SNTL prépare la décarbonation de ses activités

L’objectif stratégique de la décarbonation des activités de la SNTL est l’adoption de modes de production et de consommation durables visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), et la généralisation de cette approche pour ses partenaires institutionnels et transporteurs, peut-on lire sur l’appel d’offres.

En s’engageant dans cette voie de décarbonation, la SNTL dit participer à l’effort global de lutte contre le changement climatique entrepris par le Royaume du Maroc, réduire ses coûts de production, renforcer la sécurité de son approvisionnement en énergie et en intrants, répondre aux exigences croissantes des clients et donneurs d’ordres nationaux ou internationaux et se préparer aux réglementations de plus en plus strictes.

Dans ce cadre, la SNTL a décidé de réaliser son premier bilan de gaz à effet de serre (GES) de l’ensemble de ses sites et activités à l’échelle nationale, qui vise à :

– comptabiliser les émissions de GES au niveau de ses sites et périmètres d’intervention ;

– apprécier la vulnérabilité carbone de ses activités et la dépendance à la consommation des énergies fossiles et principales sources d’émissions ;

– identifier les postes les plus émetteurs par site et les gisements de réduction de GES liés ;

– recommander des orientations stratégiques déclinées en plan d’action à court et moyen terme pour réduire et ou compenser ses émissions.

Périmètres de l’étude

L’élaboration de la feuille de route de décarbonation concernera l’ensemble du territoire de la SNTL, poursuit la même source, ajoutant qu’il s’agit de l’évaluation des émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre générées par toutes les activités.

En ce qui concerne le périmètre temporel, la comptabilisation carbone sera réalisée sur les données les plus récentes, soit les données de l’année civile 2022, ou 2023, en fonction de la disponibilité des données.

L’estimation des coûts de l’étude est de 1,8 million de DH. Quant à sa durée, elle a été fixée à 6 mois.