Thomas Cook: le canal digital dans le tourisme est-il la solution?

L’ONMT cherche à remplacer rapidement Thomas Cook. Entre la signature d’un accord avec le 6ème T.O. français pour ramener les clients perdus aux hôteliers marocains et l’ouverture de nouvelles lignes aériennes, l’office est sur tous les fronts.

Hormis les ardoises qu’elle laisse, la faillite du voyagiste anglais pose le problème de savoir si à l’heure du tout-digital, il était encore utile voire raisonnable de garder un réseau physique d’agences de voyage.

Sachant que la tendance mondiale est à la dématérialisation, comme AirBnB qui est le plus grand réseau mondial d’hébergement ou Uber pour le transport, Médias24 a questionné deux présidents de T.O. et le président de la CNT et du groupe hôtelier Kenzi sur la nécessité ou pas d’un virage digital.

Moins de risque avec le canal digital

Ainsi selon Olivier Kervella qui préside le groupe NG Travel, 6ème T.O. en France et 2ème au Maroc, la faillite de son ancien concurrent s’explique d’abord par un surendettement mal géré mais également par des prises de risques qui auraient pu être évitées grâce à une gestion mieux digitalisée.

« La faillite de Thomas Cook ne remet pas en question le tour opérating sur le marché français ou européen mais ceci dit, le canal digital est devenu nécessaire voire vital. En effet, la technologie permet de moins s’engager, de prendre moins de risques et donc d’avoir moins de frais.

« Plusieurs acteurs digitalisés, dont NG Travel ont choisi cette voie qui permet de prendre moins d’engagement avec les compagnies aériennes.

« Concrètement, notre société dispose d’un outil informatique qui permet de récupérer pendant la nuit les meilleurs prix et disponibilités aériennes des compagnies low cost et régulières.

« Nous avons beaucoup moins de risques que certains T.O. qui vont acheter à l’avance des sièges aériens sans savoir s’ils vont pouvoir remplir l’avion. Il faut savoir qu’un T.O. perd de l’argent s’il ne remplit pas au moins 90% des sièges. Pour le Maroc, la perte est de 350 euros par siège non rempli », nous explique le président qui vient d’ailleurs de signer un nouveau partenariat avec l’ONMT.

Sollicité à son tour, Nicolas Brumelot, président de Mister Fly, recommande plutôt un mix entre une offre digitale et une via des réseaux classiques d’agences de voyages physiques.

« Non au tout digital »

« Chez Mister Fly, toutes nos solutions sont digitalisées. Nos produits sont vendus via tous les canaux possibles à savoir des agences physiques mais aussi en ligne chez des distributeurs sous-traitants.

« Je ne pense pas que l’avenir sera au tout-digital car l’offre physique a toujours sa place chez nos clients qui sont toujours demandeurs de contacts et de conseils humains.

« Il faut mixer les deux car en investissant trop dans un réseau d’agences physiques, Thomas Cook n’a pas réussi à faire de la porosité ou de la complémentarité entre l’offre digitale et physique.

« Ces canaux de vente ne doivent pas être traités en silo ou de manière isolée pour que le parcours client puisse passer aisément de l’un à l’autre. Sans vouloir juger, je crois que T.Cook n’a pas été en mesure d’offrir ce choix à ses clients.

« Au final, ce n’est donc pas l’un ou l’autre mais les deux ensemble avec forcément de la technologie », avance Nicolas Brumelot qui a réalisé 47.900 nuitées au Maroc en 2018 et qui espère atteindre 77.400 clients en 2020, soit 68% de plus qu’en 2019.

Plus jamais de contrats d’exclusivité avec les T.O.

Durement impacté par la faillite de son ancien partenaire anglais, Abdellatif Kabbaj qui préside le groupe hôtelier Kenzi promet de ne plus jamais signer de contrat d’exclusivité avec un seul T.O.

« Nous cherchons des remplaçants à Thomas Cook qui nous a laissé la plus grosse ardoise au Maroc à savoir 25 millions de dirhams d’impayés. N’ayant aucune assurance, nous espérons vraiment que l’Etat va nous aider car devant la justice, nous n’avons aucune chance de recouvrer notre dette qui concerne les mois de juin, juillet, août et septembre.

« Le gouvernement doit vraiment se mobiliser à nos côtés car nous estimons que cette faillite est frauduleuse.

« Thomas Cook nous a en effet endormis pendant l’été jusqu’à septembre en nous demandant de patienter jusqu’au 4 octobre pour récupérer notre dû avec un ordre de virement libellé à cette date.

« Concernant la clientèle perdue, je suis optimiste et pense qu’elle finira par revenir seule ou à travers d’autres T.O. Il faudra 6 mois à 1 an pour qu’elle revienne car nous nous sommes très bien comportés avec les touristes bloqués de T.Cook en les logeant et nourrissant jusqu’au terme de leur séjour.

« Il faut vraiment espérer que notre gouvernement s’inspire de la Tunisie, Turquie, Grèce … qui ont tous aidé financièrement leurs hôteliers lésés.

« Pour l’avenir, nous allons bannir les contrats d’exclusivité comme nous le faisions avec T.C. Il y aura une part de prépayé mais nous allons surtout diversifier nos partenariats pour ne plus être dépendant d’un seul Tour opérateur.

« C’est une leçon qui va durement impacter notre bilan et pour être honnête, nous risquons de licencier une partie de notre personnel si l’Etat ne fait rien pour nous », affirme le président Kabbaj.

Au final, quel que soit le modèle économique qui sera adopté par les T.O. pour éviter la faillite, il est sûr qu’il y aura un avant et un après 23 septembre dans le secteur du tourisme mondial.

Thomas Cook: les filiales française et belge emportées à leur tour

En France, « Le tribunal de commerce de Nanterre ouvre ce jour (mardi) une procédure collective de redressement judiciaire pour Thomas Cook France« , a indiqué dans un communiqué l’entreprise qui compte 780 employés dans l’Hexagone.

« L’objectif est d’assurer la continuité de l’activité de l’entité française et d’avancer rapidement sur une solution de reprise sous la protection du tribunal », a encore indiqué Thomas Cook France.

La filiale française explique que « la date limite de dépôt des offres de reprise est fixée au 22 octobre au soir » et que « la prochaine date d’audience au tribunal de commerce de Nanterre est fixée au 5 novembre ».

La société, qui a rappelé détenir 172 agences de voyages en propre et réaliser un chiffre d’affaires annuel de 425 millions d’euros, a affirmé que « plusieurs repreneurs potentiels sérieux du secteur du tourisme ont déjà fait part de leur fort intérêt » pour elle.

Plus ancien voyagiste du monde, le britannique Thomas Cook s’est déclaré en faillite le 23 septembre, et les effets de cette banqueroute retentissante n’ont pas fini de se manifester.

Le tribunal de commerce de Gand en Belgique a ainsi annoncé plus tôt mardi la mise en faillite de Thomas Cook Retail Belgium, employant environ 500 personnes, après la faillite le 24 septembre de trois autres entités locales concernant 75 salariés.

Elle a été contrainte de déposer le bilan faute d’avoir pu trouver rapidement les 5 millions d’euros qui auraient ouvert la voie à une réorganisation judiciaire la protégeant de ses créanciers.

  Enquête sur les comptes à Londres

A Londres, le régulateur britannique de l’audit a quant à lui annoncé l’ouverture d’une enquête sur les comptes du voyagiste.

Le Financial Reporting Council (FRC) explique dans un bref communiqué que son enquête portera sur l’audit réalisé par le cabinet EY des différentes publications financières de Thomas Cook au cours de son exercice 2017-2018.

Il se laisse aussi la possibilité d’ouvrir d’autres enquêtes concernant le voyagiste en lien avec différentes autorités de régulation.

A l’issue de ses recherches, le FRC peut infliger une pénalité financière ou porter l’affaire devant la justice.

La faillite de Thomas Cook fait déjà l’objet de deux enquêtes, l’une de la part du liquidateur public à la demande du ministère des Entreprises et l’autre lancée par la commission parlementaire aux Affaires économiques.

Cette annonce du FRC intervient alors que la faillite soudaine de Thomas Cook il y a près de 10 jours a soulevé de nombreuses questions sur sa gestion, notamment au cours des dernières années, quand le groupe avait multiplié les avertissements sur résultats et vu son action s’effondrer.

Au moment de sa faillite, le groupe avait vu sa trésorerie fondre comme neige au soleil ce qui avait poussé ses banques à réclamer un financement supplémentaire de 200 millions de livres pour assurer sa survie pérenne, et ouvrir la voie à une reprise par le chinois Fosun.

Thomas Cook a pâti de la frilosité des clients en raison des incertitudes du Brexit et des changements de modes de consommation des vacanciers, délaissant les agences traditionnelles pour les réservations en ligne.

La faillite a coûté quelque 9.000 emplois au Royaume-Uni – le groupe comptait 22.000 employés dans le monde – et lancé le rapatriement inédit de 150.000 touristes par les autorités britanniques, sur un total de 600.000 vacanciers pris en charge par l’entreprise au moment de sa banqueroute.

Le bilan social et économique de la débâcle pourrait lui encore s’aggraver, y compris dans les pays où Thomas Cook envoyait des touristes.

Quelque 500 hôtels « vont fermer immédiatement » en Espagne en raison de la faillite du voyagiste britannique, a par exemple mis en garde lundi le président de la confédération espagnole des hôteliers.

A l’inverse, la compagnie à bas prix Ryanair a estimé mercredi que la faillite pourrait faire ses affaires. « Oui, nous récupérerons des clients de Thomas Cook l’été prochain », a dit le directeur marketing de Ryanair, Kenny Jacobs, devant la presse à Londres.

Faillite de Thomas Cook: rapatriement d’un premier groupe du Maroc

« Une équipe venue du Royaume-Uni ainsi que des membres du personnel de l’ambassade britannique à Rabat et du consulat britannique à Marrakech ont bénéficié d’une excellente collaboration avec les autorités marocaines », peut-on lire dans un communiqué de l’ambassade du Royaume-Uni au Maroc.

« L’Autorité de l’aviation civile et le ministère des Transports du Royaume-Uni travaillent sans relâche pour que les personnes touchées par la faillite de Thomas Cook puissent rentrer chez elles rapidement », poursuit la même source.

L’équipe continuera d’assister les passagers ayant réservé sur les vols Thomas Cook au départ de Marrakech prévus pour cette semaine et la semaine prochaine. Les clients ayant réservé sur ces vols sont appelés à consulter le site web dédié sur lequel les mises à jour sont publiées.

Lire aussi: Faillite de Thomas Cook : au moins 200 MDH de pertes pour les Marocains

Faillite Thomas Cook: les précisions chiffrées de l’ONMT

« Partenaire historique de l’ONMT, Thomas Cook est présent au Maroc depuis plusieurs décennies. Cependant, tout comme d’autres opérateurs touristiques majeurs dits classiques, Thomas Cook a vu ses parts de marché au Maroc se rétrécir année après année, au profit des nouveaux entrants notamment les tour-opérateurs online », souligne l’ONMT.
« Malgré cela, Thomas Cook figurait parmi les principaux acteurs du tourisme international au Maroc. Son objectif contractuel avec l’ONMT en 2019 était chiffré à 102.000 clients tous marchés confondus, avec la mise en place en propre de 50.000 sièges aériens charters dédiés exclusivement à sa clientèle britannique et belge ».

Les engagements de Thomas Cook au MAroc: 102.000 touristes et 50.000 sièges aériens en 2019

« L’arrêt d’exploitation de Thomas Cook prenant effet ce 23 septembre met donc fin à ce contrat et ce sont quelques milliers de clients que cette situation risque de faire perdre au Maroc pour cette année 2019, puisqu’à date, le voyagiste avait déjà réalisé 60% de ses objectifs en termes de clients et 90% des objectifs de sièges aériens », estime l’ONMT. Plus précisément, le Maroc perdrait selon ces chiffres de l’ONMT, 40% de 102.000 clients, soit près de 41.000. Pour ce qui concerne les sièges aériens, le même calcul donne 5.000 sièges en moins.
« Au-delà de ces objectifs commerciaux, l’ONMT utilise ces grandes marques de la distribution touristique pour communiquer sur les différentes destinations marocaines en direction des touristes potentiels des marchés sources. En 2019, des communications conjointes ont ainsi été réalisées avec Thomas Cook sur les marchés britanniques, allemands, belges ou encore français à travers la marque Jet tours », ajoute l’ONMT.
« Aujourd’hui, compte tenu de la situation, l’ONMT, comme tout acteur du tourisme dans le monde, est attristé de voir disparaitre le pionnier universel du voyage packagé, mais demeure confiant sur la résilience de la destination Maroc à travers le développement de l’activité des Compagnies aériennes et celle des autres Tour-Opérateurs, qu’ils soient classiques ou en ligne ».

Echanges avec les hôteliers pour récupérer les parts de marché

« L’office est également en train de prendre contact avec les hôteliers réceptifs de Thomas Cook pour étudier, ensemble, les plans d’actions qui s’imposent pour récupérer les parts de marché perdues ».
« Pour rappel, à fin Juillet 2019, les arrivées de touristes étrangers au Maroc enregistrent une hausse de +8.3%. La majorité des marchés étant au vert. Les marchés traditionnels de Thomas Cook sur le Maroc sont aussi en croissance : France +10%, Allemagne +9%, Royaume Uni 8% et Belgique +9% », conclut l’ONMT.

Faillite de Thomas Cook : au moins 200 MDH de pertes pour les Marocains

Dans le secteur touristique, tous les opérateurs ne parlent que de la faillite du grand voyagiste anglais et de ses conséquences sur le tourisme marocain. La situation est d’ailleurs jugée tellement grave qu‘une cellule de crise a été créée au ministère du tourisme pour gérer son impact et aussi préparer le rapatriement des milliers de clients de Thomas Cook toujours présents au Maroc. 

Toute la profession ne parle que de Thomas Cook

Sollicité par Médias24, le président d’un grand groupe hôtelier, détenteur de plusieurs actifs à Marrakech et Agadir parle de mauvaise nouvelle pour le tourisme et in fine l’économie marocaine.

« Personne ne peut se réjouir de la faillite d’un opérateur de cette importance parce qu’elle questionne et touche tout le secteur qu’il soit marocain ou mondial.

« C’est d’autant plus grave qu’à l’occasion du World Travel Market à Londres en 2017, l’ancien DG de l’ONMT avait signé un accord prévoyant l’accueil de 400.000 clients par an de Thomas Cook à l’horizon 2020 », se désole notre interlocuteur qui requiert l’anonymat.

Conséquences financières à court et moyen-terme

Selon lui, la faillite du plus grand voyagiste d’Angleterre aura deux conséquences directes sur les hôteliers marocains qui seront les principales victimes.

« En premier lieu, ils devront gérer les factures impayées de séjour qui ne seront pas payées par TC.

« Ces créances vont peser immédiatement sur les comptes de l’année en cours. Les pertes exceptionnelles dues aux créances compromises, essuyées par les opérateurs hôteliers en majorité, atteindront aisément une fourchette comprise entre 15 et 20 millions d’euros (170 à 220 MDH).

« Ensuite, il y aura un manque à gagner important qui se traduira par une baisse du chiffre d’affaires pour les semaines, mois et même années à venir. Cette baisse pourrait s’élever à 20%. En effet, même avec toute la bonne volonté du monde, on ne remplace pas un client de cette envergure du jour au lendemain ».

Effet domino ravageur

« De plus, la perte de ce client va entraîner un effet mécanique sur toute la chaîne de valeur à savoir les professionnels de l’hébergement, des transports, de la restauration…

« Pour ceux qui sont liés à TC, la chaîne va se gripper mais ils devront continuer à payer leurs charges fixes (salaires, CNSS …). Sachant que les opérateurs liés d’une manière ou d’une autre à TC seront touchés à des degrés différents, une partie de la profession va donc trinquer et souffrir financièrement.

« Au final, cette histoire va toucher tout le secteur et in fine l’économie du Maroc », conclut pessimiste notre source qui espère, sans être convaincue, que les hôteliers lésés auront pris la peine de se faire assurer pour faire face à ce genre d’événements exceptionnels.

Sollicité à son tour, Othman Cherif Alami qui préside le groupe Atlas Voyages, 1er T.O. du Maroc, confirme dans un premier temps que toute la profession ne parle que de cette faillite même s’il tient à préciser que certains, dont lui, se doutaient bien d’une pareille issue.

200 millions de DH de pertes pour le secteur hôtelier

« C’est un monument historique qui vient de s’écrouler. Les pertes de ses partenaires vont être gigantesques à l’international (1,9 milliard de livres sterling de dettes) et significatives au Maroc.

« Sachant que notre pays recevait 100.000 à 150.000 clients de ce voyagiste, le montant de la perte sera au moins de l’ordre de 200 millions de dirhams.

« Idem pour le volume des nuitées perdues qui devrait atteindre 700.000 à 1 million de car les clients de TC séjournaient en moyenne 7 nuits au Maroc ».

Interrogé sur la répartition de l’ardoise laissée par le voyagiste anglais au Maroc, le président affirme qu’elle sera considérable pour les hôteliers qui n’ont pas été payés les mois de juin, juillet et d’août.

« 80% des 200 MDH d’impayés concernent les hôteliers et pour le reste, ce sont les prestataires de services, les restaurateurs, transporteurs, excursions… »

Possible remboursement des créanciers

« Il faut cependant préciser qu’une partie de cette dette sera remboursée car la filiale TC Paris, d’où vient au moins la moitié des clients, a affirmé ne pas être concernée par la faillite de la maison-mère.

« Cela veut dire que les hôteliers marocains seront peut-être remboursés à hauteur de 50% voire 75% », espère Alami qui pense que malgré ce coup dur, le secteur dépendant de TC finira par s’en remettre.

D’autres voyagistes prendront la relève

« Ceci dit, la clientèle de ce voyagiste n’est pas définitivement perdue car elle finira par revenir par le biais d’autres T.O. comme TUI ou d’autres de taille plus modeste.

« En fait, cette faillite ouvre le secteur à un changement de business-model plus prudent et moins dépensier. En effet, malgré ses 100 avions, plusieurs centaines de clubs-vacances, plusieurs millions de clients, TC s’est lancé dans des investissements inconsidérés et n’a pas su gérer les crises mondiales du tourisme (terrorisme…) et la force croissante des low-cost », conclut le président.

Cellule de crise au ministère du Tourisme après la faillite de Thomas Cook

Une cellule de crise a été créée ce lundi matin comportant des cadres du ministère ainsi que les professionnels de la Confédération nationale du tourisme (CNT) et les équipes de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) afin de suivre et d’encadrer le rapatriement des milliers de clients du plus ancien tour opérateur d’Europe.

Les délégations du ministère du Tourisme dans toutes les régions du Maroc ainsi que les délégations de l’ONMT ont été mises à contribution pour encadrer cette opération et faire remonter le maximum d’information au niveau central pour que cette opération se passe dans les meilleures conditions.

Selon nos premières informations, le TO britannique travaille au moins avec trois gros groupes hôteliers au Maroc.

Pour rappel, Thomas Cook s’est déclaré lundi 23 septembre en faillite après avoir échoué au cours du week-end à trouver des fonds nécessaires pour sa survie, déclenchant le rapatriement sans précédent de ses quelque 600.000 clients en vacances dans le monde.

1.300 à 1.500 touristes à rapatrier du Maroc

Selon les premières évaluations effectuées ce lundi matin, 1.300 à 1.500 touristes clients de Thomas Cook se trouvent au Maroc. Le plus gros contingent est composé de touristes britanniques. Ces derniers seront rapatriés en quatre opérations, à partir du 25 septembre et jusqu’au 5 octobre, par les autorités britanniques.

Les autres proviennent des marchés français, belge, allemand et hollandais.

Les clients de Thomas Cook, au Maroc et dans le monde, se sentent évidemment lâchés en pleine nature et paniqués. Selon Mme Lamia Boutaleb, secrétaire d’Etat au tourisme, jointe par Médias24, « les autorités marocaines ont demandé aux hôteliers, de consentir le maximum d’efforts auprès de ces clients jusqu’à ce qu’ils puissent regagner leurs pays ». Mme Boutaleb invoque le patriotisme et l’image du Maroc. Les hôteliers semblent avoir répondu positivement, malgré la perspective certaine d’ardoises qui seront laissées par ces contrats Thomas Cook.

Un important canal pour l’arrivée de touristes au Maroc

Il n’a pas été possible pour le moment de connaître le nombre de touristes étrangers qui arrivent chaque année par le canal de Thomas Cook. Par contre, ce qui est certain, c’est qu’il s’agissait d’un canal important. Ce T.O. représentait en effet 5% de la clientèle britannique de Marrakech.

Thomas Cook exploitait également sa propre ligne aérienne Manchester-Marrakech avec 25.000 arrivées par an dans la ville rouge.

La faillite de cet important partenaire historique du Maroc est un coup dur pour les hôteliers marocains qui étaient ses partenaires mais également pour l’activité touristique. Les modes de voyage ont changé, le touriste voyage de plus en plus individuellement, en effectuant son marché sur le net. Le Maroc essaie de s’y adapter.

La faillite du voyagiste Thomas Cook devrait impacter le Maroc

Différentes sources marocaines professionnelles ou officielles, contactées par Médias24 dimanche, n’ont pas répondu à nos sollicitations. Il y aura évidemment un impact au Maroc.

Le plus ancien voyagiste du monde, le britannique Thomas Cook, s’est déclaré lundi en faillite après avoir échoué au cours du week-end à trouver des fonds nécessaires pour sa survie, déclenchant le rapatriement sans précédent de ses quelque 600.000 clients en vacances dans le monde.

Les autorités britanniques notamment vont devoir organiser le retour de 150.000 de leurs ressortissants, deux fois plus que lors de la faillite de la compagnie aérienne Monarch il y a deux ans. 4 vagues de retour sont prévues au départ de Marrakech pour les ressortissants britanniques, vers le Royaume Uni. Il s’agit des touristes devant à l’origine repartir les 25 et 28 septembre, les 2 et 5 octobre. Ces dates ne concernent que les voyageurs devant rentrer au Royaume Uni.

En Tunisie, des voyageurs britanniques ont été retenus par un hôtel qui a exigé le paiement avant le départ. Après intervention du ministère tunisien du Tourisme, ils ont pu repartir.

Sur le site spécial consacré aux mesures d’urgence pour le rapatriement des touristes, Thomas Cook UK conseille à ses clients se trouvant à l’étranger de « ne pas effectuer de paiement à [leur] hôtel, à moins d’instruction contraire de la part de l’Autorité britannique de l’aviation CAA. »

Thomas Cook France commercialise de son côté 208 formules différentes de séjour au Maroc.

Thomas Cook Airlines devait lancer le 1er novembre prochain une liaison saisonnière Londres-Marrakech.

« Le gouvernement et l’Autorité de l’aviation lancent l’opération de rapatriement la plus importante pour des civils de l’histoire en temps de paix« , a fait valoir le département britannique des Transports dans un communiqué.

Le groupe a expliqué que « malgré des efforts considérables » au cours du week-end, « les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financement possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat« .

En parallèle, l’Autorité britannique de l’aviation (CAA) a affirmé que Thomas Cook, « tour opérateur et compagnie d’aviation, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées« .

Les cabinets AlixPartners et KPMG devraient être nommés administrateurs des différentes filiales du groupe.

Le patron du voyagiste, Peter Fankhauser, a souligné que « bien qu’un accord ait été déjà largement approuvé, une requête pour des fonds supplémentaires ces derniers jours a présenté une difficulté qui s’est révélée insurmontable ».

Le destin du voyagiste s’est en effet joué en quelques jours: des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres et mené par le chinois Fosun, premier actionnaire, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain.

« C’est un profond regret pour le conseil d’administration et moi de ne pas avoir réussi. Je tiens à m’excuser auprès de nos millions de clients, nos milliers d’employés, fournisseurs et partenaires qui nous soutiennent depuis des années », ajoute-t-il, déplorant aussi un « jour profondément triste pour une entreprise pionnière du voyage organisé ».

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde compte 22.000 employés dont 9.000 au Royaume-Uni qui vont beaucoup se retrouver au chômage dès lundi.

Le voyagiste très lourdement endetté a vu son horizon s’assombrir ces dernières années à cause de la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et de la frilosité de touristes inquiets du Brexit notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

  Opération Matterhorn

Les autorités britanniques ont activé un plan d’urgence surnommé « Opération Matterhorn », du nom d’une campagne de bombardement américaine lors de la deuxième guerre mondiale.

« Les clients qui sont à l’étranger doivent consulter le site www.thomascook.caa.co.uk et ne se rendre à l’aéroport que lorsqu’ils ont un vol alternatif confirmé », enjoint la CAA qui précise les numéros des lignes téléphoniques spéciales ouvertes pour aider les voyageurs (0300 303 2800 en Grande-Bretagne et Irlande, +44 1753 330 330 depuis l’étranger).

La CAA ajoute avoir sécurisé des avions spéciaux pour cette opération colossale qui devrait durer jusqu’au 6 octobre, même si certains touristes pourront rentrer par des vols commerciaux. Elle rappelle que les voyages organisés bénéficient de la garantie ATOL, qui découle d’une directive européenne.

Cette législation s’applique aux autres membres de l’UE, notamment la France et l’Allemagne qui ont de gros contingents de clients de Thomas Cook, et ces derniers devraient bénéficier de fonds de garantie locaux.

« Vu l’ampleur de la situation, quelques perturbations sont inévitables, mais la CAA va faire son possible pour ramener les gens chez eux aussi près de la date prévue que possible », que ce soit pour les gens couverts par ATOL ou non.

La CAA relève que les clients ayant acheté un séjour qu’ils n’ont pas encore utilisé auront droit à « un remboursement complet », et que ceux qui sont coincés à l’étranger pourront aussi recouvrer les frais encourrus sur place si leur retour est retardé. (Avec AFP)

Encours de la dette extérieure publique: plus de 12 MMDH au 1er semestre 2013

L'évolution du stock de la dette extérieure publique fait ressortir une hausse de 6,5 milliards de DH de la dette extérieure des établissements et entreprises publics (EEPs) et de 5,6 milliards de DH de la dette du Trésor à fin juin 2013, explique la DTFE dans une note relative aux statistiques de la dette extérieure publique pour le 1er semestre 2013.

S'agissant de la structure de la dette publique, les créanciers multilatéraux constituent le premier groupement de créanciers du Maroc avec une part de 48,7% de la dette extérieure publique, suivis des créanciers bilatéraux avec 34,5% et des institutions financières monétaires et des banques commerciales avec 15,8%.

Par structure d'emprunteurs, la note relève que le Trésor accapare 54,5% du total de la dette extérieure publique et demeure ainsi le principal emprunteur, suivi par les établissements publics qui détiennent 45% de ladite dette, alors que les banques et les collectivités locales ne comptent à leurs actifs que 0,5% de la dette extérieure publique durant cette période.

Les tirages sur emprunts extérieurs publics se sont établis à 22 milliards de DH, dont 6,4 milliards de DH au titre du produit de l'émission sur les institutions financières monétaires, 5,1 milliards de DH pour le financement des appuis aux réformes et projets du budget et 10,5 milliards de DH dans le cadre de l'accompagnement de l'effort d'investissement des EEPs.

Par devise, l'euro s'accapare la part du lion avec 72,5% de la structure de la dette extérieure publique, alors que le dollar détient 11,8% de ladite dette.

Par type de taux d'intérêt, c'est la dette à taux d'intérêt fixe qui domine avec 67,5% alors que la dette à taux d'intérêt variable représente 23,5%.

Ces statistiques portent essentiellement sur l'évolution de l'encours de la dette et sa structure par maturité originale, par groupes de créanciers et d'emprunteurs ainsi que sa composition, ainsi que sur l'évolution et la ventilation des charges et tirages de la dette extérieure publique par groupe de créanciers, outre les projections à court et à moyen termes du service de la dette extérieure sur la base de l'encours.

(Avec MAP)

Protection du consommateur, l’arsenal juridique expliqué aux associations

Les activistes de la région d’El Jadida au sein des associations de protection des droits du consommateur ont tenu séance, ce week-end.

Une initiative, dont l’origine revient à la Fondation marocaine du consumérisme en partenariat avec le ministère du Commerce, de l’industrie et des nouvelles technologies.

«C’est beaucoup plus une journée de formation destinée aux associations de protection du consommateur. Elle vise les ONG actives dans la région Doukkala-Abda. Ces dernières ont profité de cette formation. Cette première journée entre dans le cadre de notre plan stratégique», nous explique Mohamed Laghdaf Rhaouti, président de la Fondation marocaine du consumérisme.

Pas moins de 29 associations ont participé à cette journée. La sélection s’est effectuée sur la base des actions entreprises par ces dernières.

«Le programme continue. Il sera périodique, tous les derniers samedis du mois, nous organiserons des ateliers dans l’une des régions du Maroc», ajoute-t-il. La thématique abordée, les journées des 28 et 29 septembre a porté sur «les associations de protection du consommateur: quel rôle pour la mise en œuvre du cadre législatif de protection du consommateur?».

Cette initiative tend à pallier le fait que «chaque association travaille à sa guise. Nous tentons d’organiser les efforts en proposant un soubassement juridique de tout l’arsenal réglementaire existant», souligne Mohamed Laghdaf Rhaouti. Et de poursuivre: «tout le monde focalise sur la loi 31-08 édictant les mesures de protection du consommateur, mais il existe d’autres dispositions tout aussi importantes. Il y a des articles inclus dans les législations de droit commun, qu’il faut connaître et prendre en considération».

Il insiste également sur l’environnement législatif international: «il s’agit notamment des directives européennes d’ordre global, des conventions onusiennes et d’autres à caractères plus spécifiques».

Pour l’heure, le projet de loi 31-08 est dans les tiroirs du Secrétariat général du gouvernement. Son adoption au Parlement ne saurait tarder.

L’enseignement de l’amazigh : ce qui bloque

Parmi les contraintes, les experts et acteurs associatifs citent notamment la lourdeur du processus de généralisation horizontale et verticale, un manque de constance dans l'enseignement de la langue amazighe dans les établissements d'enseignement et le déficit constaté au niveau des cadres pédagogiques qualifiés.

Pour faire face à ces difficultés, ils préconisent de lancer un débat transparent et global portant sur le processus d'intégration de l'amazighe dans le système éducatif. Un débat qui doit rassembler des acteurs académiques et des représentants des instances éducatives et des associations d'enseignants de la langue amazighe outre des associations de la société civile et des lauréats des filières amazighes.

Dans ce sens, le recteur de l'Institut royal de la culture amazighe (Ircam), Ahmed Boukous, affirme que ce plan prévisionnel repose sur la mise en place d'une vision intégrale et efficace capable de généraliser l'enseignement de la langue amazighe horizontalement et verticalement dans l'enseignement public et privé. Il s'agit également d'intégrer les dimensions nationale, régionale et locale, a précisé M. Boukous lors d'une interview avec le portail amazigh de la MAP (MAP-Amazighe), à l'occasion du début de la nouvelle année scolaire 2013-2014.

Une telle action, a-t-il dit, est en mesure d'assurer la préservation et le renforcement des acquis en la matière, notamment la généralisation de l'enseignement de l'amazigh au niveau des cycles primaire et secondaire, la normalisation progressive de cet enseignement et l'adoption des caractères tifinaghe.

Le plan a également pour but de consacrer la nouvelle conception de l'identité nationale, telle que définie par la Constitution marocaine, au niveau des programmes et manuels éducatifs. Il s'agit également d'actualiser les textes juridiques et organiques afin de les harmoniser avec les exigences de la Loi fondamentale, en plus de l'activation de ces textes au niveau national, régional, provincial et local, et de garantir les ressources humaines qualifiées (enseignants, inspecteurs et formateurs) via la formation continue.

En outre, le recteur a mis l'accent sur la nécessité d'augmenter le nombre de professeurs d'amazighe et de les former dans les centres régionaux des métiers de l'éducation et de la formation crées au titre de l'année scolaire 2012-2013, ainsi que sur l'élargissement de l'enseignement public et privé de cette langue. Il a également plaidé pour l'augmentation des séances réservées à la langue amazighe qui sont au nombre de trois heures, afin d'accompagner son statut de langue officielle du pays.

M. Boukous, qui a passé en revue certains obstacles entravant l'intégration de la langue amazighe dans le système éducatif national, n'a pas omis de souligner les acquis enregistrés dans ce domaine depuis la signature d'une convention de partenariat entre l'Ircam et le ministère de l'Education nationale le 26 juin 2003.

A ce niveau, M. Boukous a rappelé que des manuels scolaires de langue amazighe destinés aux élèves des six classes de l'enseignement primaire ont été mis en place, ainsi que des guides pédagogiques pour enseignants, outre des supports de soutien sous forme de contes illustrés et de CD interactifs pour l'apprentissage de la langue.

Le processus d'élaboration des manuels scolaires a été accompagné d'un ensemble de formations dédiées aux cadres de l'enseignement, notamment à des inspecteurs, des enseignants et des formateurs, dans la perspective de la généralisation de l'enseignement de cette langue, a fait savoir M. Boukous, ajoutant que 14.000 enseignants et 300 inspecteurs on été formés pendant cette dernière décennie ainsi que 45 formateurs et formatrices et mille directeurs et directrices dans des centres et des établissements de l'enseignement primaire.

Par ailleurs, M. Boukous a affirmé que le nombre des enseignants d'amazighe ne dépasse pas 5.060, dont 385 sont spécialisés dans l'enseignement de cette langue, soit 4% de l'ensemble des enseignants du primaire. Ces enseignants s'occupent de la formation de 517.825 élèves issus des différentes académies régionales, selon des statistiques du ministère de l'Education nationale pour l'année 2012.

M. Boukous a conclu que la mise en oeuvre de la loi organique relative au caractère officiel de l'amazighe et de la loi relative à la création du Conseil national des langues et de la culture marocaine est à même de contribuer à l'élaboration d'une politique de l'éducation plus efficace, capable d'intégrer l'amazighe dans le système éducatif national.

(Avec MAP)

Le Roi reçoit plusieurs ambassadeurs étrangers

Il s'agit de :

Platon Alexis Hadjimichalis, ambassadeur de la République de Grèce
Sun Shuzhong, ambassadeur de la République populaire de Chine
Michael Lund Jeppesen, ambassadeur du Royaume du Danemark
Valery Vorobiev, ambassadeur de la Fédération de Russie
José Patricio Gutierrez Maxwell, ambassadeur de la République d'Argentine
Amine Ahmed Mohamed Abou Houseira, ambassadeur de l'Etat de Palestine
Pham Truong Giang, ambassadeur de la République socialiste du Vietnam
Ahmed Ihab Abdelahad Jamaleddine, ambassadeur de la République arabe d'Egypte.

Le Souverain a, par la suite, reçu plusieurs autres ambassadeurs étrangers venus prendre congé au terme de leurs missions dans le Royaume.

Il s'agit de :

Jean-Luc Bodson, ambassadeur du Royaume de Belgique,
Clifford Nii Amon Kotey, ambassadeur de la République du Ghana
Moussa Ben Hamdan Attaai, ambassadeur du Sultanat d'Oman.

Le Souverain les a décorés du Wissam Alaoui de classe exceptionnelle.

Toshinori Yanagiya, ambassadeur du Japon, que le Roi a décoré du Wissam Alaoui de deuxième classe (Grand Officier), ainsi que Thierry Munoz Ledo Chevannier, ambassadeur du Mexique.

Cette audience s'est déroulée en présence du ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Youssef Amrani, et du Chambellan du Roi, Brahim Frej.

(MAP)

La BMCE va s’implanter au Nigéria et vise le marché sud-africain

Le groupe BMCE Bank a vu son assise financière renforcée. Les capitaux propres Groupe ont cru de 16% à 14 milliards de DH, suite à l’augmentation de capital de 1.5 milliard de DH souscrite par les actionnaires en décembre 2012.

C’est ainsi que le ratio de solvabilité est passé de 12.04% fin juin 2012 à 12.7% à fin juin 2013, au-delà donc des exigences réglementaires.

Le ratio des fonds propres de base «Tier one» s’établit à 9.41%, supérieur d’une quarantaine de points de base au niveau minimum réglementaire de 9%.

Quant à son efficacité opérationnelle, le groupe affiche une nette amélioration puisque le coefficient d’exploitation s’est établi, en consolidé, à 58.6% à fin juin 2013, soit un point de pourcentage de mieux par rapport à juin 2012 et davantage encore par rapport à 2011 puisqu’il se situait à près de 63%.

Toutefois, un effort très significatif fut consenti en matière de couverture des risques par les provisions. Le ratio du coût du risque (rapport entre les dotations aux provisions rapportées aux encours de crédit) a atteint 1.25% en consolidé, contre 0.92% à fin décembre 2012 et 0.92% il y a deux ans.

De plus, la rentabilité s’inscrit dans une tendance de renforcement, car le résultat Net Part de Groupe (RNPG) s’est, au terme du premier du premier trimestre 2013, accru de 65% à 594 millions de DH, sous l’effet conjugué de la bonne tenue de l’activité globale d’exploitation que l’on peut appréhender à travers les hausses respectives du Produit Net Bancaire (PNB) et du Résultat Brut d’Exploitation consolidé (RBE) de 11% et 13% , ainsi que du repli du coût du risque de -16%.

Sur le marché, le titre de la banque s’est apprécié, depuis le début de l’année, de 25% à 200 DH, surperformant son indice sectoriel dont la performance n’a pas dépassé 5.3% à 10.739.85 points sur la même période. A contrario, le MASI et MADEX se sont contractés respectivement de 6.06% à 8792.15 points et de 6.23% à 7139.93 points respectivement.

Une activité subsaharienne rentable

Les filiales de Bank of Africa (BOA), groupe africain majoritairement détenu par la BMCE Bank depuis 2008, ont connu une rentabilité continue, en contribuant, en cumulé, à plus d’un milliard de DH au RNPG depuis l’acquisition.

Le fonds de commerce du Groupe (BOA) s’est développé grâce au renforcement du maillage de son réseau. Le nombre de comptes a augmenté de 1 million depuis 2008 (de 600.000 à 1,6 million) et les agences de plus de 200 nouvelles unités (de 177 à 387 unités).

En outre, selon son top management, la BMCE, dans le cadre de sa stratégie d’expansion, boucle les démarches pour s’implanter au Nigéria dans le très court terme et ambitionne d’attaquer le marché sud-africain dans le moyen terme.

A noter qu’une demande d’agrément a été déposée en Algérie depuis 10 ans, sans aucun retour, positif ou négatif.