Dessalement à Casablanca : ADEC boucle le financement du projet en levant 5,2 MMDH auprès de bailleurs nationaux et internationaux

Le projet bénéficie d’un montage financier en mode « project finance » d’une enveloppe de 5,2 MMDH, mobilisée auprès d’acteurs financiers nationaux et internationaux de premier plan, annonce un communiqué d’ADEC.

Le montage financier est comme suit :

« Cette structuration témoigne ainsi de la confiance des partenaires financiers nationaux et internationaux envers ce projet d’envergure et à impact stratégique », souligne le communiqué.

Le projet est codéveloppé par Acciona Agua, filiale du groupe espagnol Acciona, et Green of Africa, joint-venture entre les groupes marocains Akwa Group et O Capital Group.

Ce projet est réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé avec l’ONEE pour renforcer la sécurité hydrique du Grand Casablanca.

D’une capacité annuelle de 300 millions de m³, la station utilisera la technologie de l’osmose inverse et sera intégralement alimentée en énergie renouvelable via le parc éolien situé à Bir Anzarane, d’une capacité de 360 MW et développé par Green of Africa Dakhla.

La station produira chaque année 250 millions de m³ d’eau potable, et 50 millions de m³ qui seront destinés à l’agriculture régionale, contribuant significativement au développement économique et social local, rappelle le communiqué.

Les travaux de construction de la station, financés initialement par les fonds propres des actionnaires d’ADEC, ont débuté le 1ᵉʳ avril 2024. À date, l’avancement du projet est conforme au planning contractuel, assure la même source.

La mise en service de la station de dessalement est prévue pour fin 2026.

Future station de dessalement de Casablanca : financement et garantie espagnols pour 3,5 milliards de DH (responsable espagnole)

Selon les déclarations accordées à EFE par la secrétaire d’État espagnole au Commerce, Amparo López Senovilla, le projet de l’usine de dessalement de Casablanca, qui sera la plus grande d’Afrique, implique le soutien combiné de trois instruments d’aide financière espagnols.

« L’Espagne soutient ce projet à travers des crédits octroyés par le Fonds pour l’internationalisation de l’entreprise (FIEM), l’Agence de crédit à l’exportation (Cesce) – qui couvre jusqu’à 80% d’une partie de l’opération – et le Fonds pour les investissements à l’étranger (FIEX) – qui est géré par l’intermédiaire de Cofides », a expliqué Amparo López Senovilla. Elle s’est rendue ce mercredi 7 mai à Casablanca pour assister à la cérémonie institutionnelle concernant l’accord financier de l’usine de dessalement de Casablanca, aux côtés de la ministre marocaine de l’Économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui.

Étaient également présents à l’événement le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Tarik Hamane, l’ambassadeur d’Espagne au Maroc, Enrique Ojeda Vila, ainsi que plusieurs entrepreneurs espagnols et marocains.

Lors de son intervention, Amparo López Senovilla a qualifié le projet de « structurel », « ambitieux » et « pertinent », soulignant qu’il combine la gestion des ressources hydriques, qui améliorera l’approvisionnement urbain et agricole, avec l’innovation et la technologie, puisque l’infrastructure sera alimentée par des énergies renouvelables.

De même, la secrétaire d’État espagnole a réaffirmé l’engagement de son pays à continuer de soutenir  « activement » le plan marocain de modernisation de ses infrastructures.

Pour sa part, la ministre marocaine a affirmé que l’usine de dessalement de Casablanca constitue « l’un des projets les plus emblématiques » de la stratégie marocaine de gestion durable de l’eau.

Cette stratégie s’inscrit dans une feuille de route qui prévoit la mobilisation de 1,7 milliard de m3 d’eau potable à partir d’une vingtaine d’usines de dessalement à l’horizon 2030, contre une capacité actuelle d’environ 320 millions de m3.

Selon une note du secrétariat d’État espagnol au Commerce, le soutien financier à ce projet se répartit entre un crédit de 250 millions d’euros (2,6 MMDH) accordé par le FIEM, qui permet la conception, la construction et l’exploitation de l’infrastructure, et le CESCE qui couvrira jusqu’à 80% de la deuxième tranche du financement, d’environ 70 millions d’euros (737,7 MDH). Quant au financement d’une partie de l’apport au capital social de la société de projet correspondant à Acciona, il se fera via un crédit de 31 millions d’euros (324,4 MDH) du fonds FIEX.

Où en est le projet de liaison électrique entre Dakhla et Casablanca ?

La principale difficulté de ce projet de liaison électrique très haute tension de 3 GW entre le sud et le centre du Maroc, c’est qu’il y a « une saturation sur les marchés, notamment au niveau des postes de transformation », explique Tarik Hamane, directeur général de l’ONEE, en marge du World Power-to-X Summit qui se déroule actuellement à Marrakech.

C’est un problème qu’a déjà connu le Maroc, notamment avec le projet de l’autoroute de l’eau, et il persiste. L’offre sur le marché reste insuffisante pour répondre à la demande.

C’est une difficulté et non un frein à la réalisation du projet. Car l’ONEE est en train d’étudier avec les différents acteurs les meilleures configurations techniques et financières en vue d’identifier les industriels qui ont de la disponibilité et peuvent approvisionner le Maroc pour ce chantier.

L’autre point relevé par le directeur général de l’ONEE, c’est que l’Office est en train de renforcer les lignes existantes, notamment entre Boujdour et Agadir en passant par Laâyoune, pour qu’elles puissent supporter plus d’énergie.

À partir de là, le Maroc dispose d’un peu plus de temps pour faire aboutir son projet d’autoroute électrique. Celle-ci n’étant plus aussi indispensable avant 2026 pour alimenter la station de dessalement d’eau de Casablanca à partir de la centrale de Bir Anzarane (Dakhla) développée par Green Of Africa et sa pierre angulaire pour garantir la rentabilité de ce projet de dessalement. L’électricité de la centrale de Bir Anzarane passera par les lignes existantes qui sont en cours de renforcement.

Cela ne veut pas dire que le projet n’est pas important. Cela signifie qu’il ne va pas être prêt dans les délais prévus mais plutôt « dans les délais requis », selon les dires du directeur général de l’ONEE.

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https://medias24.com/2024/08/17/en-retard-le-projet-de-ligne-tres-haute-tension-sud-centre-va-etre-relance-par-lonee

https://medias24.com/2023/11/08/liaison-electrique-dakhla-casa-un-projet-et-de-multiples-questionnements/

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Le gouvernement espagnol accorde un prêt de 250 millions d’euros à Acciona pour la station de dessalement de Casablanca

Il s’agit d’un prêt de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) accordé au Fonds pour l’internationalisation des entreprises (FIEM) dans le cadre du financement de projets de grand intérêt pour l’internationalisation de l’économie espagnole, accordé également à Green of Africa et Afriquia Gaz, annonce Europa Press.

Le financement FIEM sera d’un maximum de 250 millions d’euros pour « développer l’une des infrastructures de dessalement les plus pertinentes de toute l’Afrique grâce aux services et fournitures d’entreprises espagnoles », poursuit la même source.

L’opération vise à promouvoir la présence d’entreprises espagnoles en Afrique et à contribuer au développement du continent africain dans le cadre de la stratégie « Horizon Afrique » du ministère espagnol de l’Économie, du commerce et des affaires, note la même source.

https://medias24.com/2023/11/17/le-groupement-acciona-et-green-of-africa-remporte-le-marche-de-la-station-de-dessalement-de-casa/

Le groupement Acciona et Green of Africa remporte le marché de la station de dessalement de Casa

On connaît enfin l’identité des entreprises qui se chargeront de la mise en place de la station de dessalement de Casablanca, plus d’un an et demi après le lancement du processus d’adjudication. C’est le groupement Acciona, Green of Africa et Afriquia Gaz.

Le contrat officialisant l’adjudication du marché a été signé ce vendredi 17 novembre, apprend Médias24 de sources sûres.

>> Lire aussi : Dessalement de Casablanca : Acciona et Green of Africa structurent leur plan de financement

Les travaux de la station démarreront début 2024. Le projet consiste en la conception, le financement, la réalisation et l’exploitation pendant une durée de 30 ans d’un station de dessalement d’eau de mer, ayant une capacité de 548.000 m3 par jour (200 millions de m3 par an), extensible à 822.000 m3 par jour (300 millions de m3 par an) d’eau traitée, y compris les travaux maritimes de prise d’eau de mer et de rejet, ainsi que son alimentation électrique essentiellement par de l’énergie renouvelable.

L’objectif de cette station est de sécuriser l’alimentation en eau potable du Grand Casablanca, de la zone de Berrechid-Settat et de la zone d’El Jadida-Azemmour, et d’atténuer le déficit en eau enregistré dans le bassin de l’Oum Er-Rbia. Elle est appelée à desservir une aire géographique dont la population est estimée à 6,7 millions d’habitants.