Nasser Bourita représente le Roi au 34ᵉ Sommet arabe et au Sommet économique et de développement

Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, est arrivé vendredi à Bagdad pour représenter le Roi Mohammed VI à la 34e session ordinaire du Sommet arabe, qui se tiendra le samedi 17 mai dans la capitale irakienne, ainsi qu’au Sommet économique et de développement.

Sur instructions du Roi, Nasser Bourita reçoit le vice-Premier ministre irakien

Lors de cette rencontre, l’émissaire du Président irakien a remis une invitation relative au 34ᵉ Sommet arabe ordinaire, qui se tiendra à Bagdad le 17 mai prochain.

Le sommet arabe adopte un plan pour reconstruire Gaza

Le communiqué final adopté à l’issue du sommet a exhorté la communauté internationale ainsi que les institutions financières internationales et régionales à « apporter rapidement le soutien nécessaire à ce plan, sachant que les efforts de reconstruction doivent aller de pair avec l’amorce d’un processus politique dans la perspective d’une solution durable et juste, permettant au peuple palestinien de réaliser ses aspirations légitimes à l’établissement de son État indépendant et à vivre en paix et en sécurité ».

Le plan présenté par l’Egypte représente un montant de 53 milliards de dollars sur cinq ans, une estimation équivalente à celle de l’ONU, pour reconstruire la bande de Gaza.

Le sommet a en outre salué la tenue prochaine, au Caire, d’une conférence internationale sur le relèvement et la reconstruction de Gaza, en coopération avec l’État de Palestine et l’ONU, et a appelé la communauté internationale à y participer activement pour accélérer la réhabilitation et la reconstruction de la bande de Gaza. Il a aussi préconisé la mise en place d’un fonds où seront déposées les contributions de tous les États et des institutions de financement donatrices, en vue de réaliser les projets de reconstruction.

Le communiqué final a insisté sur « l’importance impérieuse de poursuivre l’application intégrale de l’accord de cessez-le-feu dans ses deuxième et troisième phases » et sur « la nécessité pour chaque partie de respecter ses engagements, en particulier la partie israélienne ».

Il a également salué la décision palestinienne de créer un Comité de gestion de Gaza sous l’égide du gouvernement palestinien, composé de compétences issues de la bande de Gaza, pour une période de transition visant à faciliter le retour de l’Autorité nationale palestinienne à Gaza.

Rejet de toute forme de déplacement du peuple palestinien

De même, le sommet a exhorté le Conseil de sécurité à « déployer des forces internationales de maintien de la paix pour contribuer à assurer la sécurité des peuples palestinien et israélien aussi bien en Cisjordanie qu’à Gaza, dans le cadre d’une perspective politique menant à la création de l’État palestinien ».

Il a également apporté son soutien aux efforts de la Coalition internationale pour la mise en œuvre de la solution à deux États, sous la présidence de l’Arabie Saoudite, en sa qualité de présidente du Comité arabo-islamique conjoint sur Gaza, l’Union européenne et la Norvège.

D’autre part, le sommet arabe a souligné le rôle vital de l’UNRWA dans l’assistance des réfugiés palestiniens conformément à son mandat défini par les Nations unies dans les zones de son intervention, en particulier en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza.

Il a réaffirmé que le choix stratégique des pays arabes repose sur l’instauration d’une paix juste et globale, garantissant tous les droits du peuple palestinien, notamment son droit à l’établissement d’un État indépendant et souverain sur son territoire national, conformément à la solution des deux États et à l’Initiative arabe de paix.

Le Sommet a réitéré son rejet de toute forme de déplacement du peuple palestinien, que ce soit à l’intérieur de son territoire ou à l’étranger, sous quelque prétexte que ce soit, tout en condamnant fermement la récente décision du gouvernement israélien de bloquer l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza.

Soutien constant du Maroc à la cause palestinienne

Lors du sommet extraordinaire de la Ligue arabe au Caire, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a réaffirmé le soutien constant du Roi Mohammed VI aux droits légitimes du peuple palestinien. Il a souligné que la position du Maroc repose sur des principes clairs, affirmant que Gaza et la Cisjordanie font partie intégrante du territoire palestinien et que seul le peuple palestinien doit décider de son avenir.

Il a insisté sur la nécessité de consolider le cessez-le-feu, de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et d’assurer une reconstruction durable dans un cadre politique inclusif. Il a également mis en garde contre les pressions et les confusions entourant l’avenir de Gaza, appelant à une approche concertée avec l’Autorité palestinienne.

Le ministre a par ailleurs rappelé l’importance de préserver le statut juridique et historique d’Al-Qods, réaffirmant l’engagement du Roi, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, en faveur de la protection de la Ville sainte et du soutien à ses habitants. Il a mis en avant le rôle clé du Comité Al-Qods et de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif dans ces efforts.

Nasser Bourita prend part à la réunion du Conseil de la Ligue arabe au Caire

A cette occasion, Nasser Bourita a participé à la réunion de l’instance de suivi de la mise en œuvre des décisions et engagements au niveau ministériel et à la réunion du comité ministériel arabe chargé de l’action internationale face aux politiques et mesures israéliennes illégales à Al-Qods occupée.

Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger tiendra également plusieurs entretiens bilatéraux, notamment avec le ministre des Affaires étrangères, de l’immigration et des affaires des Egyptiens à l’étranger, Badr Abdel Ati.

Nasser Bourita avec son homologue égyptien, M. Badr Abdelatty

Lors de cet entretien, les deux ministres ont passé en revue les moyens de renforcer les relations bilatérales, conformément aux orientations du Roi Mohammed VI et du président de la République Arabe d’Égypte, M. Abdel Fattah Al-Sissi, en droite ligne des liens forts de fraternité unissant les dirigeants des deux pays et peuples frères, ainsi que de leur solidarité mutuelle constante, communauté de destin et objectifs communs.

Ils ont, par la même occasion, convenu de renforcer la coordination et les consultations entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, à travers la tenue dans les meilleurs délais de la quatrième session du Mécanisme de dialogue, de coordination et de consultation politique et stratégique, ainsi que l’intensification des échanges de visites entre les responsables des deux pays, dans l’objectif d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations de coopération entre le Maroc et l’Égypte.

Au cours de cet entretien, les deux ministres ont échangé leurs points de vue au sujet des différentes questions d’intérêt commun sur les scènes arabe, continentale et internationale.

Le 33e Sommet arabe clôt ses travaux par l’adoption de la Déclaration du Bahreïn

Le Roi Mohammed VI était représenté à ce Sommet par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

Le Sommet a été marqué par le discours adressé par le Roi Mohammed VI dans lequel le Souverain a souligné qu’en ces moments difficiles que traverse la question palestinienne à la suite de l’agression israélienne flagrante contre la bande de Gaza, « nous ne sommes que plus déterminés à maintenir la Cause palestinienne au centre de toute action visant à instaurer une paix juste et durable dans la région du Moyen-Orient ».

Le Roi a également affirmé que « l’avenir de la Nation arabe reste tributaire de la capacité à concevoir une vision stratégique commune adossée à une volonté politique sincère, pour consolider son unité et resserrer ses rangs, au service des intérêts communs de nos peuples, et de manière à concrétiser leurs aspirations à davantage d’entente, d’interaction et de complémentarité entre leurs différentes composantes ».

La Déclaration du Bahreïn, adoptée à l’issue du 33e Sommet arabe, a apporté son soutien au rôle de la présidence du Comité Al-Qods et de l’Agence Bayt Mal Al-Qods, assurée par le Roi Mohammed VI.

Le Sommet arabe de Manama a salué, en outre, des initiatives marocaines en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme et de climat, tout en mettant en avant les efforts du Royaume pour le règlement de la crise en Libye.

Le Sommet arabe a consacré une grande partie de ses discussions à la question palestinienne, la Déclaration du Bahreïn ayant appelé, à ce propos, au déploiement de forces internationales de maintien de la paix, relevant des Nations Unies, dans les territoires palestiniens occupés, dans l’attente de la mise en œuvre de la solution à deux Etats.

A cet égard, la Déclaration a insisté sur la responsabilité qui incombe au Conseil de sécurité de l’ONU pour prendre des mesures claires visant la mise en œuvre de la solution à deux Etats, avec l’impératif d’établir un échéancier pour le processus politique et l’émission d’une résolution portant création de l’Etat palestinien indépendant, souverain et viable, avec Al Qods-Est comme capitale, vivant côte à côte avec Israël, conformément aux résolutions de la légalité internationale et aux cadres de référence pertinents, y compris l’Initiative de paix arabe.

Par ailleurs, les dirigeants arabes ont fait part, dans une autre décision relative au « soutien au budget de l’Etat de Palestine et à la résistance du peuple palestinien », de leurs remerciements au Royaume du Maroc pour avoir versé une partie de sa contribution à l’augmentation du capital du Fonds Al-Qods et Al-Aqsa, d’une valeur de 12,5 millions de dollars (125 MDH).

La délégation marocaine comprenait également le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, l’ambassadeur du Maroc au Bahreïn, Mustapha Benkhayi, et l’ambassadeur du Maroc au Caire et délégué permanent du Royaume auprès de la Ligue arabe, Mohamed Ait Ouali.

33e Sommet arabe : le Roi réaffirme la centralité de la cause palestinienne pour une paix juste et durable au Moyen-Orient

« Nous réaffirmons notre soutien constant au peuple palestinien frère pour recouvrer ses droits légitimes et établir son Etat indépendant et souverain, sur les frontières du 4 juin 1967, avec Al-Qods-Est pour Capitale, sur la base de la solution à deux Etats », a souligné le Roi dans un discours adressé au 33e Sommet de la Ligue des Etats arabes, qui a ouvert ses travaux à Manama, au Royaume de Bahreïn ce jeudi 16 mai 2024.

En ces moments difficiles que traverse la question palestinienne à la suite de l’agression israélienne flagrante contre la bande de Gaza, le Souverain a assuré que « nous ne sommes que plus déterminé à maintenir la cause palestinienne au centre de toute action visant à instaurer une paix juste et durable dans la région du Moyen-Orient ».

« Les actes de représailles perpétrés dans la bande de Gaza ont révélé de graves violations qui vont à l’encontre des dispositions du droit international et du droit international humanitaire », a poursuivi le Roi dans son discours, dont la lecture a été donnée par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, réitérant sa vive condamnation du meurtre d’innocents.

Le Souverain a, en outre, réaffirmé le caractère inacceptable du fait d’imposer une réalité nouvelle dans la bande de Gaza et des tentatives de déplacement forcé des Palestiniens, car ces agissements ne font qu’aggraver la situation et générer plus de violence et d’instabilité.

Rappelant que la bande de Gaza fait partie intégrante des territoires palestiniens et de l’État palestinien unifié, le Roi a insisté avec force sur la nécessité d’acheminer, de manière rapide et durable, les aides humanitaires aux Palestiniens dans l’ensemble de la bande de Gaza et de renforcer la protection des civils non armés.

Le Roi a, par ailleurs, assuré qu’ »en qualité de Président du Comité Al-Qods, nous continuerons, en étroite coordination avec notre frère, son excellence, Monsieur Mahmoud Abbas, président de l’État de Palestine, à tout mettre en œuvre pour préserver le statut juridique et le cachet historique et civilisationnel de la Ville sainte« .

Le Souverain a fait part, à ce titre, de sa volonté de poursuivre, grâce au travail mené sur le terrain par l’Agence Bayt Mal Al-Qods, le bras exécutif du Comité Al-Qods, la mise en œuvre de programmes et de projets concrets visant à sauvegarder l’identité culturelle de la ville sainte et à améliorer la situation sociale et les conditions de vie de la population maqdessie afin de l’aider à résister et à se maintenir dans la ville sainte.

Au sujet de la situation douloureuse et déplorable qui sévit dans certains pays arabes frères, le Roi a affirmé que le Royaume du Maroc nourrit l’espoir d’un retour à la stabilité dans ces pays, en privilégiant le dialogue et les initiatives pacifiques, loin de la logique de la force et des options militaires, de sorte que soient trouvées des solutions concrètes, efficaces et durables.

(Avec MAP)

Aziz Akhannouch s’entretient avec le président irakien

Au cours de cette entrevue, qui s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, l’accent a été mis sur l’excellence des relations entre le Maroc et l’Irak, ainsi que sur les moyens de les promouvoir davantage dans les divers domaines.

Les deux parties ont émis le souhait de voir les relations bilatérales propulsées à un niveau plus élevé pour répondre aux attentes des chefs d’Etat des deux pays, le Roi Mohammed VI et le président irakien, Abdel Latif Jamal Rachid.

Akhannouch est arrivé plus tôt mercredi dans la capitale bahreïnie pour représenter le Roi Mohammed VI aux travaux de la 33e session du Conseil de la Ligue arabe au niveau du Sommet.

(Avec MAP)

À Manama, Bourita réitère le « soutien constant » du Maroc à la cause palestinienne

Au cours de cette entrevue, Nasser Bourita a réitéré la position constante du Maroc, sous le leadership du Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, quant à la justesse de la cause palestinienne et aux droits légitimes du peuple palestinien à l’établissement de son Etat indépendant, avec comme capitale Jérusalem-Est, sur les frontières du 4 juin 1967.

Il a, à cet égard, réaffirmé le rejet et la condamnation par le Maroc de l’agression flagrante et de toutes les violations et provocations israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, y compris Al-Qods Acharif et la Mosquée Al-Aqsa.

Ces actes de provocation et ces violations graves, a-t-il dit, constituent une transgression flagrante du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité, de même qu’un facteur à même d’exacerber l’escalade qui ne fait que compromettre les efforts d’apaisement.

Il a affirmé que l’opération militaire israélienne dans la ville de Rafah, qui a permis la prise de contrôle par Israël de la partie palestinienne du point de passage de Rafah, représente une menace grave pour les vies de de plus d’un million de Palestiniens, notant que le Maroc, sous la conduite du Roi, Président du Comité Al Qods, insiste sur l’importance de parvenir à un cessez-le-feu immédiat, urgent et durable, et de s’abstenir de tout acte susceptible de saper les efforts continus pour un accord permettant de progresser vers des arrangements sur l’échange d’otages et de détenus.

Nasser Bourita a en outre réitéré le rejet total par le Maroc de toutes les formes de déplacement forcé, de punition collective et de représailles dont est victime le peuple palestinien, soulignant la nécessité d’acheminer les aides humanitaires en quantité suffisante et sans entraves vers la bande de Gaza. Il a également mis l’accent sur l’importance de garantir la durabilité des services de l’UNRWA au profit du peuple palestinien.

Les deux ministres ont affirmé que la multiplication des agressions systématiques par des colons extrémistes en Cisjordanie, à l’instigation de responsables gouvernementaux israéliens, attise le conflit et compromet les efforts visant l’apaisement.

De même, les provocations et les mesures illégales israéliennes visant à modifier le statut juridique et culturel de la ville d’Al-Qods Acharif, y compris la mosquée Al-Aqsa, exacerbent l’escalade et la spirale de violence.

Dans ce sens, Nasser Bourita a indiqué que le Maroc, dont le Roi Mohammed VI préside le Comité Al-Qods, condamne fermement la fermeture aujourd’hui de la porte des Marocains, suite à l’incursion sur l’esplanade de la Mosquée Al-Aqsa d’un groupe d’extrémistes israéliens qui y ont déployé le drapeau israélien.

Mohamad Mustafa a, de son côté, salué la position constante et solidaire du Maroc en faveur de la cause palestinienne, sous la conduite du Roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods. Il a également hautement salué les initiatives et les actions menées par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, bras opérationnel du Comité Al-Qods, pour soutenir la ville sainte et renforcer la résistance de ses habitants.

En outre, les deux ministres ont affirmé la détermination des deux pays à poursuivre leur coopération, leur coordination et leur concertation sur les divers niveaux, conformément à la vision commune du Roi Mohammed VI et du président Mahmoud Abbas.

(Avec MAP)

Nasser Bourita participe à une réunion préparatoire du Sommet arabe

L’instance est composée de la Troïka du sommet (Arabie Saoudite, Algérie et Bahreïn), et de la Troïka du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel (Royaume du Maroc, Mauritanie et Yémen).

Au cours de cette réunion, l’Instance a approuvé le rapport du secrétaire général de la Ligue arabe qui lui a été soumis. Ce rapport met en avant les efforts déployés par l’Agence Bayt Mal Al-Qods, relevant du comité Al Qods, sous la présidence du Roi Mohammed VI.

Elle met aussi l’accent sur l’opération humanitaire ordonnée par le Souverain, le 12 mars 2024, au profit des Palestiniens dans la bande de Gaza et à Al-Qods Acharif, et composée de plus de 40 tonnes de denrées alimentaires pour un budget total de 1 million de dollars.

Cette opération humanitaire d’envergure, qui a bénéficié à 2.000 familles maqdessies, a porté sur 22 produits de base et permis la distribution de 1.000 repas chaque jour dans la bande de Gaza. Elle a, en outre, permis la remise d’équipements complets à l’hôpital « Le Croissant Rouge » à Al Qods, ainsi que d’un lot de médicaments et d’équipements médicaux à l’hôpital Al Maqassid.

L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif va également lancer un programme de microcrédit, en coopération avec le gouverneur d’Al-Qods et d’autres projets sociaux pour une enveloppe budgétaire de 200.000 dollars américains.

(Avec MAP)

Akhannouch représente le Roi à trois sommets à Riyad

Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch est arrivé jeudi soir à Riyad pour représenter le Roi Mohammed VI à trois réunions à ce sommet, qui seront consacrées à la situation à Gaza et à la coopération économique saoudo-africaine, annonce l’agence MAP.

La délégation marocaine comprend le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Ainsi, M. Akhannouch représentera le Souverain aux travaux du sommet arabe d’urgence et du sommet islamique extraordinaire, prévus samedi et qui seront consacrés aux développements de la situation dans la bande de Gaza.

Le chef du gouvernement représentera également le Souverain au sommet économique saoudo-africain, qui examinera la consolidation de la coopération économique entre les deux parties et la concrétisation de projets de développement.

Le Roi Mohammed VI invite le président algérien à venir “dialoguer” au Maroc (Bourita)

[AFP].- Cette invitation, qui n’est pas nouvelle, survient après que le Roi Mohammed VI a renoncé à participer au sommet des dirigeants arabes qui se déroule jusqu’à ce mercredi dans la capitale algérienne. Elle s’inscrit dans un contexte de crise entre les deux pays, après la rupture de leurs relations diplomatiques en août 2021, à l’initiative d’Alger.

Le Roi Mohammed VI avait fait part ces derniers jours de son intention de se rendre à Alger, où il avait été convié en tant que chef d’État par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Mais “aucune confirmation n’est venue (de la partie algérienne) à travers les canaux disponibles, après que la délégation marocaine à Alger s’est enquise des dispositions prévues pour accueillir le souverain”, a expliqué Nasser Bourita à l’AFP.

Le chef de la diplomatie marocaine a déploré qu’il n’y ait “pas eu de réponse via les canaux appropriés”. De son côté, dans un entretien avec une chaîne d’information saoudienne, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a regretté, ce mardi 1er novembre, une “occasion perdue” en évoquant l’absence du Roi Mohammed VI.

Réagissant aux déclarations de son homologue algérien selon lesquelles le président Tebboune aurait reçu protocolairement Mohammed VI à son arrivée à Alger, M. Bourita a estimé que “ce genre de rencontre ne peut pas s’improviser dans un salon d’aéroport”.

Aussi “Sa Majesté (le Roi Mohammed VI) a donné ses instructions pour adresser une invitation ouverte au président Tebboune puisque ce dialogue n’a pas pu avoir lieu à Alger”, a assuré le ministre des Affaires étrangères qui représente le Maroc au sommet arabe.

Le Roi Mohammed VI a réitéré à plusieurs reprises ces dernières années une “main tendue” à l’Algérie, malgré la dégradation des relations bilatérales. “Nous aspirons à œuvrer avec la présidence algérienne pour que le Maroc et l’Algérie puissent travailler, main dans la main, à l’établissement de relations normales entre deux peuples frères », avait plaidé en juillet 2022 le Roi Mohammed VI à l’occasion du discours de la Fête du Trône.

Nouveau report du sommet arabe prévu en Algérie

Prévu initialement en mars, le sommet arabe devant se tenir cette année en Algérie a été reporté, officiellement « en raison du contexte sanitaire tendu ».

Lors d’une conférence de presse, tenue le 20 janvier dernier, en marge de sa visite en Algérie, le secrétaire adjoint de la Ligue arabe, Houssam Zaki, avait annoncé que le sommet pourrait se tenir après le mois de ramadan, plus précisément en mai ou juin.

Pourtant, la date de la tenue de ce rendez-vous, tel que prévu par la Ligue arabe, vient d’être encore une fois reportée.

S’exprimant lors d’une entrevue avec des journaux algériens, mardi 16 février, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a souligné que le sommet se tiendra lors du dernier trimestre de l’année en cours, annonce l’agence APS.