Soufiane Jakani, nouveau DG de Suez Maroc

Cette nomination s’inscrit, selon un communiqué du groupe, dans la stratégie de croissance de Suez au Maroc.

Le groupe ambitionne d’y renforcer ses activités dans l’eau et les déchets, grâce à des solutions circulaires adaptées aux besoins des collectivités et des industriels.

Soufiane Jakani a rejoint Suez en 2019, où il a occupé plusieurs fonctions. Il a d’abord été responsable des opérations financières de la BU Déchets dangereux, avant d’en être nommé directeur général adjoint, en charge des finances et du développement, en 2022.

« L’expérience de Soufiane dans le secteur des déchets et sa parfaite compréhension du marché marocain lui permettent d’embrasser rapidement et pleinement ses nouvelles missions. Nous sommes confiants dans sa capacité à accompagner la transition environnementale du Maroc et à soutenir la croissance de Suez dans le pays », a déclaré Yves Rannou, co-DG de Suez par intérim et directeur de la division recyclage et valorisation.

Soufiane Jakani bénéficie d’une expérience de plus de 13 années en M&A, en conseil et en audit dans des cabinets de premier plan et chez des industriels, au Maroc et à l’international. Il est diplômé de l’Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises (ISCAE) et de Neoma Business School.

Création d’une JV spécialisée dans les métiers liés à l’eau : les détails de l’accord entre les groupes Safari et Suez

Ce protocole d’accord porte sur la création d’une joint-venture à parts égales, qui s’activera, de manière générale, dans les métiers liés à l’eau, apprend-on auprès du groupe Safari.

« Le groupe Suez est présent au Maroc depuis au moins 60 ans et le groupe Safari est présent dans les compteurs, notamment d’eau et électriques, depuis plus de 75 ans au Royaume », explique notre source qui souligne qu’à présent, « le groupe Safari fournit également les régions et l’Office nationale de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), ainsi que tous les utilisateurs de compteurs ».

« Le groupe Suez souhaite développer son expertise et son savoir-faire dans le domaine de l’eau dans un moment de stress hydrique, ainsi que des solutions digitales d’économie d’eau, de contrôle des fuites de réseau, et d’un certain nombre de métiers d’expertise sur lesquels le groupe Safari dispose d’une connaissance fine sur le marché marocain ».

« Le groupe Suez souhaite aussi disposer d’un ancrage local au Maroc pour développer des expertises marocaines, ainsi qu’un partenaire local. C’est dans ce cadre qu’on a décidé conjointement de créer une future société qui reprendra en charge toutes ces activités aux profits notamment des SRM qui sont en train de remplacer les régies de distribution et l’ONEE pour leur apporter les services et les équipements nécessaires, notamment des solutions intelligentes dans les compteurs qui leur permettront de contrôler les fuites et pour les accompagner dans leur travail pour une meilleure efficacité », ajoute notre source.

« Cette joint-venture sera créée à parts égales et chacun des deux groupes financera sa part dans la société. Le démarrage ne nécessitera pas beaucoup de capitaux puisqu’on sera principalement sur les prestations de services pour passer par la suite à l’équipement et autres. »

« Notre accord portera de manière générale sur les métiers liés à l’eau, mais il intervient également en prévision de la création des SRM. C’est en quelque sorte l’acte de naissance d’une société qui accompagnera l’évolution du schéma de distribution au Maroc et la nouvelle perspective dans le secteur ».

« La prochaine étape est la mise en place de la gouvernance et du pack d’actionnaires. C’est-à-dire l’application de ce protocole d’accord, en créant la société », conclut notre interlocuteur.

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Suez signe quatre nouveaux accords dans la gestion de l’eau et des déchets au Maroc

Suez, en partenariat avec Somagec et Jet Contractors, a annoncé, dans un communiqué, la mise en vigueur d’un contrat avec l’Établissement de coopération intercommunale Al Assima pour la construction et l’exploitation du Centre de traitement et de valorisation des déchets d’Oum Azza dans la région de Rabat.

Ce centre, qui reçoit 850.000 tonnes de déchets par an issus des 13 communes de la zone Rabat-Salé (plus de 2 millions d’habitants), deviendra ainsi un green landfill, c’est-à-dire un centre de traitement des déchets qui contribue à l’économie circulaire. Moins de la moitié des déchets reçus seront enfouis (47%). Les résidus liquides (lixiviat) « feront l’objet d’un traitement exemplaire, permettant notamment la production de biogaz ».

En outre, Suez s’est vu attribuer la gestion du centre de traitement et de valorisation des déchets de Kénitra, l’une des plus grandes villes du pays avec près de 500.000 habitants. D’un montant de 1,2 milliard de DH sur 20 ans, ce contrat prévoit la mise en place d’un nouveau site qui deviendra également un green landfill. Les déchets « ne seront plus seulement enfouis, mais aussi valorisés en énergie locale et durable ».

Le centre de Kénitra sera le troisième green landfill opéré par Suez au Maroc, après ceux de Rabat et de Meknès. Le site de traitement et valorisation des déchets de Meknès, premier green landfill créé par Suez dans le pays, « produit aujourd’hui 5.500 MWh/an et a ainsi atteint l’autosuffisance énergétique ».

Améliorer la performance des réseaux d’eau et soutenir la recherche

Suez a également signé un protocole d’accord avec le groupe marocain Safari en vue de créer une entreprise commune qui « fournira aux Sociétés régionales multiservices des solutions innovantes et digitales d’optimisation de la gestion des réseaux d’eau. »

Enfin, Suez réalisera, en partenariat avec la Fondation MAScIR, affiliée à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), un programme de recherche « portant sur le traitement et la valorisation des matières organiques ». Cela s’inscrit dans la continuité de la convention signée par la Fondation MAScIR et Suez en mars 2024 afin d’identifier des solutions innovantes dans le traitement et la valorisation des déchets. Le groupe étendra par ailleurs cette convention au domaine de la gestion de l’eau, et plus particulièrement à celui du dessalement d’eau de mer, conclut-on.

Lydec cédée à l’Etat : voici le montant du deal

Lydec s’apprête à passer sous le giron d’une entité étatique. Le gestionnaire délégué sera racheté par la Société régionale multiservices Casablanca-Settat, qui se chargera bientôt de la gestion de la distribution de l’eau et de l’électricité et de l’assainissement liquide à l’échelle de la région.

Installée au Maroc depuis 1997, Lydec connaîtra un troisième propriétaire après les deux géants français Suez et Veolia. C’est ce dernier groupe qui a cédé ses parts dans Lydec à la SRM, société à capitaux exclusivement publics.

Selon nos informations, le montant du deal a été acté autour de 1,68 milliard de dirhams. L’opération couvre l’intégralité des participations détenues par Veolia dans Lydec, soit à peu près 99% du capital.

L’Etat a donc négocié un montant inférieur à celui fixé pour ces actifs en 2022, à savoir 1,96 MMDH. À l’époque, ce chiffre avait été fixé lors d’une première tentative de vente au profit d’un consortium d’investisseurs composé de Meridian, Global Infrastructure Partners, Groupe Caisse des dépôts et consignations et CNP Assurance.

Cette baisse du prix s’explique par le fait que la gestion déléguée de Lydec arrive à son terme en 2027. « La valeur résiduelle » de ce contrat a été prise en compte dans la détermination du montant d’acquisition, expliquent des sources proches du dossier.

« La clôture financière de l’opération devrait intervenir d’ici la fin de l’année 2024, après le recueil de toutes les approbations administratives nécessaires », précise Veolia dans un communiqué annonçant la vente.

Autrement dit, la consommation effective de la transaction n’interviendra qu’après lesdites autorisations. Celles du ministère de l’Intérieur, autorité délégante de Lydec, semble actée, puisque c’est ce même département qui a mené les négociations débouchant sur l’accord.

Un autre volet suscite en revanche des questions : les parties doivent-elles notifier l’opération au Conseil de la concurrence ? La SRM est une société anonyme mais à capitaux exclusivement publics, qui plus est chargée d’un service public. Vu ce statut, les réponses diffèrent. « Il y aura évidemment une notification, cette fois-ci par l’Etat », tranche une source proche du dossier.

« L’Etat n’a pas à notifier cette opération car il n’est pas un opérateur économique agissant dans le cadre d’un marché. C’est une gestion de service public qui relève de ses attributions et qu’il vient de récupérer après l’avoir délégué au privé », estime un spécialiste, également impliqué dans l’opération.

Nous avons sondé le Conseil de la concurrence pour une réponse. Nos interlocuteurs n’ont pas donné suite à nos sollicitations.

Lydec : Veolia se déleste enfin de son boulet au Maroc

Veolia est en passe de régulariser sa situation concurrentielle au Maroc. Le groupe français a trouvé preneur pour ses participations dans la Lyonnaise des eaux de Casablanca. Ce gestionnaire délégué de l’eau et de l’électricité sera finalement cédé à la Société régionale multiservices Casa-Settat.

La cession de Lydec avait été exigée par le Conseil de la concurrence dans le cadre de la fusion entre Veolia et Suez en 2021. À l’époque, ce rapprochement avait été autorisé sous réserve du transfert, obligatoire, de cette entité à un consortium d’investisseurs. Une opération qui s’était soldée par un échec, mettant Veolia en porte-à-faux avec le régulateur marocain.

Trois ans plus tard, et une amende de 100 MDH au passage, Veolia a réussi à se délester d’un boulet qui compromettait sa fusion avec Suez au Maroc, un temps menacée d’annulation. « Cette cession lève le blocage autour de l’opération avec Suez au Maroc », affirme une autre source impliquée dans le dossier.

Le deal avec la SRM s’est concrétisé au terme d’âpres négociations entre Veolia et le ministère de l’Intérieur. En tant qu’autorité délégante de Lydec, l’autorisation de ce département était impérative. Le ministère est également lié à l’acquéreur : le conseil d’administration de la SRM est présidé par le wali de la région Casablanca-Settat.

Sollicités par nos soins, plusieurs sources se montrent muettes au sujet du montant de la transaction. Le transfert couvre l’intégralité des parts détenues par Veolia dans la Lydec, c’est-à-dire près de 99%.

En septembre 2022, cet actif était mis en vente pour 196 millions d’euros, soit près de 2 milliards de dirhams.

La SRM est l’entité qui aura la charge de gérer les services de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide à l’échelle de la région. C’est une société anonyme mais à capitaux exclusivement publics, pour le moment. L’Etat, entre autres actionnaires publics, y détient 25% du capital. Ce qui induit la question de la notification de cette prise de contrôle au Conseil de la concurrence.

« L’Etat n’a pas à notifier cette opération, car il n’est pas un opérateur économique agissant dans le cadre d’un marché. C’est une gestion de service public qui relève de ses attributions et qu’il vient de récupérer après l’avoir déléguée au privé », estime un spécialiste qui a pris activement part aux négociations.

Du côté de Lydec, on reste dans l’expectative. Son contrat de gestionnaire délégué prend fin en 2027. Il ne sera évidemment pas reconduit. Mais comment sera gérée cette période transitoire ? « Pour l’instant, nous ne connaissons pas les intentions de la SRM : garder Lydec en l’état jusqu’à la fin de son contrat ou l’intégrer », s’interroge une source interne contactée par Médias24.

« Nous en saurons plus d’ici la fin de l’année », conclut notre interlocuteur.

Dossier Lydec : au Maroc, Veolia ne voit pas le bout du tunnel

Au Maroc, Veolia Environnement peine à céder la Lyonnaise des eaux de Casablanca (Lydec). Le groupe français avait jusqu’à fin février pour concrétiser cette opération exigée par le Conseil de la concurrence dans le cadre de la fusion avec Suez. Ce nouveau délai de grâce a expiré sans résultats probants.

Face à ce constat, le Conseil a accordé une prolongation supplémentaire à Veolia, qui a désormais jusqu’à fin mars pour régulariser sa situation. Où en est ce processus ? Les différentes sources concernées évoquent « des négociations » en cours. D’autres parlent de « statu quo ».

Veolia négocie parallèlement avec le Conseil de la concurrence, d’une part, et avec le ministère de l’Intérieur, d’autre part. Ce dernier département fait office d’autorité délégante de la Lydec (gestionnaire délégué de l’eau et l’électricité à Casablanca). Il doit de ce fait valider tout mouvement dans l’actionnariat de cette entité.

Les enjeux pour Veolia sont considérables. Si elle ne cède pas Lydec à un tiers, elle peut s’exposer au risque d’annulation, au Maroc, de son rapprochement avec Suez. Ce serait le premier cas de « déconcentration économique » au Maroc.

Le deuxième risque est financier. Comme révélé par Médias24, Veolia doit finaliser l’opération pour limiter la sanction pécuniaire à une amende transactionnelle fixée fin janvier par le régulateur. Le montant de cette transaction est de 100 MDH. La non-régularisation ferait perdre au géant français le bénéfice de ce règlement amiable, le mettant de fait sous le coup d’une amende pouvant atteindre 5% de son chiffre d’affaires.

https://medias24.com/2024/01/22/veolia-lydec-delai-expire-negociations-en-cours/

https://medias24.com/2023/03/19/concurrence-veolia-et-le-boulet-lydec-au-maroc/

Veolia Environnement : voici le montant de l’amende transactionnelle

Le Conseil marocain de la concurrence a rendu sa décision dans le dossier Veolia Environnement. Selon nos informations exclusives, le régulateur a validé la proposition d’amende transactionnelle fixée à 100 millions de dirhams.

Cette transaction est conditionnée par la notification, par Veolia, d’une nouvelle opération de concentration avec Suez ; laquelle opération devra tenir compte des préoccupations concurrentielles formulées par le Conseil dans une décision préalable, à savoir la cession de certaines activités de Suez au Maroc, dont la Lydec.

Selon nos informations, Veolia a jusqu’à fin février 2024 pour procéder à la notification. Ce délai pourrait, au besoin, faire l’objet d’une prolongation d’un mois supplémentaire.

La décision n’a pas encore été rendue publique, mais a été notifiée aux parties. Elle survient quelques jours après l’examen, en séance plénière, du dossier Veolia par les membres du Conseil de la concurrence.

Veolia avait déjà bénéficié de deux prorogations de délais pour procéder à la cession de Lydec, gestionnaire délégué de l’eau et de l’électricité à Casablanca. Pour l’heure, le groupe français n’a pas réussi à concrétiser cette opération faute d’autorisation de l’autorité délégante, le ministère de l’Intérieur. En coulisses, les discussions se poursuivent pour parvenir à solutionner ce dossier complexe.

Pour approfondir le sujet : 

Veolia/Lydec : délai expiré, négociations en cours

Affaire Lydec : Veolia négocie une sortie transactionnelle

 Au Maroc, Veolia sous haute pression

Concurrence. Veolia et le boulet Lydec au Maroc

Veolia et le cas Lydec : le dossier chez le Conseil de la concurrence

Le groupe Azura s’allie à Suez pour valoriser ses déchets organiques au sud du Maroc

Suez et le groupe Azura signent deux contrats, d’une durée de 6 ans chacun, pour la mise en œuvre de plusieurs plateformes de transformation des déchets organiques en compost. D’une capacité globale de 116.000 tonnes de déchets organiques par an, ces plateformes produiront annuellement 42.000 tonnes de compost et 43.000 tonnes de combustible solide de récupération (CSR) semi-fini.

« Face au stress hydrique, le compost en tant qu’amendement organique présente une alternative pour augmenter la rétention de l’eau et améliorer la qualité des sols », indique un communiqué conjoint. Il permet également de répondre aux enjeux climatiques en réintégrant du carbone dans le sol. Afin de créer de la valeur pour le territoire, le compost produit sera commercialisé par un acteur local auprès des producteurs agricoles de la région, ajoute la même source.

Ce contrat est la consécration d’un partenariat entre Suez et le groupe Azura, qui a démarré en 2020 avec le contrat de gestion et de recircularisation des déchets issus des activités de ce dernier.

Injonction du Conseil de la concurrence à Veolia Environnement Maroc

Conformément aux dispositions de l’article 33 de la loi 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence telle que modifiée et complétée, le Conseil de la concurrence marocain, siégeant en collège, a tenu le 26 septembre 2023 une séance pour examiner et statuer sur le dossier relatif au respect par la société « Veolia Environnement S.A. » de sa décision n° 101/D/2021 en date du 30 septembre 2021.

En vertu de cette décision, le Conseil avait autorisé la société « Veolia Environnement S.A » à acquérir le contrôle exclusif de la société « Suez S.A » avec une cession concomitante de certaines activités et actifs de cette dernière, dont la société marocaine « Lydec », à un consortium d’investisseurs, composé des sociétés « Meridiam », « Global Infrastructure Partners », « Groupe Caisse des Dépôts et Consignations » et sa filiale « CNP Assurance ».

Suite à quoi et après délibérations, le Conseil a rendu sa décision n° 175/D/2023 en date du 26 septembre 2023, où il reproche à la société « Veolia Environnement S.A » de ne pas avoir respecté les termes de sa décision d’autorisation n° 101/D/2021 précitée, et d’avoir réalisé une nouvelle opération de concentration économique non autorisée.

Aussi, et en application des dispositions de l’article 19 de la loi n° 104-12 susmentionnée, le Conseil enjoint à la société « Veolia Environnement S.A », soit de se conformer à sa décision d’autorisation de l’opération de concentration économique susvisée, soit de revenir à l’état antérieur à la concentration, et ce, dans un délai maximum de trente (30) jours à compter de la date de réception de la décision du Conseil.

Voici les détails de ce dossier révélé par Médias24 :

Concurrence. Veolia et le boulet Lydec au Maroc

Veolia et le cas Lydec : le dossier chez le Conseil de la concurrence