Après les dernières pluies, une saison agricole « prometteuse » dans le Nord

Les précipitations abondantes enregistrées au cours du mois de mars laissent augurer une bonne saison agricole, a indiqué la Direction régionale de l’agriculture à Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

La pluviométrie moyenne dans la région durant la saison agricole 2024-2025 a atteint, jusqu’au 20 mars, environ 500 mm, soit une hausse de plus de 50% par rapport à la même période de la saison précédente, a fait savoir la Direction dans un communiqué, notant que les niveaux les plus élevés ont été enregistrés dans les provinces d’Ouezzane (716 mm), Chefchaouen (691 mm), Tanger-Assilah (592 mm), Tétouan (432 mm), Larache et Al Hoceima (406 et 152 mm, respectivement).

Ces précipitations ont eu un « impact très positif sur le déroulement de la saison agricole actuelle », notamment sur l’état général des cultures d’automne et d’hiver (céréales et légumineuses), des plantes sucrières et des légumes, ainsi que sur la croissance des arbres fruitiers et l’amélioration de la qualité de ces fruits, en plus de l’amélioration du couvert végétal dans les zones pastorales. Cela contribuera à augmenter les réserves fourragères pour le bétail, ainsi que les légumineuses, le fourrage et toutes les cultures connues dans la région, comme les olives, les agrumes et les roses, en plus de créer des conditions favorables pour les cultures de printemps, a ajouté la même source.

Les récentes précipitations enregistrées dans la région, en février et mars, ont également entraîné une amélioration de la nappe phréatique et une augmentation des retenues des barrages.

En effet, le taux de remplissage des barrages a enregistré une hausse considérable, atteignant, jusqu’au 20 mars, plus de 96% pour le barrage Oued El Makhazine, 21,8% pour le barrage Dar Khrofa et 100% pour les barrages de Chefchaouen et de Charif Al Idrissi à Tétouan.

Une aubaine pour les cultures céréalières et légumières

Par ailleurs, les précipitations des trois derniers mois ont bénéficié à la culture des céréales, avec une superficie semée de plus de 340.000 hectares, en plus de 20.600 hectares dédiés à la culture des légumineuses, 66.140 hectares aux cultures fourragères et 6.733 hectares aux cultures sucrières, a fait savoir la Direction régionale.

En ce qui concerne les légumes d’automne et d’hiver, plus de 32.500 hectares de légumes ont été cultivés, avec un taux de réalisation dépassant les 102%, dont plus de 12.800 hectares de pommes de terre, 200 hectares de tomates et 1.450 hectares d’oignons.

Compte tenu des précipitations importantes enregistrées dans la région en février et mars, la Direction régionale de l’agriculture a mis en place un programme important de cultures de printemps couvrant une superficie de 60.000 hectares, soit une augmentation de 35% par rapport à la saison agricole précédente.

Ce programme comprend principalement les légumes (plus de 18.000 hectares), les céréales de printemps (maïs et riz ; 3.125 hectares), les légumineuses (plus de 20.500 hectares), ainsi que les cultures fourragères (10.375 hectares) et les oléagineux (8.000 hectares).

À cet égard, le Fonds de développement agricole encourage les agriculteurs à cultiver des légumes et à étendre les superficies plantées, à travers des subventions pour l’achat de semences et de plants de tomates certifiés plantés en serre ou en champ, ainsi que de semences de pommes de terre et d’oignons (sélectionnées et régulières).

En outre, environ 35.000 quintaux de semences de céréales d’automne certifiées ont été distribués pendant la campagne agricole en cours à des prix incitatifs.

En ce qui concerne les engrais azotés subventionnés, une quantité allant jusqu’à 150.000 quintaux a été mise à disposition à travers 11 centres de distribution, en maintenant les mêmes prix que la saison précédente et en mettant en œuvre un programme quotidien pour éviter les ruptures de stock.

Céréales, arboriculture et cultures maraîchères… principaux bénéficiaires des récentes pluies et chutes de neige

Les précipitations enregistrées récemment ont principalement concerné la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, où les céréales, les cultures maraîchères et les arbres fruitiers occupent une place importante dans le paysage agricole. Au sud de l’Atlas, l’accumulation des neiges et des pluies dans les régions montagneuses aura un effet positif, notamment sur la filière phœnicicole.

Selon la Direction générale de la météorologie (DGM), les hauteurs de pluies enregistrées entre le dimanche 5 et le lundi 6 janvier se déclinent comme suit :

– Tanger : 44 mm ; 

– Larache : 31 mm ; 

– Chefchaouen : 20 mm ; 

– Tétouan : 11 mm.

De sources professionnelles, on estime que ces conditions climatiques seront bénéfiques aux parcours pour le bétail, mais également à toutes les cultures, d’autant que le semis y est tardif. Ainsi, ces pluies tombent à point nommé à Tanger-Tétouan-Al Hoceima où les céréales sont estimées à près de 400.000 ha au niveau du programme d’assolement de la région.

« Les précipitations vont favoriser la bonne croissance des céréales, notamment le blé dur et le blé tendre, l’orge et les cultures fourragères », ajoute notre source. Idem pour les légumineuses (fève, petit pois, pois chiche, lentille), les fourrages (luzerne, bersim, avoine et vesce) et les cultures maraîchères (pomme de terre, tomate, oignon, fève en vert), indique notre interlocuteur. 

Les cultures arboricoles ne sont pas en reste. Elles occupent environ 110.000 hectares dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Une superficie dominée par l’olivier (76%). Justement, « les oliviers avaient besoin de ces pluies en vue de la floraison dans les mois à venir », détaille-t-il. 

En effet, même s’ils sont en période de dormance actuellement, les oliviers profiteront des pluies, notamment en termes de réhydratation des racines et de régénération du sol. De plus, les précipitations vont réduire le stress hydrique et améliorer la santé globale de l’olivier, contribuant à une récolte plus abondante.

Un bon démarrage de campagne dans le Sud

Le sud du pays a quant à lui connu d’importantes chutes de neige, après les pluies enregistrées en début de campagne. Les provinces de Tinghir et de Ouarzazate ont reçu respectivement jusqu’à 30 cm et 25 cm de neige.

S’agissant de la pluviométrie dans la région sud-atlassique, « c’est une année assez exceptionnelle comparée aux six dernières années, et même par rapport à la moyenne. Nous avons déjà dépassé le cumul pluviométrique moyen d’une année normale. C’est un très bon démarrage de campagne », assure à Médias24 Abdellah Abdellaoui, chef du service de production agricole à l’Office régional de mise en valeur agricole de Ouarzazate (ORMVAO).

Une situation qui favorise les céréales, mais aussi les cultures maraîchères « comme l’oignon, la carotte et le navet, dont certaines sont en période de récolte », poursuit Abdellah Abdellaoui.

Et n’oublions pas le bénéfice pour l’arboriculture. C’est le cas du palmier dattier qui va profiter de l’irrigation. Dans les régions montagneuses, les chutes de neige ont permis d’améliorer les réserves d’eau. Elles ont également eu un impact positif sur le pommier et le safran. Idem pour la rose, affirme-t-il.

En somme, toutes les cultures vont bénéficier des dernières pluies, « surtout que l’eau de pluie est une eau de qualité, qui n’est pas polluée, contrairement à l’eau des nappes qui peut parfois contenir du sel ou des nitrates », conclut notre interlocuteur.

Le maire de Tanger élu président du conseil du groupement des collectivités territoriales pour la distribution de la région

Mounir Limouri a obtenu la majorité des voix des membres délégués au sein du groupement, soit 148 voix sur un total de 171 membres.

Au cours de la même session, les quatre vice-présidents ont également été élus, recueillant un total de 158 voix. Les postes de vice-présidents ont été attribués à :

En outre, Abdelrahman El Kouchi (province de Ouazzane) a été élu secrétaire du conseil, tandis qu’Ahmed Halhoul (préfecture de M’diq-Fnideq) a été choisi comme vice-secrétaire, avec un consensus de tous les membres présents.

La formation de ce groupement régional des collectivités territoriales pour la distribution a été décidée par un arrêté du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, en octobre dernier, conformément à la loi relative aux préfectures et provinces. Cet arrêté a également fixé la liste des membres délégués des différentes collectivités territoriales de la région du Nord, au nombre de 171, désignés à l’issue de sessions extraordinaires organisées par les conseils communaux concernés.

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Zone d’activités économiques de Ksar Bjir : les travaux avancent à grands pas avec un investissement de 87 MDH

Le mardi 5 novembre, Omar Moro, président du Conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTAH), a effectué une visite dans la province de Larache aux côtés de Bouassam El Alamine, gouverneur de la province, de Rafiq Belqarchi, vice-président du Conseil régional, et d’Adib Akalay, directeur de l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP). La délégation, accompagnée de plusieurs élus et représentants administratifs, a inauguré divers projets de développement et visité plusieurs chantiers en cours.

Le projet phare de cette visite est la zone d’activités économiques de Ksar Bjir, un site stratégique de 20 hectares en cours de réalisation. Ce projet de 87 millions de DH, est destiné à accueillir des espaces industriels et de services. Cette zone comprendra :

– 27 lots industriels de 1 000 m²,

– 32 lots industriels de 500 m²,

– 51 lots industriels de 300 m²,

– 7 lots pour des activités commerciales et tertiaires,

– 5 lots destinés aux services,

– 1 lot pour l’animation et la restauration.

Outre les espaces industriels, la zone inclura des infrastructures de détente, des espaces verts, des voies d’accès aménagées, et des parkings pour faciliter la mobilité et offrir un cadre agréable.

Les travaux de la zone d’activités économiques de Ksar Bjir progressent bien. L’assainissement, la voirie et les espaces verts sont achevés à 85%, tandis que les conduites d’eau potable à l’intérieur du site sont terminées à 98%. L’électrification du site, incluant la téléphonie, est à 85% d’achèvement, et l’électrification hors site est presque finalisée à 95%. Les conduites d’eau potable hors site sont complètes à 100%, et la construction du réservoir surélevé de 500 m³ pour l’approvisionnement en eau potable (AEP) hors site est à 95%.

Parmi les autres projets inaugurés, figure la route reliant la route régionale 417 à la route provinciale 4402, traversant Douar Ain Kitaa dans la commune de Khemis Sahel. Financé dans le cadre du programme de réduction des disparités territoriales, ce projet a nécessité un investissement de 17,6 millions de DH.

La délégation a également procédé à l’inauguration d’un projet d’approvisionnement en eau potable pour les douars de la commune de Zouada, d’une valeur de 15 millions de DH. Tandis que le Conseil régional a financé l’axe de distribution, l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable a pris en charge la production.

Un autre projet marquant de cette visite est la route non classée reliant le centre de la commune de Souk El Kolla à Zaâroura, passant par plusieurs douars. Ce nouvel axe, d’un coût de 29,51 millions de DH, contribuera à améliorer l’accessibilité et les conditions de vie des populations locales.

Enfin, la délégation s’est rendue sur le chantier de la forêt urbaine de La Hipica à Larache, un espace en cours de réhabilitation destiné à offrir un environnement de loisirs pour les habitants de la région.

Tanger : 90 MDH pour la construction d’entrepôts de réserves de première nécessité

Dans le cadre des travaux d’aménagement et de construction de la plateforme régionale de réserves de première nécessité de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la préfecture de Tanger-Assilah vient de lancer un appel d’offres pour la réalisation des travaux de construction de quatre entrepôts et d’une administration.

Le délai d’exécution est de 6 mois pour un coût estimé à 90,1 millions de DH.

D’autres projets de construction de plateformes régionales semblables sont en cours dans les régions de Marrakech-Safi, Rabat-Salé-Kénitra et Dakhla-Oued Ed-Dahab. Ces structures visent à garantir une gestion efficace des réserves stratégiques en cas de crise, et à sécuriser l’approvisionnement local.

Filière oléicole. La cueillette des olives débute sous le signe de l’incertitude

En ce mois d’octobre, la saison de la cueillette des olives a débuté dans plusieurs bassins de production oléicole du Maroc. Cette phase est à la fois délicate et cruciale pour la fabrication d’une huile d’olive de qualité. En cas de faible récolte en raison de la sécheresse, l’importation d’huile d’olive en vrac et d’olives sera nécessaire.

Depuis l’automne 2021, lorsque le Maroc avait enregistré une production record de 1,9 million de tonnes d’olives, les oliveraies marocaines ont souffert de plusieurs années successives de sécheresse. « Elles sont extrêmement éprouvées », confie une source professionnelle à Médias24. La récolte de 2023 a à peine dépassé le million de tonnes (1,07 Mt).

Cette année, les conditions climatiques n’ont pas connu d’amélioration. « La floraison ne s’est pas déroulée dans de bonnes conditions en raison de la sécheresse et du manque de journées froides. En été, la chaleur et le chergui [vent chaud de l’Est, ndlr] ont provoqué la chute des fruits », indique Rachid Benali, président de la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive (Interprolive), à Médias24.

Cette situation est particulièrement préoccupante dans les régions de Fès-Meknès (389.000 ha) et de Marrakech-Safi (192.000 ha), ainsi que dans les zones oléicoles de Béni Mellal-Khénifra, où les oliviers s’étendent sur 102.500 ha. « De nombreux oliviers n’ont pas donné de fruits cette année. Il s’agit d’un mécanisme de survie déclenché par l’arbre à cause de la sécheresse », confirme la Direction régionale de l’agriculture (DRA) de Béni Mellal-Khénifra.

C’est dans les bassins de production de Béni Mellal-Khénifra et de Marrakech-Safi que l’opération de cueillette des olives acommencé. « Au cours des prochains jours, l’activité de cueillette s’étendra progressivement vers le nord du Maroc », affirme une source professionnelle, notamment dans les régions de Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Malgré les dernières précipitations enregistrées dans quelques bassins de production, l’opération de récolte des olives débute dans l’incertitude. « Dans certaines zones, les oliveraies n’ont presque pas reçu d’eau toute l’année, tandis que dans d’autres, l’irrigation a couvert les 12 mois de la saison », indique la même source.

Dès lors, la disparité en termes d’apport en ressources hydriques soulève des inquiétudes et laisse présager une récolte en recul par rapport à l’année dernière. Cette situation risque d’influer sur la disponibilité et le prix de l’huile d’olive qui avait déjà dépassé les 100 DH/l lors de la précédente campagne.

Pour éviter une flambée des prix en cas de faible récolte et permettre à l’écosystème de la filière de poursuivre son activité, des importations d’huile d’olive en vrac et d’olives sont envisagées. Les importations d’huile d’olive en vrac proviendront de pays européens du pourtour méditerranéen (Espagne, Grèce, Italie). 

« Les opérateurs ont droit à un quota sans droits de douane. En cas de besoin, l’exonération sera élargie à des quantités plus importantes », précise notre interlocuteur. « Cette huile sera conditionnée au Maroc et mise en vente sur le marché local ». Les trois pays susmentionnés produisent une huile d’olive de haute qualité, ajoute notre source. 

En effet, l’Espagne, la Grèce et l’Italie figurent parmi les plus grands exportateurs d’huile d’olive au monde :

– Espagne : 944.000 tonnes exportées;

– Italie : 307.000 t ;

– Tunisie : 251.000 t ;

– Grèce : 231.000 t ;

– Portugal : 175.000 t.

Partant du principe que l’importation d’olives destinées à la production d’huile d’olive ne garantit pas un produit final de bonne qualité en raison des délais d’acheminement et des process de fabrication d’huile, « les olives importées seront reconditionnées en olives de table avant d’être exportées vers d’autres pays. L’un des pays vers lesquels le Maroc pourrait se tourner pour cette opération d’importation d’olives est l’Égypte. Cela permettra de faire tourner les usines marocaines », conclut notre source.

Tanger-Tétouan-Al Hoceima : un budget de plus de 900 MDH pour l’année 2025

Lors de cette session, présidée par Omar Moro, en présence du wali de la région, Younes Tazi, le conseil a approuvé un budget de 904,5 MDH pour 2025, dont 615,918 MDH alloués aux dépenses d’équipement et 288,582 MDH alloués aux dépenses de gestion.

S’exprimant à cette occasion, le président du conseil s’est félicité du bilan à mi-mandat du conseil, dont le rapport sera bientôt publié et présenté lors d’une rencontre avec les élus et les citoyens, notant que ce rapport permettra de rendre compte des avancées réalisées dans la région et de corriger les trajectoires de certaines politiques en vue d’en augmenter l’efficacité, sur des bases de réalisme et de bonne gouvernance.

Les membres du conseil ont, par ailleurs, examiné et approuvé 45 projets et conventions à impact économique, social, culturel et environnemental, annoncés dans l’ordre du jour de la session.

Dans ce cadre, le conseil a examiné et approuvé le projet de convention de partenariat relatif au financement et à la réalisation du programme complémentaire d’approvisionnement en eau potable des communes relevant de la région, ainsi que le projet de l’avenant n° 1 de la convention de partenariat relative au financement et à la réalisation des projets d’approvisionnement en eau potable des centres ruraux et douars de la région.

Le conseil a également examiné et approuvé le projet de convention de partenariat portant sur l’extension du réseau d’eau et la réutilisation des eaux usées de la station d’épuration de Tamuda Bay au profit des espaces verts dans les communes de Tétouan, de Saddina et de Sahtryine, la convention de partenariat relative à l’équipement des zones enclavées et des quartiers sous-équipés en réseaux d’eau potable et d’assainissement à Tétouan, ainsi que la convention visant l’aménagement et la dépollution des dernières tranches des oueds Mghogha et Souani, à Tanger.

S’agissant des infrastructures, le conseil a procédé à l’examen et l’approbation de projets de conventions de partenariat portant sur le financement et la réalisation du programme d’aménagement du centre de la commune de Mokrisset dans la province de Ouezzane, du centre de la commune de Dar Bni Karrich dans la province de Tétouan, de la commune de Rissana Janoubia, dans la province de Larache, ainsi que la réhabilitation et l’aménagement de la commune de Oued Laou (2024-2025), en plus d’une convention de partenariat relative au financement et à la réalisation d’un projet de construction d’un point de débarquement aménagé dans la zone de Diki relevant de la commune de Ksar Sghir (province de Fahs-Anjra).

Projets socioculturels

Le conseil a examiné et approuvé une convention de partenariat relative au traitement des bâtiments menaçant ruine dans la médina de Tanger (2025-2028), un avenant de la convention de partenariat relatif au doublement de la voie de la route nationale n° 2 reliant Zinat (douar Achekrad) et douar Aqoubaa sur une longueur de 21 km, un avenant de la convention de partenariat relative au financement et à la réalisation d’un projet de relogement des habitants des bâtiments menaçant ruine près de l’aéroport Sania R’mel à Tétouan, ainsi que le projet de convention cadre pour la protection et la valorisation de la lagune de Smir à M’diq.

Au niveau de la santé, le conseil a adopté les projets de conventions de partenariat visant à soutenir les patients atteints d’insuffisance rénale, de maladies cardiovasculaires, d’hémophilie, de la maladie cœliaque et les personnes souffrant d’intolérance au gluten, ainsi que des conventions de partenariat relatives au soutien et à la gestion des centres pour les personnes atteintes d’autisme et un centre d’hébergement des patients atteints de cancer, en plus d’une convention de partenariat portant sur l’amélioration des conditions sanitaires des enfants épileptiques dans la région.

S’agissant du volet sportif, les membres du conseil ont approuvé des conventions de partenariat relatives au soutien des clubs et équipes sportives de football, de handball, de basketball, de volleyball, de cyclisme, ainsi que des clubs et équipes de handisport.

Concernant les projets culturels figurant à l’ordre du jour, le conseil a procédé à l’adoption de conventions de partenariat relatives à la dynamisation des centres et institutions sociales de proximité, au soutien des associations organisant des festivals culturels dans la région, à la contribution au capital de la société de développement local « Culture de Tanger », ainsi qu’à l’adoption de son statut, en plus de la création et la gestion du théâtre municipal de Chefchaouen.

Le conseil a par ailleurs adopté deux conventions de partenariat visant à renforcer la liaison aérienne Tanger-Agadir, ainsi que la liaison aérienne Tanger-Nador, en plus de l’adoption de deux conventions de partenariat relatives à la réalisation des travaux d’extension du réseau électrique en dehors du site du centre de formation et d’insertion professionnelle de Larache et de Ouezzane.

S’agissant du volet touristique, le Conseil a approuvé le projet d’avenant de la convention de partenariat portant création et application du programme d’aménagement de la forêt périurbaine Aïn Abid et du parc de la route de Tatoft dans la province de Larache, ainsi que la convention de partenariat portant sur le financement et la réalisation du projet d’aménagement du parc touristique de Bouhachem.

Il a également adopté la modification de la décision n° 92/022 relative à la régularisation de la situation des appartements appartenant au conseil de la région dans la ville d’Imzouren relevant de la province d’Al Hoceima, et à la réalisation des procédures nécessaires pour l’enregistrement des contrats de propriété au registre foncier en faveur des bénéficiaires restants dans le cadre de l’opération de logement.

Les membres du conseil ont, en outre, procédé à l’examen d’une pétition de l’Association Oued méditerranéen pour l’éducation, le développement et l’environnement, relative à l’aménagement du parc forestier Dalia, ainsi qu’à l’examen et l’adoption de l’amendement à la convention portant création du groupement de collectivités territoriales Talassemtane à Chefchaouen, et l’adhésion du conseil régional au groupement.

Au niveau des partenariats, le conseil a examiné et adopté le projet de convention de partenariat pour la mise en œuvre du programme d’action entre le conseil régional et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en France, un mémorandum d’entente avec la région de Basse Saxe en Allemagne, ainsi qu’une convention de partenariat avec le commandement régional de la Gendarmerie royale.

Grâce à l’IA, une étude marocaine évalue avec plus de précision la vulnérabilité à la pollution des eaux souterraines dans le Loukkos

Combinant la méthode DRASTIC-LU/LC, qui évalue la sensibilité de l’eau souterraine à être affectée par une contamination provenant directement de la surface, avec le maching learning ou l’apprentissage automatique, quatre scientifiques marocains ont étudié la vulnérabilité des eaux souterraines de Rmel à la pollution.

Couvrant une superficie de 240 Km2, la nappe aquifère de Rmel (Loukkos) fait en effet face à des menaces croissantes de pollution en raison de la croissance démographique et du développement économique, pointe l’étude parue récemment dans la revue internationale Groundwater for Sustainable Development.

L’étude, qui s’est étalée sur deux ans, a mis en évidence la variation significative de la vulnérabilité à travers la nappe. Elle met en lumière également le potentiel de l’association de l’IA avec l’analyse géo-spatiale qui offre, contrairement aux méthodes classiques, une approche plus précise et objective de la cartographie des zones vulnérables.

52 échantillons d’eau analysés  

52 échantillons d’eau ont été analysés en somme pour les concentrations de nitrates, en tenant compte de huit facteurs influençant la vulnérabilité, à savoir la profondeur et la lithologie de la nappe, la recharge nette, la texture du sol, la topographie, l’impact de la zone vadose, la conductivité hydraulique et l’utilisation des terres.

Quatre algorithmes d’apprentissage automatique ont été utilisés à cet effet avec la méthode DRASTIC-LU/LC : la perceptron multicouche (MLP), l’algorithme d’ensachage (BA), les K-plus proches voisins (KNN) et les arbres extrêmement randomisés (ERT).

« L’article, partie d’un projet de doctorat préparé par l’étudiant Morad Chahid, et encadré par les professeurs Jamal Eddine Stitou El Messari, Ismail Hilal et ma personne, a eu le mérite de paraître dans une revue scientifique de grande renommée. L’étude s’est étalée sur une période de deux ans. Nous avons eu recours à la télédétection spatiale -les données radar et satellites ont été collectées à partir du site de la NASA– que nous avons couplées au maching learning, le tout en exploitant des données basées sur des prélèvements effectués par l’Agence du bassin hydraulique (ABH) du Loukkos », explique à Médias24 Mourad Aqnouy, professeur-chercheur à la Faculté de sciences et techniques d’Errachidia, qui a pris part à l’étude.

Le sud et le nord-ouest de la nappe enregistrent les niveaux de vulnérabilité les plus élevés 

Les résultats mettent en évidence une variation significative de la vulnérabilité à travers la nappe aquifère de Rmel, avec des niveaux élevés à très élevés dans les régions du sud et du nord-ouest, et des niveaux modérés à faibles dans les zones du nord-est et du centre.

Les cartes de vulnérabilité ont été validées en comparant les concentrations de nitrates observées dans les échantillons d’eau, confirmant la précision du modèle choisi, affirme l’étude. La profondeur des eaux souterraines, la recharge nette et la conductivité hydraulique ont été identifiées comme les facteurs les plus importants influençant la vulnérabilité à la pollution dans le périmètre étudié.

D’après l’étude en question, la fusion des algorithmes d’apprentissage automatique avec les données géo-spatiales offre une approche plus précise et objective de la cartographie des zones vulnérables, surmontant efficacement les limites des méthodes traditionnelles. Elle peut ainsi servir d’outil précieux pour les politiques publiques et la gestion des eaux souterraines.

« Contrairement aux méthodes classiques qui ne permettent que l’évaluation individuelle des forages, la méthode à laquelle nous avons eu recours permet une interpolation spatiale sur l’ensemble du périmètre étudié, à savoir au niveau des 52 forages assujettis à l’analyse », confirme Mourad Aqnouy.

Lancement du programme « Boost Up Lab » pour soutenir les startups technologiques à Tanger

Lancé avec le soutien du ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, ce programme permettra aux entrepreneurs et jeunes startups de développer leurs projets technologiques grâce à un accompagnement intensif et personnalisé, a indiqué le Technopark de Tanger dans un communiqué.

Le programme se penchera sur le renforcement de la maturité des projets à travers l’organisation de hackathons et de bootcamps de travail intensif pour aider les participants à développer des compétences essentielles et à faire progresser leurs projets.

Il offrira également des sessions de mentoring et d’inspiration permettant aux porteurs de projets de bénéficier de conseils et de l’expertise de mentors et d’experts de l’industrie, en plus de permettre aux participants de bénéficier de formations, ateliers, évènements de networking et programmes d’accompagnement afin de se connecter à l’écosystème entrepreneurial même après la fin du programme.

Le Technopark de Tanger appelle ainsi les startups et porteurs de projets intéressées à soumettre leur candidature avant le 15 septembre 2024 sur le site web, a noté le communiqué.

Il est à rappeler que la dernière édition du “Boost Up Lab Casablanca”, conclue en juillet, a réuni 45 participants, accompagnés par 11 formateurs et formatrices intervenant tout au long du parcours d’incubation. Le programme a permis aux projets de connaître une évolution de leur chiffre d’affaires, atteignant une croissance de 59.14%, ainsi qu’une augmentation du nombre de postes créés, qui a triplé en 5 mois.

Fruit d’un partenariat public-privé, le Technopark a accompagné plus de 3.000 startups, renforçant ainsi son rôle de catalyseur pour l’innovation et l’entrepreneuriat au niveau national.

Le Technopark, acteur majeur de l’innovation au Maroc depuis plus de 20 ans, soutient les jeunes entrepreneurs dans les nouvelles technologies, les Green Tech, les industries culturelles, et les nouveaux métiers porteurs. Implanté dans cinq villes, à savoir Casablanca, Rabat, Tanger, Agadir et Essaouira, il étend également son développement à d’autres villes telles que Fès, Oujda et Tiznit.

Ce que dit Jalal Benhayoun du potentiel d’investissement dans la région TTA

Plateforme stratégique pour les investissements internationaux, la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima agit comme une locomotive à l’échelle régionale et nationale.

Selon le directeur général du CRI Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Jalal Benhayoun, il faut combattre les idées reçues puisque la région dispose d’importantes ressources à offrir.

22 zones industrielles et d’activités économiques prêtes à l’emploi

« La première des choses à faire, c’est de chasser les idées reçues. Notamment concernant le fait qu’il n’y a pas de foncier ou que ce dernier est cher, qu’il n’y a pas de ressources humaines à Tanger, que la ville est saturée, que les territoires ne peuvent pas être compétitifs…

« Nous avons 22 zones industrielles et d’activité économique développées et prêtes à l’emploi au niveau de toute la région, dont plusieurs dépendent de Tanger Med et sont gérées par le même niveau de maturité que les zones d’accélération industrielle.

« L’année dernière, on a approuvé plus d’une centaine de projets, en cours de mise en place entre Tétouan, Asilah, Larache et Al Hoceima, qui dépassent les 2 milliards de dirhams, et il y aurait même des annonces cette semaine de grands projets qui s’installent en dehors de Tanger. Pour accélérer l’effet d’entraînement impulsé par Tanger, il faut continuer à faire bénéficier les différents territoires des atouts de Tanger comme une extension naturelle, à travers le développement de zones d’accélération industrielle.

« C’est le retour qu’ont fait les investisseurs. Ils veulent le régime de zone d’accélération industrielle à Larache, Asilah, Tétouan et dans d’autres zones et, bien entendu, renforcer davantage la connectivité, même si au niveau de la région, la connectivité est parmi les meilleures au niveau national.

« Le point principal, c’est de chasser les idées reçues. Et je vous confirme qu’à chaque fois que les investisseurs viennent avec des idées reçues, qu’ils voient les industriels, visitent les zones, les projets développés et discutent avec des ouvriers satisfaits comme à l’usine Renault, ils changent d’avis et décident même de s’installer dans des territoires qui sont à l’extérieur de Tanger ».

Une importante superficie de foncier viabilisé

« Tout le Maroc subit une importante pression sur le foncier industriel, parce qu’on est victimes de notre succès. Tous les investisseurs choisissent de venir dans notre pays et dans notre région. Les tarifs au niveau des zones d’accélération industrielle les plus connues varient entre 60 et 80 euros selon la taille du foncier ; les gens sont contents de les avoir à ce prix.

« L’enjeu aujourd’hui, c’est le changement de paradigme des investisseurs qui viennent demander des terrains encore plus grands. On n’est plus sur des demandes de 1.000 ou 2.000 m2, mais sur 10, 20 hectares (…) et grâce à la vision de Sa Majesté, nous avons pu anticiper cela. On récolte les fruits de ce qui a été fait vingt à vingt-cinq ans en arrière.

« La région dispose aujourd’hui de la superficie la plus importante au niveau national de foncier viabilisé, planifié correctement pour l’investissement au standard international. On a l’exemple de Tanger Tech : 1.000 hectares de zone d’accélération industrielle.

« Effectivement, il y a une pression et nous allons la subir davantage. Il faut que l’on accélère tous ensemble, main dans la main, la planification du foncier qui sera destiné à l’investissement productif ».

Un fort intérêt des investisseurs internationaux

« Nous étions à Valence dans le cadre d’un programme de promotion écosystème région – encore un avantage compétitif au niveau de la région. On collabore sur l’ensemble des projets, nous étions plus de 150 acteurs publics et privés de notre région avec Tanger Med, la chambre de commerce, la CGEM, les opérateurs privés et même les industriels pour convaincre les opérateurs espagnols ».

« On s’est rendu compte qu’à une heure de vol seulement, les gens à Valence ne connaissent pas Tanger, ne connaissent pas le Maroc, et vice versa… C’était donc un foisonnement magnifique, la surprise absolue et, dès lundi, nous avons commencé à recevoir des requêtes. Aujourd’hui ,nous avons deux requêtes sur la table. Des gens qui voudraient venir à partir de septembre pour visiter et mieux comprendre la région ».

Démarrage de la seconde étape de mise en œuvre des SRM : Tanger-Tétouan-Al Hoceima ouvre le bal

La première étape relative à la mise en place des SRM est achevée. Il ne reste plus qu’à peaufiner les derniers détails pour leur opérationnalisation. Cette étape a concerné les régions de Casablanca-Settat, Souss-Massa, Marrakech-Safi et l’Oriental, qui ont créé leurs groupements régionaux et SRM qui se chargeront, lorsque les contrats de gestion déléguée entreront en vigueur, de la gestion du service de distribution de l’eau potable, de l’électricité et de l’assainissement liquide, en remplacement de toutes les régies et délégataires actuels dans le secteur.

Tanger-Tétouan-Al Hoceima ouvre le bal

La deuxième étape, qui a démarré en juin 2024, s’étalera sur 8 mois, pour s’achever en février 2025. Celle-ci concerne les quatre régions suivantes :

– Tanger-Tétouan-Al Hoceima ;

– Fès-Meknès ;

– Rabat-Salé-Kénitra ;

– Béni Mellal-Khenifra.

La région de TTAH a ouvert le bal, avec un démarrage effectif durant ce mois de juillet. Plusieurs communes relevant de la région tiennent des sessions extraordinaires depuis le début du mois pour approuver, d’une part, la convention portant création du groupement Tanger-Tétouan-Al Hoceima pour la distribution et, d’autre part, leur affiliation à ce groupement.

Il s’agit notamment des communes de Tétouan (18 juillet), Ouazzane (19 juillet), Tanger-Assilah (22 juillet), Larache et M’diq (23 juillet) et Tanger (24 juillet). Durant leur session extraordinaire, ces communes ont également élu leur représentant au sein du groupement. Il s’agit, selon la convention portant création de ce dernier, du président du conseil de chaque commune.

Missions du groupement

La création de ce groupement intervient dans le cadre de la réforme du secteur de la distribution et en application des dispositions de la loi 83-21 relative aux sociétés régionales multiservices.

Ce dernier regroupe toutes les collectivités situées dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Il a ainsi pour mission d’unifier et de coordonner les efforts de ces collectivités, afin d’accroître l’efficacité de la gestion des installations de distribution, et de généraliser le service aux différentes zones de la région, en vue d’affronter les différents défis auxquels le secteur commence déjà à faire face, liés au manque de ressources et aux risques du changement climatique. La création de ce groupement est donc un mécanisme qui permettra à la région d’adopter des solutions nouvelles et durables pour assurer la continuité de ces installations vitales.

Ce groupement, à durée indéterminée, se chargera ainsi de superviser la gestion de ces services publics et de mettre en œuvre les projets liés à leur généralisation, notamment dans le milieu rural, en partenariat avec l’Etat et les différents acteurs concernés.

Il remplace également toutes les collectivités membres dans leurs droits et obligations, résultant des accords et contrats conclus par ces dernières avant sa création. Les biens mobiliers et immobiliers de ces collectivités, affectés à la gestion de ces services publics seront également transférés au groupement.

Composition du groupement et participations des membres

Le bureau du groupement n’a pas encore été constitué, car la convention portant sa création doit être approuvée au préalable par toutes les communes, provinces et préfectures relevant de la région.

À l’instar des régions concernées par la première phase de mise en œuvre des SRM, le groupement de la région TTAH pour la distribution sera composé d’un président et de quatre vice-présidents, dont les noms seront connus ultérieurement, à l’issue d’un vote.

Le conseil sera pour sa part constitué de plus de 140 collectivités territoriales relevant de la région, représentées chacune par le président de son conseil.

Celles-ci devront ainsi participer financièrement à la gestion de ce groupement ; une participation obligatoire, dont le montant doit être transmis sur le compte du groupement avant la fin du mois d’avril de chaque année financière.

Cette participation s’élève à :

300.000 DH/an pour la commune de Tanger ;

100.000 DH/an pour chacune des communes de Tétouan, Al Hoceima, Larache, Chefchaouen, Ouazzane, M’diq et Fnid’q  ;

20.000 DH/an  pour chacune des autres provinces, préfectures, et communes constituant la région.

Le capital de la SRM TTAH s’élève à 300 MDH

Lorsque la convention portant création de ce groupement sera adoptée par toutes les collectivités territoriales relevant de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, ce dernier devra d’abord élire son bureau, pour tenir ensuite une session ordinaire dédiée à la création de la Société régionale multiservice TTAH pour la distribution et l’adoption de ses statuts et du pacte d’actionnaires.

D’autres sessions extraordinaires devront par la suite être programmées pour l’adoption du contrat de gestion délégué qui reliera le groupement à la SRM, via lequel le groupement transmettra la gestion des services publics de la région à la SRM.

Selon le décret 2.23.1034 publié en février dernier au Bulletin officiel, le capital des SRM concernées par cette deuxième étape s’élève à :

300 MDH pour la SRM TTAH ;

100 MDH pour la SRM Fès-Meknès ;

150 MDH pour la SRM Rabat-Salé-Kénitra ;

250 MDH pour la SRM Béni Mellal-Khénifra.

Ce capital est détenu à hauteur de 40% par le groupement régional, 10% par la région, 25% par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et 25% par l’Etat.

Dans le cas de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le capital de la SRM, qui sera créée dans les prochains mois, sera réparti comme suit :

120 MDH pour le groupement des collectivités territoriales Tanger-Tétouan-Al Hoceima pour la distribution. Cette part sera probablement prise en charge par l’Etat via le ministère de l’Intérieur comme pour les SRM concernées par la première étape de mise en œuvre ;

30 MDH pour la région de TTAH ;

75 MDH pour l’ONEE ;

75 MDH pour l’Etat.

136 MDH pour l’extension du réseau de vidéosurveillance à Tanger

Ce projet, qui fait l’objet d’une convention de partenariat entre la commune de Tanger, le ministère de l’Intérieur, la wilaya et le conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Agence pour la promotion et le développement du Nord (APDN), vise à doter les espaces publics de la ville de systèmes de vidéosurveillance et à renforcer la signalisation routière, à travers l’installation de feux tricolores, afin de permettre aux services de sûreté nationale de contrôler et gérer la circulation et de verbaliser les infractions.

Cet accord ambitionne également de fournir les moyens nécessaires pour lutter contre les infractions à la loi commises sur la voie publique, protéger les biens publics et privés, et d’organiser le stationnement des véhicules de transport de marchandises.

La commune de Tanger, qui a ratifié l’accord lors d’une séance extraordinaire tenue récemment, a souligné, dans une note d’information, qu’elle a alloué une enveloppe de 54 MDH, en guise de participation au financement de ce projet.

Cette convention, qui prend effet au moment de sa signature par toutes les parties, fixe la durée de réalisation des projets prévus à trois ans à compter de la date de sa signature.

(Avec MAP)