Un nouveau parking de 142 places ouvre ses portes à Rabat

Doté d’une capacité de 142 places réparties sur 2 niveaux de sous-sols, cet ouvrage a été conçu « selon les meilleurs standards internationaux et dispose d’équipements et de technologies de pointe permettant de proposer un service de qualité, sécurisé et respectueux de l’environnement », précise PRM dans un communiqué.

Cet ouvrage, ajoute la même source, contribuera à contenir les nuisances et les préjudices liés au trafic automobile et à réduire la consommation des surfaces destinées au stationnement dans les espaces urbains en surface, pour les restituer à des usages plus en phase avec les ambitions d’une conurbation qui se veut pionnière des initiatives de mobilité durable, à forte valeur ajoutée sociale et environnementale.

L’exploitation de ce parking, qui sera accessible 24H sur 24 et 7 jours/7, a été confiée à la société Rabat Région Mobilité, qui assure déjà la gestion des parkings de Bab Chellah, Bab EL Had, Place du Théâtre Mohamed V à Rabat et le parking Bab Fès à Salé.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2023/06/02/a-rabat-9-parkings-souterrains-a-letude/

Dar Bouazza : la province décrète la gratuité du stationnement

À l’approche de l’été, une bonne nouvelle pour les habitants et les visiteurs de Dar Bouazza. Ils n’auront plus à être « rançonnés » par les gardiens de voitures dans les diverses aires de stationnement, légales ou sauvages, installées dans cette commune rurale de la banlieue casablancaise.

De sources autorisées, Médias24 apprend que le gouverneur de Nouaceur, Jalal Benhayoun, a ordonné la résiliation des contrats de gestion des six parkings de cette commune. Une décision qui a pris effet à partir du mardi 27 mai.

L’information nous a été confirmée par Zineb Tazi, présidente du conseil communal.

« Nous nous félicitons de cette décision que nous avons accueillie avec soulagement », nous déclare Zineb Tazi, élue sous les couleurs du PAM.

D’après les explications qui nous ont été fournies, il s’agit de six parkings loués par des sociétés pour des montants annuels, certains l’ayant été depuis plusieurs décennies.

« Cela va nous faire un manque à gagner qui dépasse les 3 millions de dirhams par année, mais c’est une bonne nouvelle pour la population », explique Zineb Tazi.

Pour les dégâts collatéraux, cette décision va priver des dizaines de familles de leur source de revenus, en l’absence d’alternative.

Et une campagne pour en finir avec les agissements des « gilets jaunes »

La décision du gouverneur Jalal Benhayoun étant actée, les autorités locales ont lancé une campagne pour déloger les « gilets jaunes », ces gardiens qui continuent à faire payer les automobilistes dans divers emplacements de la commune, notamment dans les zones balnéaires.

Ces gardiens, travaillant sans autorisation, ont vu leurs installations (guérites, panneaux…) enlevées par les autorités locales, appuyées par les forces de l’ordre (Gendarmerie royale et Forces auxiliaires).

Que faire quand un automobiliste est abordé par un gardien de voitures ? « Ne pas donner un seul dirham et, en cas de besoin, appeler la gendarmerie », nous répond un agent d’autorité à Dar Bouazza.

Notre interlocuteur affirme que la campagne en cours dans cette commune concerne aussi les plages d’où sont délogés tous ceux qui les squattent de manière illégale entre loueurs de parasols, chaises, tables et autres transats. Une autre bonne nouvelle pour les habitants et les visiteurs de cette commune en ce début de la saison estivale.

« Notre souhait est de voir la commune de Dar Bouazza s’aligner sur la même dynamique de développement et d’organisation que celle que vit Casablanca actuellement », souligne Zineb Tazi.

Selon le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2024, la commune de Dar Bouazza abrite 302.918 personnes, dont plus du quart ont moins de 15 ans (28,60%). Cela fait d’elle la commune la plus peuplée de la province de Nouaceur, devant Bouskoura (200.000 habitants).

Le taux de chômage global y atteint 15,40% et grimpe à 17,90% chez les femmes.

https://medias24.com/2025/03/25/gardiennage-a-casablanca-aucune-reprise-de-la-delivrance-ou-du-renouvellement-des-autorisations-nest-a-lordre-du-jour-nabila-rmili/

https://medias24.com/2025/05/14/liberation-du-domaine-public-maritime-demarrage-imminent-dune-grande-operation-sur-le-littoral-de-dar-bouazza/

Gardiennage à Casablanca : « Aucune reprise de la délivrance ou du renouvellement des autorisations n’est à l’ordre du jour » (Nabila Rmili)

Pour des raisons sociales et humanitaires, le conseil de la ville de Casablanca aurait entrepris de renouveler les autorisations des gardiens de voitures. Du moins provisoirement, en attendant l’adoption du cahier des charges relatif à cet épineux dossier. C’est ce que rapportent certains médias de la place, dont quelques-uns qui citent des milieux associatifs et syndicaux défendant les intérêts des gardiens de voitures.

« Ce n’est pas vrai et nous devons attendre l’adoption du cahier des charges lors de la prochaine session [du conseil, ndlr] », affirme Nabila Rmili en réponse aux questions de Médias24.

Ce même démenti a été donné par Lhoucine Nasrollah, vice-président du conseil de la ville en charge du patrimoine et des affaires juridiques, et qui préside par ailleurs une commission chargée de l’élaboration d’un cahier des charges dédié au secteur de stationnement.

« Nous sommes toujours en train d’examiner le cahier des charges qui doit être adopté en session », nous déclare Lhoucine Nasrollah sans préciser à laquelle des sessions il fait référence. Serait-ce la session ordinaire qui doit se tenir lors de la première semaine de mai prochain ?

Les sources interrogées par nos soins sont dans l’incapacité de fournir une date exacte. « Cela dépendra de la prochaine réunion du bureau du conseil, qui pourrait se tenir la semaine prochaine pour justement arrêter l’ordre du jour de la session de mai », expliquent nos interlocuteurs.

Au début de l’année 2025, le conseil de la ville a décidé de suspendre la délivrance ou le renouvellement des autorisations des gardiens de voitures. Cette décision a été notifiée aux présidents des arrondissements de la métropole en vertu des prérogatives de la maire, Nabila Rmili, en tant que première responsable de la police administrative.

Cette décision s’appuyait sur une étude commandée et adoptée par l’ancien conseil, mais qui n’avait jamais donné lieu à une application sur le terrain, perpétuant ainsi une anarchie qui dure depuis des décennies.

« À chaque fois que la Société de développement local (SDL) Casa Baia entamait une action pour la mise en place des résultats de ladite étude, elle était confrontée aux autorisations déjà octroyées aux gardiens par les arrondissements de la ville qui géraient plusieurs boulevards centraux », nous déclarait auparavant Nabila Rmili pour expliquer le blocage de toute démarche d’un point de vue réglementaire.

« La loi stipule qu’on peut donner des autorisations à des gardiens pour surveiller des voitures dans une artère, mais selon différentes conditions », soulignait la maire de Casablanca. D’où la nécessité d’établir un cahier des charges contraignant pour tous les intervenants.

« Il s’agit notamment du port d’un badge et de l’affichage du numéro de l’autorisation octroyée par les autorités, ainsi que du nom et du prénom du gardien au niveau de la rue concernée. Ces gardiens doivent également porter un uniforme délivré par la ville auquel est collée une immatriculation », expliquait Nabila Rmili.

Stationnement à Casablanca : voici les contours du cahier des charges, selon Houcine Nasrollah

Adopté en commission de l’urbanisme du Conseil de la ville de Casablanca le jeudi 13 février, le vote du cahier des charges relatif à l’exploitation du domaine public pour le gardiennage a finalement été reporté au cours de la session ordinaire tenue lundi, à la demande des élus. La maire de la ville, Nabila Rmili, a annoncé son report pour permettre au conseil de l’examiner en profondeur.

Joint par nos soins, Houcine Nasrollah, vice-président du conseil chargé du dossier et président de la commission dédiée au stationnement à Casablanca, revient sur les raisons de ce report.

Une concertation élargie avec les présidents d’arrondissements est en cours

Selon lui, « rien ne bloque ce projet« . Les discussions, qui ont démarré il y a quelques semaines, se poursuivent. « Il s’agit simplement d’élargir le périmètre de concertation pour inclure davantage d’acteurs », nous explique Houcine Nasrollah.

« Les discussions ont d’abord démarré avec les associations représentant les gardiens de voitures, avant d’être élargies aux partis politiques. Le projet de cahier des charges a ensuite été transmis aux présidents de groupes au sein du conseil. Parmi ces derniers, il existe des présidents d’arrondissements qui ont demandé un élargissement de la concertation à l’ensemble des présidents d’arrondissements de la ville. Ce point sera donc inscrit à l’ordre du jour de l’une des prochaines sessions du conseil ».

L’étape suivante du processus impliquera donc « la consultation des présidents d’arrondissements ainsi que de certains services externes directement concernés », ajoute notre interlocuteur.

Un cahier des charges strict pour encadrer l’activité

« L’une des avancées majeures de ce projet réside », d’après Houcine Nasrollah, « dans l’élaboration d’un cahier des charges, un document qui n’existait pas auparavant. Celui-ci fixe les conditions requises pour l’obtention d’une autorisation, ainsi que les règles à respecter une fois l’autorisation délivrée ».

« L’objectif principal est de mieux encadrer cette activité, tout en prenant en compte sa dimension sociale« . Il est en effet inconcevable d’interdire du jour au lendemain l’activité aux gardiens de voitures réglementés.

« De plus, un rapport de la Cour des comptes avait recommandé de définir les critères permettant de qualifier une situation de ‘cas social’. Nous avons identifié quelques catégories, notamment les veuves, les personnes en situation de handicap et les chômeurs de longue durée… ».

Des voix se sont toutefois élevées au sujet du casier judiciaire, l’une des conditions initialement exigées par la maire de la ville lorsqu’elle avait interdit, en début d’année, le renouvellement ou l’octroi de nouvelles autorisations de gardiennage.

« Concernant le casier judiciaire, deux visions s’opposaient : certains plaidaient pour l’exigence d’un casier vierge, tandis que d’autres y voyaient une opportunité de réinsertion pour des individus ayant des antécédents judiciaires. La décision finale a été de ne pas exiger un casier judiciaire vierge », nous confie le vice-président du conseil chargé du dossier.

Les principales mesures du nouveau dispositif en préparation

Houcine Nasrollah est également revenu, pour Médias24, sur les principales mesures qui seront exigées par ce nouveau dispositif, que l’on peut résumer comme suit :

« 40 familles à Casablanca détiennent 160 autorisations »

Notre interlocuteur précise que ces mesures interviennent pour mettre fin à l’anarchie dans ce secteur, qui n’a que trop duré.

« À Casablanca, 40 familles détenaient à elles seules 160 autorisations« , déplore Houcine Nasrollah. « Certaines personnes possédaient jusqu’à trois ou quatre autorisations, et même des propriétaires de sociétés en bénéficiaient ».

La commune a également relevé des entités ayant soumissionné à des marchés de la ville qui détenaient des autorisations de gardiennage.

« Cette situation a été stoppée. Actuellement, aucun gardien de voitures dans la métropole ne dispose d’une autorisation officielle. Les citoyens doivent par ailleurs aussi jouer leur rôle. Par exemple, sur le boulevard de Aïn Diab, où le stationnement est officiellement gratuit, des automobilistes continuent de payer pour éviter des conflits ».

« Le contrat de gestion des horodateurs avec Casa Baia sera révisé »

Depuis sa création, c’est Casa Baia qui gère les horodateurs à Casablanca. La commune se dit toutefois insatisfaite des résultats de la SDL, cette dernière ne remplissant pas pleinement ses objectifs dans ce domaine. « Le contrat liant la ville à Casa Baia pour la gestion du stationnement sera donc révisé », fait savoir notre source.

Le Plan directeur du stationnement (PDS), voté par l’ancien bureau du Conseil de la ville, « prévoyait initialement 45.000 places ouvertes sous horodateurs, soit à peine 6% de la capacité de stationnement à Casablanca, mais seulement 15.000 ont été mises en place à ce jour. On est donc à seulement 2% puisque Casablanca compte environ 800.000 places de stationnement ».

« L’objectif est donc, d’abord, de réguler ce flux avant d’envisager une extension du dispositif ».

« Le PDS sera actualisé, un projet de convention en gestation »

Houcine Nasrollah nous confie aussi que « ce PDS sera actualisé. Un projet de convention est d’ailleurs en préparation pour une adoption lors des prochaines sessions de la ville. Cette convention devrait permettre de concrétiser les objectifs du PDS, notamment la mise en place effective des 45.000 places planifiées ».

« Avec ces mesures, la ville ambitionne non seulement de réguler le stationnement et de fluidifier la circulation, mais également d’apporter plus de transparence et de justice sociale dans l’attribution des autorisations aux gardiens de voitures. Si l’on peut, en parallèle, accroître les ressources de la ville, ce serait une bonne chose », conclut notre source.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2025/01/14/trois-zones-et-des-tarifs-adaptes-pour-le-stationnement-a-casablanca/

Gardiennage à Casablanca : une commission dédiée et une mise à jour imminente du cahier des charges

Après la suspension, par la maire de la ville de Casablanca, Nabila Rmili, de l’octroi et du renouvellement des autorisations pour les gardiens de voitures, une commission a été constituée, à la demande des partis représentés au conseil, pour discuter du sujet et prendre en considération le volet social.

Cette commission, qui se compose des présidents des groupes politiques, se réunira ce vendredi 7 février, a annoncé Mme Rmili lors de la session ordinaire du conseil tenue ce jeudi, sous la présidence du vice-président chargé du secteur, Lhoucine Nasrollah, afin de mettre à jour le cahier des charges relatif à l’autorisation d’exploitation du domaine public pour le stationnement.

Ce point, qui était à l’ordre du jour de la session de ce jeudi, a donc été reporté. « Ce dossier n’est pas à l’arrêt », rassure Mme Rmili, ajoutant que « plusieurs réunions à ce sujet se sont tenues ces derniers jours ».

M. Nasrollah a pour sa part expliqué avoir rencontré « plusieurs gardiens de voitures autorisés, qui estiment également que ce secteur n’est pas structuré. Nous avons donc émis une première décision pour arrêter l’hémorragie et comprendre ce qui s’y passe ».

« Nous avons par ailleurs tenu plusieurs réunions avec des associations représentatives et qui sont très nombreuses », a-t-il ajouté, soulignant que « ce secteur est en relation avec la circulation, d’où son importance ».

« Lors de la discussion de ce sujet, nous allons prendre en considération le volet social, dans la mesure du possible. « Deux déterminants seront pris en considération pour l’élaboration dudit cahier des charges, à savoir :

– Le plan de stationnement, déjà voté par le conseil précédent, et qu’on n’arrive pas à mettre en œuvre. D’ailleurs, ce PDS avait pour ambition de mettre en place environ 45.000 horodateurs dans les zones concernées, alors qu’on en est encore à 15.000.

Les recommandations de la Cour des comptes, dont les principales remarques sont relatives aux facteurs à prendre en considération pour la définition de la situation sociale de ces gardiens.

 

> Lire aussi : 

https://medias24.com/2025/01/10/stationnement-et-gardiens-de-voitures-a-casablanca-un-plan-de-restructuration-en-finir-avec-lanarchie/

https://medias24.com/2025/01/14/trois-zones-et-des-tarifs-adaptes-pour-le-stationnement-a-casablanca/

À Rabat, les deux projets de parkings souterrains prévus dans le quartier de l’Océan attribués pour 58,6 MDH

Selon les PV des commissions d’ouverture des plis, qui ont achevé leurs travaux mercredi 15 janvier, le parking en deux sous-sols qui sera situé à la place d’Angleterre sera construit par la société El Hallaoui pour 34 millions de DH au lieu de l’estimation initiale qui était de 29,8 MDH.

Le deuxième parking souterrain et un souk de proximité, dans le même quartier, seront construits par la société Winarus pour 24,6 MDH, soit le coût estimé par Rabat Région Aménagement au lancement de l’appel d’offres.

Ces nouveaux projets porteront le nombre de parkings souterrains de la capitale à 7 au total.

Trois zones et des tarifs adaptés pour le stationnement à Casablanca

Cette étude a été menée par le bureau Transitec pour le précédent bureau du conseil communal de Casablanca, peu après la publication d’un rapport de la Cour des comptes. Ce dernier avait mis en lumière plusieurs pratiques problématiques liées à la gestion du stationnement dans la ville, notamment l’attribution des autorisations, en soulignant qu’il s’agit d’une compétence relevant du maire et non des arrondissements. Dans la pratique, les arrondissements ont continué à délivrer des autorisations dans le juteux maquis du stationnement.

Consultée par Médias24, l’étude dont les principales recommandations seont appliquées, propose de diviser la métropole en trois zones, chacune favorisant des usages spécifiques afin de stimuler une rotation accrue. Elle recommande par ailleurs de débuter par le centre-ville, en réduisant le nombre de pendulaires (usagers qui se rendent quotidiennement en voiture à leur travail) et en privilégiant les usagers de courte ou moyenne durée, ainsi que les résidents.

Peu de places réglementées à Casablanca et forte occupation du centre-ville par les pendulaires

Actuellement, aucune politique de stationnement n’est en vigueur à Casablanca ; ce qui donne lieu à une congestion aux heures de pointe, à des pics de pollution et à des performances de transport collectif dégradées par un grand usage de la voiture.

Bien que cette étude ait été élaborée depuis 2016, elle n’a jamais été appliquée. Parmi les principaux freins auxquels elle a été confrontée, les gardiens de voitures, qui assument diverses fonctions, notamment de sécurisation, mais qui sont au centre d’un système économique parallèle très difficile à décortiquer et démanteler, d’où la décision de la présidente du conseil de la ville de Casablanca relative à la suspension du droit d’octroi ou de renouvellement des autorisations aux gardiens de voitures par les arrondissements.

Elle relève également que peu de places à Casablanca étaient (en 2016) réglementées par des horodateurs, soit 40% environ en centre-ville, 30% environ dans le quartier Roches-Noires et moins de 5% ailleurs.

En ce qui concerne le centre-ville, elle évoque aussi une forte occupation des places (90%) pour un stationnement de plus de deux heures, majoritairement par les pendulaires. Ces derniers sollicitent le réseau routier aux heures de pointe et sont responsables de la congestion aux abords du centre-ville. Ils occupent également les places de stationnement les plus attractives, puisqu’ils arrivent en début de journée et ne les libèrent que le soir.

Les clients de courte durée (moins de deux heures), qui arrivent en milieu de journée, cherchent plus longtemps des places dans des zones plus éloignées ; ce qui les incite à déserter le centre-ville au profit des centres commerciaux, plus accessibles et offrant des places disponibles et adaptées à leurs besoins.

Dans le centre administratif de Casablanca, l’offre de places de stationnement était gérée à 25% à peine par des horodateurs et à hauteur de 75% par des gardiens. Les longues et très longues durées consomment quant à elles 50% de l’offre globale, contre près de 10% pour la courte durée.

L’étude a par ailleurs démontré que le taux de rotation demeure globalement faible dans la métropole, s’élevant à 2,5 véhicules au niveau du centre-ville et se rapprochant de 4 à 5 véhicules dans les zones commerciales, telles que Maârif, Derb Omar…

Développement de trois zones, selon l’usage

À la suite de ces constats, Transitec avait ainsi proposé diverses solutions, dont la principale consiste dans le développement de plusieurs nouvelles zones de stationnement réglementées, qu’il s’agira de disposer sur le territoire de manière souple et progressive :

– Une zone rouge (de rotation), favorisant les usages de courte et de très courte durée, limitée à 2 heures, sur des périmètres restreints, près des commerces et des pôles commerciaux. L’application de la limitation dans le temps peut être stricte, c’est-à-dire interdisant les usages au-delà de 2 h, ou souple, via une tarification très élevée et dissuasive au-delà de 2 h. Les abonnements employés et résidents n’y sont pas permis.

– Une zone bleue (moyenne durée, environ 3-4 h), dont le rôle est de permettre le stationnement des visiteurs et des résidents sans autoriser le stationnement des pendulaires et les longues durées. Cependant, il est possible d’étendre la limitation de cette zone à 4 h avec des tarifs plus élevés pendant la quatrième heure, afin d’assurer une lisibilité par les usagers et de la différencier clairement de la zone rouge. Cette zone se déploie tout autour des zones rotatives.

Un stationnement non limité serait toutefois accordé aux résidents du secteur, moyennant le paiement d’une redevance forfaitaire mensuelle ou annuelle, ce qui leur permettrait de laisser leur véhicule en journée, pour privilégier d’autres modes de déplacement.

Zone verte (longue durée), sur les secteurs sans enjeux de stationnement courte durée. Trois variantes de gestion y sont possibles :

L’objectif de cette catégorisation est d’encourager les usagers à stationner dans des parkings relais, ce qui impactera directement et significativement les modes de transport plus respectueux de l’environnement qui sont plus capacitaires, à savoir le tramway et le busway.

Elle permettra aussi de structurer l’activité des gardiens de voitures, en réduisant leur présence au niveau des secteurs à forts enjeux de stationnement, afin de maîtriser la gestion des places et des revenus de la ville.

Enfin, elle mettra en adéquation la distance de marche à parcourir par les usagers avec le temps de stationnement, répondant ainsi efficacement aux usages souhaités. Les places les plus attractives seront donc réservées aux usagers de courte durée (moins l’usager stationnera longtemps, moins il est disposé à se garer loin), puis aux usagers de moyenne durée et aux résidents, et, enfin, aux usagers de longue durée.

Davantage de parkings relais et de places de stationnement réglementées

Pour accompagner cette catégorisation, le bureau d’études recommande à la commune de créer, en parallèle, des stationnements en ouvrage sur un périmètre élargi, notamment en lien avec la volonté de favoriser le transfert modal, principalement pour les pendulaires.

Ces parkings doivent être envisagés près des lignes de transport en commun en site propre. Notons qu’en 2024, trois parkings étaient en construction, dont un est déjà en service. Il s’agit du parking Triangle des hôtels, qui se trouve près de la gare ferroviaire Casa-Port. Deux autres parkings sont toujours en construction, à savoir le parking hypercentre de Casablanca, proche de l’hôtel Hyatt Regency, et celui de la Ligue arabe, proche des lignes de tramway et donnant sur le boulevard Roudani.

Transitec recommande également d’augmenter le nombre de places en centre-ville pour le porter à environ 35.000 places réglementées, ainsi que la mise en place d’environ 5.000 places réglementées en dehors du centre-ville.

Dans les quartiers périphériques, à dominante résidentielle, l’offre devra en revanche être ajustée à la demande exprimée.

Une politique tarifaire adaptée à chacune des zones

En ce qui concerne les prix, la mise en œuvre de ce nouveau plan de stationnement sera accompagnée d’une politique tarifaire adaptée à chacune des zones de stationnement évoquées, dont le vote est prévu durant les prochaines sessions du conseil de la ville.

Actuellement, un tarif unique et linéaire est appliqué sur toutes les places réglementées existantes (2 DH/h) ; aucune limite dans le temps n’est imposée dans ces zones ; les abonnements résidents et employés permettent de stationner sur l’ensemble des places réglementées ; et aucune différenciation dans l’affectation des places entre les différents types d’usagers n’est faite.

Une réglementation ferme pour les gardiens

Le volet des gardiens de voitures est le plus complexe à gérer, puisqu’il implique le recasement de plusieurs centaines de personnes qui, pour la plupart, ne le souhaitent pas.

Il implique également la modification de règles souvent tacites, mais fortement ancrées dans la culture locale, ce qui peut entraîner une certaine forme de défiance vis-à-vis de la politique visée et, potentiellement, des dégradations matérielles sur le matériel qui lui est lié.

Cette résistance au changement ne devra toutefois pas interférer dans l’évolution qui sera engagée, car il en va de l’intérêt général.

Pour structurer l’activité de ces derniers, la commune prévoit ainsi :

Voici à quoi devraient ressembler le badge et l’autorisation de chaque gardien de voiture

> LIRE AUSSI

https://medias24.com/2025/01/10/stationnement-et-gardiens-de-voitures-a-casablanca-un-plan-de-restructuration-en-finir-avec-lanarchie/

Rabat : au quartier de l’Océan, un parking souterrain et un souk de proximité pour 28,7 MDH

Selon le PV de la commission d’ouverture des plis, ce marché a été attribué au groupement constitué par les sociétés Zamane El Kheir et RT Négoce pour un peu plus de 28,7 MDH.

Le souk de proximité ainsi que le parking souterrain seront construits sur la Place de Russie, sachant que ce quartier de la capitale va au total abriter trois parkings souterrains sur un des neuf programmés à Rabat.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/12/03/rabat-lancement-des-appels-doffres-pour-la-construction-de-deux-parkings-souterrains-au-quartier-locean/

Rabat : lancement des appels d’offres pour la construction de deux parkings souterrains au quartier L’Océan

Les appels d’offres pour la construction de deux nouveaux parkings souterrains à Rabat ont été lancés récemment par Rabat Région Aménagement. Les deux parkings sont programmés au quartier L’Océan.

Le premier, en deux sous sols, sera construit sur la Place d’Angleterre et le coût estimé pur ce projet est de 29,8 millions de DH. Le deuxième, prévu également à L’Océan est inclus dans le même appel d’offres qu’un projet de souk de proximité. Les deux projets devraient coûter 24,6 MDH selon les estimations de Rabat Région Aménagement.

L’ouverture des plis a été fixée au 24 décembre.

Ces nouveaux projets porteront le nombre de parkings souterrains de la capitale à 7 au total.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2023/06/02/a-rabat-9-parkings-souterrains-a-letude/

Le parking Triangle des hôtels ouvre ses portes la semaine prochaine

L’annonce a été faite par la maire de la ville, Nabila Rmili, lors de la session extraordinaire du conseil de la ville, tenue ce jeudi 28 novembre.

« Le parking Triangle des hôtels sera ouvert la semaine prochaine. Ce sont donc plus de 500 places de parking qui s’ajouteront à la ville », a-t-elle souligné.

Confiée en février dernier à la TGCC, la construction était prévue pour durer 8 mois.

Le budget global du projet est estimé à plus de 180 millions de DH.

Rappelons que ce parking devait être construit sur deux niveaux souterrains, couvrant une superficie de 8.500 m² sur une parcelle de plus de 12.000 m2 située dans le triangle dessiné par les voies suivantes :

– le boulevard Zayid Ou Hmad ;
– le boulevard Félix Houphouët-Boigny ;
– l’avenue des FAR.

Rabat : la construction du parking souterrain du quartier Oulad Dlim confiée à la TGCC

Il s’agit de l’un des neuf parkings programmés dans la capitale. Et le plus grand aussi. Situé dans la zone administrative de Hay Riad, le parking souterrain du quartier Oulad Dlim sera érigé sur une superficie de 13.000 m2. La SDL Rabat Région Aménagement, maître d’ouvrage, vient d’en confier la construction à la société TGCC (Travaux Généraux de construction Casablanca) de Mohammed Bouzoubaâ.

Le coût de ce marché a été arrêté à 206,3 millions de DH alors que les premières estimations, au lancement de l’appel d’offres, étaient de 199,7 MDH.

TGCC dispose d’un délai de six mois pour livrer ce parking qui entre dans le cadre d’une vaste stratégie pour répondre aux besoins croissants d’infrastructures de stationnement dans la capitale.

Les gardiens de voitures, cibles d’une campagne de boycott sur les réseaux sociaux

Sous le hashtag #Boycott moul gilet, ou encore ضد مول جيلي أصفر#, cette campagne, qui a démarré il y a quelques jours sur les réseaux sociaux, a pris une certaine ampleur. Le premier groupe Facebook créé dans ce sens, à savoir « Boycott moul gilet », compte à présent plus de 88.000 membres, ce qui reflète le degré de colère.

De nombreuses réclamations ont été déposées sur les portails Chikaya.ma et CasablancaCity.ma. Certains médias ont également parlé d’une vague d’arrestations de faux gardiens, à l’issue de ce mouvement, une information que nous n’avons pas pu vérifier.

Plusieurs récits et mésaventures sont partagés sur ledit groupe, dont les membres dénoncent l’anarchie des gardiens et les pratiques illégales devenues courantes. Il s’agit notamment des :

prix très élevés pratiqués par certains gardiens, par exemple à Dar Bouazza où le tarif de stationnement avoisine les 20 DH, ou à la corniche de Aïn Diab (10 DH ou plus) ;

l’agressivité de certains gardiens, lorsque le citoyen refuse de payer la somme exigée ;

– devoir payer à chaque arrêt;

– la prolifération des faux gardiens.

D’autres pratiques illégales existent également, notamment la sous-location, à des prix élevés, d’espaces de stationnement par les sociétés ayant remporté les appels d’offres d’exploitation lancés par les communes, ou encore l’interdiction aux automobilistes de prendre un ticket d’horodateur…

« Une prérogative des communes »

Pour connaître les conditions d’exploitation de ces espaces, Médias 24 a contacté un avocat au barreau de Casablanca, ainsi que des responsables aux communes de Rabat et Casablanca, principales villes concernées par cette campagne de boycott.

Notre avocat nous confie ainsi que « la gestion du stationnement est l’une des prérogatives des communes, selon la loi 78-00 portant charte communale et l’article 83 de la loi organique 113-14 relative aux communes ».

Cet article précise ce qui suit: « la commune crée et gère les services et équipements publics nécessaires à l’offre des services de proximité dans les domaines suivants (….) : la circulation, le roulage, la signalisation des voies publiques et le stationnement des véhicules (…) ».

Pour faire face à l’anarchie sur la voie publique, « le contrôle doit donc se faire de manière régulière. A Casablanca par exemple, les gardiens portent des badges, qui peuvent être facilement reproduits à Derb Ghalef. » Il est donc devenu très difficile de distinguer entre les gardiens autorisés par la commune et les faux gardiens.

« A mon avis, cette campagne ne servira à rien. Ils finiront par revenir. Il faut trouver une solution radicale, comme par exemple, l’automatisation à 100% de ce service« . Certes, cette campagne montre le degré de mécontentement des citoyens, « mais il faut prendre en compte l’aspect pauvreté. Si ces gardiens sont chassés, ils se retrouveront sans aucune source de revenus ».

Affermage et gestion déléguée

Pour sa part, Lahcen Elomrani, premier adjoint au maire de la ville de Rabat, nous explique la manière dont les communes confient l’exploitation des espaces de stationnement. « Il s’agit d’une prérogative propre à la commune, selon l’article 83 de la loi 113-14. C’est un service public », nous confie-t-il confirmant les propos de l’avocat joint par Médias 24.

« Il y a deux manières de confier l’exploitation de ces espaces, dont la première est l’affermage. La commune lance ainsi des appels d’offres pour louer ces espaces. Le marché peut être confié à des entités morales comme à des personnes physiques. C’est l’offre la mieux disante qui est retenue ».

« Toutefois, dans des communes, certaines sociétés ou personnes qui remportent les appels d’offres procèdent à la sous-location de ces espaces, chose qui n’est pas réglementaire. Par exemple, une société confie l’exploitation d’une avenue à un gardien, en contrepartie de 1.000 DH par jour. Si ce dernier rapporte plus, il garde le reste. Egalement, dans des petites communes, où les montants de location sont dérisoires, allant de 30.000 à 150.000 DH par an par exemple, certaines sociétés adjudicataires sous-traitent le marché ».

« D’un point de vue réglementaire, ces pratiques n’ont aucun fondement, d’autant plus que l’affermage ne peut se faire sans appel d’offres. Il ne peut pas y avoir une entente directe dans l’affermage ».

« La seconde manière est un modèle de gestion plus performant, dans le cadre de la gestion déléguée, et se rapproche d’un partenariat public-privé. Il s’agit ainsi de la mise en place d’une société dédiée. A Rabat, nous avons Rabat Parking, où la commune est majoritaire, avec la CDG qui est partenaire. Cette société s’occupe de la gestion des espaces de stationnement, via des horodateurs, pour le compte de la commune ».

M. Elomrani dénonce ainsi la prolifération « de gens qui n’ont aucune casquette, aucune autorisation, et aucune compétence, et qui exploitent la voie publique. A Rabat, il n’y a même pas un seul gardien autorisé, mais si l’on fait un tour dans la ville, on en trouve plein, puisque Rabat Parking ne travaille que dans la zone bleue. Celle-ci se trouve dans une partie de l’Agdal, Hassan et Hay Ryad. Ces personnes en font un moyen de survie et ne payent rien à la commune« .

« Il faut mettre fin au harcèlement pratiqué par les gardiens de voitures »

Quant au président de l’arrondissement d’Ain Chock, et vice-président du Conseil de la ville de Casablanca, il nous fait savoir qu’outre l’affermage et la gestion déléguée, « des autorisations d’exploitation de places de stationnement dans des petites ruelles sont délivrées aux personnes à besoins spécifiques, en contrepartie d’une redevance. Ces personnes font leurs demandes auprès du président de la commune. Après consultation du président de l’arrondissement en question, le vice-président en charge de la mobilité donne, ou pas, son accord. Lorsqu’il s’agit de renouvellement de cette autorisation, il suffit de la signature du président de l’arrondissement ».

Ainsi, « toute personne ne disposant pas d’une autorisation officielle de la commune, n’a aucun droit d’exiger de l’argent des automobilistes ».

Notre source souligne aussi que « des contrôles sont effectués par la police administrative. Des sanctions sont applicables en cas de non-respect des clauses du cahier des charges de l’exploitation de ces espaces ».

Même son de cloche auprès d’un membre de la Commission des services publics, du patrimoine et des prestations de la commune de Casablanca, chargée, entre autres, de la création et la gestion des services et des équipements publics ainsi que des règlements relatifs à la gestion des services publics communaux.

Notre interlocuteur nous explique qu’après changement de la politique de la ville en 2003, un plan stratégique de gestion de stationnement a été mis en place, qui s’articule autour de trois axes: « les parkings », gérés par la société de développement local Casa Baia, « les horodateurs », mis en place dans les grandes artères, et « les autorisations d’exploitation » délivrées aux personnes morales ou physiques, après approbation, pour ces derniers, du président de l’arrondissement.

« Ces gardiens doivent ainsi payer une contrepartie à la commune, et ne doivent exploiter que les espaces qui leur sont dédiés. Les citoyens font l’objet de harcèlement quotidien sur la voie publique. Il faut donc revoir ce point, pour y mettre fin », conclut-il.

Rappelons qu’à Casablanca, le tarif de stationnement et de gardiennage est fixé par arrêté fiscal municipal: 3 DH pour les voitures, 5 DH pour les camions, et 2 DH pour les bicycles, motorisés ou non. Ces tarifs sont valables pour n’importe quelle période, y compris l’été, et peuvent être augmentés la nuit.

Ces tarifs sont placardés sur des affiches pour information du public, mais ne sont pas respectés par les gardiens. Les citoyens sont ainsi appelés à signaler tout dépassement à la commune, via le portail chikaya.ma ou casablancacity.ma.