Premier coup de pioche pour la construction du technopark de Khémisset

La cérémonie de lancement des travaux de ce projet, qui nécessitera une enveloppe budgétaire de 15,2 millions de dirhams, s’est déroulée en présence notamment du gouverneur de la province, Abdellatif Ennahli, du président du conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra, Rachid El Abdi, ainsi que de responsables, d’élus et d’acteurs locaux.

Ce projet, dont la réalisation devrait s’étaler sur près de 10 mois, s’inscrit dans le cadre du programme de développement régional de Rabat-Salé-Kénitra 2022-2027. Il vise à offrir un espace propice aux jeunes entrepreneurs, facilitant l’implantation et le développement de leurs startups, tout en encourageant l’innovation et en promouvant les domaines d’excellence dans le secteur des technologies.

Il ambitionne également de renforcer les résultats de la recherche scientifique et technologique, de favoriser la création d’entreprises et d’emplois, ainsi que de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME).

La réalisation de ce projet intervient conformément à une convention-cadre portant sur la création d’incubateurs technologiques au sein de la région, ainsi qu’à une convention spécifique dédiée à l’implantation d’un incubateur technologique dans la province de Khémisset.

Dans une déclaration à la presse, la directrice de l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) de Rabat-Salé-Kénitra, Lamia Benabdillah, a indiqué que le futur technopark de Khémisset ambitionne de soutenir les jeunes entrepreneurs et de les accompagner dans leur parcours et leurs activités.

Ce projet ambitieux permettra d’accueillir 58 start-ups, a-t-elle fait savoir, ajoutant que cette nouvelle plateforme aura un impact positif sur la province de Khémisset à travers l’accompagnement des jeunes de la région dans les domaines des technologies et des innovations, tels que l’agriculture et l’informatique.

Prévu sur une superficie totale de 2.027 m², le technopark de Khémisset comprendra 34 bureaux destinés aux start-ups, trois espaces de coworking, une salle de réunion, ainsi que deux espaces de services de proximité.

https://medias24.com/2025/05/12/rabat-sale-kenitra-la-construction-de-4-technoparks-dans-le-pipe/

Innovation industrielle durable : le groupe OCP lance la 1re édition de l’InnovateX Day

« Être un catalyseur de l’innovation », c’est l’ambition du groupe OCP pour propulser un environnement propice au développement des startups. Une première édition de l’InnovateX Day a été organisée la journée du mardi 29 avril 2025 au campus Benguerir de l’UM6P avec la participation de 500 participants venus du monde industriel, de startups, de centres de recherches, dans le but d’initier des solutions concrètes pour aider les industriels à se décarboner d’une manière efficiente et rapide et économe.

Le mot d’ordre de cette journée est le « rêve marocain » : l’ambition du groupe OCP est de propulser l’innovation au plus haut niveau.

L’objectif ? Pourquoi pas une Silicon Valley à la marocaine, véritable incubateur de startups, source de valeur économique et moteur de développement du Maroc de demain. Rien n’est impossible, l’audace marocaine n’a pas de limites, à condition de conjuguer travail acharné et environnement propice à l’innovation.

Cette nouvelle initiative, portée par la plateforme ManufacturiX de la Strategic Business Unit Manufacturing du groupe OCP, s’inscrit dans une démarche à long terme visant à rapprocher concrètement les besoins industriels du groupe avec des solutions technologiques les plus avancées.

« Nous avons invité plus de 500 participants qui sont venus découvrir les 35 solutions innovantes que nous avons sélectionnées parmi plus de 2.500 candidatures reçues et de plus de 25 pays », a précisé Abdenour Jbili, CEO OCP Maintenance Solution et de la Manufacturix Platform.

Suite à un appel à projets technologiques lancé par le groupe OCP en décembre 2024, cet événement a sélectionné les meilleures startups capables de mettre en lumière des solutions à un stade de maturité avancé.

« Ce type d’événements est très capital parce qu’il permet de connecter ces porteurs d’idées avec les industriels pour pouvoir accélérer le déploiement de ces solutions et avoir assez de feedback pour les adapter à ces besoins des opérationnels », a ajouté Abdenour Jbili.

Les thématiques de cet événement s’alignent sur les priorités du groupe OCP tout au long de sa chaîne de valeur du phosphate, notamment : la gestion responsable de l’eau et de l’énergie, la digitalisation, la maintenance industrielle, la performance des unités de production, la santé et la sécurité au travail, le développement durable, ainsi que l’optimisation logistique et maritime.

« On compte rendre cet événement annuel, systématique, pour pouvoir développer le network, l’implémenter à d’autres sources d’innovation, et développer ce network pour porter ensemble, c’est-à-dire exploitation et exploration, les challenges de demain », a conclu M. Jbili.

En marge de cet événement, des sessions de pitch ont été organisées autour de thématiques d’intérêt pour le groupe OCP. Cette nouvelle initiative offre une opportunité précieuse de tisser des partenariats avec les industriels présents et d’attirer des investisseurs potentiels, tout en favorisant le partage de retours d’expérience enrichissants, en faveur des startups.

Parmi les experts présents, Abdellah Cherkaoui, entrepreneur marocain de la Silicon Valley spécialisé dans la décarbonisation, cofondateur et directeur commercial d’AquaLith Advanced Materials. Cette startup ambitionne de réduire les coûts des batteries de véhicules électriques. Fort de son expérience dans la création de Volta Charging et de ChargePoint en Silicon Valley, deux entreprises ayant atteint le statut de licorne après leur introduction en bourse (Volta a ensuite été acquise par Shell), il incarne un modèle inspirant pour les startups marocaines.

De son côté, Martin Duval, cofondateur de Bluenove, société de conseil et de technologies en open innovation, intelligence collective et open leadership, est en faveur des startups, l’open innovation est un concept qui a évolué durant les vingt dernières années et qui permet l’accès au financement, la réduction des risques et  la recherche des bons partenaires…

Rappelons qu’OCP a entrepris d’augmenter sa production d’engrais tout en misant sur les énergies renouvelables. Ce plan ambitieux, doté d’un budget d’environ 13 milliards de dollars sur la période 2023-2027, a permis, depuis début 2025, au groupe d’utiliser 100 % d’eau non conventionnelle (garantissant une autonomie complète, avec une capacité de dessalement de 560 millions de m³ par an d’ici 2027), d’atteindre 100 % d’énergie propre d’ici 2027 et de parvenir à la neutralité carbone totale d’ici 2040, tout en augmentant la production d’engrais verts.

Novaddix, nouvelle start-up dans la galaxie d’InnovX

C’est la vingtième start-up lancée par InnovX, qui compte déjà dans son portefeuille plusieurs pépites dans des domaines variés comme l’agriculture et l’eau, le digital et l’énergie.

Novaddix, qui vient d’être créée, sera spécialisée dans la production, la commercialisation d’additifs chimiques, ainsi que dans le développement et la commercialisation de technologies liées au traitement des phosphates et de leurs dérivés.

Elle prévoit également d’offrir des services connexes à ces domaines et d’étendre son activité à l’échelle nationale et internationale.

La direction générale de la nouvelle pousse est confiée à Ahmed Reda Tamsamani, qui est par ailleurs directeur des investissements à InnovX.

Glovo lance un programme de mentorat pour les start-up marocaines

En collaboration avec des acteurs clés de l’écosystème entrepreneurial, 212 Founders, Startgate et Technopark, ce partenariat signé lors de la seconde édition du GITEX Africa vise à soutenir le développement de start-up innovantes en leur offrant une opportunité d’immersion et de mentorat au Yellow Park, siège de Glovo à Barcelone, indique un communiqué de Glovo.

Le programme, dont la 1re édition est prévue pour fin septembre, se déroulera sur une semaine. Il est conçu pour des start-up en phase de démarrage (pre-seed) opérant dans des secteurs variés tels que la mobilité, la logistique, la technologie alimentaire, le retail-tech, l’e-commerce et la fintech. Les start-up sélectionnées bénéficieront d’un accompagnement personnalisé par des cadres supérieurs de Glovo à Barcelone et d’une expérience de réseautage enrichissante avec des acteurs de l’écosystème espagnol.

Lors de la cérémonie de signature, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’Administration, Ghita Mezzour, a affirmé son soutien et a déclaré : « Ce programme permettra aux start-up marocaines accompagnées de croître et de s’internationaliser. De plus, cela encouragera le partage de connaissances et de meilleures pratiques, contribuant ainsi à un environnement propice à l’émergence de solutions technologiques avancées adaptées aux besoins du marché. »

Dans la même veine, Sacha Michaud, cofondateur de Glovo, a partagé son enthousiasme : « Nous sommes ravis à l’idée de travailler main dans la main avec le ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration,  212 Founders, Startgate et Technopark afin de proposer ce programme d’exception. Nous aspirons à catalyser la croissance des start-up qui vont bénéficier du programme, en mettant à leur disposition notre expertise et en tissant des liens de synergie au sein de l’écosystème entrepreneurial méditerranéen. »

Les critères de sélection pour les start-up privilégient l’innovation, la durabilité et la capacité à se développer à grande échelle, entre autres aspects. Les start-up choisies auront l’opportunité de participer à une semaine d’immersion, durant laquelle elles bénéficieront d’ateliers dirigés par des spécialistes de l’entreprise et d’autres acteurs de l’écosystème espagnol, axés sur des sujets spécifiques déterminés en collaboration avec les partenaires du programme, ajoute la même source.

Start-up Week : l’entrepreneuriat étudiant à l’honneur au sein de l’USMBA

La Start-up Week, un évènement qui vise à sensibiliser, à former et à accompagner les étudiants de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah (USMBA), dans le cadre de l’entrepreneuriat, a été clôturée le vendredi 17 mai à la Cité de l’innovation de Fès, avec la cérémonie des pitchs consacrant trois projets sur dix participants.

« Dans le cadre de la mise en œuvre du pacte ESRI 2030, nous mettons tout en œuvre pour développer l’entrepreneuriat au sein de notre université », a déclaré Mustapha Ijjaali, président de l’USMBA lors de la cérémonie d’ouverture.

Portée et organisée par le Student Entrepreneurship Center, l’incubateur interne de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) de Fès, la Start-up Week s’est déroulée sur cinq jours, comprenant un programme intense incluant ateliers de formation, d’idéation et d’accompagnement.

Plus de 50 étudiants représentant diverses facultés de l’USMBA ont pris part à la 1re édition de cette compétition, que les organisateurs veulent consacrer comme un événement annuel. Les participants ont pu rencontrer et échanger avec des entrepreneurs de la région, des alumni de l’université au parcours inspirant, ainsi que divers acteurs de l’écosystème entrepreneurial local et national.

Le projet gagnant dans la catégorie des Projets innovants est celui de BusConnect, application de mobilité urbaine intelligente. Dans la catégorie de l’Entrepreneuriat créatif et culturel, c’est la start-up Tradivibe qui propose des habits artisanaux, alliant mode, tradition et technologie. Quant au projet qui a obtenu le prix de l’Entrepreneuriat féminin, il s’agit de DHF, qui œuvre dans le secteur du healthy food. Une mention spéciale a été décernée au programme EnerTech, qui propose une solution de chauffage basée sur l’énergie solaire.

Le Student Entrepreneurship Center, une initiative qui vise à booster l’entrepreneuriat étudiant au sein de l’université

Tous les projets participants bénéficieront d’une incubation et d’un accompagnement continue au sein du Student Entrepreneurship Center (SEC). Créé en 2019, le SEC est une initiative de la FSJES de Fès qui vise à enrichir et animer l’écosystème entrepreneurial universitaire de l’USMBA en offrant des services de proximité tout au long de l’année au niveau du campus de Dhar el Mehraz. « L’incubateur de notre faculté est ouvert à tous les étudiants de l’USMBA », a précisé le Mohammed Bouzlafa, doyen de la FSJES de Fès.

« Nous remercions tous les partenaires qui ont participé à la réussite de cette 1re édition que l’on compte faire grandir et améliorer au fil des années. Je pense que tous ceux qui étaient présents ont pu constater l’impact que ce genre d’action a sur les étudiants, sur leur personnalité, sur leur motivation et sur leur projet professionnel », a déclaré à Médias24 Asmae Diani, professeure de l’enseignement supérieur à l’USMBA et directrice du SEC.

« Cet évènement a la particularité d’être beaucoup plus riche en formation et accompagnement que les habituels hackathons qui se déroulaient en un week-end. On se donne ainsi plus de temps pour découvrir les talents entrepreneuriaux de nos étudiants. Nous avons l’ambition, au sein du SEC, de multiplier les actions de ce genre qui visent à renforcer l’orientation entrepreneuriale de l’Université », ajoute-t-elle.

« Nous avons l’ultime conviction que l’université publique marocaine a toutes les compétences pour devenir un acteur majeur de la dynamique entrepreneuriale dans notre pays, et que ses étudiants n’ont rien à envier à leurs pairs dans les plus grandes universités du monde. Nous œuvrons à leur offrir un environnement favorable pour qu’ils expriment tout leur talent. Et pour cela nous avons besoin de la contribution de toutes parties prenantes au sein et en dehors de l’université », conclut la directrice du SEC.

« Nous avons fait des efforts dans l’innovation, mais notre potentiel est dix fois plus élevé » (G. Mezzour)

Le 11 octobre, aux AA2023 de Marrakech, la ministre des Finances, Nadia Fettah Alaoui, et le président de la CGEM, Chakib Alj, ont ouvert un panel sur le thème « Afrique : le moteur de l’innovation ».

L’occasion pour différents panélistes spécialisés sur le secteur, dont Mehdi Tazi, vice-président de la CGEM, Ghita Mezzour, ministre en charge de la Transition numérique, ou encore Mohamed Benouda, président fondateur d’ABA Technology, de revenir sur les efforts déployés dans le secteur, et les challenges à relever pour le faire tourner à son plein potentiel.

Le domaine des start-up marocaines se développe progressivement

L’innovation au Maroc passe en partie par les jeunes entreprises innovantes et, depuis plusieurs années, un environnement a été mis en place pour favoriser leur développement et leur succès.

La ministre Ghita Mezzour a d’ailleurs rappelé le dynamisme affiché par cette industrie, avec 15.000 créations d’emploi au cours des deux dernières années, et un rythme qui va crescendo.

« Les start-up sont également importantes. Nous avons beaucoup de start-up dynamiques, qui accomplissent un travail passionnant et mobilisent des fonds au Maroc et à l’étranger. Nous avons un label de ‘jeune entreprise innovante’ qui leur permet d’avoir des avantages, notamment en matière de change. Beaucoup de choses se passent dans ce domaine’, explique-t-elle.

« Nous réussissons à produire 8.000 talents marocains. Nous pouvons aller plus loin, car nous avons une jeunesse douée en mathématiques, en physique. Nous travaillons avec des universités, des plateformes en ligne et nous devons former ces jeunes pour qu’ils puissent intégrer les entreprises technologiques locales ou devenir entrepreneurs. L’élément humain est notre principal atout. Nous avons fait beaucoup d’efforts, mais notre potentiel est dix fois plus élevé que ça. Le monde devrait venir pour investir dans nos start-up. Nous travaillons sur l’accès au marché, le financement, le cadre réglementaire, etc. »

Un phénomène de brain drain persistant

Cependant, le Royaume subit encore la fuite des cerveaux, notamment dans le domaine technologique. « Lorsque l’on parle d’innovation, les sociétés internationales viennent exploiter nos talents numériques et élaborer des solutions numériques pour les marchés européens et américains, au détriment du nôtre », souligne la ministre.

Un argument corroboré par le vice-président de la CGEM, Mehdi Tazi. « Nous mettons l’accent sur les talents et en formons 8.000 en informatique, mais nous en perdons 20% qui partent dès le lendemain. Ils vont en Europe, au Canada et disparaissent. Pour les chefs d’entreprise qui emploient des spécialistes de la Tech, le taux de fidélisation est de 70%, ce qui veut dire que 30% partent chaque année, et c’est un véritable problème. Nous devons mieux retenir et former ces personnes. Il y a également un problème de réglementation qui date d’avant l’ère de la transformation numérique. Il faut raccourcir le temps entre la prise de conscience du changement et le changement effectif », explique-t-il.

Écouter son client est primordial

La conférence a par ailleurs permis de bénéficier du retour d’expérience d’un entrepreneur innovant du secteur, et de ses conseils. Il s’agit de Mohamed Benouda, président fondateur d’ABA Technology, une entreprise de construction technologique misant sur la souveraineté industrielle, technologique et sanitaire.

Dans un domaine technologique où chaque entrepreneur cherche une croissance forte, et donc un financement, la plupart des dirigeants de start-up apprennent à pitcher pour convaincre des fonds ou investisseurs à miser sur leur projet.

Sur cette pratique Mohamed Benouda rappelle qu’ABA Technology, forte de 850 personnes dans plusieurs pays, n’a toujours pas levé de fonds. « Chez ABA, la croissance est financée par le cash-flow généré. Les start-up apprennent à pitcher. Je pense que c’est une fausse route. Le plus important est de passer du temps avec le client. Cela permet de ne pas s’éloigner des fondamentaux. Les fondamentaux, c’est comment acheter, produire, délivrer, comment gérer le time to market… », explique-t-il.

Concernant les problématiques de ressources humaines, l’entrepreneur assure ne pas recruter sur diplôme mais sur tests. « On vous donne des use cases à faire durant le week-end, si vous les réussissez, vous intégrez l’entreprise. À partir de là, on croit en vos talents et on vous donne la liberté d’agir, de l’autonomie et de la visibilité sur la carrière », conclut le chef d’entreprise.