La SRM-RSK est opérationnelle, Redal conserve la gestion de son périmètre jusqu’en 2028

La mise en service de la SRM Rabat-Salé-Kénitra pour la distribution marque une étape décisive dans la réforme structurelle des services publics de distribution d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide.

Bien que cette société soit devenue pleinement opérationnelle, sa mission, dans le cadre d’un contrat de gestion signé avec le Groupement des collectivités territoriales (GCT) Rabat-Salé-Kénitra pour la distribution, consiste à gérer les trois services publics au sein de l’ensemble du périmètre administratif de la région, à l’exception de celui du contrat de la gestion déléguée de Redal.

La SRM opérationnelle sur toute la région, à l’exception du périmètre de Redal

La mise en service de la SRM Rabat-Salé-Kénitra intervient en application de la loi 83-21 relative à la création de ces sociétés. Initialement prévue pour avril 2025, son opérationnalisation a finalement eu lieu le 1ᵉʳ juin.

Son entrée en fonction s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de moderniser la gouvernance des services publics, à travers une gestion unifiée à l’échelle régionale.

Concrètement, la SRM-RSK assure la gestion du service public sur l’ensemble du périmètre administratif de la région, à l’exception des zones toujours couvertes par Redal. « La SRM est en charge de la gestion du service de distribution sur l’ensemble du périmètre de la région, sauf le périmètre de Redal, où la SRM est en charge de la réalisation des investissements », nous explique-t-on.

Sur le portail de ce gestionnaire délégué historique, il est précisé qu’il est en charge de la gestion déléguée des services de la distribution d’électricité, d’eau potable et d’assainissement liquide au niveau de 23 communes et arrondissements de Rabat, Salé, Témara, Skhirat, Bouznika et Cherrat.

Le périmètre de Redal. Source : Portail de Redal

Redal maintenue jusqu’en 2028, sans négociation de sortie anticipée

D’après nos informations, le contrat de Redal devrait s’achever en 2028. Il restera en vigueur jusqu’à cette date. Si aucune disposition juridique ne fait obstacle à une résiliation anticipée, cette option « n’est pas à l’ordre du jour », nous indique-t-on. Dans la région de Casablanca, le gestionnaire délégué Lydec, dont le contrat devait s’achever en 2027, a été racheté par l’État.

Cette cohabitation soulève des questions sur l’harmonisation du service à l’échelle régionale. À cela, nos sources répondent sans ambiguïté : « Le maintien de Redal sur une partie du territoire ne compromet pas l’unification du service, dans la mesure où la SRM est désormais seule responsable de la planification et de la réalisation des investissements à l’échelle de toute la région ».

En effet, la société régionale s’est récemment vu confier la responsabilité des investissements nécessaires à la continuité et à la modernisation des infrastructures. Lors d’une session extraordinaire du conseil du GCT Rabat-Salé-Kénitra pour la distribution, qui s’est tenue le 22 mai dernier, les membres de ce groupement ont approuvé un projet de protocole d’accord relatif au transfert de la mission de réalisation des investissements liés à la gestion de ces services de distribution de la Société de développement local (SDL) « Rabat région réseaux publics – 3 RP » à la SRM-RSK.

La SRM-RSK seule et unique responsable de la réalisation des investissements dans la région

Le contrat de gestion déléguée pour la gestion des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau potable et d’électricité de Rabat-Salé de Redal a été signé en mai 1998. Il devrait s’achever en 2028. Ce contrat, tel qu’il a été modifié et complété récemment dans le cadre de différentes révisions, confie à Redal la gestion des trois services dans un périmètre qui couvre en partie le ressort territorial actuel du GCT.

Redal a également été chargé, dans un premier temps, de la réalisation d’une partie des investissements pour le compte du GCT, financé par un compte dédié dénommé « Fonds de travaux ».

Pour des raisons d’ordre financier, comptable et fiscal, le GCT a ensuite décidé, dans le cadre d’un avenant au contrat de gestion délégué de Redal, de confier la réalisation des investissements financés par le Fonds de travaux à la SDL « Rabat région réseaux publics – 3RP » à la place de Redal.

À cet effet, une convention de concession a été signée entre le GCT et 3RP pour la prise en charge de la mission de financement et de la réalisation des investissements inhérents au service de distribution.

Par la suite, tenant compte du contrat de gestion de la SRM-RSK qui lui confie notamment la mission de réaliser les investissements nécessaires dans le périmètre de la région Rabat-Salé-Kénitra, et du fait que l’adaptation du service de distribution et des investissements au nouveau mode de gestion et aux objectifs recherchés par la région implique le tranfert de la mission de réalisation d’investissement de 3RP à la SRM-RSK, en attendant la fin du contrat de Redal, le GCT, 3RP et la SRM se sont rapproché vers fin mai dernier afin de conclure un protocole d’accord visant  à arrêter les conditions, modalités et effets de transfert définitif et irrévocable de cette mission d’investissement à la SRM.

De ce fait, la SRM devient l’unique entité habilitée et responsable de l’accomplissement de toutes les obligations d’investissement dans la région.

Plus de 13 MMDH d’investissements prévus en 2025 par les 4 SRM déjà créées

Lors de sa dernière sortie au Parlement, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a rappelé que les 12 sociétés régionales ont mis en place un programme d’investissement s’élevant au total à 253 milliards de DH, dont environ 32% seront réalisés au cours des cinq premières années.

Il a également indiqué qu’entre le 1er octobre et le 15 novembre 2024, les contrats de gestion étaient entrés en vigueur dans quatre régions : Casablanca-Settat, Souss-Massa, l’Oriental et Marrakech-Safi, tandis que le contrat de gestion pour la distribution au niveau de la région Rabat-Salé-Kénitra a été activé le 1er juin 2025.

L’investissement total pour la réalisation du programme de 2025 pour les quatre sociétés régionales déjà créées lors de la première phase de cette réforme dépasse 13 MMDH, avec un investissement de près de 44 MMDH prévu entre 2025 et 2029.

Dotée d’une feuille de route ambitieuse, la SRM-RSK prévoit un programme d’investissements sur quarante ans pour accompagner le développement régional, renforcer la sécurisation de l’approvisionnement en eau et en électricité, améliorer les rendements des réseaux, protéger les ressources naturelles et généraliser l’accès aux services de base.

Des représentations de proximité ont par ailleurs déjà été mises en place pour rapprocher la gestion du citoyen, dans un esprit de transparence et de performance. Toutes les équipes sont mobilisées pour assurer une transition fluide, sans interruption de service, tout en promettant une amélioration continue de l’expérience client, le tout sans augmenter les tarifs actuellement en vigueur.

Déraillement de train à Bouskoura : la SRM Casablanca-Settat condamnée à indemniser l’ONCF

La cour d’appel administrative de Rabat a condamné la société régionale multiservices (SRM) de Casablanca-Settat (successeur de Lydec) à verser une indemnisation de 61,97 millions de dirhams à l’Office national des chemins de fer (ONCF) à la suite du déraillement du train Atlas n° 610, survenu le 15 octobre 2019 à proximité de la gare de Bouskoura.

Rendu le 14 mai 2025, l’arrêt annule un jugement du tribunal administratif de Casablanca qui avait initialement rejeté la demande d’indemnisation de l’ONCF.

L’accident a eu lieu lorsqu’un train reliant Marrakech à Casablanca a déraillé en raison de défaillances sur la voie ferrée, situées du côté de Berrechid. L’ONCF reprochait à Lydec, chargée des travaux sur la plateforme ferroviaire, ainsi qu’à ses sous-traitants Capep et Segoh, de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour assurer la stabilité de la voie, causant ainsi l’incident.

Représentée par Me Zakaria Chakir Naciri, l’ONCF réclamait 135 millions de dirhams en dédommagement, considérant que les travaux mal exécutés avaient provoqué des dégâts importants. L’ONCF soulignait que cet incident avait non seulement endommagé plusieurs wagons, mais aussi gravement perturbé la circulation ferroviaire.

Plusieurs éléments ont été produits pour étayer la demande, notamment des rapports de la Gendarmerie royale, des expertises techniques et des procès-verbaux relatifs aux interventions sur le terrain.

Les procès-verbaux de la Gendarmerie royale, rédigés après l’accident, ont mis en évidence une déformation de la voie, confirmant que la rupture était liée à des défauts dans les travaux effectués. Un rapport d’expertise technique de l’Institut de criminalistique a également révélé que les injections de coulis de ciment utilisées pour stabiliser le sol n’étaient ni coordonnées avec l’ONCF ni conformes aux exigences de sécurité, provoquant une surélévation soudaine de la voie.

D’autres rapports, dont ceux du LPEE et de l’expert judiciaire Mohamed Jamal Bennouna, ont souligné des malfaçons dans l’exécution des travaux souterrains, notamment l’insuffisance des fondations, une remontée anormale des rails (jusqu’à 12 cm) et l’absence de suivi structurel du chantier. Selon ces experts, les défaillances identifiées étaient directement responsables de la rupture de la voie ayant entraîné le déraillement.

Bien que Lydec ait été mise en cause pour son rôle dans la conduite du chantier, la responsabilité a été juridiquement attribuée à la SRM Casablanca-Settat, en tant que structure lui ayant succédé. La cour d’appel a finalement estimé que la demande devait être partiellement accueillie, fixant l’indemnisation à 61,97 millions de dirhams.

Cette somme sera prise en charge par Axa Assurance, assureur de l’ex-Lydec, appelée à se substituer à son assurée pour l’exécution du paiement.

Intérieur. Qui sont les deux femmes promues gouverneurs ?

Ceux qui connaissent les arcanes et le mode de fonctionnement du ministère de l’Intérieur savent qu’un agent d’autorité est désigné pour ses compétences. Homme ou femme, il doit s’acquitter des missions qui lui sont confiées. L’obligation de résultat est de rigueur, comme la reddition des comptes.

Dès cette semaine, deux responsables vont prendre leurs nouvelles fonctions en tant que gouverneurs. Hanane Riahi se chargera des affaires intérieures régionales à la wilaya de Marrakech-Safi, tandis que Bouchra Barradi prendra en charge les affaires et les problèmes de la population de l’un des arrondissements les plus « chauds » de Casablanca : Aïn Chock.

Caïd à Casablanca, Laâyoune et Tanger, (super) gouverneur à Marrakech

Hanane Riahi n’est pas inconnue des habitants (ou du moins une partie) de Casablanca, de Laâyoune et de Tanger. À sa sortie de l’Institut royal de l’administration territoriale (IRAT), elle est affectée à Casablanca comme caïd responsable d’une annexe administrative à Aïn Chock, puis occupe des missions similaires à la tête d’une autre annexe administrative de la préfecture d’arrondissement d’Anfa.

Par la suite, elle quitte la métropole pour le chef-lieu du Sahara. À Laâyoune, elle va diriger deux arrondissements avant que le devoir ne l’appelle à Tanger. D’abord, à la tête de l’arrondissement de Moghogha, puis de celui de Souani.

Casablanca, Laâyoune et Tanger sont trois villes où un agent d’autorité peut plonger, avec des facettes différentes, dans les problématiques et les contrastes du pays. Des villes où il faut à la fois lutter contre l’occupation du domaine public, gérer des imprévus, s’impliquer dans le maintien de la sécurité publique…

Mais là où elle a servi, Hanane Riahi a laissé un bon souvenir chez les acteurs politiques locaux comme auprès des populations, d’autant qu’elle a toujours œuvré aux côtés du tissu associatif, avec une sensibilité aux problèmes des femmes et des enfants.

Hanane Riahi et Bouchra Barradi.

Sauf que tout cela relève du passé depuis le 12 mai. « القايدة » Hanane, promue gouverneur, doit s’attendre à une tâche autrement plus ardue. À la tête des affaires intérieures régionales de la wilaya de Marrakech-Safi, elle hérite de l’un des services les plus sensibles de l’Administration territoriale dans cette région.

Elle devra à la fois gérer une véritable armée d’agents et d’auxiliaires d’autorité, coordonner leurs interventions sur le terrain, collaborer avec les représentants des services déconcentrés, avoir un œil (et son mot à dire) sur tous les dossiers sensibles de la région, suivre la dynamique de développement… Un vaste programme dans une région dont le chef-lieu (Marrakech, première destination touristique du pays) accueille et va accueillir davantage de grands rendez-vous de dimension internationale.

Rappelons enfin que c’est la première fois qu’une femme est chargée d’une telle mission au niveau régional.

Une première de la classe à Aïn Chock

Bouchra Barradi a un parcours sensiblement différent. Elle est lauréate de l’École nationale supérieure d’électricité et de mécanique (ENSEM). Et pas n’importe quelle lauréate ! Cette major de promotion s’est distinguée dans l’audit et le contrôle de gestion en électricité.

À la Lydec, on l’accueille à bras ouverts. C’est au sein de cette société que Bouchra Barradi a passé de longues années, assumant plusieurs responsabilités dont la direction du programme INDH-INMAE qui vise à connecter les quartiers défavorisés aux réseaux d’eau et d’électricité.

En 2020, le ministère de l’Intérieur jette son dévolu sur elle pour la nommer à la tête de la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité de Safi (RADES). Moins d’une année plus tard, elle est appelée à diriger la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité d’El Jadida-Sidi Bennour (RADEEJ). Une entité morte et enterrée avec l’entrée en service, fin 2024, de la Société multiservices régionale Casablanca-Settat (SRM).

Au moment de l’annonce de l’organigramme de cette SRM, on retrouve le nom de Bouchra Barradi parmi les trois directeurs adjoints, et elle hérite du service support, achat et système d’information.

Elle n’a pas le temps de s’installer dans ses nouvelles fonctions qu’elle est appelée à la préfecture d’arrondissement de Aïn Chock en tant que gouverneur et devra, de temps à autre, porter le treillis et se faire accompagner par la force publique.

https://medias24.com/2025/05/12/conseil-des-ministres-voici-la-liste-des-walis-et-gouverneurs-nommes-par-le-roi/

Casablanca-Settat : 800 agents et 180 équipements spécialisés pour la gestion des eaux pluviales

L’épisode pluvieux des 8 et 9 mars 2025 a été marqué par de fortes précipitations avec un cumul moyen de 15 mm le samedi et de 19 mm le dimanche. Certains secteurs ont enregistré des pics, notamment Ben Abid à Dar Bouazza (21,60 mm), Sidi Bernoussi (20,60 mm) et la trémie Roudani (20,20 mm) à Maârif. Ces pluies, d’une intensité modérée à forte, ont provoqué des mises en charge temporaires du réseau d’assainissement liquide entraînant des débordements localisés et des stagnations d’eaux dans certains endroits.

Suite aux premières alertes météorologiques annoncées par la Direction générale de la météorologie, les équipes techniques de la SRM Casablanca-Settat au niveau central, en coordination avec les directions préfectorales et provinciales, ont été mises en situation d’alerte afin d’anticiper et de gérer efficacement l’épisode pluvieux, indique un communiqué de la société.

Selon la même source, plus de 800 cadres et agents spécialisés dans l’assainissement liquide ont été mobilisés sur l’ensemble du territoire pour des interventions ciblées. Sur le terrain, environ 180 équipements spécialisés ont été déployés, incluant 36 hydrocureuses, 15 aspiratrices, 16 minicureuses, 60 pompes et motopompes, 15 pompes immergées, 25 nacelles et 12 camions grues. Ce dispositif a permis d’intervenir rapidement sur les zones critiques et d’éviter des débordements majeurs, note la SRM.

Afin d’assurer des interventions rapides et de garantir la continuité du service, les équipes de la SRM Casablanca-Settat se sont pleinement mobilisées 24h/24 et ont œuvré sans relâche sur tout territoire de la Région, à savoir les préfectures de Casablanca et Mohammedia, ainsi que les provinces de Nouaceur, Médiouna, Benslimane, Berrechid, Settat, El Jadida et Sidi Bennour, poursuit la même source.

Face aux précipitations qui continuent de s’abattre sur la région, la société régionale maintient une « vigilance accrue et poursuit la mobilisation de ses moyens humains et matériels, afin de s’assurer du bon fonctionnement du réseau et des ouvrages d’assainissement et de gérer au mieux les prochains épisodes pluvieux », conclut la SRM Casa-Settat.

Effondrement spectaculaire d’une route à Errahma : intervention d’urgence pour réhabiliter le réseau d’assainissement

Cet incident, survenu dans la nuit de samedi à dimanche (23-24 février) aux alentours de 1 h du matin, a semé l’inquiétude parmi les habitants, d’autant plus que d’autres cavités ont été repérées aux alentours.

Les signes avant-coureurs de cet affaissement avaient été signalés par des résidents, qui avaient constaté une forte odeur et l’éclatement de canalisations d’eaux usées quelques jours avant l’incident, comme en témoignent des vidéos circulant sur les réseaux sociaux.

Selon un reportage du JT de 2M diffusé le jour suivant l’incident, les services de la protection civile, les équipes techniques et les responsables locaux sont intervenus pour évaluer la situation, ouvrir les regards d’assainissement et s’assurer du maintien des services essentiels, notamment l’alimentation en eau et en électricité. Si aucune évacuation généralisée n’a été décrétée, plusieurs familles ont néanmoins préféré quitter les lieux temporairement, trouvant refuge chez des proches.

Une intervention d’urgence pour réhabiliter le réseau d’assainissement

Face à l’ampleur des dégâts, la Société régionale multiservices (SRM) Casablanca-Settat a déployé une équipe d’experts et de techniciens pour réparer la section endommagée du réseau d’assainissement. Selon la SRM, l’effondrement s’est produit sur une canalisation située entre les quartiers Al Fath 1 et Al Fath 2, relevant de la commune de Dar Bouazza, dans la province de Nouaceur.

L’entreprise a également fait appel à des sous-traitants, à des bureaux d’études ainsi qu’à un laboratoire spécialisé afin de mener les travaux de réhabilitation dans les meilleures conditions.

Pour remettre en état le réseau d’assainissement, les équipes d’intervention ont procédé à l’excavation d’une tranchée de 5 mètres de profondeur sur une longueur de 40 mètres. Cette opération vise à renouveler les conduites d’évacuation des eaux usées et pluviales afin d’éviter d’éventuels affaissements supplémentaires, explique la SRM.

Au mardi 25 février, les travaux ont progressé à hauteur de 50% selon cette dernière.

 

La SRM affirme que « ses équipes restent mobilisées de jour comme de nuit pour achever ce chantier dans les meilleurs délais ». Une attention particulière est portée à la continuité des services essentiels pour les habitants, tout en respectant les normes de sécurité et de santé.

La Société régionale multiservices Casablanca-Settat et les autorités locales assurent que toutes les précautions sont prises pour sécuriser la zone et prévenir de nouveaux affaissements.

SRM Casablanca-Settat : 5 MMDH pour renforcer l’eau, l’électricité et l’assainissement en 2025

Quatre mois après son lancement, la SRM a mis en place 12 directions préfectorales et provinciales couvrant l’ensemble du périmètre régional. Cette structure vise à garantir l’équité territoriale et à harmoniser l’expérience client, indique un communiqué de la SRM Casablanca-Settat.

Des outils et services variés sont également déployés pour faciliter la relation avec les usagers : agences clientèle, centre de relation clientèle accessible 24 h/24 et 7 j/7, site web dédié pour le paiement sécurisé des factures, et un réseau de partenaires pour des paiements via des applications bancaires et plateformes externes.

Par ailleurs, la SRM indique avoir travaillé dès le départ à assurer une transition comptable et financière fluide avec les anciens opérateurs (Lydec, ONEE…). Elle précise que les engagements pris envers les fournisseurs et prestataires ont été respectés, notamment en termes de paiement.

5 milliards de DH d’investissements prévus en 2025

Pour 2025, la SRM Casablanca-Settat prévoit de lancer un programme d’investissements d’un montant global de plus de 5 milliards de DH. Selon le communiqué, ce programme vise à renforcer les infrastructures d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide dans l’ensemble de la région.

Parmi les projets phares annoncés :

Ces projets, souligne la SRM, visent à répondre aux besoins de plus de 7 millions d’habitants et à contribuer à l’amélioration de leur cadre de vie.

La SRM Casablanca-Settat met en service deux nouvelles stations monoblocs de déminéralisation à Settat

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la SRM Casablanca-Settat à assurer la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable de la Région. Il vise, en effet, à exploiter la nappe phréatique à des fins d’alimentation en eau potable, explique un communiqué de la SRM.

Le projet a consisté, selon la même source, en la réalisation et la pose de deux stations monoblocs de déminéralisation de l’eau saumâtre, permettant de produire 6 litres d’eau potable par seconde, au profit des habitants de la ville de Settat. Il s’appuie sur la technologie de l’osmose inverse, qui permet d’obtenir une eau traitée de haute qualité, tout en étant une solution écologique.

Financé par le ministère de l’Intérieur, ce projet s’inscrit dans le cadre des efforts visant à lutter contre le stress hydrique, permettant d’exploiter les eaux souterraines traitées pour l’approvisionnement en eau potable et de répondre aux besoins croissants en cette ressource vitale, note la même source.

Services. Lancement officiel de la SRM Marrakech-Safi

Cette initiative, menée dans la région de Marrakech-Safi et similaire aux autres régions du Royaume, vise à unifier la relation avec les clients, simplifier les démarches, améliorer la qualité des services et les rapprocher des citoyens afin de répondre efficacement à leurs attentes et contribuer à l’amélioration du climat des affaires.
La société, dont la cérémonie de lancement a été présidée par le wali de la région de Marrakech-Safi, gouverneur de la préfecture de Marrakech, Farid Chourak, aura également pour mission de garantir des services de haute qualité répondant aux besoins des citoyens, en remplacement des distributeurs précédents, à savoir la RADEEMA à Marrakech, la RADEES à Safi, et l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE).
Le périmètre d’intervention de la société couvre les préfectures de Marrakech et les provinces de Chichaoua, Al Haouz, El Kelaâ des Sraghna, Essaouira, Rehamna, Safi et Youssoufia.
Dans une déclaration à la presse, le directeur général de la société, Iqbal Toumi, a qualifié ce lancement de « moment important et exceptionnel », précisant qu’il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi 83-21 relative aux sociétés régionales multiservices.
Il a ajouté que cette occasion est propice pour informer les différents responsables et intervenants du contenu du contrat de gestion, d’une durée de 30 ans, notant que la société dessert 251 collectivités territoriales regroupant près de 4,9 millions d’habitants.
Le directeur a également souligné les défis à relever, particulièrement dans une région connaissant une croissance urbaine et démographique rapide, ajoutant que cette région dispose de potentiels de développement importants à exploiter.
M. Toumi a, en outre, insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts des divers acteurs pour répondre aux exigences des citoyens, afin de garantir la qualité des services et l’équité territoriale.
La société a été fondée avec un capital de 100 millions de dirhams, réparti entre l’État (25 %), le groupement des collectivités territoriales de distribution (40 %), l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (25 %) et le Conseil régional (10 %).
La création des sociétés régionales multiservices s’inscrit dans le cadre de la régionalisation avancée et de l’application de la loi 21.83, visant à établir une société dans chaque région pour coordonner l’action des différents acteurs du secteur de la distribution, augmenter l’efficacité des investissements, fournir les ressources nécessaires et combler les lacunes en matière de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide.

LIRE AUSSI:

https://medias24.com/2024/10/31/confie-a-la-srm-casablanca-settat-voici-ce-que-stipule-le-contrat-de-gestion-de-leclairage-public-a-casablanca/

Création d’une JV spécialisée dans les métiers liés à l’eau : les détails de l’accord entre les groupes Safari et Suez

Ce protocole d’accord porte sur la création d’une joint-venture à parts égales, qui s’activera, de manière générale, dans les métiers liés à l’eau, apprend-on auprès du groupe Safari.

« Le groupe Suez est présent au Maroc depuis au moins 60 ans et le groupe Safari est présent dans les compteurs, notamment d’eau et électriques, depuis plus de 75 ans au Royaume », explique notre source qui souligne qu’à présent, « le groupe Safari fournit également les régions et l’Office nationale de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), ainsi que tous les utilisateurs de compteurs ».

« Le groupe Suez souhaite développer son expertise et son savoir-faire dans le domaine de l’eau dans un moment de stress hydrique, ainsi que des solutions digitales d’économie d’eau, de contrôle des fuites de réseau, et d’un certain nombre de métiers d’expertise sur lesquels le groupe Safari dispose d’une connaissance fine sur le marché marocain ».

« Le groupe Suez souhaite aussi disposer d’un ancrage local au Maroc pour développer des expertises marocaines, ainsi qu’un partenaire local. C’est dans ce cadre qu’on a décidé conjointement de créer une future société qui reprendra en charge toutes ces activités aux profits notamment des SRM qui sont en train de remplacer les régies de distribution et l’ONEE pour leur apporter les services et les équipements nécessaires, notamment des solutions intelligentes dans les compteurs qui leur permettront de contrôler les fuites et pour les accompagner dans leur travail pour une meilleure efficacité », ajoute notre source.

« Cette joint-venture sera créée à parts égales et chacun des deux groupes financera sa part dans la société. Le démarrage ne nécessitera pas beaucoup de capitaux puisqu’on sera principalement sur les prestations de services pour passer par la suite à l’équipement et autres. »

« Notre accord portera de manière générale sur les métiers liés à l’eau, mais il intervient également en prévision de la création des SRM. C’est en quelque sorte l’acte de naissance d’une société qui accompagnera l’évolution du schéma de distribution au Maroc et la nouvelle perspective dans le secteur ».

« La prochaine étape est la mise en place de la gouvernance et du pack d’actionnaires. C’est-à-dire l’application de ce protocole d’accord, en créant la société », conclut notre interlocuteur.

LIRE AUSSI:

https://medias24.com/2024/10/29/suez-signe-quatre-nouveaux-accords-dans-la-gestion-de-leau-et-des-dechets-au-maroc/

La SRM Casablanca-Settat lance une vaste opération de curage du réseau d’assainissement liquide

La SRM Casablanca-Settat, nouveau gestionnaire, depuis le 1er octobre courant, des services publics de distribution d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide sur l’ensemble du territoire de la Région, a mobilisé les moyens humains nécessaires ainsi que 19 engins hydrocureurs combinés.

A El Oualidia, trois engins ont été mobilisés pour mener, dimanche, cette opération, chacun ayant la capacité de réaliser un rendement moyen de 200 mètres linéaires et ce, en fonction de l’encrassement du réseau et de la préparation du chantier planifié (curage manuel, regards dégagés, circulation, stationnement…), selon les données communiquées par la SRM Casablanca-Settat. Des opérations similaires sont prévues dans les prochains jours et concerneront plusieurs zones de la région Casablanca-Settat.

« Pour assurer le bon fonctionnement du réseau d’assainissement pluvial, des actions préventives, visant à entretenir les ouvrages et à renforcer la capacité de transfert du système de collecte (à travers l’inspection et le curage), sont menées régulièrement », a souligné Rachid El Kamouny, directeur provincial à Sidi Bennour de la SRM Casablanca-Settat.

« Aujourd’hui, et à la veille de la saison pluviale, la SRM Casablanca-Settat renforce ses moyens (humains et matériels) et mène une opération coup de poing de curage du réseau d’assainissement pluvial au niveau de plusieurs zones de la région de Casablanca-Settat », a-t-il indiqué, dans une déclaration à la MAP.

M. El Kamouny a fait savoir que « l’objectif de cette mobilisation sur le terrain est de mieux gérer les épisodes pluvieux, d’augmenter la capacité du réseau d’assainissement liquide et de prévenir les débordements ».

Les équipes de la SRM Casablanca-Settat, a-t-il assuré, sont mobilisées et engagées pour apporter un service de qualité aux habitants de toute de la Région.

A noter que le patrimoine d’assainissement liquide de la SRM Casablanca-Settat est composé, selon les données de la Société, d’un vaste réseau comprenant 1.268 km de réseau primaire, 528 km de réseau secondaire et 9.324 km de réseau tertiaire. Ce système est complété par 114 déversoirs d’orage et 256 stations de relevage pour gérer efficacement les flux.

La rétention des eaux est assurée par 194 bassins. Le traitement des eaux usées est pris en charge par 27 stations d’épuration (Step). Enfin, l’évacuation en mer est réalisée via 3 émissaires marins.

(Avec MAP)

Création de la Société régionale multiservices Souss-Massa

La création de la Société régionale multiservices Souss-Massa (SRM Souss-Massa) a été annoncée le jeudi 26 septembre, à Agadir.

Cette société, qui entamera officiellement ses activités le 15 octobre prochain, agira comme opérateur unique dans la gestion de la distribution de l’eau, de l’électricité, de l’assainissement liquide et de l’éclairage public, et deviendra l’interlocuteur unique des citoyens dans ces secteurs.

La SRM Souss-Massa a ainsi été créée pour remplacer les entités précédemment chargées de ces services dans la région.

À cette occasion, le conseil d’administration de la SRM Souss-Massa s’est tenu, sous la présidence du wali de la région Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, Saaid Amzazi, pour délibérer sur plusieurs points relatifs à la gestion de la société, y compris le budget d’investissement et de fonctionnement pour l’année 2024 et le plan quinquennal.

La SRM Souss-Massa vise, entre autres, à la généralisation de l’accès aux services de la société à l’ensemble du territoire régional, afin de réduire les disparités sociales, outre l’élimination des chevauchements d’interventions dans les mêmes zones géographiques et la rationalisation des investissements publics.

Il est question également de la mobilisation des ressources en eau non conventionnelles pour pallier le manque d’eau potable dû aux sécheresses répétées et à l’épuisement des nappes phréatiques, ainsi que de l’extension du réseau de réutilisation des eaux usées épurées pour irriguer les espaces verts et les terrains de golf.

S’exprimant à cette occasion, Saaid Amzazi a mis en avant le rôle stratégique de la SRM Souss-Massa, soulignant l’importance de l’intensification des efforts de l’ensemble des intervenants territoriaux afin que cette société puisse accomplir avec succès ses missions en matière de gestion de la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide.

La création de la SRM Souss-Massa intervient dans le cadre de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et en application de la loi 83.21.

(Avec MAP)

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/07/10/en-parallele-aux-srm-letat-met-en-place-la-societe-de-developpement-des-services-publics-de-distribution/

À Casablanca-Settat, les derniers préparatifs sont en cours pour l’entrée en service de la SRM

Le contrat de gestion déléguée de Lydec prendra fin le premier octobre prochain. Les préparatifs sont en cours pour transférer la gestion des services de distribution à la SRM Casablanca-Settat.

Si de nombreux changements seront opérés au niveau de l’identité visuelle (logo, enseignes, entêtes des documents officiels comme les factures), aucun changement n’est cependant prévu à ce stade pour les consommateurs.

« Hormis les logos des factures et les enseignes sur les différents points de contact et chez les établissements de paiement, rien ne changera pour le consommateur », nous explique un élu communal.

La facturation et les tarifs « resteront les mêmes », assure notre interlocuteur.

Le contrat de gestion de la SRM stipule que celle-ci est tenue d’appliquer, pour la distribution d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide, les tarifs mis en place par les opérateurs de distribution au niveau de leurs périmètres respectifs antérieurement à l’entrée en vigueur dudit contrat.

La SRM est donc tenue de continuer à appliquer la structure tarifaire qui comporte plusieurs tarifs selon l’usage et la consommation. Aucune modification ne peut y être apportée, sauf à l’initiative des autorités compétentes.

« Les établissements de Lydec pour le paiement des factures seront également gardés. Ce ne sont que leurs logos qui changeront », ajoute notre source.

Et de noter : « Il en est de même pour les espaces de services Tasshilat, où le paiement restera toujours disponible ».

D’après une source de l’ex-Lydec, « la SRM Casablanca-Settat déploiera un large dispositif de communication pour aviser ses clients de son entrée en service le 1er octobre 2024, sur l’ensemble du territoire de la région de Casablanca-Settat ».

Entrée en vigueur officielle du contrat de gestion de la SRM Casablanca-Settat ce 1er octobre

Le protocole de résiliation du contrat de gestion déléguée de Lydec a été adopté le 12 septembre dernier par le groupement des collectivités territoriales Casablanca-Settat pour la distribution, lors d’une session extraordinaire présidée par Nabila Rmili.

Ce protocole d’accord, qui définit les conditions et les modalités selon lesquelles le contrat de gestion déléguée de Lydec sera résilié d’un commun accord, définit également les modalités selon lesquelles la gestion du service de distribution sera transférée à la SRM Casablanca-Settat.

Concrètement, ce protocole d’accord stipule ce qui suit :

– la résiliation du contrat de gestion déléguée de Lydec, signé en 1997 et qui devait prendre fin en 2027 ;

– l’entrée en vigueur de cette résiliation ;

– l’entrée en service du nouveau contrat de gestion de la SRM Casablanca-Settat, et tout cela, à partir du 1er octobre.

Marocanisation du service de distribution

En d’autres termes, à partir du 1er octobre 2024, la société française Lydec sera absorbée par la SRM Casablanca-Settat, dont le directeur Youssef Ettazi a été nommé début septembre à l’issue d’un entretien oral.

Lors de la session extraordinaire du 12 septembre dernier, Rmili a également souligné qu’outre Lydec, toutes les activités des autres régies de la région seront également transférées à la SRM, pour laisser place à cette nouvelle société dont le but principal est d’unifier la gestion du service de distribution au niveau régional.

Ainsi, l’ONEE (actionnaire de SRM Casa-Settat) transéfera ses activités de distribution dans la région à la SRM  au même titre de la RADEEJ (El Jadida) et RADEEC (Chaouia).

Les logos de Lydec et des autres régies remplacés par celui de la SRM Casablanca-Settat

Selon nos informations, et comme le montre l’image ci-dessous, les travaux sont en cours au niveau du Grand Casablanca pour supprimer les panneaux de Lydec de tous ses anciens établissements, qui passeront, à partir du 1er octobre, sous le giron de la SRM Casablanca-Settat. Il en sera de même pour les établissements des autres régies (RADEEJ, RADEEC et ONEE).

Ces établissements porteront désormais le logo de la SRM Casablanca-Settat.

Selon des sources au sein du groupement des collectivités territoriales Casablanca-Settat pour la distribution, ce logo remplacera également celui de Lydec et des autres régies de la région au niveau des factures, le but étant d‘unifier celles-ci sur le plan régional.

Des changements seront également apportés aux anciens véhicules de Lydec, dont le logo sera remplacé par celui de la SRM Casablanca-Settat.

Transfert des biens de retour, du personnel et des finances

D’après Nabila Rmili, dès l’entrée en vigueur du contrat de gestion de la SRM Casablanca-Settat, celle-ci « va récupérer les biens du service de distribution ainsi que le personnel » de Lydec et des autres régies opérant dans la région.

Ces sociétés remettront ainsi l’ensemble de leur patrimoine de la gestion du service de distribution, constitué notamment des biens de retours et des biens de reprise, à la SRM.

L’entreprise régionale récupèrera également les finances de Lydec. « Un audit financier a été réalisé à cet effet », a déclaré la présidente du groupement.

En ce qui concerne le personnel, comme expliqué par Médias24 dans un article précédent, il s’agit d’un total de 4.662 personnes, répartis sur les quatre établissements.

Il s’agit, dans le détail, de 767 personnes travaillant à la RADEEC et à la RADDEJ, de 673 personnes travaillant à l’ONEE- branche électricité, et de 193 dans la branche eau, ainsi que de 3.029 personnes travaillant à Lydec.

Nabila Rmili a précisé à ce sujet que si « à l’entrée en vigueur du contrat de gestion la SRM Casablanca-Settat, il y aura des différences entre les systèmes de retraite notamment, l’unification de ce volet aura peut-être lieu sur le long terme. Ce qui est sûr, c’est que les salaires et les acquis des employés resteront intacts« .

« Ce protocole d’accord stipule également le transfert du système d’information de Lydec à la nouvelle SRM, ainsi que ses dossiers » a ajouté Rmili, soulignant que « l’objectif de ce projet titanesque est l’unification de la gestion du service de distribution avec une même vision et un même programme de travail au niveau régional ».