Sothema : augmentation de capital, stratégie et impacts

Sothema a lancé une augmentation de capital de 630,4 MDH, réservée exclusivement à Abdellaziz Razkaoui et au fonds Capmezzanine III, afin de finaliser l’intégration de Soludia Maghreb au sein du groupe. L’opération, qui s’étale du 9 au 22 décembre 2025, prévoit l’émission de 406.728 actions nouvelles, libérées par apport en nature des titres de Soludia détenus par les deux investisseurs.

Au-delà de l’opération elle-même, que signifie réellement ce mouvement pour Sothema, pour son actionnariat et pour sa trajectoire boursière ?

Une opération intimement liée à Soludia, pivot d’un nouvel axe stratégique

L’augmentation de capital lancée par Sothema ne se comprend réellement qu’à la lumière de l’acquisition de Soludia Maghreb, un acteur incontournable de l’hémodialyse au Maroc.

Pour le groupe, il ne s’agit pas d’un simple mouvement capitalistique, mais d’un changement d’échelle : Sothema met la main sur une aire thérapeutique qu’elle ne couvrait pratiquement pas jusqu’ici, tout en intégrant un actif industriel capable de soutenir son expansion régionale.

Soludia occupe une position particulière dans l’écosystème marocain : l’entreprise a bâti, depuis plus de vingt ans, une expertise reconnue dans la fabrication de solutions d’hémodialyse, au point de devenir la référence nationale du segment. Cet ancrage en fait un maillon stratégique de la souveraineté sanitaire, à un moment où le pays renforce ses capacités locales de production.

Pour Sothema, l’opération répond donc à plusieurs ambitions simultanées. Sur le plan industriel d’abord : l’intégration de Soludia permet au groupe d’élargir son portefeuille thérapeutique, de consolider une filière essentielle et de monter en puissance dans un domaine où la demande est en forte croissance.

« Sur le plan financier ensuite : en consolidant Soludia, le groupe anticipe un chiffre d’affaires d’environ 3,5 MMDH en 2025, pour un EBITDA dépassant 800 MDH, selon les projections internes. Une dynamique qui reflète le potentiel de croissance du nouvel ensemble, notamment grâce à la mise en service d’une nouvelle unité industrielle chez Soludia », précise Sothema.

Mais les enjeux dépassent le marché local. Sothema voit dans cette acquisition un levier pour accélérer son développement en Afrique de l’Ouest et au Moyen-Orient, deux zones où le groupe est déjà présent et où la demande en produits de santé, particulièrement en dialyse, progresse rapidement. L’intégration de Soludia offre ainsi une base industrielle renforcée pour étoffer son offre dans ces régions.

Le montage financier de l’opération illustre d’ailleurs cet alignement stratégique. « Le prix d’acquisition de Soludia avoisine 1 MMDH, mais ses principaux actionnaires ; Aziz Razkaoui et CDG Invest Growth ont choisi de convertir 80% de leurs titres en actions Sothema plutôt que d’opter pour un paiement en cash. Un arbitrage qui traduit une confiance affirmée dans la trajectoire future du groupe. Le paiement en numéraire se limite à environ 365 MDH, assorti d’un complément potentiel de 95 MDH conditionné aux performances futures de Soludia ».

Enfin, « cette acquisition s’inscrit dans une feuille de route stratégique plus large. Pour la période 2025-2030, Sothema articule son développement autour de quatre priorités : consolider son leadership national, accélérer son expansion en Afrique de l’Ouest et au Moyen-Orient, renforcer son excellence scientifique : notamment via l’innovation dans les pathologies lourdes et créer une valeur financière durable pour ses actionnaires. Le dynamisme du pipeline produits en témoigne : une dizaine de nouveaux médicaments ont été lancés au premier semestre 2025, et la seconde moitié de l’année doit voir l’arrivée d’innovations en oncologie, cardiologie ou encore dans des maladies chroniques comme la sclérose en plaques », ajoute Sothema.

Dans ce contexte, l’intégration de Soludia apparaît comme une pièce maîtresse : elle confère au groupe une présence élargie sur un segment critique de la santé publique, renforce sa capacité de production et consolide une base industrielle nécessaire pour franchir un nouveau cap dans son expansion.

Un impact financier immédiat et une lecture boursière mesurée

L’augmentation de capital renforce substantiellement la structure financière de Sothema.

Selon les données du prospectus, les capitaux propres consolidés passent d’environ 1,50 MMDH à 2,13 MMDH, soit un apport net de 630 MDH.

Sur le plan social, les capitaux propres suivent la même dynamique, passant de 1,27 MMDH à 1,9 MMDH après intégration de l’opération. Cette amélioration mécanique des fonds propres, sans recours à l’endettement, offre au groupe une base financière élargie pour absorber l’acquisition de Soludia et poursuivre ses investissements industriels.

L’impact sur la structure actionnariale reste limité. Après l’opération, le capital passe de 7,2 millions à 7,6 millions d’actions, soit une dilution d’environ 5%, répartie exclusivement entre les deux investisseurs apporteurs : Abdellaziz Razkaoui (3,55%) et Capmezzanine III (1,8%). Le flottant reste inchangé en termes de nombre des actions, mais la part passe à 11,13%, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’effet particulier sur la liquidité du titre.

Sur le plan boursier, « l’opération n’a pas vocation à modifier la thèse d’investissement de Sothema. Il s’agit avant tout d’un montage destiné à financer l’acquisition de Soludia, sans appel au marché et sans pression sur la trésorerie. En d’autres termes, l’effet immédiat sur le cours est généralement neutre dans ce type de configuration : la dilution est faible, le flottant inchangé et la structure de contrôle reste stable », précise un analyste.

Dans ce contexte, « la vraie question n’est pas l’impact technique de l’opération, mais ce qu’elle apporte au profil du groupe ». Or, en 2025, Sothema figure déjà parmi les plus fortes progressions du marché : le titre affiche une hausse de près de 90% en YTD, portant la capitalisation boursière à environ 12 MMDH.

« L’opération s’inscrit donc dans une dynamique déjà favorable, où le marché valorise la croissance du groupe, sa diversification thérapeutique et sa capacité à intégrer un actif comme Soludia ».

« L’augmentation de capital peut ainsi être interprétée comme un renforcement des fondamentaux plutôt qu’un événement susceptible de créer une volatilité particulière ».

Sothema obtient le feu vert pour son augmentation de capital de 630 MDH

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a accordé son visa au prospectus relatif à l’augmentation du capital social de Sothema par apport en nature, avec émission de nouvelles actions.

Cette opération est réalisée au profit de M. Abdellaziz Razkaoui et du fonds Capmezzanine III, géré par CDG Invest Growth, en rémunération de l’apport à Sothema de leurs titres détenus dans Soludia.

L’augmentation du capital social porte sur un montant global de 630.428.614,6 DH, prime d’apport incluse. Elle se matérialise par l’émission de 406.728 actions nouvelles, au prix unitaire de 1.550 DH, dont 50 DH de valeur nominale et 1.500 DH au titre de la prime d’apport.

Ces actions nouvelles rémunèrent l’apport à Sothema de 12.046 actions Soludia, représentant environ 63,05% du capital social de cette dernière, apportées par M. Abdellaziz Razkaoui et le fonds Capmezzanine III.

L’obtention du visa de l’AMMC intervient après, notamment, l’approbation du Conseil de la concurrence portant sur l’opération dans sa globalité, ainsi que l’approbation de l’augmentation de capital par l’Assemblée générale extraordinaire de Sothema tenue le 24 novembre 2025.

Le closing de l’opération dans son intégralité est prévu pour le 17 décembre 2025.

Bourse. L’indice pharmaceutique surperforme le MASI

L’indice de l’industrie pharmaceutique de la Bourse de Casablanca a augmenté de 24% en mai, porté par ses deux composantes, Sothema et Promopharm, deux titres peu liquides et rarement sous les projecteurs. Depuis le début de l’année, cet indice affiche une envolée de 60,7%.

Cette hausse spectaculaire tranche avec la tendance des mois précédents : 4,6% en avril et 6,6% en mars.

Jusqu’à fin avril, le secteur évoluait largement en retrait par rapport au MASI global. Il aura fallu un mois, et quelques séances très actives sur Sothema, pour changer la donne. Depuis le début de l’année, Sothema affiche une progression de 42%, Promopharm de 36%. Ces niveaux interrogent sur la portée réelle de cette revalorisation.

Sur les six premiers mois de l’année, le secteur pharmaceutique a d’abord sous-performé le MASI, évoluant sans direction claire. Ce n’est qu’en mai que la tendance s’est inversée, avec une surperformance nette du secteur par rapport au marché global.

Sothema a amorcé son rebond plusieurs semaines après la publication de ses résultats annuels, en mars 2025. Le marché n’avait pas réagi dans l’immédiat.

L’accélération s’est produite en mai, dans un contexte de relecture positive des fondamentaux, renforcée par la publication des résultats du premier trimestre. Promopharm a accompagné le mouvement, dans un effet d’entraînement sectoriel.

Une dynamique de marché plus qu’un engouement ciblé

La forte progression de Sothema et de Promopharm en mai s’inscrit dans une vague d’optimisme plus large sur la Bourse de Casablanca. Le marché marocain, tiré par des anticipations de baisse durable des taux, un retour progressif de la liquidité et une bonne tenue des résultats d’entreprise, connaît une phase haussière soutenue depuis le début de l’année.

Dans ce contexte, les deux valeurs pharmaceutiques ont évolué dans le sillage du MASI, avec un retard initial, puis un rattrapage rapide. Leurs performances récentes traduisent autant un effet d’entraînement qu’un véritable mouvement fondamental. L’indice sectoriel, historiquement peu volatile, a ainsi suivi le rythme général du marché, avec une accélération marquée sur la dernière ligne droite.

Un analyste de la place rappelle que ces titres restent « peu suivis par les bureaux de recherche, et que même chez les investisseurs professionnels, la demande reste marginale. Leur flottant réduit et leur faible liquidité limitent leur accessibilité pour les gérants de portefeuilles, ce qui explique en partie la concentration des volumes sur quelques séances et l’amplitude parfois exagérée des variations ».

« La hausse récente s’inscrit dans un mouvement plus large de réallocation des investisseurs vers des secteurs délaissés, à la recherche de relais de performance. L’industrie pharmaceutique et, plus largement, le segment médical bénéficient d’un regain d’intérêt lié à leur résilience, à la souveraineté sanitaire et aux perspectives de croissance sur le continent africain ».

Sothema : croissance solide, valorisation désormais tendue

En bourse, le titre a gagné 42% depuis janvier, porté par ces fondamentaux et l’optimisme général du marché. Mais cette accélération rapide a fait grimper les ratios de valorisation : le PER ressort à 38,6x, très au-dessus des standards du marché.

Sothema a terminé l’année 2024 sur une dynamique remarquée. Son chiffre d’affaires consolidé s’est élevé à 2,82 MMDH, en hausse de 13,4%, tiré par la croissance des ventes de marchandises (+13,8%) et des biens/services produits (+10,8%).

Le résultat net part du groupe a atteint 298,8 MDH, en progression de 22,5% par rapport à 2023 (239,3 MDH), avec une marge nette consolidée de 10,6% (contre 9,6% en 2023).

Le groupe a également bénéficié d’un contexte favorable lié à la stratégie nationale de souveraineté sanitaire.

« Cette politique, qui encourage la production locale et l’industrialisation pharmaceutique, a renforcé la visibilité des laboratoires structurés comme Sothema, notamment grâce à la montée en puissance des fabrications à façon pour des partenaires internationaux et à une stratégie d’expansion active en Afrique de l’Ouest« .

La publication du T1-2025 a prolongé cette dynamique : chiffre d’affaires en hausse de 19% sur un an, à 782 MDH, sans effet calendaire particulier.

Cette performance a été obtenue sans effet calendaire particulier, portée par les lancements de produits, le développement de segments stratégiques comme l’oncologie, et le renforcement de la présence sur le marché public.

Parallèlement, la structure financière du groupe s’est nettement renforcée : l’endettement net a été réduit de moitié pour s’établir à 232 MDH, grâce à la baisse du besoin en fonds de roulement et à des flux de trésorerie solides.

Promopharm : progression régulière

En bourse, le titre a gagné 36% depuis janvier, porté par cette dynamique régulière et par l’effet d’entraînement du secteur. Le PER ressort à 20,8x, ce qui reflète une valorisation exigeante au vu du faible flottant.

En 2024, Promopharm a amélioré ses indicateurs clés. Le chiffre d’affaires s’est établi à 898 MDH, en progression de 11,5%, et le résultat net a atteint 55 MDH. Au premier trimestre 2025, la croissance s’est poursuivie. Le chiffre d’affaires a atteint 160,6 MDH, en hausse de 10,5% sur un an.

Et maintenant ?

Le titre de Sothema a enchaîné plusieurs séances de forte hausse début mai, atteignant un pic au-dessus de 2.000 DH. Mais depuis, le rythme s’est nettement calmé, les volumes se sont réduits et la dynamique s’est stabilisée. Ce comportement traduit souvent une forme d’essoufflement naturel après une accélération marquée.

En ce qui concerne le titre de Promopharm, il a suivi une courbe plus lisse, sans mouvements brusques. Mais là aussi, après avoir gagné 36% depuis janvier, la courbe se tend et les marges de progression immédiate se rétrécissent. Les volumes échangés restent faibles, ce qui limite les entrées de nouveaux investisseurs.

« La hausse s’est produite dans un contexte général de progression du MASI. Elle semble donc avoir été tirée par le marché plus que par une réévaluation propre des entreprises. Il n’y a pas eu de changement stratégique, ni d’annonces majeures qui justifieraient une revalorisation durable », explique l’analyste.

« Après toute hausse rapide, le marché a besoin de digérer. Cela passe par une consolidation des cours, des prises de bénéfices, et parfois un léger repli technique. Cette étape est naturelle, surtout pour des titres peu liquides ».

Sothema passe à 100% d’électricité verte et réduit son empreinte carbone de 94%

L’accord, signé le 18 mars 2025 avec un acteur majeur de la production d’énergie renouvelable au Maroc, permettra à Sothema de couvrir 100% de sa consommation électrique par de l’électricité verte, conformément à la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables, modifiée et complétée par la loi 40-19.

Avec un volume de fourniture future d’électricité de 20 GWh/an, ce partenariat permettra à Sothema de réduire son empreinte carbone de 94%, évitant ainsi l’émission de 14.000 tonnes de CO2 par an, précise la société dans un communiqué.

Un engagement RSE renforcé et une transition énergétique ambitieuse

Citée dans le communiqué, Lamia Tazi, PDG et présidente du conseil d’administration de Sothema, déclare : « Ce PPA (Power Purchase Agreement) s’inscrit pleinement dans notre politique RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), qui vise à minimiser l’impact de nos activités sur la biodiversité. Il représente une étape clé de notre projet de transition énergétique, qui combine l’efficacité énergétique et la réduction de notre empreinte carbone ».

Marouane Ressani, directeur de projets de Sothema, ajoute : « Cet accord est le fruit d’une démarche proactive et d’un engagement de longue date en faveur du développement durable. Nous sommes fiers de contribuer à la protection de l’environnement tout en assurant la pérennité de nos activités ».

Des initiatives concrètes pour une énergie durable

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité des efforts de Sothema en matière de transition énergétique. Depuis 2018, l’entreprise a lancé une chaufferie à biomasse, permettant de recycler 2.000 tonnes de déchets (biomasse) par an et de créer des emplois locaux. Un projet ayant induit une substitution de la consommation de l’énergie fossile par du renouvelable.

Pionnier en matière d’efficacité énergétique, Sothema a réalisé son premier audit énergétique en 2011, en partenariat avec l’AMEE. La société est également certifiée ISO 14001 et en voie de certification ISO 50001, attestant de son engagement en faveur d’une gestion environnementale responsable, ajoute le communiqué.

En 2024, l’IFC a publié les résultats de son étude sectorielle sur l’efficacité énergétique du secteur pharmaceutique en partenariat avec la FMIIP. Cette étude, fruit d’un benchmark international auquel Sothema a contribué, a confirmé son positionnement en tant qu’entreprise efficiente en termes de système de management de l’énergie (SMé).

Étant cotée en bourse, Sothema publie annuellement un rapport ESG, conformément à la circulaire 03-19 de l’AMMC, offrant une transparence totale sur sa politique environnementale et ses performances énergétiques, conclut la même source.

Sothema vs Laboratoires SMB : un arbitrage gagnant pour la partie marocaine

Société de thérapeutique marocaine (Sothema) a remporté une victoire décisive dans une procédure d’arbitrage contre la société belge SMB SA Laboratories. Le tribunal arbitral, basé en Suisse, a confirmé la validité du contrat de licence et de distribution exclusive de produits pharmaceutiques signé entre les deux entreprises, rejetant ainsi la demande de SMB SA Laboratories de résilier cet accord. Celle-ci devra également indemniser son partenaire marocain.

Le conflit entre Sothema et SMB SA Laboratories a débuté en 2019, lorsque la société belge a informé Sothema de sa décision de résilier le contrat qu’elle estimait être terminé depuis le 1ᵉʳ juillet 2019. Ce contrat, signé en 1991 avec la société Gualephar (remplacée par SMB SA Laboratories), portait sur la licence et la distribution exclusive de produits pharmaceutiques sous certaines marques sur le territoire marocain.

Sothema avait rejeté cette résiliation, considérant que le contrat était toujours en vigueur et produisait tous ses effets juridiques. Face à ce désaccord, SMB SA Laboratories avait saisi en 2022 un tribunal arbitral en Suisse pour obtenir la confirmation de la résiliation.

Une victoire pour Sothema

Le tribunal arbitral a rendu sa sentence le 14 mai 2024, concluant que le contrat n’a pas été résilié à partir du 1ᵉʳ juillet 2019 et qu’il restait en vigueur. Une victoire pour Sothema, qui maintient ainsi ses droits exclusifs sur la distribution des produits pharmaceutiques concernés par l’accord.

Le laboratoire marocain a été assisté par la branche marocaine du cabinet A&O Shearman, dirigé par Me Hicham Naciri. Ce même cabinet obtiendra, pour le compte de Sothema, l’exequatur de la sentence auprès du tribunal de commerce de Casablanca. Rendue fin 2024, l’ordonnance a rendu la sentence arbitrale exécutoire sur le territoire marocain. Cela permet à Sothema de faire exécuter la décision du tribunal arbitral en cas de résistance de SMB SA Laboratories à se conformer aux termes de la sentence.

Dirigée par la famille Baudier, SMB SA Laboratories est l’une des principales entreprises pharmaceutiques belges, réalisant chaque année un chiffre d’affaires avoisinant les 100 millions d’euros. Au Maroc, la société, qui s’active via sa filiale Ergo Maroc, est connue pour ses produits « Alpraz » et « Fenogal », deux produits couverts par la concession avec Sothema. SMB a enregistré ces marques en 2017 auprès de l’OMPIC. Sothema s’est appuyée sur ces enregistrements pour justifier la demande d’exequatur.

Des condamnations pécuniaires

La confirmation du contrat de distribution n’est qu’un volet de la sentence arbitrale. Le tribunal arbitral a également statué sur les frais d’arbitrage. SMB SA Laboratories a été condamnée à couvrir 75 % des frais d’arbitrage, y compris les frais juridiques et administratifs. En revanche, Sothema devra supporter 25 % de ces coûts.

De plus, SMB SA Laboratories a été condamnée à verser à Sothema une somme de 127.500 dollars américains (soit environ 1.300.000 dirhams) pour couvrir les indemnités liées aux frais juridiques et autres dépenses engagées au cours de cette procédure.

En outre, SMB SA Laboratories devra également payer 1.755.809,55 dirhams (soit environ 170.000 dollars américains) à Sothema en compensation pour les frais juridiques, les coûts des avocats et autres dépenses supplémentaires liées au litige.

Ces condamnations pécuniaires sont également couvertes par l’exequatur. En d’autres termes, Sothema peut diligenter une exécution forcée sur les biens de SMB pour récupérer les montants en question.

Sothema : chiffre d’affaires en hausse de 13,3% en 2024, malgré un recul des exportations

Sothema termine l’année 2024 sur une dynamique de croissance solide, portée par un marché local en pleine expansion et une stratégie de diversification bien ciblée. Le groupe affiche une hausse de 13,3% de son chiffre d’affaires annuel, atteignant 2,8 MMDH. Cette performance repose principalement sur l’essor des aires thérapeutiques stratégiques, notamment l’oncologie et le diabète, précise un communiqué de la société.

Le laboratoire pharmaceutique a pleinement bénéficié de l’extension de la couverture sociale universelle (CSU) et de la demande croissante en médicaments au Maroc. Cette dynamique a particulièrement profité aux segments de l’oncologie – via la filiale Axess – ainsi qu’aux aires de la psychiatrie, de la cardiologie et de la diabétologie.

En revanche, l’export recule. Le chiffre d’affaires à l’international chute de 22,4% sur l’année, à 239 MDH, avec une baisse marquée de 79% sur le seul quatrième trimestre.

Sothema souligne néanmoins la consolidation de ses partenariats stratégiques, notamment en Irak, où elle a enregistré 25 nouveaux produits et signé un accord avec le ministère de la Santé pour la fourniture de morphine. Le groupe a également renforcé sa coopération avec les centrales d’achats du Sénégal et de la Mauritanie.

Sur le plan industriel, Sothema a poursuivi l’extension de ses infrastructures, avec un investissement de 40 MDH au quatrième trimestre, notamment pour une nouvelle machine dédiée aux formes galéniques. Sur l’ensemble de l’année, les investissements reculent de 19%, à 81 MDH.

Parallèlement, l’endettement net s’alourdit de 14,4%, atteignant 507 MDH au 31 décembre 2024. Une hausse qui s’inscrit dans la stratégie d’expansion du groupe, tout en maintenant une structure financière jugée « saine ».

Sur le plan réglementaire, Sothema a maintenu un rythme soutenu : 20 demandes d’autorisation de mise sur le marché (AMM) déposées en 2024, dont 8 sur le dernier trimestre, et 27 AMM obtenues sur l’année. En termes de lancement, 18 nouveaux produits ont été introduits en 2024, dont deux au quatrième trimestre.

Dans un contexte de forte demande et d’évolution du cadre réglementaire, Sothema prévoit de poursuivre sa dynamique en 2025, en misant sur sa capacité d’innovation et son positionnement stratégique sur les marchés émergents.

Sothema affiche une progression de 12% de son chiffre d’affaires au S1-2024

Sothema a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1,33 MMDH au premier semestre 2024, soit une progression de 12% par rapport aux 1,18 MMDH de la même période en 2023. Cette croissance est portée par l’augmentation des ventes de produits pharmaceutiques, stimulée par une forte demande locale et des partenariats stratégiques.

Le résultat net part du groupe (RNPG) s’élève à 164 MDH, en hausse de 8% comparé aux 152 MDH enregistrés au premier semestre 2023, grâce à une gestion rigoureuse des charges et une amélioration continue de l’efficacité opérationnelle.

Le résultat opérationnel consolidé, quant à lui, s’établit à 242 MDH, en progression de 12% par rapport à l’année précédente où il était de 216 MDH.

Sothema continue d’investir dans l’innovation et l’expansion de ses infrastructures, avec des investissements totalisant 30,1 MDH sur les six premiers mois de l’année, afin de soutenir sa croissance future et répondre aux besoins croissants du marché.

Sothema : la couverture universelle va quintupler la consommation moyenne de médicaments à l’horizon 2030

Après une crise pandémique qui a frappé le monde entier il y a quatre ans, le secteur pharmaceutique a pris une importance clé dans les politiques nationales, plaçant sa souveraineté à l’ordre du jour.

Le groupe Sothema a depuis pris une place centrale dans le projet de production locale de vaccins. Le groupe national avait collaboré avec Sinopharm lors de la première phase du projet, qui consistait à assurer la capacité de remplissage en flacons en salle blanche pour le vaccin anti-Covid 19, répondant à l’impératif sanitaire immédiat.

Le groupe a par la suite rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, liées à la guerre en Ukraine, mais a su montrer une forte résilience. Désormais, quels sont les challenges à relever et à quoi ressemble l’avenir pour Sothema ? Médias24 a posé trois questions au top management du groupe.

Médias24 : Comment s’annoncent les performances du groupe Sothema en 2023 ? Par la même occasion, pouvez-vous nous dire quels sont les grands chantiers qui s’ouvrent en 2024 ?

Sothema : Les chiffres pour l’année 2023 n’étant pas encore clôturés et consolidés, je ne peux donc vous communiquer qu’une estimation qui devrait normalement être proche de la réalité de cet exercice. En effet, en termes de chiffres d’affaires, Sothema devrait terminer l’exercice 2023 avec une croissance positive.

La Couverture sociale universelle (CSU) va tripler, voire quintupler la consommation moyenne de médicaments à l’horizon 2030

Quand on la situe dans le contexte ayant prévalu en 2023, et qui continue de prévaloir encore pour cet exercice, nous pourrons conclure qu’il s’agit bien d’une bonne performance. En raison des crises géopolitiques mondiales et de l’effondrement des lignes logistiques, l’industrie pharmaceutique nationale a souffert aussi bien d’une fluctuation des cours des intrants, à savoir les API (Active Pharmaceutical Ingredients), les excipients et les articles de conditionnement, que de l’instabilité des taux de change.

Malgré ce contexte difficile, Sothema a fait preuve d’une résilience et d’une agilité qui lui ont permis de bien préparer son outil de production à l’éventualité de cadences soutenues en période de forte demande publique et/ou privée. Nous avons éprouvé cela pendant la période du Covid-19 et nous avons fait la preuve de notre adaptabilité. Cela s’explique, entre autres, par nos investissements précurseurs et l’introduction de nouvelles méthodes et technologies comme l’industrie 4.0, le Lean Manufacturing, etc. Nous continuons sur cette lancée et nous prévoyons de maintenir notre excellence opérationnelle. Il faut également ajouter que la vague inflationniste sans précédent que connaît le monde, et dont le Maroc n’est pas à l’abri, a eu un certain effet ralentisseur sur les dépenses des ménages.

Cette situation a commencé à changer grâce à la généralisation de la Couverture sociale universelle (CSU) qui ajoutera 22 millions d’assurés supplémentaires, ce qui représente la perspective la plus prometteuse pour l’industrie pharmaceutique nationale. La CSU engendrera une hausse significative de la consommation moyenne de médicaments, qui devra passer de 400 dirhams par habitant, par an, au triple, voire au quintuple à l’horizon 2030.

Vu que la généralisation de la CSU se traduira par une augmentation considérable des hospitalisations prises en charge par l’Etat, nous pensons qu’elle aura un effet d’entraînement sur nos volumes d’affaires réalisés sur les soins hospitaliers et ceux des maladies chroniques, des gammes de traitement dont nous sommes l’unique player, voire le leader sur le marché. Je pense notamment aux sérums, à l’héparine, à l’insuline, aux traitements biologiques et aux thérapies hormonales, etc.

En 2024, nous prévoyons de lancer une vingtaine de nouveaux produits, avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 110 MDH

– Quels sont les principaux leviers de développement cette année ? Y a-t-il de nouveaux produits qui arriveront sur le marché, d’éventuels projets de croissance externe, etc. ?

– En termes de leviers de développement, on peut citer le Time to Market qui représente plus qu’une fonction implémentée dans notre organisation ayant pour but d’accélérer la mise sur le marché de nouveaux produits, mais plutôt une véritable culture d’entreprise que nous essayons de promouvoir à tous les échelons de la société.

En 2024, nous prévoyons de lancer une vingtaine de nouveaux produits, avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 110 MDH. Nous prévoyons aussi de passer à 50 nouvelles molécules dans notre pipeline pour les trois prochaines années. Pour tous ces lancements, il s’agit de produits à valeur ajoutée avec un focus sur les traitements biologiques destinés aux pathologies chroniques et lourdes. En rendant ces traitements disponibles et accessibles, Sothema apporte une solution aussi bien au système de santé publique qu’aux professionnels de santé du secteur privé.

Sothema a annoncé en 2023 l’ouverture de deux bureaux scientifiques, à Abidjan et à Riyad 

Au niveau international, le marché africain est devenu crucial pour l’activité de Sothema, avec environ une trentaine d’autorisations de mise sur le marché (AMM) en cours de déploiement dans la région. Cependant, ces autorisations sont tributaires des lenteurs réglementaires qui caractérisent le secteur pharmaceutique à l’échelle mondiale (il faut généralement de 2 à 3 ans pour obtenir l’autorisation de lancement d’un nouveau produit). Une situation qui devrait s’améliorer après l’implémentation de l’Agence africaine du médicament, et l’entrée en vigueur de la stratégie d’harmonisation réglementaire entre pays africains, annoncée lors de divers sommets de l’UA.

Dans cet ordre d’idées, Sothema a annoncé en 2023 l’ouverture de deux bureaux scientifiques, respectivement à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et à Riyad, en Arabie saoudite. Ces deux marchés représentent un véritable levier de croissance.

En termes de croissance externe, Sothema poursuit l’implémentation de sa stratégie entamée depuis quelques années avec un cabinet international spécialisé, notamment en Afrique de l’Est. Des pourparlers avec des partenaires potentiels, institutionnels et privés, sont en cours en vue d’implanter des filiales en Afrique de l’Est, ou encore d’acquérir des unités pharmaceutiques dans ces territoires.

En plus de l’Afrique de l’Est, des opportunités de croissance externe concrètes ont été identifiées au Maroc et en Europe. Celles-ci permettront d’augmenter les capacités de production et d’explorer de nouveaux marchés.

 

– Pouvez-vous nous expliquer le challenge de la disponibilité des dernières molécules en Afrique, comme la directrice générale l’avait évoqué aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale en octobre dernier ?

– Les dernières molécules restent inaccessibles en Afrique en raison de la barrière du prix qui est largement supérieur au pouvoir d’achat du patient africain, ainsi qu’aux capacités budgétaires des pays africains, surtout ceux qui sont dépourvus de systèmes de prévoyance sociale. Par exemple, les traitements oncologiques les plus récents sont loin d’être à la portée des Africains en raison de leurs prix exorbitants. Cela exclut de facto les patients africains des opportunités de guérison représentées par les dernières thérapeutiques.

C’est pour résorber ce gap que Sothema s’illustre en investissant massivement dans l’accessibilité des thérapies dites « élitistes ». À titre d’exemple, le fait que Sothema a mis sur le marché, en 2017, deux produits oncologiques issus de biotechnologie à des tarifs largement inférieurs aux molécules originales a permis de multiplier par six le nombre de patients marocains du cancer ayant pu accéder au traitement grâce aux économies réalisées sur les achats de nos biosimilaires.

Sothema s’associe à Crestcom pour accompagner ses managers

Le partenariat porte sur un accompagnement annuel des managers de Sothema, dispensé par Crestcom International. Ce programme comprend les éléments suivants :

– Accompagnement personnalisé : chaque participant bénéficiera d’un mentorat individuel de la part d’experts chevronnés, adapté à ses besoins spécifiques.

– Sessions de formation : le programme propose une variété de sessions de formation en présentiel, couvrant des sujets tels que le leadership, la gestion du temps, la prise de décision stratégique, et bien plus encore.

– Événements de réseautage : le programme présente une excellente opportunité pour développer le réseau relationnel avec les professionnels des autres organisations et secteurs d’activités (ateliers inter-entreprises).

– Ressources exclusives : les participants auront accès à des ressources exclusives, y compris des documents de référence, des études de cas et des outils pratiques pour renforcer leurs compétences, et auront aussi accès à une plateforme web riche en contenu.

– Suivi continu : un suivi régulier sera assuré pour mesurer les progrès, résoudre les défis éventuels et ajuster le programme en fonction des retours.

En janvier 2023, Lamia Tazi, PDG de Sothema, déclarait dans l’éditorial de Sothema News, la revue interne du laboratoire, sa volonté d’investir dans le leadership de ses managers, rappelle un communiqué de Sothema. Selon elle, « un bon manager dispose de certaines qualités et attributs, parmi lesquelles le leadership. Un leader est quelqu’un qui est prêt à travailler plus que les autres pour obtenir le meilleur résultat ».

Voici le détail de la stratégie pour faire du Maroc un champion continental de fabrication des vaccins

Après signature devant le Roi Mohammed VI, le lundi 5 juillet, des trois conventions, la stratégie pour doter le Maroc de capacités industrielles et biotechnologiques complètes et intégrées, dédiées à la fabrication de vaccins se précise.

L’objectif est de créer, dans les 5 années à venir, un champion continental du vaccin et des biothérapies, capable d’assurer les besoins sanitaires du continent à court et à long termes. 

Le projet intègre aussi la dimension de recherche pharmaceutique, le développement clinique, la fabrication et la commercialisation de produits biopharmaceutiques de grande nécessité, sur le Continent.

Le projet nécessite un investissement global de 500 millions de dollars, soit plus de 4,4 milliards de DH dont une partie est financée par le Fonds Mohammed VI pour l’investissement et une autre par le consortium de trois banques marocaines (Attijariwafa Bank, BOA capital et Groupe Banques populaires).

Le partenariat public-privé est le maître-mot de ce projet dont l’ultime objectif est d’assurer la souveraineté sanitaire marocaine et africaine.

Un projet en trois temps

Pour ce faire, une feuille de route en trois phases a été proposée.

> La phase 1 : assurer la capacité de remplissage en flacons en salle blanche pour le vaccin anti-covid 19 répondant à l’impératif sanitaire immédiat.

C’est à ce niveau qu’intervient la convention signée entre l’État et Sinopharm ainsi que celle signée entre le ministère de la santé et le laboratoire pharmaceutique marocain Sothema.

Sothema mettra à la disposition de l’État ses installations de remplissage aseptiques pour la fabrication du vaccin anti-Covid19 propriété de la société Sinopharm.

Cette phase démarre dès à présent  jusqu’en 2022/2023. En d’autres termes, la fin attendue de la pandémie par l’atteinte de l’immunité collective nationale et continentale.

100 millions de dollars pour la nouvelle unité de remplissage

>> La phase 2 : consiste en la création d’un nouveau centre de production de vaccins et de biothérapies (substances actives et produits finis).

Ce nouveau centre a fait l’objet d’un Mémorandum d’accord entre l’État marocain et la société Recipharm. L’accord a également été signé par Othmane Benjelloun en tant que représentant du consortium de banques marocaines contribuant au financement du projet.

La nouvelle unité de production de remplissage aseptique nécessite un investissement de 100 millions de dollars (hors infrastructures). Cette unité représente la première étape en vue d’une indépendance sanitaire vaccinale.

La contribution de l’entreprise suédoise Récipharm au projet est la suivante :

– l’Assistance au pilotage de la construction de l’usine

– La formation des équipes de travail au Maroc et en Europe dans les usines Recipharm

– Le transfert de technologies de manufacture en salle blanche et savoir-faire adéquat

– La gestion de l’usine au Maroc et garantie de la qualité des lots fabriqués

Assurer la viabilité de l’usine et son développement commercial sur une base de gestion privée

Planifier son expansion et sa croissance sur la base des décisions prises par le conseil d’administration 

– Mise à disposition de capacités disponibles dans les usines Recipharm dans le monde durant la pandémie actuelle.

Pour cette étape, le Maroc se donne pour échéance 2024. Cela dit, le travail sur cette phase démarre également dès cette année avec la mise en place d’une gouvernance et d’une gestion de projet, le démarrage de la viabilisation des infrastructures (terrain), la création d’un business plan et la création et exécution d’un plan directeur.

La production des ingrédients actifs dans le viseur

>>> La phase 3 : ambitionne de développer une production de biothérapies, ingrédients actifs mRNA et biosimilaires.

Cette phase démarre en 2024 avec pour objectif la création d’un pôle africain d’innovation biopharmaceutique et vaccinale au Maroc.

Pour ce faire, il est envisagé de :

– mettre en place un hub incubateur pour les biotechnologies de demain, 

– la création de partenariats stratégiques en biotechnologies avec des institutions scientifiques

– favoriser un tissu de venture-capital pour aider de nouvelles startups à vocation biotechnologique

– favoriser l’implantation de multinationales pharmaceutiques dans la R&D au Maroc.

 

Lire aussi : 

https://www.medias24.com/2021/06/23/la-production-locale-de-vaccins-anti-covid-est-serieusement-envisagee-au-maroc/

Lamia Tazi nommée PDG de Sothema

Lamia Tazi conservera également sa fonction de directeur général et de pharmacien responsable, indique un communiqué de Sothema, notant qu’elle sera investie des pouvoirs les plus étendus que lui confère sa nouvelle fonction conformément à la loi.

Docteur en pharmacie de l’université de Liège, Lamia Tazi a rejoint Sothema en 1998, d’abord en tant que pharmacienne, puis en tant que directeur général et pharmacien responsable.

Elle est vice présidente de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (Amip) et membre du bureau exécutif de l’Association marocaine des exportateurs (Asmex).

Lamia Tazi a été élue en 2019 pour siéger au conseil d’administration de l’Agence nationale d’évaluation et d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Aneaq).

Le CA de Sothema a d’abord pris acte de la démission de Omar Tazi de son poste de PDG de Sothema. Les membres du conseil ont décidé la création d’un comité stratégique qui sera présidé par Omar Tazi et dont la mission est la définition et le suivi des orientations stratégiques de Sothema et de ses filiales ainsi que le suivi de l’exécution des projets stratégiques.

Il a été décidé aussi la création d’un comité d’audit qui aura comme mission le suivi et l’élaboration de l’information financière destinée aux actionnaires, au public et à l’AMMC, le suivi de l’efficacité des systèmes de contrôle interne, d’audit interne et de gestion des risques ainsi que le suivi du contrôle légal des comptes sociaux de la société.

En outre, le CA a décidé la cooptation d’un administrateur indépendant en la personne d’Amine Benhalima, ingénieur polytechnicien, dirigeant et administrateur de sociétés et banquier.

24 heures d’actualité en images