« Maroc, le Royaume des cavaliers » : 2M célèbre le patrimoine de la Tbourida

En 2024, le Qatar a dédié son année culturelle au Maroc, mettant en lumière les liens historiques et culturels entre les deux nations. Le point culminant de cette célébration fut un grand spectacle de Tbourida, organisé au prestigieux centre équestre Al Shaqab, à Doha. Dans un documentaire récemment diffusé sur la chaîne 2M, le réalisateur Frédéric Coconier entraîne le public dans les coulisses de cet événement unique, véritable hommage à un patrimoine ancestral.

Plus qu’un sport : une culture vivante

Des intervenants, invités à définir la Tbourida en un mot, ont évoqué des termes tels que « amour »,  « authenticité », « Maroc » et « passion ».

Le documentaire s’ouvre sur l’intervention d’un expert en Tbourida, qui explore les multiples facettes de cet art équestre marocain. L’accent est mis sur l’authenticité des costumes, fabriqués avec des matériaux locaux, ainsi que sur le savoir-faire des artisans spécialisés dans les selles et les fusils. Classée au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2021, la Tbourida est décrite comme une véritable philosophie de vie, un témoignage de l’esprit communautaire et de la fierté d’appartenir à une tribu.

Le documentaire nous emmène dans les ateliers des mâalems, ces maîtres artisans spécialisés dans la broderie et la fabrication de fusils, etc. On y découvre les matières premières et les procédés de fabrication qui confèrent à cet art son unicité.

Dans les coulisses

Les caméras ont suivi les sorbas dans leur quotidien, capturant l’ambiance intergénérationnelle des jeunes participants et les témoignages émouvants reliant passé et présent. Chaque équipe se distingue par des costumes reflétant son identité régionale. Le documentaire s’est également rendu au Haras national de Bouznika, où étaient rassemblés les 50 chevaux des cinq sorbas sélectionnées. Les chevaux ont été soigneusement préparés pour leur voyage et leur participation sous la supervision de dresseurs et de maréchaux-ferrants.

Le documentaire accompagne les sorbas depuis l’aéroport de Casablanca jusqu’à Doha, offrant des images captivantes de leur arrivée et de leur premier contact avec la piste d’Al Shaqab. Ce spectacle équestre, méconnu de la plupart des spectateurs qataris, suscite leur curiosité et leur enthousiasme.

Tradition et modernité

À leur arrivée, les cavaliers commencent à s’entraîner sur la piste dédiée à l’événement. L’hyper-modernité du site Al Shaqab, en regard des traditions marocaines, confère une dimension singulière au spectacle. Selon le directeur général de la SOREC, cet événement est l’occasion unique de mettre en valeur cet art ancestral, soulignant, l’importance de préserver l’authenticité de la Tbourida tout en valorisant les métiers artisanaux qui lui sont liés.

Présidé par Son Altesse Lalla Hasnae et Sheikha Al Mayassa Bint Hamad Al-Thani, l’événement a réuni des personnalités politiques, sportives et artistiques des deux nations. Les tribunes d’Al Shaqab vibraient au son de la musique marocaine, tandis que des jeunes vêtus de djellabas servaient le traditionnel thé à la menthe.

Chaque sorba a offert cinq passages spectaculaires devant un public conquis, avant de conclure par un passage commun symbolisant l’unité des Marocains sous un même étendard.

Le Maroc remporte les Olympiades de la chimie à Paris grâce au groupe scolaire Jacques Chirac de Rabat

La victoire des deux lycéens conjugue excellence scientifique et patrimoine culturel marocain. Ils ont été encadrés par leur professeure de physique-chimie, Ilham Chichaoui, et leur professeur de technologie, Yassine Naji. Yasmine Kadmiri Idrissi et Yassine Bekkaoui ont séduit le jury du concours « Parlons Chimie » avec un projet aussi ambitieux qu’original, intitulé « La chimie au galop ! ».

Quand la Tbourida rencontre la chimie de pointe

Conforme à la thématique 2025 du concours « Chimie et sport », ce projet explore la lutte contre le dopage équin à travers l’art ancestral de la Tbourida, inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco. Une manière de lier sciences de laboratoire et héritage marocain, en mettant en lumière le rôle fondamental de la chimie analytique dans la protection de l’éthique sportive et du bien-être animal.

Grâce à des techniques de pointe telles que la chromatographie et la spectrométrie de masse, Yasmine et Yassine ont simulé l’analyse de substances dopantes (comme la caféine ou la bétaméthasone) dans des échantillons biologiques. Le tout dans une démarche de vulgarisation scientifique appuyée par un site web, des contenus numériques, une action de sensibilisation locale et une immersion dans les coulisses du laboratoire antidopage de l’IAV Hassan II, sous la direction du Dr Taha Elkamli.

Un projet à la croisée des savoirs, des valeurs et de l’innovation

Porté par l’envie de défendre le patrimoine équin marocain face aux dérives du dopage, le projet a également intégré une dimension éthique et sociétale forte. Lors de leur visite d’une compétition de Tbourida à Tiflet, les élèves ont observé l’alchimie entre cavaliers et chevaux, en compagnie du Dr Oussidhoum de la SOREC. Ils ont aussi étudié la symbolique culturelle et religieuse de cette pratique, perçue comme un acte d’honneur transmis de génération en génération.

Les deux lauréats ont également conçu un gel anti-inflammatoire naturel pour chevaux, le Lavandéquin, posant ainsi les bases d’un futur projet entrepreneurial. Une innovation qui pourrait déboucher sur la création d’une start-up, démontrant qu’un projet scolaire peut se transformer en levier de transformation réelle.

Une école d’excellence, une jeunesse en mouvement

Cette victoire est un symbole fort pour le groupe scolaire Jacques Chirac, qui place au cœur de sa pédagogie l’excellence académique, l’ancrage culturel, la citoyenneté active et l’ouverture sur le monde. L’établissement confirme ainsi son positionnement comme incubateur de talents marocains capables de porter haut les couleurs du Royaume sur la scène internationale.

À travers ce projet, c’est toute une vision éducative qui se déploie : former des jeunes responsables, conscients des enjeux contemporains, capables de conjuguer savoir scientifique, engagement éthique et attachement à leurs racines.

Le Maroc au galop vers l’avenir

Cette reconnaissance à Paris ne marque pas une fin, mais un début. Yasmine et Yassine, comme leurs encadrants et leur établissement, ambitionnent désormais d’élargir leur démarche, de poursuivre la recherche, de valoriser la culture scientifique au Maroc… et pourquoi pas, de contribuer à un modèle marocain de lutte contre le dopage équin, à la croisée de la science et du patrimoine.

Le groupe scolaire Jacques Chirac, situé à Rabat, est un établissement AEFE d’excellence à vocation internationale, homologué par le ministère français de l’Éducation nationale. De la maternelle au lycée, le GSJC propose un enseignement plurilingue, rigoureux et ouvert sur le monde, dans un cadre propice à l’épanouissement intellectuel, culturel et citoyen. Porté par des valeurs d’exigence, de respect et d’engagement, le GSJC accompagne chaque élève vers la réussite et l’excellence, en favorisant l’innovation, la curiosité scientifique et l’esprit d’initiative.

Retour en images sur le grandiose « Tbourida Show » au Qatar

La Princesse Lalla Hasnaa et Sheikha Sara Bint Hamad Al-Thani, ont présidé, le mardi 17 décembre 2024 au Centre équestre Al Shaqab à Doha, le « Tbourida Show », un prestigieux spectacle qui vient clore en apothéose toute une année d’événements célébrant les relations fraternelles exceptionnelles entre le Maroc et le Qatar.

Dans une atmosphère vibrante, les Marocains du Qatar et les qataris, venus en nombre, ont célébré avec une ferveur émouvante cet hommage au patrimoine marocain, laissant résonner dans l’air une liesse empreinte de fierté.

Près de 200.000 visiteurs à la 15e édition du Salon du cheval d’El Jadida

Avec la participation de plus de 40 pays, plus de 700 cavaliers et près de 1.000 chevaux de races variées, cette édition s’est affirmée comme une véritable plateforme de rencontres internationales, s’est félicité le commissaire du Salon, El Habib Merzak.

Les amateurs de chevaux ont eu l’occasion d’assister à des compétitions équestres de très haut niveau et, parmi les moments forts, la finale du 7e Grand Prix Mohammed VI de tbourida, présidée par le Prince héritier Moulay El Hassan.

Organisée par l’Association du Salon du cheval, cette édition s’est également distinguée par son programme diversifié sur le thème « L’élevage équin au Maroc : innovation et défi ». Des conférences, ateliers et tables rondes ont permis de mettre en avant les enjeux de l’élevage équin, tout en explorant les innovations du secteur.

 

Au-delà des compétitions, le Salon du cheval d’El Jadida a mis en lumière la richesse du patrimoine équestre. De nombreuses expositions ont ainsi permis aux visiteurs de découvrir la place centrale du cheval au Maroc, tant dans le domaine sportif que dans la sphère festive et culturelle.

Le Prince Moulay Rachid préside l’ouverture de la 15e édition du Salon du cheval d’El Jadida

Le Prince Moulay Rachid a effectué une tournée à travers les différents espaces et villages du Salon, dédiés aux sponsors, aux institutionnels, aux éleveurs, à l’artisanat, à l’international, à l’art et culture, et aux régions du Royaume.

Il a ensuite assisté, à la carrière principale, à des shows, des spectacles artistiques et des voltiges équestres exécutés par des troupes et cavaliers marocains et étrangers.

Par la suite, le Prince Moulay Rachid s’est dirigé vers la carrière de la Tbourida où il a suivi des spectacles de fantasia animés par 18 Sorbas représentant les différentes régions du Royaume.

Le Salon du Cheval d’El Jadida, devenu au fil des années une plateforme obligée de rencontres et d’échanges entre les différents intervenants dans le secteur équin, permet de mettre en valeur le riche patrimoine culturel équin du Royaume et les multiples utilisations du cheval aux niveaux sportif, culturel ou festif.

Plusieurs activités liées au cheval y sont organisées dans le cadre de compétitions ou exhibitions de haut niveau: la Coupe des champions de chevaux Barbes, la Coupe des champions des chevaux Arabe-Barbes, le Show international A du Pur-Sang arabe, la Coupe marocaine des éleveurs de chevaux Pur-Sang Arabe, le Grand Prix Mohammed VI de Saut d’obstacles et bien entendu le Grand Prix Mohammed VI de Tbourida.

Les volets culturel et scientifique ne sont pas en reste, car le cheval sera scruté lors de nombreuses conférences, ateliers et tables rondes, ainsi qu’à l’occasion de multiples activités ludiques réservées au jeune public.

(Avec MAP)

Le Prince héritier Moulay El Hassan préside la finale du 23e Trophée Hassan II de la Tbourida

Cette édition a été organisée du 27 mai au 2 juin au Royal Complexe des sports équestres et Tbourida de Dar Es Salam, sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.

À son arrivée au Royal complexe des sports équestres et Tbourida de Dar Es Salam, le Prince héritier Moulay El Hassan a été accueilli par Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération royale marocaine des sports équestres (FRMSE).

Au terme de cette prestigieuse compétition, organisée par la FRMSE, le Prince héritier Moulay El Hassan a procédé à la remise de la médaille d’or au titre du 23e Trophée Hassan II des arts équestres traditionnels « Tbourida » pour l’épreuve Seniors aux cavaliers de la sorba de la région Casablanca-Settat (préfecture de Berrechid), du moqaddem Rachid Sikas, de la médaille d’argent à la sorba du moqaddem Charaf El Bahraoui de la région Marrakech-Safi (préfecture de Marrakech) et de la médaille de bronze à la sorba de la région Béni Mellal-Khénifra (préfecture de Béni Mellal), du moqaddem Abdelghani Benkhada.

Il a également remis la médaille d’or à la sorba de la région Casablanca-Settat (préfecture de Mediouna) du moqaddem Badr Zrizaa, sacrée chez les juniors, la médaille d’argent à la sorba de la région Béni Mellal-Khénifra (préfecture de Béni Mellal) du moqaddem Mohamed Gharbou, et la médaille de bronze à la sorba de la région de l’Oriental (préfecture de Taourirt), du moqaddem Youssef Sbibi.

Les sorbas sont notées selon des critères fixés par les juges de la Fédération royale marocaine des sports équestres. Ils prennent en compte l’unité des mouvements des cavaliers, le rythme du galop, le mouvement des fusils, le timing du tir, la tenue traditionnelle et la selle. Les cavaliers sont également notés sur le degré de coordination et de communication, la maîtrise du cheval, ainsi que l’allure générale du cavalier et de son cheval.

(Avec MAP)

La « Tbourida » candidate au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco

Le dossier de la « Tbourida » a été élaboré en partenariat avec la Société royale d’encouragement du cheval (Sorec) et la Fédération royale marocaine des sports équestres, a précisé le département de la Culture dans un communiqué.

Cette candidature s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, texte ratifié par le Maroc.

Au sein du patrimoine national, la « Tbourida » constitue une composante majeure des pratiques liées au cheval. Cet art équestre est profondément ancré dans la culture marocaine et est associé aux festivités tant nationales que régionales. Il cristallise aussi de multiples dimensions du patrimoine culturel immatériel, notamment les rituels, aptitudes et savoir-faire relatifs à l’habit traditionnel, à l’artisanat, outre le legs oral indissociable de cette pratique équestre et du cheval.

Cette inscription, par le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, est ainsi prévue dans le programme du comité pour les deux années à venir.

La RAM lancera le 15 juin une ligne aérienne directe Casablanca-Las Palmas

L'annonce du lancement de cette nouvelle liaison aérienne a été faite, mardi au siège de la Chambre de commerce, de l'industrie et de la navigation de la Grande Canarie à Las Palmas, par le représentant de la compagnie en Espagne, Achraf El Hassani, lors d'une cérémonie organisée à cette occasion.

Au cours de cette cérémonie, à laquelle ont assisté notamment le consul général du Maroc aux Iles Canaries Ahmed Moussa, le directeur général de Casa Africa Santiago Martirnez-Caro et un grand nombre d'hommes d'affaires canariens, le responsable de la RAM a également rappelé l'ouverture, depuis avril dernier, d'une ligne directe Las Palmas-Laâyoune avec également deux fréquences hebdomadaires (lundi et mercredi).

Avec le lancement de ces deux nouvelles liaisons aériennes, la RAM «pénètre le marché canarien pour renforcer les liens entre le Maroc et les Iles Canaries et les connexions de l'Archipel avec le continent africain», indique-t-on auprès de la Chambre de commerce de la Grande Canarie.

Dans une déclaration à la MAP, la vice-présidente de la Chambre de commerce, Maria de la Salud Gil, a affirmé que les entrepreneurs canariens accordent un intérêt spécial à de telles initiatives entreprises par une compagnie aérienne d'une «dimension stratégique» comme la RAM, soulignant leurs effets positifs pour les Iles Canaries dans les domaines du tourisme, des services et des échanges culturels.

Pour les hommes d'affaires canariens, qui mettent en cause souvent la faiblesse des connexions comme handicap pour investir dans le continent africain, le Maroc constitue «une priorité», a ajouté la responsable canarienne qui préside également la Commission du commerce extérieur au sein de ladite Chambre.