Fiat lance TRIS, son premier véhicule électrique à trois roues, fabriqué au Maroc

Fiat Professional fait une incursion remarquée dans la micromobilité électrique avec le TRIS, son tout premier véhicule utilitaire à trois roues, 100% électrique. Fabriqué au Maroc, ce modèle compact vise les marchés d’Afrique et du Moyen-Orient (MEA), en réponse aux besoins croissants de mobilité urbaine durable et de livraison du dernier kilomètre.

Pensé au Centro Stile Fiat en Italie, le TRIS se distingue par sa modularité : disponible en version pick-up, plateau ou châssis-cabine, il répond à une large gamme d’usages professionnels, de la logistique urbaine aux services mobiles, souligne Stellantis dans un communiqué.

Sa batterie lithium de 6,9 kWh offre une autonomie de 90 km pour une vitesse de pointe de 45 km/h, avec une recharge complète en 4h40 sur une prise domestique.

Avec une longueur de 3,17 mètres et un rayon de braquage réduit, le TRIS est conçu pour circuler aisément dans les centres urbains denses. Il peut transporter jusqu’à 540 kg de charge utile sur une surface de 2,25 m², équivalente à une palette standard.

Ergonomique, doté d’un écran numérique, de prises USB-C et 12 V, et d’un éclairage LED distinctif, il allie confort, efficacité et sécurité.

Lancé avec une stratégie axée sur l’inclusion sociale et l’accessibilité financière, le TRIS se veut un outil de développement économique local. Il sera proposé avec des formules de location simples, visant à démocratiser l’accès à la mobilité professionnelle, notamment pour les travailleurs indépendants et les petites entreprises, ajoute la même source.

« Le TRIS n’est pas seulement un nouveau véhicule, c’est une réponse concrète aux défis de la mobilité urbaine dans des villes en forte croissance », explique Olivier François, CEO de Fiat, cité dans le communiqué.

Pour Samir Cherfan, directeur des opérations de Stellantis dans la région MEA, « la micromobilité devient un vecteur clé de croissance et d’inclusion, tant dans les zones urbaines que rurales ».

Le TRIS incarne l’ambition de Fiat Professional de déployer des solutions de transport abordables, propres et adaptées aux réalités locales. Son lancement, selon Stellantis, marque également une nouvelle étape dans sa stratégie industrielle en Afrique, avec une production localisée au Maroc. Une version européenne pourrait suivre.

Renault et Stellantis, piliers du secteur automobile au Maroc, tirent la sonnette d’alarme face à la crise en Europe

Au terme du premier trimestre 2025, les exportations automobiles marocaines ont reculé de 7,8%. Cette contraction, la première hors période Covid depuis 2019, reflète l’essoufflement du marché européen, principal débouché de l’industrie marocaine.

Dans un entretien accordé au Figaro, John Elkann et Luca de Meo, patrons respectifs de Stellantis et de Renault, détaillent les causes d’un choc qu’ils jugent structurel, et dont les répercussions se font déjà sentir au Maroc.

Coûts et réglementations : le duo toxique pour l’automobile européenne

Selon Luca de Meo (Renault), la racine du problème est claire : le pouvoir d’achat des ménages chute, tandis que le prix des voitures neuves grimpe sans relâche. « Il faut repartir de la demande », insiste-t-il.Entre 2019 et 2024, les immatriculations européennes ont dégringolé de 3 millions de voitures

Selon les deux patrons, le marché européen ne s’est jamais remis des cicatrices laissées par la crise du Covid et en subit encore les effets. « Le marché automobile européen est en chute depuis maintenant cinq ans », rappelle John Elkann (Stellantis). « C’est le seul grand marché mondial qui n’a pas retrouvé son niveau d’avant-Covid », confirme Luca de Meo (Renault).

La rigidité réglementaire frappe les segments légers

Pour illustrer plus clairement l’impact des réglementations sur les prix, Luca de Meo (Renault) souligne qu’elles sont en grande partie responsables de la flambée des coûts, entraînant par ricochet une baisse de la demande.

« Entre 2015 et 2030, le coût d’une Clio aura augmenté de 40%. Cette hausse est à 92,5% attribuable à la réglementation« .

Pour mieux cerner la problématique, il convient de rappeler que l’Union européenne impose les mêmes normes techniques et de sécurité à une citadine qu’à une berline. Résultat : les petites voitures se retrouvent alourdies par des équipements souvent coûteux, voire superflus, compromettant leur rentabilité.

« Ce que nous demandons, c’est une réglementation différenciée pour les petites voitures ; il y a trop de règles conçues pour des voitures plus grosses et plus chères, ce qui ne nous permet pas de faire des petites voitures dans des conditions acceptables de rentabilité. Ce n’est pas possible de traiter une voiture de 3,80 m comme une voiture de 5,50 m ! Le surcoût est le même sur une petite voiture que sur une grosse berline. Cela grignote une bonne partie de la marge de la petite voiture. Et cela va continuer », explique Luca de Meo.

« Faut‑il absolument une assistance au non-franchissement de ligne dans des voitures qui passent 95% de leur temps en ville ?  », poursuit‑il.

Par ailleurs, concernant l’impact de ces réglementations dans le futur sur la production des voitures, le patron de Stellantis précise que « cent nouvelles réglementations vont s’appliquer d’ici 2030, renchérissant encore nos voitures de 40%. Nous ne demandons pas d’aide, mais seulement qu’on nous laisse travailler, innover et apporter aux gens des véhicules plus propres, mais aussi abordables, dont ils ont envie et besoin ».

Un enjeu stratégique : il est temps de prendre une décision

La demande baisse et la concurrence est plus serrée, notamment avec des géants comme la Chine et le Japon. Ainsi, Stellantis et Renault, avec 30% de part de marché vont, dans la continuité des conditions actuelles, en céder une fraction et, par conséquent, enregistrer des baisses de ventes significatives.

« 2025, c’est un moment charnière. Le marché chinois va dépasser ceux de l’Europe et des États‑Unis réunis. L’Europe doit choisir si elle veut encore être une terre d’industrie automobile ou un simple marché. Dans cinq ans, à ce rythme de déclin, il sera trop tard. Le sort de l’industrie automobile européenne se joue cette année », alerte le patron de Renault.

« À ce rythme, si la trajectoire ne change pas, nous devrons prendre, dans les trois ans qui viennent, des décisions douloureuses pour l’appareil de production  », conclut John Elkann (Stellantis).

Il convient de rappeler que les groupes Stellantis et Renault représentent la très grande majorité de la production et des exportations automobiles du Maroc. Dès lors, toute contraction de leurs ventes — en particulier celles des véhicules thermiques, qui constituent le principal segment fabriqué localement et subissent une pression accrue par rapport aux autres motorisations — se répercute directement sur les performances exportatrices du pays. Par effet de ricochet, cela pourrait, dans le futur, également affecter l’investissement et l’emploi dans la filière.

Dans ce contexte, il devient impératif de diversifier les opérateurs présents sur le territoire, d’élargir la gamme de produits vers l’électrique et l’hybride, moteurs de croissance future, mais aussi, de manière structurelle, de miser sur d’autres industries exportatrices. En effet, parallèlement à l’essor de l’automobile depuis 2014, le Maroc a peu à peu perdu en diversité dans ses exportations.

Opel, Citroën, Peugeot et DS : les lancements prévus par Stellantis au Maroc en 2025

Stellantis s’apprête à lancer au Maroc de nouveaux véhicules en 2025, élargissant ainsi l’offre en électrique et en hybride sur le marché automobile.

Le groupe, qui a racheté Sopriam, filiale d’Al Mada, en 2024, gère à présent plusieurs marques, notamment Peugeot, Citroën et DS Automobiles, en plus de son portefeuille de marques comprenant Fiat, Abarth, Jeep et Alfa Romeo.

Les lancements commerciaux prévus en 2025

Selon nos informations, Peugeot enrichira son catalogue avec la 408. Cette nouvelle arrivée s’accompagnera du lancement du Peugeot 5008, un SUV haut de gamme avec un habitacle modulable à sept places.

Chez Citroën, la C3 thermique sera également introduite au Maroc, l’objectif du groupe étant d’éviter de créer la confusion dans le positionnement tarifaire du véhicule. À ce modèle s’ajoutera la C3 Aircross, laquelle monte en gamme et affirme son caractère avec une nouvelle expression de face avant, de nouveaux décors de custode et plus de confort à bord.

Citroën misera aussi, selon nos informations, sur la C4 et la C4X. Cette dernière se repositionnera avec un équipement ajusté et une politique tarifaire plus accessible.

Du côté de Fiat, la Panda fera son retour sur le marché marocain, tandis que le Scudo, déjà lancé, continue d’enregistrer de bonnes performances. Opel introduira le nouveau Grandland et le Frontera, tandis que Jeep réintroduira le Wrangler et prévoit le lancement de l’Avenger 4xe.

Enfin, DS Automobiles prépare le lancement du DS8, un SUV coupé, attendu plutôt vers fin 2025 ou début 2026, et des éditions spéciales pour les DS4 et DS5.

Stellantis rappelle plus de 68.000 véhicules en France pour un problème de moteur

Selon les médias français, ce rappel concerne les modèles Citroën C3 (57.000 véhicules), Peugeot 208 (2.500) et Opel Corsa (8.700), équipés d’un moteur 1.2 PureTech de 82 chevaux.

« Il ne s’agit pas d’un problème de conception du moteur, mais de fournisseur, qui a dérivé sur la qualité de fabrication de ces buses » de refroidissement de jet d’huile de moteurs PureTech, précise Stellantis qui invite les automobilistes concernés à rapporter leur véhicule chez le garage du concessionnaire pour un changement d’huile et de filtre d’huile.

D’après le groupe automobile, le défaut observé entraîne « du bruit, et dans les cas les pires, le capteur du moteur peut être endommagé avec un risque de projection d’huile sur le pot d’échappement, qui peut conduire à de la fumée ou à un départ de feu ».

Une autre opération de rappel avait été lancée la semaine dernière en France concernant près de 250.000 voitures pour des airbags Takata défectueux. Le rappel annoncé par le constructeur français Citroën visait les modèles C3 et DS3 fabriqués entre 2009 et 2013.

AXA Assurance Maroc compte céder 80% de ses parts dans AXA Crédit à Fidis

AXA Assurance Maroc et Fidis S.p.A. viennent d’annoncer, ce mardi 18 février dans un communiqué, l’ouverture de négociations exclusives en vue de la cession de 80% des parts d’AXA Crédit, filiale de crédit à la consommation d’AXA Assurance Maroc, à Fidis S.p.A., une entité détenue à 100 % par Stellantis.

Dans le cadre de ce projet de transaction, AXA Assurance Maroc et Fidis S.p.A. prévoient également de nouer un partenariat de distribution d’assurance, poursuit la même source.

Cité dans le communiqué, Meryem Chami, directrice générale d’AXA Assurance Maroc, a déclaré : « Le projet de cession de 80% des parts d’AXA Assurance Maroc dans AXA Crédit témoigne du succès de l’équipe d’AXA Crédit, qui a su construire au fil des années un positionnement unique sur le marché du crédit aux fonctionnaires. À travers ce projet, nous sommes honorés de nous associer à Stellantis, acteur industriel majeur et investisseur-clé de l’économie marocaine. Pour AXA Assurance Maroc, qui conservera une participation de 20 % dans AXA Crédit, ce partenariat ouvre également de nouvelles opportunités de collaboration avec Stellantis sur le marché africain».

Quant à Andrea Faina, directeur de Stellantis FSOA Financial Services et PDG de Fidis S.p.A., il a précisé : « En acquérant la majorité d’AXA Crédit, Stellantis pourra établir sa captive au Maroc, un marché en pleine expansion. Ce partenariat avec AXA offrira une solution globale intégrée alliant achat de véhicules, services financiers et assurances, favorisant ainsi la fidélisation de nos clients et soutenant nos ambitions commerciales dans le pays ».

La finalisation de la transaction est soumise aux conditions habituelles de clôture, y compris l’obtention de l’approbation de Bank Al-Maghrib et du Conseil de la concurrence, conclut-on.

Stellantis Kénitra se lance dans la production des véhicules à guidage automatique

Dans un communiqué, Stellantis Kénitra annonce « poser l’innovation locale au cœur de l’automatisation industrielle, avec sa nouvelle production locale des véhicles à guidage automatique (AGV) ».

« Cette production incarne l’ambition de Stellantis d’être à la pointe de l’automatisation industrielle avec un renforcement de son autonomie opérationnelle », a déclaré le directeur de l’usine de Kénitra, Mounir Kharbouche, cité dans le communiqué. Et d’ajouter que ce projet met en lumière « le savoir-faire local » et l’engagement du constructeur automobile pour des solutions durables.

Ces AGV sont conçus pour le transport sécurisé et automatisé de charges lourdes allant jusqu’à 1.200 kg. Ils offrent une productivité accrue, une réduction des coûts et une meilleure dépendance aux ressources locales, explique Stellantis.

L’atelier AGV de Stellantis Kénitra, premier du genre dans la région MENA, a une capacité de production de 1.000 unités par an. L’usine assemble un véhicule à guidage automatique toutes les trois heures. A titre d’exemple, en 4 semaines, Stellantis Kénitra a pu produire 90 AGV.

Plus de 170 pièces, provenant de fournisseurs basés au Maroc, en Europe et en Asie, sont intégrées localement par une équipe de 36 opérateurs formés sur place, soutenus par un automaticien et un mécanicien, qui veillent au respect des normes de qualité, poursuit la même source.

Nouvelle organisation chez Stellantis

Grâce à des ajustements organisationnels ciblés, les régions disposent désormais de meilleures capacités locales de prise de décision et d’exécution concernant la planification et le développement des produits, ainsi que les activités industrielles et commerciales, tout en maintenant la coordination avec les fonctions globales de l’entreprise pour mieux servir leurs clients, peut-on lire dans un communiqué de Stellantis.

Les activités liées au logiciel sont désormais intégrées dans une organisation « Développement Produits et Technologie », dirigée par Ned Curic, afin de rationaliser le processus de mise sur le marché de produits et de services innovants pour toutes les marques et sur tous les marchés de l’entreprise, poursuit la même source.

En plus de son rôle actuel de COO Régions Amérique, Antonio Filosa prend la direction mondiale de la « Qualité ».

Les départements « Corporate Affairs » et « Communications«  sont désormais regroupés pour mieux soutenir l’engagement constant de l’entreprise auprès de toutes ses parties prenantes, sous la direction de Clara Ingen-Housz.

Un nouveau Marketing Office est créé, dirigé par Olivier François, regroupant les professionnels du marketing des marques afin de mieux soutenir ces dernières, notamment par la publicité, les événements et les parrainages globaux.

D’autres changements au niveau de la direction incluent Bob Broderdorf, nommé à la tête de la marque Jeep®. Alain Favey rejoint Stellantis et est nommé à la tête de la marque Peugeot. Xavier Peugeot est nommé à la tête de la marque DS Automobiles. Anne Abboud est nommée à la tête de l’unité véhicules utilitaires Stellantis Pro One.

« Dans le prolongement des changements opérés en décembre, les annonces faites aujourd’hui permettront de simplifier davantage notre organisation et d’accroître notre agilité au niveau local ainsi que notre rigueur d’exécution. Nous nous réjouissons de stimuler notre croissance en offrant à nos clients un choix encore plus large de véhicules à combustion, hybrides et électriques de grande qualité », a déclaré John Elkann, Chairman de Stellantis.

Comme annoncé au début du mois de décembre 2024, le processus de nomination du nouveau CEO permanent, géré par un comité spécial du conseil d’administration, est en cours et sera finalisé au cours du premier semestre 2025, conclut le communiqué.

FCA Morocco devient officiellement Stellantis Maroc

Lors de la dernière assemblée générale extraordinaire tenue fin décembre 2024, les actionnaires de Fiat Chrysler Automobiles Morocco ont validé le changement de dénomination de FCA Maroc, désormais baptisé Stellantis Maroc.

Cette transformation concerne FCA Maroc, une filiale de Stellantis chargée de l’importation et de la distribution des marques du groupe au Maroc (National Sales Company, NSC). Avec la finalisation de l’acquisition de Sopriam, Stellantis Maroc gère désormais la distribution des marques Fiat, Jeep, Alfa Romeo, Abarth, mais aussi Peugeot, Citroën et DS Automobile.

Bien que ce changement de nom ne touche pas les activités industrielles du groupe au Maroc, il reflète une volonté de renforcer l’identité régionale de Stellantis et de mieux structurer ses opérations locales.

Dans le cadre de son assemblée générale extraordinaire, Stellantis a également annoncé la démission de Christophe Jean Pierre Mandon de ses fonctions d’administrateur, et la nomination de Mikael Alexandre Diar en tant que nouvel administrateur.

La plateforme « Smart Car » : un projet d’extension stratégique pour doubler la capacité de production

En parallèle à ce changement de dénomination, Stellantis Maroc poursuit l’extension de son usine de Kénitra, un site stratégique pour la production au Moyen-Orient et en Afrique (MEA).

La plateforme « Smart Car », dédiée à la fabrication de véhicules électriques et hybrides, voit son expansion se concrétiser, avec l’objectif de doubler la capacité de production du site pour atteindre 400.000 unités par an, nous précise Stellantis Maroc.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale de Dare Forward 2030, qui vise à renforcer la compétitivité de Stellantis en Afrique et au Moyen-Orient, tout en soutenant la transition vers des véhicules plus écologiques et économiquement viables. Selon nos sources à Stellantis, les travaux sont actuellement en cours et progressent selon les délais prévus.

Stellantis finalise l’acquisition de Sopriam

Cette opération, annoncée en juillet 2024, marque une étape stratégique dans l’intégration totale des activités d’importation et de distribution de Stellantis au Maroc, peut-on lire dans un communiqué.

À compter de ce mois de janvier 2025, toutes les activités commerciales de Stellantis au Maroc, couvrant les marques Peugeot, Citroën, DS Automobiles, Fiat, Fiat Professional, Abarth, Jeep® et Alfa Romeo, sont regroupées sous l’entité juridique Stellantis Maroc (anciennement FCA Maroc).

Parallèlement, la société Sopriam continuera à porter, à travers son réseau de succursales, les activités de distribution directe de Stellantis Maroc.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/07/23/stellantis-rachete-sopriam-filiale-dal-mada-et-renforce-sa-position-sur-le-marche-marocain/

Automobile : les clusters espagnols prospectent au Maroc

Selon Faro de Vigo, cette mission visait à « connaître les opportunités d’affaires dans la région » et à « mieux comprendre les tendances du marché marocain ». Patricia Moreira, présidente de CEAGA, et Alberto Cominges, son directeur, ont dirigé la délégation galicienne, tandis que Francisco Segura, président d’AVIA, accompagnait les entreprises valenciennes.

Pour les entreprises espagnoles, le Maroc représente un marché stratégique. Lors de cette mission, les participants ont rencontré des responsables de Renault, notamment Miguel Oliver Boquera, directeur général des usines de Tanger et de Somaca, ainsi que Cédric Tournebize, directeur des achats de Renault au Maroc, souligne la même source.

Auto Revista rapporte que ces réunions ont permis d’aborder les opportunités d’approvisionnement bilatéral, soit via l’envoi de pièces depuis l’Espagne, soit à travers une implantation directe des entreprises espagnoles dans le Royaume.

Les membres de la délégation ont également visité l’usine Stellantis à Kénitra, où ils ont échangé avec son directeur, Mounir Kharbouche, ainsi que les installations de fournisseurs tels que Magna International et Viza dans la Zone franche de Tanger. Ces visites visaient à mieux comprendre les besoins de l’industrie automobile marocaine et les modèles de collaboration envisageables.

Francisco Segura, président d’AVIA, a souligné l’importance stratégique de cette mission dans une déclaration à Auto Revista: « Il est essentiel de comprendre et de reconnaître l’activité générée au Maroc, notamment dans la région de Tanger. » Selon lui, ces échanges offrent une occasion unique de diversifier les portefeuilles clients et d’établir des synergies bénéfiques des deux côtés de la Méditerranée.

Stellantis Kénitra : un SUV Fiat et une nouvelle unité d’usinage en préparation pour 2025

Le projet d’extension de l’usine Stellantis à Kénitra, entouré de mystère depuis l’annonce du doublement de la capacité de production au Maroc fin 2022, commence à se préciser. Baptisé « Kénitra3 », ce projet verra la mise en place de deux nouvelles lignes de production dédiées à la marque Fiat, selon des sources proches du dossier.

Ces nouvelles lignes seront consacrées à la production d’un SUV en versions 4×2 et 4×4 sous la marque italienne. Bien que le modèle spécifique reste confidentiel, l’annonce par la direction du groupe que le site de Kénitra sera équipé de la nouvelle plateforme « Smart Car » laisse présager une motorisation hybride.

Lors d’une présentation aux investisseurs en juillet 2024, Stellantis a dévoilé que la plateforme « Smart Car » est une architecture conçue pour accueillir des véhicules électriques (BEV) et des voitures à essence. Cette plateforme, au design SUV, servira de base à sept nouveaux modèles du groupe, dont trois modèles Fiat. La Citroën ë-C3 a été le premier modèle à bénéficier de cette plateforme.

Compatible avec des véhicules électriques offrant une autonomie allant jusqu’à 400 km, ainsi qu’avec des motorisations hybrides, la plateforme « Smart Car » a été pensée pour être économiquement compétitive, notamment face aux constructeurs chinois, sur les marchés européen et MEA (Middle East and Africa). Cette flexibilité de production, adaptée à une échelle mondiale, justifie le choix de sa fabrication au Maroc, ainsi qu’en Amérique latine. Stellantis vise, à terme, une production avec 90% des pièces d’origine locale.

Sur le plan industriel, nos sources indiquent que l’usinage des moteurs se fera sur place. En plus de l’assemblage, une partie des composants des moteurs sera produite localement, augmentant ainsi de manière significative le taux d’intégration industrielle de l’usine de Kénitra.

Pour rappel, en novembre 2022, Stellantis avait annoncé un investissement de 300 millions d’euros pour doubler la capacité de production de son site de Kénitra. D’ici 2025, l’usine devrait atteindre une capacité de production de 450.000 véhicules par an, avec un taux d’intégration locale de 70%.

Stellantis rappelle d’urgence les Citroën C3 et DS 3 de 2009 à 2019 face à un risque lié aux airbags

Dans le cadre de la campagne de rappel des modèles Citroën C3 et DS 3 fabriquée entre 2009 et 2019, Stellantis invite ses clients à arrêter immédiatement de conduire ces véhicules et à contacter le numéro suivant : 0 802 00 43 45, et ce afin de prendre rendez-vous pour remplacer gratuitement les airbags chez l’un de ses réparateurs agréés qui ont d’ores et déjà été approvisionnés avec un nombre suffisant d’airbags pour les remplacer très rapidement, indique un communiqué de Stellantis.

Les composants chimiques des airbags Takata peuvent se détériorer au fil du temps, en particulier lorsqu’ils sont exposés à des conditions climatiques chaudes et humides. En cas d’accident entraînant le déploiement de l’airbag, selon la même source, le gonfleur de l’airbag peut se rompre avec une force excessive, pouvant causer des blessures graves ou fatales, dans le pire des cas.

Stellantis assure que ses équipes travaillent activement pour résoudre ces problèmes le plus rapidement possible, conclut le communiqué.