Mercato. Boufal rejoint le club belge de l’Union Saint-Gilloise, Ounahi en prêt au Panathinaïkos
« Boufal est désormais Unioniste jusqu’en 2026 », a écrit le club de pro-league bruxellois sur son site web.
Le joueur, qui a fait ses débuts internationaux avec le Maroc en 2016, a « joué sept matchs de la Coupe du monde 2022, lors du beau parcours de l’équipe nationale marocaine au Qatar. Le Maroc est allé jusqu’en demi-finale », a souligné le club.
Et d’ajouter que l’ailier gauche a également défendu les couleurs du Maroc lors de la Coupe d’Afrique en 2019, 2022 et 2024.
Boufal, 30 ans, arrive à Bruxelles après avoir résilié son contrat avec Al-Rayyan d’un commun accord.
D’autre part, Azzedine Ounahi (24 ans) a rejoint le club grec du Panathinaïkos, engagé en Ligue Conférence cette saison. Il arrive sous la forme d’un prêt assorti d’une option d’achat.
Sous contrat avec l’OM jusqu’en juin 2027, Azzedine Ounahi a traversé une période délicate avec le club, notamment après l’arrivée de Roberto De Zerbi. Le nouvel entraîneur a écarté le joueur dès sa prise de fonction, l’excluant des trois premiers matchs de Ligue 1.
CAN 2023. Ailiers et avants-centres, dynamiteurs des défenses (data)
Après une semaine de compétition dans cette 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations 2023, le Maroc, le Sénégal et la Guinée équatoriale sont les seules nations à avoir gagné en marquant au moins trois buts. Cette statistique souligne la difficulté de faire trembler les filets ; en atteste la moyenne des buts par match (1,5), inférieure à celle enregistrée lors de la précédente édition (1,9).
Dans ce paysage moins reluisant statistiquement, les ailiers ont tout de même eu un rôle prépondérant. La victoire du Maroc face à la Tanzanie en est le parfait exemple. Les ailiers des Lions de l’Atlas ont été impliqués dans deux des trois réalisations de l’équipe nationale. Auteur du coup franc menant à l’ouverture du score de Romain Saïss, Hakim Ziyech symbolise l’évolution de ce poste aux multiples facettes.
L’une d’elles est celle de l’ailier placé en faux pied. Sur le papier, la position de départ est la même qu’un ailier classique qui mange la ligne de touche pour étirer la défense adverse. Mais Hakim Ziyech va plutôt venir chercher l’intérieur du jeu par la passe ou le dribble pour exploiter son pied gauche.
Malgré une imprévisibilité modérée dans cette configuration et une qualité de dribble inférieure à d’autres ailiers de l’équipe nationale, Hakim Ziyech réussit tout de même à trouver des lignes de passes pour atteindre ses coéquipiers dans la surface de réparation ou lancer son latéral, en l’occurrence Achraf Hakimi.
Les profils de Soufiane Boufal et Abdessamad Ezzalzouli sont d’une tout autre facture. À l’inverse de leur coéquipier, ce sont de vrais mangeurs de craie, à la qualité de dribble indéniable. Ils sont les détonateurs des dynamiteurs de défense en y créant décalages et déséquilibres.
Auteur d’une subtile passe décisive sur le troisième but de Azzedine Ounahi face à la Tanzanie, Amine Adli est à mi-chemin entre les profils des ailiers marocains précités. Au sein du Bayern Leverkusen, Adli a fait montre à la fois d’une faculté à éliminer ses adversaires directs, mais aussi à être précis dans les 30 mètres adverses grâce à sa vision de jeu et à une qualité technique au-dessus de la moyenne.
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Un trio d’avants-centres complémentaires
Les travaux de déstabilisations des ailiers de l’équipe nationale sont censés profiter à leur avant-centre. Walid Regragui, le sélectionneur national, en a convoqué trois aux profils complémentaires. À commencer par le titulaire du poste, Youssef En-Nesyri. Le Sévillan, formé à l’Académie Mohammed VI, ne cesse d’être loué par ses entraîneurs successifs pour son implication défensive.
Toutefois, cette particularité de son jeu est très énergivore. Au point que le droitier peut parfois manquer de lucidité au moment de faire trembler les filets adverses. Mais cela n’altère en rien sa capacité à prendre les espaces et à faire des appels tranchants, dans la profondeur notamment.
C’est aussi l’un des atouts majeurs de Ayoub El Kaabi. Le pensionnaire du championnat turc est un peu plus clinique devant le but que son compatriote. Son travail défensif est tout aussi efficace. Même chose pour Tarik Tissoudali. Néanmoins, l’attaquant, qui a retrouvé ses sensations après une grave blessure au genou contractée avant la Coupe du monde 2022, porte un peu plus le ballon que ses coéquipiers. Sa participation dans l’élaboration des offensives est une qualité très utile contre les défenses campées devant leurs buts.
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Data. Les championnats du Golfe riment-ils avec déclin sportif pour les internationaux marocains ?
Dans quelques heures, Walid Regragui annoncera la liste des internationaux qui participeront à la Coupe d’Afrique des Nations 2023 (du 13 janvier au 11 février) en Côte d’Ivoire. Il fait peu de doutes que les cadres seront de la partie, mais ont-ils réussi à maintenir un niveau de performance équivalent à celui du Mondial 2022 ?
Si la question se pose, c’est parce que trois titulaires inamovibles du Onze national ont cédé à l’appel lucratif des championnats du Qatar et d’Arabie saoudite. Si Yassine Bounou, Romain Saïss et Sofiane Boufal jouissent d’une situation financière en or, sportivement, le niveau du football saoudien et qatari suscitent des craintes, surtout quant à la capacité de ces derniers à se maintenir au sommet.
Qu’en est-il réellement ? Statistiquement, le déclin sportif de Saïss and Co n’est pas si évident. Pour étayer ces propos, il faut d’abord comparer le niveau réel des championnats d’Arabie saoudite et du Qatar par rapport aux ligues où évoluent les internationaux marocains concernés.
Pour les professionnels du ballon rond, les championnats des pays du Golfe se caractérisent par une hétérogénéité entre des clubs super puissants sportivement et financièrement, et d’autres entités dont les ressources sont plus limitées sur tous les plans. Le mercato de grande envergure réalisé par les clubs saoudiens et qataris les plus huppés lors de la dernière fenêtre de transferts estivale, n’a fait que renforcer un constat qui ne plaide pas, a priori, en faveur d’une compétitivité élevée.
Techniquement proche du football européen
Afin de situer le niveau de la Saudi Pro League et de la Qatar Star League par rapport aux championnats européens (Espagne, France, Turquie), Médias24 a sélectionné plusieurs critères techniques, tactiques et physiques :
– Buts par match ;
– Tirs par match ;
– Intensité des challenges* ;
– PPDA** ;
– Passes réussies ;
– Moyenne d’âge.
Il s’avère que les championnats du Golfe n’ont pas usurpé leur réputation de creusets de joueurs trentenaires au crépuscule de leurs carrières. En effet, la Saudi Pro League présente la moyenne d’âge la plus élevée. Au pied du podium, on retrouve la Qatar Star League, devancée par le championnat turc.
Sur le plan de la maîtrise technique, notamment par la passe, les joueurs évoluant en Arabie saoudite n’ont rien à envier aux pensionnaires des championnats européens. Même la Liga, réputée pour sa technique, présente un taux de passes réussies équivalent ou inférieur. En revanche, la ligue qatarie est à la traîne par rapport à celle d’Arabie saoudite.
Offensivement, le spectacle n’est pas moins au rendez-vous dans les pays du Golfe que sur le Vieux continent. Le ratio but par match est plus élevé en Arabie saoudite et au Qatar qu’en Espagne, Turquie et France. Cette donnée est toutefois à relativiser au vu de l’intensité défensive inférieure, surtout en Arabie saoudite.
A la lumière de ces éléments, il est légitime de se demander si les performances des joueurs marocains qui ont récemment signé au Moyen-Orient ont été impactées par ce manque d’intensité défensive, qui s’avère être la principale ligne de démarcation entre deux styles de football pas si éloignés l’un de l’autre.
Yassine Bounou plus décisif
Malgré une saison 2022-2023 riche en émotions, ponctuée par un parcours héroïque lors du Mondial 2022 et un titre en Europa League, Yassine Bounou a vécu une saison mitigée en Liga où il s’est sauvé de justesse de la relégation avec le F.C Séville. La faute à l’une des pires défenses de Liga dont la fragilité laissait le plus souvent le portier marocain livré à lui-même face aux attaquants adverses.
Mais depuis son transfert au club saoudien d’Al Hilal, Yassine Bounou est auteur de prestations de haute volée. Présent dans le top 5 des meilleurs gardiens du championnat, le Golden Glove africain dirige d’une main de fer la meilleure défense de la Saudi Pro League. Ce n’est pas une surprise qu’Al Hilal soit leader à la mi-saison, avec sept points d’avance sur Al Nassr de Cristiano Ronaldo.
Romain Saïss moins intraitable dans les airs
Après une parenthèse de quelques mois en Turquie dans le club de Besiktas, en provenance de la Premier League (Wolverhampton), Romain Saïss a décliné plusieurs propositions, notamment en France (R.C Lens) pour poser ses valises au Qatar (Al Saad), avant d’être prêté quelques semaines plus tard au club saoudien d’Al Shabaab.
Intraitable dans les duels au sol, le capitaine de l’équipe nationale a également maintenu sa qualité de relances courtes ou longues. A contrario, il est moins souverain dans les airs que lors de son escapade turque. Une lacune compensée par une hargne et une lecture du jeu adverse légèrement en recul mais toujours au-dessus de la moyenne.
Sofiane Boufal et les grands espaces
La signature d’un virtuose comme Soufiane Boufal au Qatar promettait aux fans de l’ailier marocain des dribbles et des actions d’éclats à foison. Sauf que l’aventure de l’ex angevins dans la Qatar Star League a d’abord été contrariée par une blessure qui l’a mis sur le carreau pendant plusieurs semaines.
Son retour sur les pelouses s’est d’abord accompagné de prestations cahin-caha. Mais globalement, l’international marocain ne s’en sort pas trop mal. Certes le droitier est légèrement moins décisif, mais il réussit plus de dribbles et gagne plus de terrain balle au pied grâce à des courses progressives et à son talent, mais aussi à l’apathie et au manque d’intensité des défenseurs.
Maroc-Pérou, l’occasion pour l’équipe nationale de sortir le grand jeu
« Nous devons parfaire et améliorer notre animation offensive. » C’est ainsi que Walid Regragui a défini le principal axe de progression d’une équipe nationale en pleine ascension vers les sommets du football mondial. Le sélectionneur national fait preuve de lucidité à travers ce constat concédé à l’occasion de la conférence de presse qui précède le match amical opposant le Maroc au Pérou, ce mardi 28 mars (19h30 GMT), au Cívitas Metropolitano, à Madrid.
Contre le Pérou, une sélection bien organisée qui s’appuie sur une défense solide, « à l’image du Paraguay », comme l’a souligné le sélectionneur national, la nécessité de développer des actions offensives placées plus élaborées sera nécessaire. L’opposition face au Pérou sera donc révélatrice de la progression ou de la régression de l’équipe nationale face à ce type d’animation défensive.
Si Walid Regragui a pris pour exemple le Paraguay qui a accroché les Lions de l’Atlas en septembre 2022, c’est parce que ce match fait partie de ceux que le Maroc n’a pas gagnés, à cause des difficultés rencontrées au moment de créer des brèches dans une défense compacte et recroquevillée dans ses propres 30 mètres. Surtout lors des phases de possession en attaques placées.
Le Maroc gagne plus souvent quand il n’a pas la possession
Depuis la prise de fonction de Walid Regragui, le Maroc a disputé onze rencontres. Deux matchs amicaux en septembre 2022 ; un amical avant le Mondial, et sept en compétition au Qatar. Puis le dernier succès face au Brésil.
L’analyse de ces rendez-vous fait ressortir deux scénarios. Le premier, lorsque le Maroc a une possession de moins de 45% ; c’est-à-dire qu’il ne domine pas et subit. Le second, quand il a le ballon plus de 45% du temps ; autrement dit, il doit faire le jeu ou est en ballotage favorable pour le faire.
Dans le premier cas de figure, l’équipe nationale excelle. Quand il n’a pas l’obligation de faire le jeu, le Maroc gagne, tente plus (3 tirs cadrés) et subit moins d’occasions (2 tirs cadrés subis), à la faveur d’une animation défensive solide, sa marque de fabrique, et des transitions offensives rapides, magnifiées par les qualités techniques des dribbles et de conduite de balle de Hakim Ziyech et Sofian Boufal en particulier.
En revanche, quand les Marocains ont la responsabilité de déstabiliser un bloc défensif adverse qui les attend derrière la médiane pour réduire les espaces, la situation se corse quelque peu. Il y a eu la victoire face à la Géorgie (3-0), mais contre la Croatie par deux fois, la France et le Paraguay, les hommes de Walid Regragui n’ont pas réussi à l’emporter (deux nuls et deux défaites).
De plus, En-Nesyri and Co ont été beaucoup moins dangereux. En atteste le nombre de tirs tentés (2 tirs cadrés). Sans parler du fait que la défense est beaucoup plus exposée au contre dans cette situation (3 tirs cadrés subis). Ces écueils trouvent leur source dans plusieurs facteurs.
Un manque de variété sur le plan offensif
Face aux équipes ultra défensives, ou dont les qualités reposent sur une arrière-garde d’airain campée dans ses 30 derniers mètres, le Maroc a parfois manqué de créativité et de mobilité. Mais aussi de passes qui cassent les lignes.
Ensuite, à trop s’empêtrer dans l’axe à cause des ailiers en faux pied (Ziyech et Boufal), le Onze national oublie que la solution est parfois sur les côtés. Il oublie aussi de mettre du rythme et de l’intensité dans la circulation du ballon.
Pour évacuer ces difficultés, il faut d’abord varier ses attaques, en utilisant des frappes lointaines par exemple, et ne pas uniquement trouver un appui dans l’axe pour ensuite trouver les ailiers. Il serait intéressant d’écarter le jeu au maximum, via des transversales rapides pour étirer la défense adverse qui est souvent en infériorité numérique à l’opposé.
Qui plus est, avec l’apport des latéraux et, surtout, celui de vrais ailiers de débordement, qui ne repiquent pas à chaque fois dans l’axe pour être sur leur bon pied. Ajoutez-y des appels pour attaquer la profondeur, à l’instar de l’ouverture du score de l’Allemagne face au Pérou, en match amical, le samedi 25 mars.
Avec autant de qualité dans ses rangs et le statut d’une des quatre meilleures équipes au monde en 2022, l’équipe nationale sera souvent confrontée à onze adversaires qui seront là, à l’attendre dans leur moitié de terrain. Charge au sélectionneur et à ses joueurs de relever le défi et de combler une lacune rédhibitoire sur le continent africain.
Une rencontre sous haute tension
A commencer par le Pérou ce soir, lors d’une rencontre sous haute tension où les supporters marocains ne seront pas majoritaires. Terre d’accueil historique des immigrants péruviens, l’Espagne et Madrid seront acquises à leur cause. En atteste le bain de foule vécu par les Rojiblanco, le lundi 27 mars aux abords de leurs hôtels. Des encouragements qui se sont transformés en débordements, obligeant les autorités espagnoles à intervenir avec véhémence.
A présent que le décor est planté, Walid Regragui n’aura d’autre choix que d’aligner sa meilleure équipe, privée de Azzedine Ounahi et Achraf Hakimi, forfaits.Dans les cages, Yassine Bounou aura l’occasion de se rattraper après sa médiocre prestation face au Brésil. Le back four sera sans doute composé de Noussair Mazraoui, Nayeg Aguerd, Romain Saïss et Yahya Attiat Allah. A moins que le sélectionneur ne donne sa chance à Jawad El Yamiq.
A priori, le trident du milieu de terrain s’articulera autour de Sofyan Amrabat, Bilal El Khannouss et Abdelhamid Sabiri. Devant eux, c’est moins évident. La logique voudrait que le trio Ziyech-En-Nesyri-Boufal enchaîne. Mais d’autres options sont envisagées par le sélectionneur, comme la titularisation de Abderrazak Hamed-Allah, dont l’opportunisme est un atout contre des équipes qui stationnent un bus de joueurs devant leur cage.
Le Maroc s’offre un succès de prestige face au Brésil (2-1)
L’équipe nationale a écrit une nouvelle et glorieuse page de son livre d’histoire. Les hommes de Walid Regragui ont battu le Brésil de Vinicius Junior, sur un astucieux tir en pivot de Sofiane Boufal (29′) et une reprise à bout portant de Abdelhamid Sabiri (79′), ce samedi 25 mars, au Grand stade de Tanger, lors d’une soirée endiablée où les supporters étaient plus que jamais en fusion.
Le onze national était éployé au sein d’un 4-3-3 d’école sous les ordres de Walid Regragui; Bilal El Khanouss en fut la principale surprise. A bientôt 19 ans, El Khanouss a enchaîné une seconde titularisation, après la petite finale de la Coupe du monde 2022, perdue face à la Croatie (2-1). Cette fois, il a été l’un des artisans du succès marocain.
Le milieu relayeur a été crucial dans l’ouverture du score, en servant le buteur Soufiane Boufal dans la surface de réparation. Après l’égalisation de Casemiro, bien aidé par une faute de main de Yassine Bounou, Abdelhamid Sabiri, entré en seconde mi-temps, a donné un avantage définitif à l’équipe nationale (79′), sur une demi-volée qui n’a laissé aucune chance à Weverton, le portier brésilien.
Le Maroc ouvre le score contre le cours du jeu
Dans une première mi-temps intense et rugueuse, l’équipe nationale a éprouvé énormément de difficultés à entrer dans sa rencontre. Gênés par le pressing haut des Brésiliens, les Marocains ont dans un premier temps perdu énormément de ballons en phase de construction.
Après 10 minutes de jeu où les coéquipiers de Saïss ont essayé de ressortir via des passes courtes initiées par Yassine Bounou, ils ont par la suite allongé le jeu, cherchant les déviations en pivot de Youssef En-Neysiri, dont le travail de sape a encore une fois et comme à son habitude été énorme.
C’est à partir du quart d’heure de jeu que les protégés de Walid Regragui se sont enfin décidés à s’appuyer sur les ingrédients qui ont fait leur force lors de la Coupe du monde 2022. Notamment en se positionnant en bloc médian, voir bas par séquence, tout en délaissant le ballon au profit des Brésiliens.
Les quarts de finaliste de la dernière Coupe du monde se sont longtemps cassé les dents sur la densité axiale du bloc défensif marocain, qui a en plus fait preuve d’un repli défensif impeccable, magnifié par Sofyan Amrabat. Toujours aussi vaillant et précieux à la récupération du ballon, le milieu défensif de la viola a usé de mécanismes de compensation et d’une activité incessante pour boucher les trous et filtrer les attaques adverses, afin de protéger sa défense axiale.
Une défense où Aguerd et Saïss ont été impériaux, tandis que Achraf Hakimi a parfaitement muselé Vinicius Junior. Malgré sa gêne aux ischiojambiers, le latéral droit est intervenu à plusieurs reprises dans les pieds du virtuose du Real Madrid.
Conséquemment à une des nombreuses interventions de Achraf Hakimi, Hakim Ziyech a mené une transition offensive éclair, toutefois mal négociée comme beaucoup d’autres par manque de mouvements coordonnés et de justesse dans la dernière passe. Des approximations gommées à l’approche de la demi-heure de jeu, lorsqu’un tir de Noussair Mazraoui a frôlé le poteau droit de Weverton, après une sublime transversale de Ziyech (23’).
Quelques minutes plus tard (29’), un rush du gaucher de Chelsea, encore lui, a débouché sur l’ouverture du score de Sofiane Boufal, sur un tir en pivot, après une passe de Bilal El Khanouss, consécutive à une récupération haute de Noussair Mazraoui. Une ouverture du score contre le cours du jeu, mais qui confirme la capacité du Maroc a être dangereux à n’importe quel moment de la rencontre.
Preuve en est, la frappe enroulée de Hakim Ziyech (37’) qui a frôlé les cages brésiliennes, puis la tentative de Azzedine Ounahi quelques secondes plus tard. Cela dit, le Maroc a échappé à la correctionnelle sur deux sorties mal négociées par Yassine Bounou, qui a diffusé une inhabituelle fébrilité dans ses interventions. En atteste le but encaissé par l’équipe nationale, malgré un magnifique arrêt au retour des vestiaires (48’).
Sans véritable avant-centre, le Brésil a dans un premier temps essayé de trouver ses milieux relayeurs entre les lignes. Avant d’allonger le jeu pour échapper à la densité axiale du milieu de terrain marocain. Paqueta and co ont eu plusieurs occasions d’ouvrir le score dont une chance immanquable (13’) sur un service de Vinicius Jr plein axe pour Barbosa Ronilson, qui a trop enlevé son tir dans la surface de réparation.
Dix minutes plus tard, Yassine Bounou a raté sa relance dans l’axe, mettant dans l’embarras sa défense. Heureusement, le gardien marocain s’est rattrapé en arrêtant in extremis le lob de Rodrygo. Ensuite, le Madrilène a manqué sa demi-volée dans les 16 mètres sur une déviation d’Emerson, suite à un renversement de jeu (38’). La Seleção s’est procurée ses meilleures occasions sur des appels en lançant ses ailiers en profondeur.
Abdelhamid Sabiri libère ses coéquipiers
La seconde mi-temps a été à l’image de sa devancière, avec un onze national très bien placé, qui envoie par moment des piques, comme sur les deux tirs de Ounahi (55’) et Ziyech (49’), arrêtés par le portier adverse. Les similitudes avec le premier acte étaient également visibles dans les occasions ratées par la Seleção à cause d’imprécisions, mais aussi d’une défense héroïque des Lions de l’Atlas.
A souligner, la médiocre prestation de Yassine Bounou qui a offert l’égalisation au Brésil, sur un tir à ras de terre, a priori sans danger, mais que n’a pas maîtrisé le gardien sévillan. Mais comme l’ensemble de ses partenaires, le portier a fait le dos rond en attendant sa chance pour briller. Il n’en a pas vraiment eu, contrairement à Abdelhamid Sabiri et Yahya Attiat Allah.
Les deux entrants en seconde mi-temps ont fait montre d’une activité incessante sur le côté gauche de l’attaque marocaine. Ce n’est finalement pas un hasard s’ils étaient impliqués dans le but de la victoire. Le premier servant le second pour un succès de prestige qui permet à l’équipe nationale de s’approcher encore un peu plus des cimes du football planétaire.