Le suivi des travaux du futur technopark de Fès confié à HS Partner

L’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) de la région Fès-Meknès vient d’attribuer le suivi des travaux de construction du technopark de Fès à la société HS Partner après qu’elle a obtenu « la note globale la plus élevée », peut-on lire dans un extrait du procès-verbal de l’ouverture des plis de la consultation architecturale.

L’objectif de cette mission est : le suivi des travaux de création du technopark de Fès, portant sur l’aménagement intérieur et extérieur d’un bâtiment existant, dit Porte monumentale .

Le bâtiment, actuellement en cours de travaux, comprend deux sous-sols, un rez-de-chaussée et 9 étages. Le suivi vise à assurer la bonne exécution des travaux en conformité avec les prescriptions techniques et architecturales, tout en garantissant le respect des délais et des exigences de qualité.

Premier coup de pioche pour la construction du technopark de Khémisset

La cérémonie de lancement des travaux de ce projet, qui nécessitera une enveloppe budgétaire de 15,2 millions de dirhams, s’est déroulée en présence notamment du gouverneur de la province, Abdellatif Ennahli, du président du conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra, Rachid El Abdi, ainsi que de responsables, d’élus et d’acteurs locaux.

Ce projet, dont la réalisation devrait s’étaler sur près de 10 mois, s’inscrit dans le cadre du programme de développement régional de Rabat-Salé-Kénitra 2022-2027. Il vise à offrir un espace propice aux jeunes entrepreneurs, facilitant l’implantation et le développement de leurs startups, tout en encourageant l’innovation et en promouvant les domaines d’excellence dans le secteur des technologies.

Il ambitionne également de renforcer les résultats de la recherche scientifique et technologique, de favoriser la création d’entreprises et d’emplois, ainsi que de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME).

La réalisation de ce projet intervient conformément à une convention-cadre portant sur la création d’incubateurs technologiques au sein de la région, ainsi qu’à une convention spécifique dédiée à l’implantation d’un incubateur technologique dans la province de Khémisset.

Dans une déclaration à la presse, la directrice de l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) de Rabat-Salé-Kénitra, Lamia Benabdillah, a indiqué que le futur technopark de Khémisset ambitionne de soutenir les jeunes entrepreneurs et de les accompagner dans leur parcours et leurs activités.

Ce projet ambitieux permettra d’accueillir 58 start-ups, a-t-elle fait savoir, ajoutant que cette nouvelle plateforme aura un impact positif sur la province de Khémisset à travers l’accompagnement des jeunes de la région dans les domaines des technologies et des innovations, tels que l’agriculture et l’informatique.

Prévu sur une superficie totale de 2.027 m², le technopark de Khémisset comprendra 34 bureaux destinés aux start-ups, trois espaces de coworking, une salle de réunion, ainsi que deux espaces de services de proximité.

https://medias24.com/2025/05/12/rabat-sale-kenitra-la-construction-de-4-technoparks-dans-le-pipe/

Gitex. Maroc Digital 2030 : comment passer du discours à l’impact ? (acteurs)

Dans le cadre de son émission spéciale, Médias24 s’est penché sur le virage technologique au Maroc et les enjeux liés à la mise en œuvre de Maroc Digital 2030, la nouvelle stratégie nationale du digital.

Comment ses objectifs seront-ils concrètement atteints, et cette stratégie suffira-t-elle pour rattraper le retard du Maroc dans un secteur en mutation permanente ?

Maroc Digital 2030 : une vision sans plan d’action ?

« C’est une stratégie qui a pris du temps à sortir, mais elle a été globalement bien accueillie au début par l’écosystème. C’est un bon lancement. Maintenant, nous avons beaucoup d’attentes. Comment cette stratégie sera-t-elle déployée sur le terrain ? Est-ce qu’on garantira une continuité, même après un changement de ministre ? Comment cela va-t-il s’appliquer ? », nous répond Hassan Belkhayat, président de la Commission Écosystème Tech à la CGEM.

En l’absence de mécanismes clairs d’intervention, on est en train de rater le coche

« Il y a aussi quelques réserves parce qu’il y a des mécanismes qui ne sont pas clairs. Comment les marchés publics vont-ils être impactés afin de favoriser l’écosystème tech quand on parle de e-gov  ? Comment l’État sera-t-il concrètement impliqué financièrement parlant ? Et comment ces programmes vont-ils être lancés ? Aujourd’hui, ces mécanismes-là ne sont pas encore établis, en tout cas, à notre connaissance, et la frustration vient plutôt du retard que cela prend par rapport à la stratégie qui a été dévoilée », précise-t-il.

« Le plan d’action lui-même n’a pas été défini, mais en tout cas, il y a des annonces qui ont été faites sur la 5G, sur la partie infrastructures de façon générale. Les ambitions sont là. C’est clair… Mais ce qui est important à comprendre, c’est qu’aujourd’hui, le monde évolue très vite et qu’en revanche, en l’absence de mécanismes clairs d’intervention, on est en train de rater le coche”, fait savoir en outre Hassan Belkhayat.

Quid des start-up ?

Des zones d’ombre de la stratégie Maroc Digital 2030 existent, mais il y a aussi des leviers positifs. L’un des points forts mis en avant, dans la stratégie, c’est le soutien accru aux start-up digitales : un label national, des bourses, un accès facilité à la commande publique et privée.

« C’est une stratégie, aujourd’hui, qui consacre tout un axe sur l’écosystème numérique et l’importance [du rôle] que doivent jouer les start-up sur la mise en place justement de ces nouvelles solutions technologiques basées sur l’IA », affirme de son côté Lamiaa Benmakhlouf, directrice générale de Technopark Maroc.

« Mais, bien évidemment, il faut bien qu’on les accompagne. Donc la stratégie a été très ambitieuse en termes d’objectifs déjà. Atteindre 3.000 start-up en 2030 et révéler une ou deux licornes à l’horizon 2030, c’est beaucoup de travail qui doit être fait par l’ensemble des acteurs », affirme notre invitée.

On l’a toujours dit, même avant cette stratégie. On ne peut pas juste financer sans accompagner

« En commençant par l’accès au financement avec des dispositifs de financement qui sont adaptés à toutes les phases de développement de la start-up, de la bourse de vie pour les salariés qui veulent se convertir en start-up jusqu’aux subventions, prêts d’honneur et financements. Le financement doit être absolument jumelé à l’accompagnement. On l’a toujours dit, même avant cette stratégie. On ne peut pas juste financer sans accompagner. C’était l’une des erreurs qui avait été faite au préalable. On donnait de l’argent, on prêtait, on subventionnait, mais c’était des fois de l’argent perdu ».

« Cet accompagnement aussi n’est pas complet quand il n’y a pas la facilitation à l’accès au marché. Il faut que ces start-up aient une vocation internationale, mais d’abord elles doivent avoir des références au niveau local. Donc le marché marocain doit au moins se porter comme un marché test, comme un marché de premier déploiement de ses solutions avant de rêver de les internationaliser. Et cette stratégie Maroc 2030 envisage des mécanismes justement pour que ces entreprises soient des entreprises globales et pas seulement locales ».

« Si on veut vraiment atteindre ces objectifs, il faut qu’il y ait une réglementation spécifique à la start-up, qu’on puisse avoir ce label qui va pouvoir lui permettre de bénéficier d’un certain nombre de mesures et d’accompagnement. Il faut qu’on lui ouvre le marché. Cela dit, la préférence nationale doit être effective. On en a parlé depuis longtemps, mais on ne l’observe pas réellement », souligne en outre Lamiaa Benmakhlouf.

Rabat-Salé-Kénitra : lancement des premières études techniques des futurs technoparks

Les projets de construction de nouveaux technoparks dans la région Rabat-Salé-Kénitra entrent dans une nouvelle phase. Des études topographiques et géotechniques sont en cours sur plusieurs sites identifiés à Salé, Témara, Sidi Slimane et Sidi Kacem.

Menées par l’Agence régionale d’exécution des projets de la région Rabat-Salé-Kénitra (AREP), ces prestations visent à préparer le terrain à la mise en œuvre concrète de ces infrastructures dédiées à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Quatre terrains ont ainsi été identifiés pour accueillir ces futurs espaces technologiques. À Salé, le technopark sera implanté sur une partie de la parcelle de l’Institut de technologie hôtelière et touristique, sur une superficie d’environ 7.000 m². À Témara, le site retenu se situe sur l’avenue Moulay Idriss et couvre près de 1.920 m².

À Sidi Slimane, le projet est prévu dans le quartier Al Fath, à Sidi Yahya El Gharb, sur un terrain d’environ 2.000 m². Enfin, à Sidi Kacem, il s’agira d’un terrain d’environ 1.500 m², à proximité du pachalik de la ville.

Pour accompagner ces projets, des prestations topographiques sont menées sur l’ensemble des quatre sites, avec un délai d’exécution fixé à 28 jours et un budget global de 96.000 DH.

En parallèle, des investigations géotechniques sont également en cours sur trois des quatre sites, à Sidi Slimane, Sidi Kacem et Témara, afin d’évaluer la qualité des sols avant les travaux de construction. Ces études sont prévues sur une période de 15 jours, pour un montant de 72.000 DH.

5 MDH pour la réalisation du Technopark Tiznit

Le Technopark Tiznit sera doté d’espaces pour les entreprises émergentes et moyennes, d’une salle de coworking, d’une salle de formation, d’un espace de réunion, d’un espace d’accueil et de bureaux administratifs.

Dans une déclaration à la MAP, le vice-président de la commune de Tiznit, chargé des travaux publics, Ibrahim Lkaddi, a indiqué que cette structure devrait répondre à la dynamique que connaît la province de Tiznit, en créant de nouvelles opportunités d’emploi et en libérant les talents des jeunes.

Ce projet a pour objectif de promouvoir le climat des affaires et de stimuler l’entrepreneuriat dans la province en particulier, et dans la région de Souss-Massa en général, a-t-il précisé.

(Avec MAP)

Technoparks : voici la feuille de route à horizon 2027

Ce conseil, présidé par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Ghita Mezzour, a été l’occasion pour Lamiae Benmakhlouf, directrice générale de Moroccan Information Technopark Company (MITC), de mettre en avant cette nouvelle feuille de route qui s’appuie sur trois objectifs majeurs, indique la société dans un communiqué.

Il s’agit de renforcer l’accompagnement des porteurs de projets, startups et entreprises digitales, d’élargir le réseau Technopark dans les régions du Royaume et d’adapter les vocations des futurs Technoparks aux spécificités sectorielles régionales, précise la même source.

450 startups en cours d’accompagnement

A ce jour et à travers les quatre sites opérationnels (Agadir, Casablanca, Tanger et Agadir), le bilan affiche plus de 3.000 startups accompagnées depuis 2001, dont 1.400 résidentes et un taux de pérennité de 89% après cinq ans d’existence, ainsi que la création de 15.000 emplois directs et indirects.

Aujourd’hui, les Technoparks accompagnent près de 450 startups innovantes qui génèrent un chiffre d’affaires annuel cumulé de 900 millions de dirhams, fait savoir le communiqué, notant que 25% de ces licornes exportent leurs solutions technologiques spécifiquement en Afrique.

Création de 9 Technoparks dans les cinq ans à venir

Côté régionalisation, MITC ambitionne dans le cadre de cette nouvelle stratégie d’ouvrir des Technoparks dans les douze régions du Royaume et d’accompagner les talents tech pour les inciter à créer dans leur région des startups à fort potentiel. Dans ce sens, il est prévu d’inaugurer 9 Technoparks lors des cinq prochaines années.

Au-delà des sites physiques, le conseil d’administration, dans un objectif d’inclusion, a validé également la mise en place de la plateforme e-Technopark qui permettra aux porteurs de projets et startups non résidentes de bénéficier de certains services d’accompagnement à distance comme les formations sous format hybride, les séminaires en live streaming, mais aussi l’accès à un réseau de mentors et d’experts qui proposeront leurs services sur cette plateforme.

De nouveaux programmes prévus

Concernant l’accompagnement, une nouvelle offre de services permettant de développer l’aptitude entrepreneuriale sera lancée. Elle couvrira les besoins fondamentaux des startups en termes d’accès au financement, d’accès au marché, la mise en réseau et l’accès aux compétences.

En outre, plusieurs programmes d’accompagnement seront mis en place en collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux dans l’objectif d’accélérer le développement des startups et de faire éclore leur plein potentiel et leur capacité à se déployer à l’international.

Conférences pour la promotion de l’innovation

La société ambitionne de positionner les Technoparks en tant que fédérateur d’incubateurs, et d’impliquer les acteurs régionaux dans la mise en œuvre de leurs projets.

Au volet de l’attractivité, l’objectif principal est de promouvoir l’esprit entrepreneurial à travers l’organisation de diverses conférences et journées d’immersion pour sensibiliser au monde de l’innovation, à ses opportunités et à ses challenges, mais aussi en faisant connaître les initiatives nationales en termes de création et de financement des licornes.

Enfin, et dans la perspective du déploiement de cette nouvelle feuille de route, le ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration va doter MITC des moyens financiers nécessaires lui permettant de déployer cette nouvelle stratégie, en donnant la priorité à la qualité de l’accompagnement et à la montée en compétence des jeunes entreprises afin de booster leurs performances.

https://medias24.com/2022/07/12/lachevement-de-construction-du-technopark-de-fes-coutera-22-mdh/

https://medias24.com/2021/10/28/oujda-aura-bientot-son-technopark/