CAN 2025. Maroc-Tanzanie. Les principaux enseignements tactiques (vidéo)

Le Maroc s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Mais que ce fut laborieux !

Face à la Tanzanie, le dimanche 4 janvier à Rabat, les Lions de l’Atlas sont passés tout près de la catastrophe, bousculés par un adversaire sans complexe.

Cette victoire sur la plus petite des marges a été obtenue au terme d’un match tendu et contrasté, marqué par une fébrilité défensive et un manque de justesse dans les zones décisives.

Les Marocains ont longtemps peiné à imposer leur jeu, donnant même le sentiment de pouvoir revivre le traumatisme des huitièmes de finale de la précédente CAN.

La blessure de Azzedine Ounahi, forfait pour le reste de la compétition, a peut-être pesé sur le plan mental. Toujours est-il que, dès l’entame, une forme d’appréhension se ressentait sur le terrain, y compris chez des joueurs expérimentés.

Pressing inopérant et sorties de balle compliquées

Les premières minutes ont été révélatrices des difficultés marocaines. Deux indicateurs statistiques permettent de comprendre ce début de rencontre laborieux : les passes permises par action défensive et la dynamique du xG.

Le PPDA du Maroc, élevé en début de match, montrait une incapacité à presser efficacement la Tanzanie, qui parvenait à ressortir proprement le ballon.

Dans le même temps, l’évolution du xG dynamique mettait en évidence un rapport de force défavorable aux Lions de l’Atlas, exposés sur plusieurs séquences.

Très tôt dans la rencontre, le Maroc concédait d’ailleurs une grosse occasion en raison d’un mauvais timing sur le pressing. Les sorties étaient désynchronisées, les lignes étirées, laissant apparaître des brèches dans le dispositif.

La Tanzanie, grâce à son jeu de position, est parvenu à créer un « un contre un » entre Abdallah et Adam Masina. Abdallah a éliminé son adversaire avant de servir Simon Msuva, esseulé au second poteau, Achraf Hakimi n’étant pas encore revenu pour assurer le marquage.

Le Maroc a perdu sa structure défensive par séquences

Par ailleurs, le bloc défensif marocain montrait parfois un manque de structure, laissant apparaître des espaces plein axe. La Tanzanie obtenait ainsi plusieurs situations de tirs, mal exploitées par ses attaquants, mais révélatrices des failles marocaines.

Dans le même temps, l’équipe nationale a été mise en difficulté sur ses sorties de balle. La faute à certains choix individuels qui traduisaient également un manque de maîtrise et de sérénité. À l’image d’Ismail Saibari, qui a effectué une passe en retrait risquée, alors qu’il disposait de plusieurs solutions plus sûres. Une transmission qui a mis son gardien en difficulté.

De l’autre côté du terrain, l’équipe nationale a également souffert d’un déficit de justesse dans les 30 derniers mètres. Les passes étaient imprécises, les choix parfois discutables, freinant la fluidité des attaques.

Dans une séquence, Brahim Diaz a tenté de dribbler plusieurs adversaires dans le half-space droit, au lieu de jouer simple. Sur une autre action, Saibari a tenté de forcer une passe dans l’axe vers Ayoub El Kaabi, alors que le jeu était clairement orienté à gauche vers Abdessamad Ezzalzouli, seul et lancé.

Sur cette action, Ismaïl Saibari fait le mauvais choix en tentant de trouver Ayoub El Kaabi dans l’axe, alors que le jeu était clairement sur le côté.

Au fond, ce n’est pas un hasard si le Maroc a perdu 22 ballons de plus que face à la Zambie. En outre, son pourcentage de passes réussies dans les 30 mètres adverses est en baisse depuis le début de la compétition.

Le flanc droit, principal moteur offensif du Maroc

Une carte des attaques affichée à l’écran montrait néanmoins une tendance claire, à savoir que les situations les plus dangereuses du Maroc provenaient majoritairement du flanc droit.

Dans cette zone, Brahim Diaz et Achraf Hakimi combinaient déplacements, projections et appels croisés. Malgré quelques erreurs ponctuelles, cette relation est restée le principal moteur offensif des Lions de l’Atlas.

Au fil des minutes, le Maroc a progressivement rééquilibré le rapport de force. Les sorties de balle devenaient plus rapides, permettant de mieux contourner le pressing tanzanien.

Cette montée en puissance a coïncidé avec celle d’Achraf Hakimi, auteur de deux mi-temps aux antipodes l’une de l’autre.

Discret et peu influent avant la pause, le latéral droit s’est montré beaucoup plus agressif offensivement en seconde période. Sur l’action du but, Bilal El Khannouss a attiré intelligemment un défenseur, ouvrant ainsi le half-space pour Brahim Diaz, servi par Hakimi.

L’attaquant a parfaitement exploité l’espace et a ouvert le score avec beaucoup de talent, combinant lecture du jeu, qualité de frappe et une part de réussite.

Grâce aux projections répétées de Hakimi et à l’intelligence de déplacement de Diaz, le Maroc est finalement parvenu à s’installer durablement dans le camp adverse et à créer du danger.

Cette victoire, loin d’être rassurante, rappelle que les matchs couperets ne pardonnent aucune approximation.

Si le Maroc a su trouver les ressources pour faire la différence, les difficultés observées devront être corrigées avant les quarts de finale, où les Lions de l’Atlas croiseront, le vendredi 9 janvier à Rabat, le Cameroun.

CAN 2025. Le Maroc en quart après avoir difficilement écarté la Tanzanie (1-0)

Le Maroc n’a pas fait son meilleur match de la compétition, mais cela a suffi pour battre (1-0) la Tanzanie en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, ce dimanche 4 janvier au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.

Brahim Diaz a offert la qualification à tout un peuple en conclusion d’une action dont il a le secret, où il a malmené la défense adverse par ses crochets déroutants avant de tromper Hussein Masalanga d’un tir puissant au ras du premier poteau (63’). 

Le quatrième but de la compétition pour le Madrilène, qui a regagné le banc en boitant en fin de match.

Les rayons de soleil qui transperçaient par moments les nuages gris chargés de pluie dans le ciel de Rabat étaient le reflet de la physionomie du match. 

Une prestation en demi-teinte et ombrageuse des Lions de l’Atlas, éclaircie par quelques fulgurances. Une première mi-temps à l’envers et l’autre à l’endroit.

Car c’est dans la douleur que l’équipe nationale s’est qualifiée en quart de finale. Une rencontre prévue le vendredi prochain 9 janvier à 20h à Rabat, contre le vainqueur du choc entre l’Afrique du Sud et le Cameroun.

Pour résumer, le Maroc a failli perdre un match qu’il a eu beaucoup de mal à gagner. D’autant que les plus grosses occasions ont d’abord été pour la Tanzanie.

Azzedine Ounahi sur le flanc et Achraf Hakimi titulaire

Le sélectionneur national Walid Regragui a aligné un onze de départ dans la continuité de la victoire sur la Zambie et, comme le dit l’adage, on ne change pas une équipe qui gagne, auquel on pourrait ajouter avec la manière.

Une équipe de départ solide, où l’on retrouve justement Achraf Hakimi, qui porte le costume de titulaire pour la première fois depuis un match de Ligue des champions à la mi-octobre 2025.

Il retrouve ainsi le terrain sur le côté droit d’une défense dont la charnière est composée de Nayef Aguerd et Adam Masina, en plus de Noussair Mazraoui à gauche.

Au milieu de terrain, Walid Regragui devait faire sans Azzedine Ounahi, dont l’arrivée en béquilles au stade Moulay Abdellah est pour le moins préoccupante dans le cas où l’aventure de l’EN se prolonge.

Sofyan Amrabat n’était pas de la partie non plus en début de match, mais il était présent sur le banc. C’est Neil El Aynaoui qui occupait le poste devant la défense, en pointe basse d’un triangle complété par Bilal El Khannouss et Ismaïl Saibari.

En revanche, le technicien marocain n’a pas eu à changer sa ligne d’attaque, qui était composée de Brahim Diaz à droite, Abdessamad Ezzalzouli à gauche, en soutien d’Ayoub El Kaabi en pointe.

Si l’on met de côté le pedigree de l’adversaire, ce match avait des allures de déjà-vu, du moins au début. Une allusion à peine voilée au huitième de finale de la CAN 2023.

Un match où le Maroc était orphelin de l’un de ses meilleurs joueurs en phase de groupes, Hakim Ziyech, dont le sélectionneur avait lancé d’entrée Noussair Mazraoui, qui revenait de blessure.

Un début de match compliqué

L’analogie avec ce huitième de la CAN 2025 se tient puisque Walid Regragui doit faire sans Azzedine Ounahi et qu’il place sa confiance dans Achraf Hakimi, qui revient à peine d’une grave blessure à la cheville.

À la différence notable que Achraf Hakimi a disputé quelques minutes face à la Zambie lors du dernier match du groupe A, contrairement à Noussair Mazraoui pendant la précédente édition.

Mais il était légitime de se demander si ce maigre temps de jeu allait suffire pour remettre le capitaine de l’équipe nationale dans le rythme et le bain d’un match à très haute intensité.

Au moins aussi intense que les encouragements nourris des supporters qui ont dû faire passer des frissons dans les rangs du Onze national.

Mais cela n’a pas vraiment suffi pour permettre à l’EN de rentrer directement dans son match. 

Les coéquipiers d’Adam Masina ont même concédé une grosse occasion en raison d’une mésentente dans la défense.

Mais étrangement, Simon Msuva a manqué le cadre à deux mètres des buts vides (3’). La faute à une balance offensive défaillante offrant aux Tanzaniens des boulevards en transition.

Des espaces qu’ils ont très bien exploités. Ils auraient mérité de mener au score. Mais c’était sans compter sur leur imprécision dans le dernier geste.

Mais ils n’ont pas pour autant desserré leur étreinte sur la défense marocaine, qui commençait à montrer des signes flagrants de fébrilité.

Abdessamad Ezzalzouli a bien essayé de secouer le cocotier. Mais les initiatives de l’attaquant du Bétis Séville étaient des cas isolés au milieu d’un collectif dont la prestation transpirait la peur de perdre.

Tant est que les conciliabules à deux et à trois se sont multipliés lorsque le gardien tanzanien était à terre au bout de dix minutes de jeu.

La défense du Maroc inquiète

Le Maroc avait vraiment besoin d’un électrochoc. Qui n’était certainement pas la tentative de Neil El Aynaoui qui a fini sa course dans les gradins (11’).

L’absence d’Azzedine Ounahi dans les 30 derniers mètres s’est cruellement fait sentir au vu des nombreuses approximations techniques commises par ses coéquipiers.

Les Lions de l’Atlas étaient plus justes sur coup de pied arrêtés et Ismaïl Saibari aurait pu ouvrir le score s’il n’avait pas été hors-jeu de quelques centimètres (16’).

Puis, sur un superbe mouvement côté droit, Bilal El Khannouss a déposé le ballon sur la tête d’Ayoub El Kaabi. S’il n’a pas trouvé le cadre, l’avant-centre a été percuté de plein fouet par Hussein Masalanga.

Une sortie à contretemps qui aurait pu valoir au portier de la Tanzanie de concéder un penalty on ne peut plus logique. Mais l’arbitre en a décidé autrement (21’).

Sauf que ce regain de forme des Lions de l’Atlas n’arrivait pas à dissiper cette fâcheuse impression qu’ils étaient sur un fil à chaque fois qu’ils se retrouvaient dans leur propre camp, mises à mal par les déplacements de Msuva et Abdalah.

Comme si le ballon leur brûlait les pieds, alors qu’il n’y avait vraiment pas le feu au lac. Puisque le Maroc n’était ni mené au score ni dans les dernières minutes d’une rencontre qui a failli basculer en faveur de l’EN.

Du moins, si Ayoub El Kaabi, encore lui, avait eu la bonne idée de mieux ajuster sa tête plongeante sur une action rapidement menée par Bilal El Khannouss plein axe avant de servir Ezzalzouli sur le côté (37’).

Brahim Diaz a éclairé le second acte

Les applaudissements à la mi-temps traduisaient davantage le soutien du public que sa frustration de ne pas voir son équipe exploiter les qualités de ses joueurs. Le sempiternel reproche fait à Walid Regragui depuis la dernière Coupe d’Afrique des nations.

Au retour des vestiaires, le Maroc a changé de visage, se montrant bien tranchant dans ses courses tout en mettant davantage de rythme dans ses transmissions.

Abdessamad Ezzalzouli était d’ailleurs à deux doigts de donner l’avantage à son équipe sur une tête piquée. Mais c’était sans compter sur l’arrêt de Masalanga (50’).

Beaucoup plus entreprenant qu’en première mi-temps, Achraf Hakimi a slalomé dans la défense adverse avant de décaler Bilal El Khannouss à l’entrée de la surface. Mais le tir du droitier est passé au-dessus des cages de la Tanzanie (52’).

Des Taifas Stars qui ont eu une deuxième occasion nette d’ouvrir le score après une tentative de Msuva au point de penalty. Mais son tir s’est envolé pour le plus grand soulagement des 69.000 spectateurs présents au Stade Prince Moulay Abdellah (56’).

Des supporters qui ont vibré sur le coup franc d’Achraf Hakimi, renvoyé par la barre transversale de Hussein Masalanga (60’), qui dirigeait une défense héroïque sur chaque action.

Un peu moins sur le sublime but de Brahim Diaz, en sortie de dribble dans la surface de réparation. Une réalisation qui a autant soulagé le banc que les 40 millions de Marocains (63’).

Malheureusement pour le spectacle, la lumière s’est éteinte d’un côté comme de l’autre après la réalisation de Diaz, et ce en dépit des nombreux changements effectués par les deux techniciens.

CAN 2025. Maroc-Tanzanie, un vieux compte à régler

C’est assez rare pour être souligné, mais le Maroc a quasiment bénéficié d’une semaine pleine pour préparer son huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, programmé contre la Tanzanie, ce dimanche 4 janvier (17h) au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat.

Un délai de récupération légèrement supérieur à celui des Taifa Stars, qui n’ont eu qu’un jour de moins après leur dernier match de phase de groupes face à la Tunisie. Un détail en apparence, mais qui peut compter à ce stade de la compétition.

On ne sait pas si pendant ce laps de temps, les Lions de l’Atlas sont demeurés sous pression derrière les murs du Complexe Mohammed VI à Salé, ou s’ils ont cédé à l’ennui et à l’impatience.

Il y a certainement un peu des deux. Mais il faut avant tout souhaiter qu’ils aient utilisé cette semaine pour progresser. Car c’est ce que réclament leur niveau de jeu, jusque-là, ainsi que le basculement vers les matches à élimination directe.

La première étape de cette nouvelle compétition qui commence est logiquement accompagnée d’incertitudes, mais aussi de convictions et surtout de confiance.

Celle que le sélectionneur Walid Regragui place dans ses cadres sans faillir. Raison pour laquelle on devrait s’attendre à un Onze comprenant Yassine Bounou, « car c’est l’un des meilleurs gardiens du monde », assure son sélectionneur.

Mais aussi Adam Masina et Nayef Aguerd en charnière centrale, accompagnés sur les côtés par Achraf Hakimi à droite et Noussair Mazraoui à gauche.

On devait aussi assister au retour de Sofyan Amrabat dans l’entrejeu, aux côtés de Neil El Aynaoui et de Ismaïl Saibari afin de créer des connexions avec Brahim Diaz, Abdessamad Ezzalzouli et Ayoub El Kaabi.

Mais avec la blessure de Azzedine Ounahi, arrivé en béquilles au stade et qui devrait être absent indisponible au moins pour cette rencontre, le sélectionneur a choisi de lancer Bilal El Khannouss. 

Cela commence à avoir des allures d’équipe type. Encore heureux, parce que ni l’équipe nationale ni son sélectionneur ne peuvent réellement se permettre de s’arrêter là.

Le Maroc a un compte à régler avec la Tanzanie

D’abord, car le Maroc a un vieux compte à régler avec la Tanzanie. La seule victoire de la Tanzanie sur le Maroc en dix rencontres est survenue lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2014, avec un succès 3-1 à domicile le 24 mars 2013 à Dar es Salaam.

Un résultat qui avait participé à la désillusion de Youssef El Arabi et de ses coéquipiers, qui n’avaient finalement pas vu le Mondial au Brésil.

On devrait assister à une opposition aussi âpre que ses devancières. Car il ne faut pas fermer les yeux sur le fait que la Tanzanie ne permettra pas aux Marocains de se qualifier en étant quelconques.

Elle les obligera à accepter le combat, mais aussi à mettre beaucoup plus de vitesse dans leur circulation de balle. Ce qui n’a pas toujours été la qualité première de l’animation offensive de l’EN depuis le début de la CAN.

Même si, au fond, l’équipe nationale n’a pas encore dévoilé la pleine mesure de son potentiel.

Depuis l’élimination en huitième de finale de la dernière CAN, on se disait après chaque rencontre que la 35e édition de la compétition continentale organisée au Maroc allait révéler les ressources des Lions de l’Atlas.

Car en dépit d’une série de victoires (19) grâce à laquelle les hommes de Walid Regragui laisseront à jamais une trace dans l’histoire, l’EN entretient d’une certaine manière le mystère, aussi bien pour elle-même que pour ses supporters.

Certes, elle a pris la première place de son groupe et elle est loin de désespérer son monde.

Cependant, malgré la nette victoire contre la Zambie, le premier tour n’a pas changé grand-chose de ce que l’on sait de l’équipe nationale.

Mais on est proches de savoir. Parce que la vérité n’est jamais loin quand vient le vertige des matches sans retour.

Les Lions de l’Atlas ont jusqu’ici brillé chacun de leur côté

Le Maroc de Walid Regragui avance en enchaînant des prestations inégales, mais il est à peu près là où il avait décidé d’être.

Surtout qu’au fond, que l’équipe nationale demeure un mystère à nos yeux entretient un fol espoir.

L’espoir qu’on ne la connaisse pas vraiment encore. L’espoir qu’elle ait gardé le meilleur pour la suite.

Pour les grands rendez-vous à partir des quarts de finale, où le Maroc croisera inévitablement un gros morceau du continent pour la première fois depuis près de deux ans.

En réalité, elle n’a pas encore livré un match abouti. L’équipe nationale a plutôt enveloppé ses faiblesses par un joli bouquet final face à la Zambie (3-0), où elle s’est contentée de livrer sa meilleure première période du tournoi.

En outre, les Lions de l’Atlas ont brillé chacun de son côté, alternativement, alors qu’ils n’ont aucune chance d’aller au bout sans un parfait alignement de leurs étoiles.

Mais la phase de groupes a au moins eu le mérite de confirmer qu’ils sont portés par un sentiment collectif et investis d’une mission qui aura été palpable dans la joie du banc et dans la manière dont les remplaçants sont entrés dans l’équipe, lundi dernier.

C’est vrai, on ne sait pas vraiment ce que vaut l’équipe nationale. On ignore ce qu’elle pourra opposer aux autres favoris de cette CAN.

Mais on a beau être curieux, on est prêts à attendre le temps qu’il faudra. Toutefois, être éliminé ce soir serait une faillite qui replongerait le football national dans d’infinis tourments.

CAN 2025. Maroc-Tanzanie, les clés du match

Le Maroc aborde son huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 face à la Tanzanie, dimanche 4 janvier (17h) à Rabat, avec le statut de favori.

Mais sur la pelouse du Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah, les Lions de l’Atlas feront face à une équipe tanzanienne capable de mettre de l’intensité et de déséquilibrer l’adversaire par séquences.

Un adversaire qui doit sa qualification à une place parmi les quatre meilleures troisièmes après avoir terminé le programme de son groupe C avec deux nuls et une défaite, trois buts marqués et quatre encaissés.

Le système hybride de la Tanzanie

Sur le terrain, la Tanzanie évolue dans un système hybride, basé sur une défense à trois centraux accompagnés de deux pistons très hauts. Devant la défense, deux milieux axiaux assurent l’équilibre, tandis qu’un numéro dix évolue en soutien de deux attaquants.


C’est le cas de Simon Msuva et de Alli Samatta. Ils constituent le cœur de la progression offensive tanzanienne. Msuva, ancien joueur du Wydad Casablanca (2020-2022), est un relais essentiel entre les lignes.

Sa technique, sa vision du jeu et sa capacité à se libérer sous pression permettent à son équipe de construire rapidement et de créer des décalages.

Simon Msuva agit comme un relais, assurant la continuité du jeu de son équipe

Alli Samatta, pour sa part, fixe souvent les défenseurs et oriente le bloc par ses déplacements dos au but.

Il décroche régulièrement pour participer à la première relance, ce qui permet à la Tanzanie de remonter le ballon et de sortir de la pression adverse.

Ally Samatta possède un excellent jeu dos au but, qui permet à son bloc de progresser et de remonter le terrain. Il lui arrive même de décrocher très bas pour participer à la construction du jeu.

L’un des leviers majeurs pour les Lions de l’Atlas afin de mettre en danger les Taifa Stars réside dans l’exploitation des espaces laissés dans le dos des pistons tanzaniens.

Leur position très haute, essentielle à l’animation offensive de la Tanzanie, expose régulièrement les couloirs lors des pertes de balle.

Les pistons de la Tanzanie sont souvent positionnés très haut pour étirer le bloc défensif adverse.

Face au Nigéria et à la Tunisie, ces zones ont été ciblées par des renversements rapides et des appels dans la profondeur.

Le Maroc, déjà à l’aise dans ce registre, dispose de profils capables d’attaquer ces espaces, que ce soit par la projection des latéraux ou par les courses des ailiers.

La position haute des pistons zambiens crée des espaces dans leur dos, en particulier dans le couloir gauche.

Comment contourner le pressing haut ? 

La Tanzanie ne presse pas de manière constante, mais par séquences bien identifiées. Touches dans le camp adverse, relances axiales ou mauvaises orientations du porteur constituent autant de déclencheurs de pression.

La Tunisie a payé les frais du pressing tanzanien en concédant l’égalisation.

Le Maroc devra donc faire preuve de calme et de justesse technique pour contourner ces phases d’agressivité.

Surtout qu’une sortie de balle propre, des prises d’information rapides et des solutions autour du porteur permettront de casser la première vague de pressing et de déséquilibrer un bloc souvent étiré lorsque la pression est battue.

En effet, lorsque le pressing tanzanien est inopérant, le bloc défensif se retrouve exposé, notamment dans l’axe et entre les lignes.

Les Lions de l’Atlas auront tout intérêt à accélérer le jeu dès la récupération, soit par la conduite de balle, soit par des passes verticales cassant une ligne.

Une faculté que le Maroc a déjà démontrée, notamment dans ses transitions offensives, en particulier contre la Zambie.

Enfin, les coups de pied arrêtés constituent une solution évidente pour le Maroc face à cet adversaire. La Tanzanie montre une fragilité récurrente sur les situations jouées à deux ou à trois, souvent liées à un manque d’attention.

La Tanzanie est vulnérable sur les corners joués à deux ou à trois, par manque d’attention.

Face à la Zambie, les Lions de l’Atlas ont su exploiter ce registre avec efficacité, deux combinaisons étant à l’origine du doublé d’Ayoub El Kaabi. Dans un match à élimination directe, ces détails pourraient peser lourd.

En maîtrisant les temps forts tanzaniens, en exploitant les espaces laissés sur les côtés et en se montrant efficaces sur coups de pied arrêtés, le Maroc dispose des clés pour faire respecter son statut et poursuivre son parcours dans cette CAN 2025.

CAN 2025. “Il faut rester humble et éviter l’excès de confiance” (Walid Regragui)

À un peu plus de 24 heures du huitième de finale qui verra le Maroc affronter la Tanzanie, dimanche 4 janvier (17h), au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, le sélectionneur national a tenu un discours ambivalent en conférence de presse d’avant-match, oscillant entre confiance et prudence.

« On croisera une équipe de la Tanzanie que l’on connaît très bien, puisqu’on les a joués à plusieurs reprises ces dernières années. On sait que ça va être un match difficile, à l’image d’un match de Coupe où tout peut arriver », a d’emblée précisé le sélectionneur national en conférence d’avant-match, ce samedi 3 janvier à Rabat.

Pour éviter le piège de l’excès de confiance, « il faut rester humble », prévient Walid Regragui. « Il sera très important de ne pas sous-estimer l’adversaire et de ne pas répéter les erreurs du passé », a averti Romain Saïss, présent aux côtés de son sélectionneur.

Raison pour laquelle il est nécessaire de prendre les matches l’un après l’autre. « Nous sommes pour le moment uniquement focalisés sur ce match et pas plus loin. On est prêts à se sacrifier pour passer ce tour », ajoute le défenseur central, qui se sent mieux, mais pas assez pour refouler une pelouse.

En tout cas, certainement pas celle du Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, qui accueillera le huitième de finale. Ce sera face à un adversaire qui « possède de très bons attaquants en contre-attaque, comme Ally Samatta et Simon Msuva, et qui est également performant sur coups de pied arrêtés », note Walid Regragui.

« Nous ne sommes pas dépendants de Brahim Diaz »

Contrairement au match face à la Zambie, le Maroc est une équipe dont l’expression offensive n’a pas toujours convaincu ses supporters.

« On nous a fait passer pour une équipe attentiste depuis trois ans, alors que nous sommes dans la possession et le pressing. Mais on ne peut pas presser tout le match, car ce n’est pas viable physiquement », se justifie le sélectionneur national.

« Mais avec notre banc », reprend-il, « dès qu’on sent qu’il y a un essoufflement, on procède à des changements pour maintenir la pression. D’ailleurs, on a beaucoup marqué en deuxième mi-temps ces derniers temps ».

Une efficacité dont Brahim Diaz n’est pas étranger. « Il est au niveau que nous souhaitions. J’ai toujours dit qu’il lui fallait du temps pour s’adapter à notre style et au football africain. Aujourd’hui, il est beaucoup plus proche de la surface, mobile et joue simple », décrypte M. Regragui.

« Maintenant, nous ne sommes pas dépendants de lui », nuance-t-il. Ayoub El Kaabi a également trois buts.

« C’est un joueur que j’ai toujours apprécié et que j’ai failli recruter lorsque j’étais entraîneur du FUS de Rabat, alors que lui évoluait au Racing Club de Casablanca. Je pense que c’est le meilleur exemple de réussite et de résilience pour les joueurs marocains », souligne le technicien marocain.

« Achraf Hakimi et Hamza Igamane montent en puissance »

Concernant Achraf Hakimi, si l’objectif est de le faire monter en puissance, il est quasiment rempli.

« Il est rentré une demi-heure contre la Zambie sans prendre trop de risques. Il est prêt physiquement et ne ressent plus rien de sa blessure. Mais nous n’avons pas encore pris de décision pour le match de demain », a indiqué le sélectionneur.

S’agissant de Hamza Igamane, « c’est un peu comme Achraf. On connaissait son indisponibilité. Nous avons beaucoup échangé avec le staff médical de son club. Maintenant, il revient bien, mais pas assez pour rentrer sur le terrain ».

Enfin, dans ces matches où les séances de penalties peuvent être déterminantes, Walid Regragui a mis en avant l’importance de la gestion des émotions, qui sera primordiale.

“Mais comme je l’ai dit aux joueurs, il faut remporter le match avant d’en arriver là. Et si on va jusqu’aux penalties, nous sommes confiants avec le meilleur gardien au monde dans cet exercice”, conclut-il.

CAN 2025. Le Maroc hérite de la Tanzanie en huitième de finale

Le Maroc affrontera la Tanzanie, en huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, dimanche 4 janvier à 17h, au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat.

Troisième du groupe C avec 2 points au compteur, la Tanzanie a validé son billet pour la phase à élimination directe à la faveur de son match nul face à la Tunisie (0-0), ce mardi 30 décembre.

Un résultat suffisant pour lui permettre de figurer parmi les meilleurs troisièmes.

La Tanzanie a un profil d’adversaire accrocheur, capable de fermer les espaces et de compliquer la tâche à des équipes supposées supérieures avec un bloc bas.

Sur le papier, le Maroc part logiquement favori. D’autant que les hommes de Walid Regragui montent en puissance depuis le début du tournoi, comme l’a confirmé leur prestation aboutie face à la Zambie (3-0).

La prudence reste toutefois de mise. En phase à élimination directe, la Tanzanie n’aura rien à perdre et cherchera à exploiter la moindre transition ou erreur adverse.

Devant leur public, à Rabat, les Marocains auront néanmoins l’occasion de confirmer leurs ambitions et de franchir un cap supplémentaire dans la compétition, à condition d’aborder ce huitième de finale sans prendre de haut leur adversaire.

Sur le plan tactique, ce huitième de finale pourrait confirmer les ajustements entrevus face à la Zambie.

La prestation de Neil El Aynaoui en sentinelle a apporté une fluidité nouvelle à la relance marocaine, facilitant les sorties de balle et accélérant les transitions vers l’avant.

Un paramètre essentiel face à une équipe tanzanienne qui devrait évoluer très bas et chercher à fermer l’axe.

Dans ce contexte, la capacité du Maroc à étirer le bloc adverse sera déterminante. Les performances d’Abdessamad Ezzalzouli et de Mohamed Chibi sur les couloirs ont montré l’importance de la largeur pour déséquilibrer des défenses regroupées.

Un jeu de position maîtrisé, avec des dédoublements constants, pourrait rapidement mettre à mal l’organisation tanzanienne.

Le rôle d’Azzedine Ounahi sera également central. Libéré de certaines tâches à la relance, le milieu de terrain peut désormais évoluer plus haut et se projeter davantage entre les lignes.

Sa relation avec Neil El Aynaoui, mais aussi avec Brahim Diaz, pourrait constituer l’un des leviers offensifs majeurs des Lions de l’Atlas.

Reste enfin la question de l’efficacité. Si le Maroc a montré un visage plus tranchant face à la Zambie, il devra faire preuve de patience et de lucidité face à une Tanzanie qui cherchera à faire déjouer son adversaire.

Dans un match à élimination directe, la capacité à marquer tôt pourrait conditionner l’issue de la rencontre.

Équipe nationale. Une attaque pas si inoffensive

De l’avis des spécialistes, jouer contre une défense en bloc bas est l’un des défis les plus complexes et persistants du football moderne. L’équipe nationale ne fait pas exception. Malgré une pléthore de talents, certaines prestations offensives des Lions de l’Atlas laissent à désirer. En particulier lorsqu’il faut affronter des équipes qui privilégient d’abord la défense avant l’attaque.

En témoignent les deux récentes victoires des hommes de Walid Regragui contre le Niger (2-1) et la Tanzanie (2-0) lors des éliminatoires du Mondial 2026. Des succès qui rapprochent l’EN du continent américain, mais qui ont été acquis après des productions offensives peu convaincantes. Cela dit, la quête du résultat est rarement compatible avec l’esthétisme, surtout dans le football de sélection.

À l’image des Pays-Bas de Johan Cruyff (1974) ou encore plus récemment de la génération dorée belge (2018), l’histoire du football regorge de ces beaux perdants qui ont fait briller les yeux de leurs supporters sans pour autant parvenir à inscrire leur nom dans la colonne des vainqueurs.

À contrario, la France et l’Italie n’ont pas eu besoin de produire un jeu flamboyant pour être sacrées respectivement à la Coupe du monde 2018 et à l’Euro 2020. Seule l’Espagne, au tournant des années 2010, a réussi à allier résultats et beau jeu, à la faveur d’un onze de départ composé essentiellement de joueurs du FC Barcelone.

Une particularité qui favorise les automatismes et une certaine cohésion tactique et technique. Des aspects difficiles à développer dans le football de sélection, où le temps de travail est limité par rapport à celui d’un club. Toutefois, les critiques à l’égard des difficultés éprouvées par l’équipe nationale face aux défenses recroquevillées devant leur but ne sont pas totalement infondées.

Bien que les statistiques n’offrent qu’une vision partielle, elles restent un bon indicateur. Nous allons donc examiner l’affirmation selon laquelle le Maroc peine face au bloc bas, à travers cinq indicateurs de performance (ICP) :

– Possession du ballon ;

– Buts ;

– Expected Goals (xG) ;

– Tirs et tirs cadrés ;

– Nombre de ballons touchés dans la surface de réparation.

Ces indicateurs nous permettront par la suite de comparer l’animation offensive de l’équipe nationale par rapport à celle des tenants des titres continentaux :

– La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique ;

– L’Espagne, championne d’Europe ;

– Le Qatar, champion d’Asie ;

– L’Argentine, championne du monde et d’Amérique du Sud.

C’est quoi un bloc bas déjà ?

Mais avant d’en arriver là, que désigne-t-on exactement par « bloc bas » ? Selon la plateforme Training FIFA, il s’agit d’une stratégie défensive consistant à faire déjouer une équipe forte offensivement. L’idée est de se positionner en bloc bas afin de réduire au maximum les espaces derrière les défenseurs ainsi que les espaces entre les lignes.

Une organisation défensive qui nécessite de la patience, de la discipline et une bonne communication entre les joueurs, car ils doivent être capables d’ajuster constamment leur positionnement en fonction de plusieurs paramètres, dont le ballon, l’adversaire, l’espace et leurs coéquipiers.

Sur cette séquence de jeu, les Tanzaniens (en bleu) sont à dix dans leurs propres 30 mètres, obligeant Sofyan Amrabat à tenter sa chance de loin.

L’objectif est de maintenir un bloc compact au sein duquel l’adversaire rencontrera des difficultés à trouver des espaces pour progresser vers le but. Cela dit, cette tactique n’est pas forcément un signe de faiblesse. Les entraîneurs l’adoptent aussi pour s’adapter aux qualités de leurs joueurs, surtout s’ils sont rapides et capables de prendre la profondeur.

Parce que l’agressivité des joueurs dans cette configuration permet de récupérer le ballon et d’exploiter la position haute de l’adversaire sur le terrain, en attaquant les espaces dans son dos. Par exemple, l’équipe de France, championne du monde en 2018, a misé sur un bloc médian à bas pour attirer l’adversaire et permettre à Kylian Mbappé de se retrouver dans les meilleures conditions pour exploiter sa vitesse fulgurante.

Néanmoins, les équipes perdent en maîtrise ce qu’elles gagnent en solidité défensive. D’ailleurs, la possession du ballon est l’un des cinq indicateurs de performance clés que nous avons sélectionnés pour vérifier si le Maroc peine vraiment face à des blocs bas.

Des difficultés face au bloc bas ? 

L’analyse prend en compte les dix derniers matchs du onze national, avec un seuil de possession fixé à 65 %. Sur cette période, l’équipe nationale a atteint ce seuil de possession à six reprises. Soit autant de fois que l’opposant décide volontairement de laisser le ballon aux Marocains et défendre en bloc bas.

La comparaison des données montre que les statistiques offensives des Marocains reculent en effet dès qu’ils rencontrent des équipes qui optent pour cette stratégie. Cela dit, la différence n’est pas flagrante. Elle ne l’est pas non plus lorsqu’on compare les performances offensives chiffrées de l’EN avec celles des tenants de titres continentaux. Encore une fois, notre comparatif a pris en compte les dix derniers matchs de ces équipes, parmi lesquels seule l’Espagne possède un style de jeu affirmé et rodé depuis des décennies.

Pour les autres, on observe plutôt un jeu qui combine possession du ballon et transitions rapides vers l’avant. Le résultat est que le Maroc fait partie du haut du panier. Cependant, cette conclusion doit être nuancée, car les dix derniers adversaires de l’Espagne ou encore de l’Argentine sont, pour la plupart, nettement supérieurs à ceux rencontrés par les Marocains.

En somme, l’équipe nationale doit encore améliorer et varier ses travaux d’approches offensives face aux défenses en bloc bas. Et selon les chiffres, Brahim Diaz et ses coéquipiers sont sur le bon chemin.

Mondial 2026. Le Maroc s’impose difficilement face à la Tanzanie (2-0)

Même si  l’important ce sont les trois points, il est difficile de ne pas être préoccupé par la production offensive du Maroc après sa victoire sans saveur ni génie contre la Tanzanie, ce mardi 25 mars à Oujda, dans le cadre de la 6e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Avec 15 points dans la musette, les Lions de l’Atlas ont jusqu’ici réalisé un sans-faute dans le groupe E des qualifications.

Un succès synonyme de dixième victoire consécutive qui a autant mis en évidence l’importance des coups de pied arrêtés pour débloquer des matchs serrés que les sempiternelles difficultés du Onze national face aux équipes au plan de jeu ultra-défensif.

Après une première mi-temps ennuyeuse à souhait, Walid Regragui a sans doute poussé une soufflante à la mi-temps pour réveiller quelque peu des joueurs sans idées ni intensité.

Ils ont d’ailleurs été récompensés de deux buts quasiment coup sur coup, par l’intermédiaire de Nayef Aguerd sur corner (49′) puis Brahim Diaz en transformant un penalty obtenu par Noussair Mazraoui. En l’absence d’Achraf Hakimi, suspendu pour accumulation de cartons jaunes, le Mancunien a assuré au poste de latéral droit, laissant le côté gauche à Youssef Belammari.

Dans l’entrejeu, le sélectionneur national a misé sur Bilal El Khannouss et Ismail Saibari afin d’accompagner Sofyan Amrabat, certainement en récompense de leurs excellentes prestations en sortie de banc contre le Niger. Mais à l’image de leurs coéquipiers, ils ont été loin du niveau d’intensité et de précision technique nécessaires afin de retranscrire leur domination territoriale sur le tableau d’affichage.

Il est vrai que les Tanzaniens ont vaillamment défendu leur cage autour d’un bloc défensif compact où les espaces se faisaient rares. Mais les Marocains y sont pour beaucoup également. En début de rencontre, ils ont usé et abusé du jeu long pour rapidement amener le danger haut sur le terrain. Un jeu direct qui n’a pas eu l’effet escompté et a conforté les Tanzaniens dans leur plan de jeu restrictif, au point qu’ils auraient pu défendre les yeux fermés.

Et pour cause, l’animation offensive des Lions de l’Atlas était un peu trop stéréotypée. La circulation du ballon, laborieuse et lente, accordait aux Taifa Stars assez de temps pour coulisser et empêcher Abdessamad Ezzalzouli et Brahim Diaz de bénéficier de situations d’un contre un qu’ils affectionnent tant.

Malgré ses efforts de pressing à la perte du ballon, un don de soi particulièrement apprécié par Walid Regragui, Youssef En-Nesyri a trop peu pesé sur la charnière tanzanienne. Statique la plupart du temps, il a constamment été devancé par l’arrière-garde des Taifa Stars lorsqu’il était abreuvé de centres. Il a donc eu du mal à exploiter son point fort, le jeu de tête.

Au fur et à mesure que les minutes s’égrénaient, les Tanzaniens se sont enhardis et ont même failli ouvrir le score par l’intermédiaire de Faycal Salim Abdellah (42′), dont le tir, à la réception d’un mauvais renvoi dans l’axe de la défense marocaine, est passé de justesse à côté du montant droit de Yassine Bounou.

C’est justement cette spontanéité qui a manqué aux Marocains, à l’instar de Brahim Diaz, qui a trop souvent porté le ballon.

Heureusement que tout s’est emballé au retour des vestiaires, à commencer par une remise de la tête de Bilal El Khannouss, renvoyée in extremis par la défense tanzanienne (48′).

Dans la foulée, Nayef Aguerd réussit à faire sauter le verrou tanzanien sur corner, en étant à la réception d’un mauvais renvoi de l’arrière-garde tanzanienne (50′). Assurément, les coups de pied arrêtés représentent une excellente arme pour débloquer ce genre de rencontres.

D’ailleurs, Jaouad El Yamiq a failli doubler la mise en coupant au premier poteau un nouveau corner parfaitement botté par Bilal El Khannouss (55′). Mais la déviation de la tête du natif de Khouribga a fui le cadre. Plus justes dans le dernier tiers du terrain, les Marocains ont finalement réussi à trouver des failles dans la défense des Taifa Stars.

Lancé dans la surface de réparation, Noussair Mazraoui a été à l’origine du penalty transformé par Brahim Diaz (59′), qui inscrit par la même occasion son huitième but en dix sélections. Un réveil de courte durée, car les coéquipiers du Madrilène sont retombés dans leurs travers et auraient même pu concéder un but sur une double occasion à vingt minutes du terme de la rencontre.

Mais le portier marocain a été vigilant pour assurer une victoire qui ne restera certainement pas dans les annales du football marocain. On s’attendait à une meilleure prestation face à une équipe censée être plus faible que le Niger. Il n’en a rien été. Les Lions de l’Atlas étaient loin de leur meilleur niveau des deux côtés du terrain.

Cela dit, l’équipe nationale a fait le job. Désormais, il faudrait un cataclysme pour que les Lions de l’Atlas ne disputent pas une troisième Coupe du monde consécutive, alors qu’ils occupent la première place du groupe E avec neuf points d’avance sur leurs poursuivants directs à trois journées du terme de cette campagne de qualification.

Mondial 2026. Maroc-Tanzanie, les clés du match et d’une 3ᵉ qualification consécutive

Le Maroc et la Tanzanie ne se quittent plus. La 6ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 sera la troisième confrontation entre ces deux nations lors des deux dernières années. Ce mardi 25 mars au stade d’honneur à Oujda, les Lions de l’Atlas visent une troisième victoire consécutive face aux Taifa Stars.

L’occasion également d’étirer leur impressionnante série de neuf victoires d’affilée et d’asseoir leur domination dans le groupe E des éliminatoires. Stratégiquement, ce rendez-vous est une nouvelle opportunité pour les hommes de Walid Regragui d’aiguiser leurs armes face à un assez solide bloc défensif. Une configuration défensive contre laquelle les coéquipiers de Brahim Diaz peinent parfois.

Suspendu pour une accumulation de cartons jaunes, Achraf Hakimi n’a cependant pas sauté dans le premier avion à destination de Paris. Le capitaine de l’équipe nationale avait à cœur de soutenir ses coéquipiers et il prendra donc place en tribune. Une nouvelle manifestation du leadership positif dont fait preuve le latéral marocain.

Son absence permettra à Noussair Mazraoui de retrouver son poste de prédilection sur le flanc droit de la défense du Onze national et ouvrira certainement la voie à une titularisation de Youssef Belaamri sur le côté gauche. À moins que Walid Regragui ne décide de lancer Omar El Hilali. Auquel cas, N. Mazraoui, auteur de sa première passe décisive en équipe nationale, le soir de sa 32e sélection face au Niger, devra prendre son mal en patience au poste d’arrière gauche.

Totalement absent des débats vendredi dernier, Azzedine Ounahi risque de prendre place sur le banc au profit d’un milieu de terrain en plus grande forme, à l’instar d’Ismaël Saibari, mais encore de Bilal El Khannouss. Ce serait une belle récompense pour ce dernier, après avoir offert la victoire aux Lions de l’Atlas dans les arrêts de jeu du dernier match.

Devant, même s’il s’est démené pendant l’heure de jeu qu’il a passée sur le terrain face au Niger, Soufiane Rahimi risque de faire banquette pour cette fois au profit d’un profil plus à l’aise dans les un contre un. En ce sens, Abdessamad Ezzalzouli a une belle carte à jouer. Malgré un début d’année en dents de scie, la capacité d’élimination du Sévillan sera utile dans l’optique de déstabiliser la défense des Tanzaniens.

Tanzanie, un collectif limité techniquement

Le succès glané au match aller (0-2) à Dar Es-Salaam, ainsi que la victoire (3-0) lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, ont mis en relief les ingrédients à mettre en œuvre pour s’assurer les trois points. Avoir des joueurs dotés d’une importante capacité d’élimination en est un. Après deux victoires en trois matchs (contre une défaite), la Tanzanie occupe la dernière marche du podium dans ce groupe E. Le pays d’Afrique de l’Est ne partira sûrement pas à l’abordage, afin de maintenir ses espoirs de qualification pour les barrages.

Car si le premier de chaque groupe valide directement son billet pour la Coupe du monde 2026, les quatre meilleurs deuxièmes s’affrontent lors d’un second tour chaud bouillant, répartis en deux demi-finales (sur un match chacune), puis une finale (sur un match également). Le vainqueur final de ce deuxième tour participera au tournoi de barrage de la FIFA.

« Chaque Tanzanien, chaque enfant qui tape dans un ballon, rêve de jouer en Coupe du monde. C’est un espoir que nous portons en nous et qui pourrait bouleverser l’histoire du football tanzanien », a assuré Hemed Suleiman dans un entretien accordé à la FIFA. Suleiman a pris la relève d’Adel Amrouche, limogé par la sélection tanzanienne après la défaite face au Maroc lors de la CAN 2023 (0-3). Il avait laissé entendre que le Maroc choisissait ses arbitres, ce qui lui avait valu huit matchs de suspension par la Confédération africaine de football (CAF).

Depuis, Hemed Suleiman reste sur un bilan positif de 3 victoires, 2 nuls et une défaite, en s’appuyant sur un noyau de joueurs locaux, soutenus par des attaquants qui ont exporté leur talent. Notamment au Maroc, comme Selemani Mwalimu qui porte les couleurs du WAC, dans la lignée de son coéquipier Simon Msuva (2020-2021), est passé également par le Difâa El Jadida (2018-2020). 

Le technicien tanzanien a réussi à créer un collectif qui brille plus par sa hargne et son état d’esprit que par sa qualité technique. L’animation offensive du système de jeu en 1-4-2-3-1 se heurte aux limites techniques de joueurs qui ratent une passe sur deux dans les 30 mètres adverses.

Des trous béants dans la défense tanzanienne

Pour les Marocains, il faudra bien évidemment faire attention à la vitesse des attaquants de couloir des Taifa Stars et être vigilants sur les coups de pied arrêtés. Cela dit, les Lions de l’Atlas seront à l’offensive la plupart du temps. Au-delà d’un niveau élevé de concentration et d’intensité à l’entame des deux mi-temps, qui ont failli coûter la victoire aux Marocains, le vendredi 21 mars contre le Niger, le staff de l’équipe nationale aura sans doute souligné auprès des joueurs l’importance de tenter leur chance de loin.

C’est ainsi que Hakim Ziyech a ouvert le score lors du match aller à Dar Es-Salaam et que Nayef Aguerd a failli le faire, vendredi dernier, contre le Niger. Une équipe dont l’animation défensive est certes bien plus performante que celle de la Tanzanie, mais qui présente certaines similitudes, que ce soit au niveau de la hauteur de la ligne défensive, mais aussi au vu de l’espace laissé à l’abord de la surface de réparation.

 

Même en supériorité numérique, la défense tanzanienne laisse des espaces aux abords de la surface de réparation.

Des espaces qui sont également exploitables dans deux autres zones du terrain. D’abord, entre le latéral et son défenseur central les plus proches. Une zone intermédiaire (half-space) où les milieux de terrain marocains auront la possibilité de s’engouffrer avant de trouver un de leurs coéquipiers, de préférence grâce à des centres en retrait.

 

Aspiré par l’appel de l’attaquant adverse, le latéral laisse un espace libre dans son dos.

Sinon, il faudra viser le second poteau, dans le dos des arrières, à l’instar des deux buts inscrits face au Niger. Toutefois, il ne sert à rien de tirer des plans sur la comète si les Lions de l’Atlas ne rehaussent pas leur niveau technique afin d’assurer des transmissions justes dans le camp adverse.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les Marocains ont été plus dangereux en seconde mi-temps vendredi dernier, puisque leur pourcentage de passes réussies dans le dernier tiers du terrain est passé de 78 à 89 % au retour des vestiaires.

Niger-Maroc : à quelle heure et sur quelles chaînes

Cette rencontre sera diffusée à partir de 21 h 30 sur Arryadia Live HD, SSC Extra 1 HD et L’Equipe TV.

Lors de la 6ᵉ journée des éliminatoires, les Lions de l’Atlas affronteront la Tanzanie le mardi 25 mars prochain au même stade d’Oujda.

Après trois matchs, la sélection nationale occupe la tête du groupe E avec 9 points.

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Football. Maroc-Niger : un pas de plus vers une qualification historique

Le Maroc a l’occasion de réaliser une performance historique, en se qualifiant pour une troisième phase finale consécutive d’un Mondial. Pour y parvenir, la bande à Regragui devra faire le plein lors des deux prochaines journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. À commencer par la confrontation face au Niger, ce vendredi 21 mars (21h30), à Oujda.

Cette rencontre, comptant pour la 5e journée du groupe E des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, devait se disputer en Afrique de l’Ouest. Cependant, à défaut d’avoir un stade satisfaisant comme l’exige le cahier des charges de la Confédération africaine de football (CAF), le Niger jouera son match à domicile… au stade d’honneur à Oujda.

Une aubaine pour les Marocains qui ont fait carton plein depuis qu’ils ont investi l’arène de l’Oriental. Mais ce ne sera pas une sinécure pour autant. Achraf Hakimi and Co seront opposés à un collectif en pleine bourre, après avoir empêché le Ghana de se qualifier pour la Coupe d’Afrique des nations 2025. Une compétition à laquelle le Niger ne s’est toutefois pas qualifié.

Dirigé par Badou Zaki, le Niger n’a pas fait le déplacement pour « prendre des photos et faire de la figuration », a averti le technicien marocain dont les protégés joueront crânement leur chance pour revenir à hauteur des Lions de l’Atlas (9 points). Ce qui promet une opposition de styles intéressante, mettant en lumière la qualité des entraîneurs marocains et qui ne devrait pas rajeunir Badou Zaki, qui retrouvera, sur le banc d’en face, un de ses anciens joueurs, notamment lors de la cruelle épopée à la CAN 2004.

Walid Regragui ne sera pas non plus insensible à ces retrouvailles avec son ancien sélectionneur. Mais l’émotion sera de courte durée, car un ticket direct pour la plus belle des compétitions est en jeu. Le sélectionneur n’hésitera pas à aligner son équipe type. Objectif ? Composter son billet pour la Coupe du monde 2026 et clore rapidement ce chapitre afin de se concentrer exclusivement sur la préparation de la CAN 2025, dont le coup d’envoi sera donné à Rabat, le 21 décembre 2025.

À cet effet, il faudra non seulement une victoire sur le Niger, son poursuivant direct, mais aussi sur la Tanzanie (3e), mardi 25 mars. De quoi donner une avance confortable pour voir venir la compétition continentale avec l’esprit tranquille. Mais chaque chose en son temps. Pour l’heure, il s’agit de l’emporter face aux Mena (une espèce d’antilope sahélienne, ndlr). Une issue loin d’être utopique, du moins sur le papier. Même si les Nigériens ont des qualités à faire valoir.

Une bataille intense sur les seconds ballons

Les hommes de Walid Regragui sont prévenus : en deux ans et huit matchs à la tête du Niger, Badou Zaki a formé une équipe athlétique, dotée d’une intéressante flexibilité tactique. Sur le plan de l’animation offensive, ils ont changé leur système de jeu quatre fois lors des cinq dernières rencontres.

Le Niger a changé plusieurs fois de système de jeu lors des cinq dernières rencontres. Avec une préférence pour le 1-4-3-3

Mais avec une préférence pour le 1-4-3-3, notamment face à des équipes dominantes techniquement, afin de renforcer l’entrejeu. Dans cette stratégie, la place du 1, qui correspond au gardien, est capitale. En effet, dans l’animation de ce système de jeu qui oscille entre un style de jeu direct et de conservation, le gardien de but, Mahamadou Tandja, qui évolue dans le club local de l’AS Fan, brille par ses relances à la main.

L’axial gauche et la pointe basse du milieu de terrain sont à surveiller car ils s’occupent de la relance vers les côtés.

Cependant, lorsque le Niger opte pour une relance courte, avec un circuit de passe préférentiel de l’axe du terrain vers les côtés, cette tâche est principalement dévolue à deux joueurs clés : le défenseur central axe gauche, Oumar Sakho (Rostov, Russie), mais aussi la pointe basse du triangle au milieu de terrain, notamment Mohamed Ali.

L’un comme l’autre représentent des cibles privilégiées du Onze national en vue d’instaurer un pressing intense dès le début de la rencontre. L’objectif est de les mettre dans l’inconfort ou bien de les isoler afin que les premières relances soient effectuées par des joueurs moins copains avec le ballon, à l’image de Abdoulaye Boureima Katkoré.

Pour éviter le pressing, le Niger se résoudra sans doute à sauter les attaquants et les milieux de terrain marocains en jouant des ballons longs. Dans ce cas, les Lions de l’Atlas devront être prêts à batailler pour récupérer le deuxième ballon. D’autant que les Mena sont souvent en nombre dans le camp adverse sur cette phase de jeu.

Idem sur les remises en jeu après que le ballon soit sorti en touche dans les 20 mètres adverses, où Badou Zaki va jusqu’à demander à sept joueurs de se répartir entre la surface de réparation et ses abords, afin d’exploiter les longues touches dont ils sont des spécialistes.

Sur les longues touches, les Nigériens se placent en nombre dans et aux abords de la surface de réparation.

Un manque de compacité entre les lignes

À la perte du ballon, les Mena n’ont pas une attitude particulièrement agressive. Le Onze national aura l’occasion de manœuvrer à sa guise. Mais plus rapidement il trouvera des solutions de passe dans le sens de la verticalité, moins il laissera le temps à l’opposant de se recroqueviller dans sa moitié de terrain. Qui plus est, sachant que la gestion de la profondeur n’est pas la qualité première de leur portier.

Souvent en bloc bas, la défense du Niger est efficace à la récupération mais devant sa surface de réparation.

Sinon, Brahim Diaz et ses coéquipiers devront se montrer patients pour trouver des solutions dans un bloc à la hauteur basse et dont la principale zone de récupération se situe juste devant sa surface de réparation, à la faveur d’une animation défensive en 1-4-5-1. Et des fois même en 1-6-3-1, puisque les deux milieux de terrain excentrés reculent pour constituer une ligne défensive composée de six joueurs.

Une ligne défensive parfois composée de six joueurs

La faible intensité de pressing du Niger permettra donc aux Lions de l’Atlas de faire circuler le ballon sans trop d’accroc. Mais la rapidité et la justesse des transmissions, jumelées aux déplacements coordonnés des attaquants pour créer des espaces, seront salutaires.

Les Marocains auront des solutions entre les lignes

En plus, le manque de compacité entre les lignes défensives de leur adversaire offrira également aux Marocains des solutions entre les lignes et sur les côtés, car la gestion de la largeur des joueurs de Zaki n’est pas un modèle du genre. Ils sont en difficulté même dans des situations de 2 contre 1. Les ailiers marocains auront à charge d’en profiter.

Le Niger a des lacunes en termes de communication, notamment sur des situations de 2 contre 1 sur les côtés.

Propos injurieux contre la FRMF : l’entraineur algérien de la Tanzanie suspendu par la CAF

Adel Amrouche, entraîneur de l’équipe nationale de la Tanzanie, a été suspendu huit matchs pour propos injurieux contre la Fédération Royale Marocaine de Football. Cette décision de la CAF a été notifiée le 18 janvier à l’intéressé.

Statuant sur une plainte déposée trois jours plus tôt par la FRMF, le jury disciplinaire de la CAF a également condamné la fédération Tanzanienne de football à une amende de 10.000 dollars américains.

Adel Amrouche a été sanctionné pour ses déclarations publiques sur une chaine de télévision Algérienne, « All about Algeria« , où il accuse la FRMF d’être une « force obscure exerçant une influence au sein de la CAF, notamment en ce qui concerne la programmation des matches et la sélection des arbitres ».

Survenue à quelques jours de la confrontation entre le Maroc et la Tanzanie en coupe d’Afrique, cette sortie a été suivie d’une plainte déposée par la partie marocaine devant le Jury Disciplinaire de la CAF. L’organisation dirigée par Fouzi Lakjaa y dénonce les « propos injurieux » prononcés par l’entraineur de nationalité algérienne.

Le plaignant estime que cette « déclaration est diffamatoire et nuisible non seulement à l’intégrité de la compétition la Coupe Africaine des Nations et du match à venir entre le Maroc et la Tanzanie », selon le dispositif de la décision, dont Médias24 détient copie.

Invitée par le jury disciplinaire à s’exprimer sur les allégations portées par M. Adel Amrouche, la Fédération Tanzanienne de Football « n’a fourni aucune réponse dans le cadre de la présente procédure disciplinaire, ni ne s’est présentée à son audition« .

Représentée par ses avocats, la FRMF s’est présentée et a fourni ses arguments au cours d’une plaidoirie le 18 janvier.

La sanction peut être attaquée devant le Jury d’Appel de la CAF. Le recours en appel doit annoncer son intention par écrit dans un délai de trois jours à compter de la communication de la décision.