13 partis et 2 syndicats sommés de rembourser 22 MDH à l’Etat

Sur ce volet, le dernier rapport de la Cour des comptes n’a pas dérogé à ce qui est devenu une sorte de règle. Les magistrats de cette juridiction ont appelé le ministère de l’Intérieur à sommer 13 partis politiques et 2 organisations syndicales à rembourser 22 millions de dirhams. Ces montants correspondent à des dépenses non justifiées ou non utilisées au titre de la subvention étatique annuelle pour 2022.

Le document relève que, à la date du 5 décembre 2024, 24 partis politiques et une organisation syndicale ont remboursé un total de 38,4 MDH dont 19 MDH en 2022, 10,55 MDH en 2023 et 8,85 MDH jusqu’au 15 octobre 2024.

Pour l’année 2022, 29 partis politiques ont déclaré des ressources de l’ordre de 152,96 MDH et des dépenses de 130,65 MDH.

La Cour des comptes a renouvelé sa recommandation appelant à la mise en place d’un système comptable unifié et spécifique aux partis politiques pour mieux se conformer aux lois en la matière.

En 2022, une subvention étatique supplémentaire a été instaurée pour aider les formations politiques à encourager la recherche et la réflexion. Cette nouvelle aide avait bénéficié à 7 partis politiques pour l’équivalent de 22,1 MDH, mais deux formations politiques ont remboursé la somme non utilisée de 2,76 MDH.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/03/26/partis-accuses-de-detournement-de-fonds-ce-qua-revele-le-rapport-de-la-cour-des-comptes-sur-la-gestion-des-fonds-dedies-aux-etudes/

Le conseil préfectoral de Casablanca octroie 7 millions de DH de subventions pour les clubs de football

En première division professionnelle, le Wydad et le Raja de Casablanca recevront chacun une subvention de 1,5 million de DH.

Le Racing Club de Casablanca, seule équipe présente en deuxième division, se voit attribuer 800.000 DH. Le Rachad Bernoussi et l’Union de Casablanca, qui évoluent dans le championnat national amateur, bénéficieront de 700.000 DH chacun.

De plus, l’Etoile jeunesse sportive, le Chabab Al Fath, l’Association jeunesse sportive et l’Association de formation professionnelle, recevront 300.000 DH chacune, tandis que des équipes de la seconde division amateur, à savoir Wafae Wydad, Wafae Sidi Moumen et Ashbal Essoukhour Assaoudae, obtiendront chacune 200.000 DH.

Les subventions semencières à la rescousse des légumineuses marocaines

L’élargissement des subventions aux semences pour inclure les légumineuses est l’une des mesures d’urgence prises pour la relance du secteur agricole, à la suite de la dernière réunion tenue entre le chef du gouvernement, la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader) et les interprofessions agricoles.

Les détails techniques (montants, déploiement…) relatifs à cette nouvelle subvention n’ont toujours pas été fixés, nous apprend, Rachid Benali, président de la Comader. Ils seront dévoilés plus tard par le ministère de l’Agriculture, précise-t-il.

Pour comprendre ce que cette subvention va apporter à la filière des légumineuses, en baisse depuis des années maintenant, Médias24 a joint Omar Idrissi, coordinateur du projet de recherche sur les légumineuses alimentaires à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).

Des subventions, mais à quelles fins ?

« Les subventions des semences de légumineuses seront d’un apport majeur », estime notre interlocuteur. « Elles bénéficieront doublement aux agriculteurs et aux multiplicateurs de semences, ce qui va permettre, par conséquent, de réhabiliter le secteur des légumineuses alimentaires », explique Omar Idrissi.

« Il y a un programme d’amélioration génétique, donc de création variétale, dénoté par l’INRA. Il y a des variétés nationales qui ont été inscrites au catalogue officiel. Et l’idée, justement, c’est de subventionner ces variétés pour leur utilisation par les agriculteurs, mais aussi pour les multiplicateurs de semences. La multiplication de semences implique tout un processus de certification qui nécessite des investissements conséquents. Si les semences de céréales bénéficient depuis des années maintenant de subventions étatiques, les subventions pour les semences de légumineuses sont une première. Ces dernières permettront en effet de réhabiliter le secteur des légumineuses destinées à l’alimentation ».

Seulement 2% des semences utilisées dans la filière sont certifiées

« Les subventions vont permettre également de tirer vers le haut le taux d’utilisation des semences certifiés. Les agriculteurs sont très peu sélectifs lorsqu’il s’agit du choix des semences. S’ils ne trouvent pas des variétés certifiées à un prix compétitif, ils sèmeront ce qu’ils ont sous la main, notamment des graines qui ne sont pas forcément certifiées. En témoigne le taux d’utilisation des semences certifiées dans la filière des légumineuses, tous types confondus (féverole, lentille, fève, haricot, pois chiche…) qui n’est que de 2% seulement. L’ambition c’est de porter ce taux à 15%. C’est un des objectifs de la stratégie Génération Green », ajoute le coordinateur du projet de recherche sur les légumineuses alimentaires à l’INRA.

« Si on subventionne la semence des légumineuses qui est aujourd’hui d’un prix élevé pour les agriculteurs, nous allons aussi améliorer le gain en rentabilité financière et économique des agriculteurs. Cela va pousser les agriculteurs à cultiver davantage les légumineuses. Les superficies consacrées à cette culture augmenteront de ce fait. Conséquence : augmentation de la production nationale et garantie de l’autosuffisance », souligne Omar Idrissi.

La production nationale des légumineuses ne couvre pas les besoins

« Il se trouve que les variétés améliorées inscrites maintenant au catalogue officiel par l’INRA permettent un gain génétique élevé par rapport aux variétés disponibles maintenant, donc par rapport à ce que les fermiers cultivent. Recourir aux variétés améliorées signifie gagner en termes de rendement, de qualité des graines et en termes de résistance aux maladies, ce qui va permettre d’augmenter la production », poursuit notre interlocuteur.

« Globalement, la production nationale ne suffit pas pour couvrir les besoins. La saison agricole actuelle pour les légumineuses s’annonce difficile. L’autosuffisance est hors d’atteinte cette année, à mon avis. Il y a beaucoup d’importations, surtout du Canada et du Mexique. L’essentiel de l’importation se fait aujourd’hui au niveau des légumineuses destinées à la consommation alimentaire. Nous n’importons pas forcément les semences. La lentille est l’espèce la plus importée aujourd’hui », conclut Omar Idrissi.

Viandes rouges : voici pourquoi les prix ont doublé en quatre ans

Une nouvelle hausse des prix des viandes bovines a été observée au niveau du marché de gros de Casablanca, à partir de la semaine du 25 septembre 2024. Le prix maximum de la viande ovine a ainsi connu une hausse de 3 DH, passant de 112 DH/kg à 115 DH/kg. Pour la viande bovine, la hausse a concerné les prix minimum et maximum qui ont tous deux augmenté de 3 DH, atteignant respectivement 93 DH/kg et 95 DH/kg.

Il suffit de revenir seulement quatre ans en arrière pour constater que le prix de la viande rouge a quasiment doublé. Exemple : le 21 octobre 2020, le prix de la viande ovine ne dépassait pas les 45 DH/kg, selon nos chiffres concernant les prix de gros à Casablanca. La viande bovine, elle, se stabilisait à l’époque à 55 DH/kg.

 

Medias24
Medias24

140 DH/kg dans les boucheries

« Le prix de vente des viandes, bovine comme ovine, au niveau des boucheries, oscille aujourd’hui entre 100 DH et 140 DH le kilogramme, en fonction de la qualité. La tendance haussière des prix de la viande rouge s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la baisse du cheptel à l’échelle nationale à cause de la sécheresse et du coût élevé du fourrage en raison des guerres actuelles dans les zones exportatrices de céréales », explique à Médias24 Omar Arrab, secrétaire général au sein de l’Association nationale des producteurs de la viande rouge.

Pour Abdelali Ramou, président de l’Association nationale des vendeurs de viandes rouges, la problématique ne se limite pas à la sécheresse ou au coût élevé du fourrage. Si ces facteurs ont effectivement contribué à l’aggravation de la situation, le boycott du lait cru remplacé par le lait en poudre demeure le cœur de la difficulté, selon ce professionnel.

Un grande partie du lait commercialisé au Maroc produite à partir du lait en poudre 

« La hausse des prix de la viande était prévisible depuis 2011. Certes, la situation a été aggravée par la sécheresse de ces six dernières années, mais le problème avait initialement émergé à cause du boycott du lait cru [en 2018, ndlr] qui a poussé les éleveurs à ne plus investir dans le cheptel bovin. Or, les éleveurs investissaient à l’époque dans les vaches à lait pour produire à la fois du lait et de la viande. Certains avaient même quitté leur emploi en entreprise pour investir dans cette activité », se remémore-t-il.

« Depuis le boycott, ces éleveurs ont été abandonnés par les sociétés laitières qui se sont tournées vers le lait en poudre, même si ces dernières disposaient du matériel nécessaire pour procéder à l’assainissement du lait acheté aux éleveurs. Une grande partie du lait commercialisé aujourd’hui au Maroc est en effet produite à partir du lait en poudre, exonéré de la TVA et des droits de douane et subventionné par l’Etat. Les professionnels de la viande en payent les pots cassés aujourd’hui », déplore notre interlocuteur.

Subventions étatiques, l’autre point de discorde

Si les professionnels de la viande rouge crient misère, c’est aussi à cause du monopole exercé sur les subventions accordées par l’Etat pour la reconstitution du cheptel.

« Certains éleveurs ont été contraints de renoncer à cette activité qu’ils jugent peu rémunératrice aujourd’hui, en l’absence notamment de subventions accordées directement aux petits et moyens acteurs qui demeurent les vrais producteurs. Les subventions ne bénéficient, malheureusement, qu’aux gros investisseurs agricoles », s’indigne Omar Arrab.

« Il faut aussi parler de l’accaparement des subventions accordées par l’Etat pour la reconstitution du cheptel par les grands éleveurs au détriment des plus petits. Beaucoup plus nombreux, ces derniers pourront élever largement plus de têtes », rebondit Abdelali Ramou.

Et ce dernier de conclure : « La filière de la viande rouge a été gravement lésée malgré des contrats-programmes pour lesquels des milliards de dirhams ont été alloués. Ces derniers ont été malheureusement monopolisés par les grosses têtes, tandis que les petits éleveurs n’en bénéficient pas. Les projets convenus dans lesdits contrats (abattoirs, boucheries…) n’ont pas été réalisés non plus. Il faut qu’il y ait un suivi et une vérification [reddition, ndlr] des comptes ! »

Medias24
Medias24

Entre 2020 et 2022, les 55 fédérations sportives ont reçu 2,9 milliards de DH de subventions étatiques

Sur les 60 athlètes marocains qui participent aux Jeux olympiques de Paris dans 19 disciplines sportives, le Maroc n’a encore remporté que 2 médailles.

L’État marocain consacre des budgets financiers substantiels au soutien du sport à travers le ministère de l’Education nationale, du préscolaire et des Sports, en collaboration avec le Comité national olympique marocain. Chaque fédération est chargée de la réglementation et du développement de la discipline sportive dont elle est responsable, en veillant à sa gestion sur l’ensemble du territoire marocain.

Ce financement étatique est garanti par l’article 26 de la Constitution : « Les pouvoirs publics apportent, par des moyens appropriés, leur appui au développement de la création culturelle et artistique, et de la recherche scientifique et technique, et à la promotion du sport. Ils favorisent le développement et l’organisation de ces secteurs de manière indépendante et sur des bases démocratiques et professionnelles précises ».

En se référant aux dernières lois de finances, on constate que le ministère de tutelle a budgétisé 2,9 milliards de DH de subventions aux entre 2020 et 2022 aux 55 fédérations sportives nationales existant au Maroc, dont 846,13 MDH en 2020 et 727,19 MDH en 2021 et 1,32 MMDH en 2022.

Les fédérations sportives reçoivent également des subventions du Fonds de développement national du sport (FNDS), alimenté par la Marocaine des jeux et des sports à hauteur de 800 millions de DH en 2024. Ceci sans compter les divers apports du sponsoring, des publicité et du ticketting.

Malgré les investissements considérables dans le sport, les résultats olympiques du Maroc restent modestes. Lors des Jeux olympiques de Tokyo 2020, le Maroc n’avait remporté qu’une seule médaille d’or grâce à Soufiane El Bakkali dans l’épreuve du 3.000 mètres steeple. Aux Jeux olympiques de Paris 2024, le Maroc n’a encore remporté que 2 médailles.

La fédérations et leurs présidents

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont vu la participation de 19 fédérations marocaines:

– La Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme, présidée par Abdeslam Ahizoune, a aligné 13 athlètes.

– L’aviron, présidé par Abderrahman Mouadden, et le golf, sous la direction du Prince Moulay Rachid, ont chacun présenté un représentant.

– Le football, présidé par Fouzi Lekjaa, a participé avec 18 joueurs,

– le volleyball, sous Bouchra Hajij, a aligné deux athlètes en beach-volley.

– La boxe, dirigée par Abdeljaouad Belhaj, a présenté trois boxeurs.

– Le breakdance et le canoë-kayak, sous la présidence de Selma Bennani et El Mamoun Belabbas, ont chacun envoyé deux athlètes, tout comme le cyclisme, présidé par Mohamed Benlmahi.

– L’escrime, dirigée par Youssef Fathi, a compté deux participants.

– Le judo, sous Chafik El Kettani, a vu trois judokas concourir,

– La natation, dirigée par Driss Hassa, a envoyé deux nageurs,

– la lutte, le skateboard et le surf, dirigés respectivement par Fouad Meskout, Jaouad Aouatif, et Mohamed Kadmiri, ont chacun eu un participant.

– Les sports équestres, présidés par Moulay Abdellah Alaoui, et le taekwondo, sous Driss Hilali, ont chacun aligné deux athlètes.

– Le tir sportif, dirigé par Abdeladim Lhafi, et le triathlon, sous Mjid Amehroq, ont chacun présenté un représentant.

Une gouvernance éclairée, clé du succès

Outre l’investissement, d’autres éléments jouent un rôle crucial dans le succès olympique, tels que la qualité des programmes d’entraînement, la sélection et le développement des talents, la création d’un environnement compétitif adéquat, ainsi qu’une surveillance stricte de la gestion des fédérations sportives avec une responsabilisation accrue.

Pour relever les défis auxquels le Maroc est confronté, il semble être nécessaire de redistribuer les ressources de manière plus efficace pour garantir un soutien accru aux sports ayant un potentiel de succès international.

Le développement des talents dès le plus jeune âge et l’investissement dans des sports qui ont un historique solide au Maroc, comme l’athlétisme, discipline reine des jeux olympiques, pourraient contribuer à de meilleurs résultats.

L’investissement dans l’amélioration et la modernisation des infrastructures sportives sont elle aussi essentielles pour améliorer le niveau de formation et préparer les athlètes aux compétitions internationales.

Alors que le Maroc reste déterminé à développer le sport dans le cadre de sa stratégie nationale, les résultats olympiques modestes suggèrent qu’il est nécessaire de repenser la gestion et l’orientation des budgets sportifs. Se concentrer sur de nouvelles stratégies pour le développement des talents et une meilleure gestion des ressources pourrait être la clé pour atteindre les résultats souhaités lors des prochains Jeux olympiques de Los Angeles en 2028, mais cela nécessitera une réforme structurelle courageuse au sein des fédérations sportives qui peinent à produire des champions olympiques.

Charte de l’investissement : 2,1 MMDH de subventions accordées à ce jour

Ce jeudi 25 janvier 2024 s’est tenue la troisième Commission nationale des investissements (CNI) depuis l’adoption de la nouvelle Charte de l’investissement. « Nous avons tous un sentiment de satisfaction, car la charte fonctionne », a déclaré Mohcine Jazouli, ministre chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques à l’issue de la réunion présidée par le chef du gouvernement.

Les résultats de la charte de plus en plus visibles

Lors de cette dernière commission, 42 projets ont été approuvés pour un montant d’investissement de 7,5 MMDH, avec 16.000 emplois directs et indirects à la clé. Au total, 60% de l’investissement est porté par des Marocains.

Neuf régions et 21 provinces et préfectures sont concernées, dont Tétouan, Sidi Ifni, Taroudant, Ouazzane, Hajeb, Midelt, Oued Ed-Dahab, etc.

« 50% des projets se situent en dehors de l’axe Casablanca-Tanger », commente Hicham Chaoudri, directeur de l’Investissement au ministère. Une consécration pour la prime territoriale, qui permet désormais d’attirer des investisseurs là où ils n’auraient pas investi de façon spontanée.

Justement, quel a été le montant consenti en termes de primes lors de cette commission ? « Nous avons de 0% à 30% de primes. Certains projets ne répondaient pas aux critères et n’ont donc bénéficié d’aucune prime, tandis qu’un projet a pu atteindre le taux maximal de 30%. En moyenne, les primes représentent 13,5% du montant total de l’investissement », nous répond le ministre de l’Investissement. Soit un peu plus d’un milliard de DH d’incitations financières pour 7,5 MMDH d’investissements.

Sur les trois dernières commissions, où 21,3 MMDH d’investissements privés ont été validés, le montant des subventions accordées s’élève à 2,1 MMDH, soit un taux de 9,8%.

L’effort financier consenti en vaut donc la peine, au moins dans son principe. Surtout lorsque l’on sait que l’argent est déboursé au fur et à mesure de l’avancement du projet. « L’aide est versée par tranche, sur présentation des factures correspondantes à la réalisation de chaque étape », nous précise Ali Seddiki, directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE).

Des projets de « petite taille » mais de grande importance

La particularité de cette dernière commission est qu’elle a eu trait uniquement aux investissements privés dans le cadre du dispositif principal de la charte. Une nouvelle commission sera réunie prochainement pour traiter des autres dossiers, notamment les investissements publics et les projets à caractère stratégique, nous confie-t-on.

L’autre particularité concerne la taille des projets. 7,4 MMDH pour 42 projets. Soit une moyenne d’un peu plus de 176 MDH par projet. Un chiffre qui tranche avec les réunions, où un seul opérateur portait un projet en milliards de dirhams. « Ce sont certes plusieurs petits et moyens projets, mais ils sont créateurs d’emplois dans plusieurs provinces avec, dans certains cas, des projets assez inédits », commentent nos interlocuteurs au ministère de l’Investissement.

« Il y a une prévalence du secteur agroalimentaire (35%). Le secteur de l’hôtellerie a, lui aussi, une part prépondérante dans les investissements (25%). Il y a plusieurs projets en relation avec la valorisation des produits de la mer. Nous avons également des projets dans le secteur de la santé de manière générale », nous explique-t-on (détails ci-dessous).

Parmi les projets approuvés, par exemple, celui de l’hôtellerie à Ouezzane. Ou encore un projet d’unité industrielle « novatrice » dans le domaine des dispositifs médicaux. Cet investissement est porté par des Marocains résidant à l’étranger.

Nous apprenons également que, parmi les investissements approuvés, figure un projet de production de produits anticancéreux.

La dimension de la substitution aux importations est visible dans les projets validés, confirment nos sources. Des unités industrielles permettront de fabriquer localement certains produits que l’on importait auparavant.

https://medias24.com/2023/05/24/montants-record-lors-de-la-premiere-commission-nationale-des-investissements-les-details/

 

3 cinémas bénéficieront d’aides du CCM pour 3,5 MDH au total (Mégarama, Rif et Cineatlas)

Cette décision a été prise au terme des délibérations de la commission, qui a ainsi décidé d’attribuer une aide à la modernisation au cinéma « Mégarama » (Salle 10) (Casablanca, 1,5 MDH), précise le CCM dans un communiqué.

S’agissant de l’aide à la numérisation, la commission a décidé d’accorder une aide au cinéma « Rif » (Grande Salle) (Tanger-1 MDH) et au cinéma « Cineatlas Corniche » (El Jadida, 1 MDH), relève-t-on.

Par ailleurs, la commission a convenu d’accorder la deuxième tranche de l’aide à la modernisation à la salle de cinéma « Dawliz » à Meknès (Session 2019), fait savoir le communiqué.

La Commission d’aide à la numérisation, à la modernisation et à la création des salles de cinéma a tenu lundi 25 septembre sa première réunion au titre de l’année 2023, sous la présidence de Mohamed Khouna et en présence des membres Samira Himeur, Amina Saibari, Khadija Laabid, Dalal Seddiki, Hassan Belkady, Ahmed Larhmam et Abdilah Zirat.

Les transporteurs routiers se disent excédés et agitent la menace d’une grève nationale

Dans un communiqué publié le 24 octobre, la Coordination des syndicats du secteur du transport routier de marchandises, qui regroupe les syndicats affiliés à la Confédération démocratique du travail (CDT), à l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et à l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), déplore les conditions du secteur, “qui ne cessent de se détériorer jour après jour suite à la flambée des prix des matières premières, à leur tête le carburant”, lit-on sur le document.

“Le secteur est sinistré”

La Coordination critique également les subventions allouées au secteur, qu’elle estime insuffisantes, arguant qu’elles ne couvrent pas la hausse des prix du carburant, et déplore le fait que certains professionnels du secteur n’ont encore bénéficié d’aucune des tranches annoncées par le gouvernement.

“Le transport routier de marchandises est un secteur sinistré, notamment à cause des multiples hausses que connaissent les prix du carburant” depuis quelques mois, déplore une source de la CDT, jointe par nos soins.

“Les aides octroyées par le gouvernement aux professionnels du secteur étaient censées compenser ces augmentations, sauf que les montants de ces subventions ont été fixés lorsque le diesel coûtait 12 DH le litre. À présent, il avoisine les 17 DH/l. Les subventions sont donc devenues insuffisantes. Les professionnels du secteur n’ont plus la capacité d’accompagner ces hausses, qui interviennent en moyenne deux fois par mois, vers le début et la moitié de chaque mois environ. Il y a même eu quatre augmentations au mois de mars !”

Notre source ajoute que “même les petites stations-service ne disposent plus de grandes quantités de carburant. Elles n’ont plus la capacité financière d’acheter les quantités dont elles disposaient auparavant. À titre d’exemple, pour donner un ordre de grandeur, lorsque le diesel était à 10 DH/l, un gérant d’une petite station-service achetait pour 330.000 DH, 33 t par mois. À présent, cette somme lui permet à peine d’en acheter la moitié. Il nous arrive de ne pas trouver assez de carburant dans certaines stations”.

“La base de données du ministère n’est pas sécurisée”

Par ailleurs, notre source à la CDT pointe du doigt la base de données du ministère du Transport et de la logistique, à partir de laquelle les aides sont octroyées aux professionnels du secteur.

“Dans le transport routier, il y a deux secteurs d’activité : le transport pour le compte propre, comme les camions de transport de lait ou d’huile propres aux sociétés, et le transport pour le compte d’autrui, où l’on peut transporter différentes marchandises. C’est cette dernière catégorie qui est concernée par les subventions du ministère du Transport”, nous indique notre interlocuteur. “Selon le ministère, cette catégorie regroupe 180.000 chauffeurs”, ajoute-t-il. Les montants varient selon les catégories de transporteurs.

Et d’ajouter : “Pour octroyer ces aides, le ministère du Transport a eu recours à sa base de données, mais elle renferme plusieurs problématiques. Tout d’abord, on s’est rendu compte que certains dossiers n’étaient même pas activés alors que le chauffeur concerné exerçait depuis plus d’une dizaine d’années dans le secteur. Autre problématique : cette base de données n’est pas fiable car elle octroie à un chauffeur la subvention censée être attribuée à un autre.”

“C’est également une plateforme où la fraude est facile. Pour bénéficier de ladite subvention, un chauffeur peut saisir le numéro de sa carte grise et celui de son agrément pour bénéficier lui-même du montant transféré par le gouvernement, au lieu de son patron. Il se peut aussi qu’une personne, qui introduit les données pour le compte d’autres conducteurs, saisisse à la fin son propre RIB et bénéficie de la subvention en question. Il n’y a pas de vérification. Cette base de données n’est donc pas sécurisée.”

Des propos confirmés par Mustapha Chaoune, secrétaire général national de l’Organisation démocratique des transports et de la logistique (ODTL). “La base de données du ministère du Transport n’est pas fiable”, juge-t-il en effet. Selon lui, “de nombreux problèmes ont été rapportés par ses utilisateurs, sans compter les bugs sur la plateforme dédiée à ce service”.

Le flou persiste sur le nombre de bénéficiaires

Où en sont donc ces aides ? Combien de chauffeurs en ont bénéficié ? À combien s’élève le montant débloqué jusqu’à présent par le gouvernement, depuis le lancement de cette opération en mars 2022 ? Ces questions restent sans réponse. Nos sources disent ignorer ces détails, “malgré les multiples demandes adressées au gouvernement dans ce sens”.

Notre source à la CDT nous confie “qu’une lettre sera bientôt adressée au Conseil de la concurrence au sujet de l’octroi de cette subvention, qui a été fait de façon anarchique”.

Par ailleurs, Fouzi Lekjaa, ministre chargé du Budget, alors qu’il répondait aux questions des journalistes sur le projet de loi de finances 2023 lors d’un point de presse le 25 octobre dernier, a annoncé que “le maintien des prix dans le secteur du transport [coûtait] à l’État environ 540 millions de DH par mois”, alors que l’indice des prix à la consommation du haut-commissariat au Plan du mois de septembre 2022 montre une hausse de 12,9% pour le transport.

“Nous en sommes actuellement à la sixième tranche”, reprend Mustapha Chaoune. En effet, la dernière opération d’inscription a été lancée le mercredi 28 septembre. Cette opération incluait les professionnels du transport scolaire pour le compte d’autrui, après la reprise de la scolarisation.

“Selon nous, 37% des chauffeurs n’ont pas bénéficié de cette aide, n’ont reçu que les deux premières tranches, ou à partir de la quatrième tranche… De plus, 70% des chauffeurs de transport mixte n’ont bénéficié d’aucune des tranches annoncées par le ministère, alors qu’il s’agit d’une catégorie très importante dans le monde rural.”

Autre problématique : “Cette subvention profite à des personnes qui n’en ont pas besoin”, regrette le secrétaire général national de l’ODTL. “Il y a par exemple des chauffeurs dont les camions sont à l’arrêt et qui continuent de toucher ces aides à chaque fois qu’elles sont annoncées. Pour les taxis par exemple, ce sont les propriétaires des véhicules ou les personnes disposant des agréments qui touchent ces aides, tandis que les chauffeurs continuent de payer le diesel de leur propre poche, ce qui est inéquitable.”

Une grève nationale n’est pas exclue

Notre interlocuteur à la CDT estime que la seule solution pour mettre fin à cette situation critique n’est autre que “le plafonnement des prix du carburant”.

“Nous demandons en outre une hausse de ces subventions, voire un doublement des montants, notamment pour les camions qui parcourent de longues distances.”

“Nous sommes les principaux clients des stations-service. Nous donnons ainsi un délai de dix jours au gouvernement. Si nous n’avons aucun retour, nous prévoyons une grève nationale dont la date sera fixée ultérieurement”, conclut-il.

Transporteurs routiers : lancement des inscriptions pour la nouvelle tranche de subventions

“Suite à la décision du gouvernement, le ministère du Transport et de la logistique annonce le lancement de l’opération d’inscription pour l’obtention du soutien exceptionnel supplémentaire destiné aux professionnels du transport routier, à partir du mercredi 28 septembre 2022, via la plateforme dédiée”, indique le ministère dans un communiqué.

“Compte tenu des niveaux actuels des prix des carburants, cette opération de subvention sera accordée selon les conditions et les modalités adoptées lors du soutien attribué le 23 août 2022”, précise-t-on de même source.

Le ministère informe qu’après la reprise des activités du transport scolaire, l’opération d’inscription sera également ouverte aux professionnels du transport scolaire pour le compte d’autrui.

(Avec MAP)

 

139 projets retenus pour l’aide publique au théâtre et à la musique

La commission de soutien aux projets culturels et artistiques dans le secteur du théâtre a décidé de subventionner 67 projets de l’ensemble des candidatures reçues, dans le cadre de l’appel à candidatures lancé par le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, au titre de la première session de l’année 2022.

Le total des subventions octroyées au profit du secteur du théâtre s’élève à 11,95 millions de DH, indique le ministère. Elle sont réparties comme suit :

« la production et la promotion des œuvres théâtrales » (41 projets sur un total de 271, pour un montant de 7,35 millions de DH ) ;

« les tournées théâtrales nationales » (26 projets sur un total de 61, pour un montant de 4,6 millions de DH).

Concernant les projets culturels et artistiques dans le secteur de la musique, de la chanson, des arts de la scène et de la chorégraphie, la commission de soutien a décidé de subventionner 72 projets sur les 518 soumis au ministère.

D’une valeur de 7,54 millions de DH, les subventions octroyées au profit de ce secteur sont réparties de la sorte :

« la production musicale et de chant » (69 projets pour un montant de 7,26 millions de DH) ;

« les arts de la scène et de la chorégraphie » (3 projets pour un montant de 280.000 DH).

(Avec MAP)

Hôteliers : les demandes de subvention pourront être déposées à partir du 15 mars

Très attendu depuis l’annonce du lancement d’un plan d’urgence pour le secteur du tourisme, sinistré par la crise sanitaire et la fermeture des frontières, le versement de cette subvention aux hôteliers désireux de redémarrer leur activité sera bientôt opérationnel. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé ce lundi 21 février. Son objectif est de recenser les établissements d’hébergement touristique qui souhaitent bénéficier de cette subvention.

Pour cela, les ministères du Tourisme et des Finances et les professionnels se sont accordés sur une méthodologie qui permettra de distribuer, à tous ceux qui la méritent, cette subvention dont l’objectif est d’améliorer la qualité de l’offre et celle des services offerts dans les établissements hôteliers.

La gestion de cet appui de l’Etat a d’ailleurs été confiée à la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), auprès de laquelle les établissements d’hébergement touristique pourront obtenir un dossier d’appel à manifestation d’intérêt, après avoir envoyé une demande à l’adresse suivante : appui-eht@smit.gov.ma.

Sachant que le parc hôtelier du Maroc compte environ 4.200 entreprises hôtelières touristiques (EHT), plusieurs conditions ont été posées pour bénéficier d’une subvention plafonnée à 10 millions de dirhams par bénéficiaire, et qui ne pourra dépasser 10% du chiffre d’affaires réalisé au titre de 2019, soit l’année antérieure à la crise.

Les critères d’éligibilité des demandeurs

Pour être retenues, les entreprises hôtelières touristiques devront avoir été en activité en 2019, ne pas avoir versé de dividendes en 2020, et s’engager à ne pas verser de dividendes en 2021, 2022 et 2023. Seront exclus les EHT ayant déjà obtenu une subvention publique en 2019, 2020, 2021 et 2022.

Les demandes de subvention se feront via le dépôt d’un document contractuel entre la SMIT et l’entreprise hôtelière touristique. Il comprendra les conditions et modalités d’attribution de l’appui financier.

Au niveau de la gouvernance, deux comités organisationnels seront chargés de l’examen, puis de l’approbation des dossiers de demande d’appui financier de l’Etat.

Un comité technique local aura pour mission d’examiner et d’évaluer les dossiers et la confirmation des actions de travaux qui seront engagées par chaque entreprise candidate.

Un comité mixte d’évaluation national sera chargé, dans un premier temps, de valider les actes d’engagement à signer avec chaque EHT, et de l’ordonnancement des subventions qui seront octroyées.

Trois semaines pour préparer son dossier

S’il faut attendre le 15 mars pour déposer son dossier sur le portail web de la SMIT, c’est parce qu’il y a tout un dossier à monter. Il faut remplir le formulaire (identité du demandeur, statut de locataire ou propriétaire, nom de la société, ICE, nombre d’employés, étoiles, chiffre d’affaires, capacité litière, etc.), mais cette partie n’est pas la plus ardue.

Le dossier devra également être accompagné de plusieurs documents officiels, comme l’attestation du chiffre d’affaires de 2019 délivrée par l’administration fiscale, l’attestation des salariés déclarés en décembre 2021 délivrée par la CNSS, ainsi qu’une déclaration sur l’honneur excluant une autre demande de subvention au ministère ou à la SMIT.

En dernier lieu, le montant de la subvention sollicitée devra faire l’objet d’un devis des prestataires de travaux, accompagné d’une liste des fournisseurs et d’un planning de réalisation des travaux avec un échéancier.

Une subvention versée à partir d’avril en deux tranches

Une fois déposé, le dossier devra être évalué par la délégation du ministère du Tourisme de la localité du demandeur. A l’issue de la première analyse, seront écartés les EHT qui ne sont pas éligibles. Les établissements, dont le dossier sera jugé incomplet, auront sept jours pour y remédier, sous peine d’un rejet définitif.

Les demandeurs ayant obtenu un avis favorable recevront un premier acompte correspondant à 50% du montant de l’appui, dans un délai de sept jours après la date de notification de l’acceptation.

En dernier lieu, l’EHT devra déposer une demande de paiement du reliquat, via le portail de la SMIT. Après validation par le comité technique, la SMIT réglera le reliquat de la demande.

Pour rappel, une source autorisée nous avait assuré, dans un précédent article, que l’ensemble des demandes devraient être satisfaites à partir d’avril prochain et, au plus tard, avant le début de la saison estivale.

Arts: les résultats du programme exceptionnel de soutien 2020 dévoilés

Ce programme vise la promotion des projets culturels et artistiques et l’accompagnement des différents acteurs dans les domaines du théâtre, de la musique, de la chanson, de l’art de la scène, de la chorégraphie et des arts plastiques et visuels.

En application des textes organiques régissant et déterminant les modalités de soutien dans les secteurs susmentionnés et tenant compte du cahier des charges encadrant le soutien au titre de l’année 2020, les commissions chargées de l’étude des dossiers de demande de soutien se sont réunies et ont examiné 1.096 projets, dont 459 ont été retenus.

Ces projets concernent 173 tournées théâtrales (19.630.000 DH), 140 projets pour l’acquisition d’œuvres d’arts plastiques et visuels et le soutien des expositions d’arts plastiques et visuels organisées par les galeries d’arts spécialisées (3.148.500 DH), 146 projets de musique, de chansons, d’arts de la scène et chorégraphiques (14 millions de DH).

La liste des candidats ayant bénéficié de ce soutien a été publiée sur le site électronique du ministère. Ces candidats devront envoyer « la version papier complète du dossier de candidature exclusivement par voie postale et ce, juste après la réception des contrats, conformément aux dispositions du cahier des charges, afin d’éviter toute complication lors de l’opération de versement des échéances.