À Istanbul, l’organisation féminine de l’USFP interpelle sur la situation des femmes dans les camps de Tindouf

Engagées depuis plusieurs décennies dans la promotion de l’égalité et de la démocratie au Maroc, les femmes ittihadies ont saisi l’occasion pour rappeler leur attachement aux solutions pacifiques et politiques aux conflits, en particulier à celui du Sahara marocain. Elles ont surtout souhaité mettre en lumière la situation des femmes vivant dans les camps de Tindouf.

Dans un message adressé à la communauté internationale, les femmes ittihadies ont dénoncé les conditions de vie jugées « inhumaines » de ces femmes, privées, selon elles, de leurs droits fondamentaux et vivant sous le contrôle d’un groupe armé non reconnu. Elles ont exprimé leur solidarité avec ces femmes, tout en appelant les Nations unies à procéder à leur recensement, étape préalable à toute évaluation indépendante des violations rapportées.

Le silence international est devenu une forme de complicité

Des témoignages évoquent en effet des violences sexuelles, des grossesses forcées et des restrictions aux libertés de mouvement et d’éducation, dans un environnement où toute protection juridique serait absente.

« Le silence international est devenu une forme de complicité », ont-elles estimé, appelant à une enquête urgente et à une mobilisation féministe globale autour de cette question.

Dans un communiqué, elles ont rappelé que plusieurs femmes participant au congrès avaient déjà visité les provinces du Sud du Maroc, où elles ont pu constater, selon elles, l’implication des femmes sahraouies dans les institutions locales, les conseils élus et les initiatives de développement.

Pour les femmes ittihadies, la représentation légitime des Sahraouis s’exerce à travers les structures démocratiques du Royaume. Elles ont ainsi invité les acteurs internationaux à venir constater sur le terrain la réalité des avancées dans ces régions, loin des discours partisans.

Capitaine Ali Najab : le pilote et héros de la guerre contre le polisario n’est plus

Redevable à son indéfectible engagement qui avait permis de faire libérer, en 2005, les 404 derniers prisonniers retenus en territoire algérien, Médias24 s’associe à la douleur de sa famille et tient à témoigner à ce héros de la Nation la reconnaissance de la patrie et celle du peuple marocain pour l’ensemble de son parcours.

Lire également la longue interview en 4 parties que le capitaine Ali Najab avait accordée à notre rédaction en 2015 :

https://www.medias24.com/2015/07/22/document-ali-najab-ma-guerre-contre-le-polisario-1/

https://www.medias24.com/2015/07/23/document-ali-najab-dans-le-goulag-du-polisario-2/

https://www.medias24.com/2015/07/28/document-ali-najab-esclave-du-polisario-pendant-25-ans-3/

https://www.medias24.com/2015/07/29/document-ali-najab-enfin-libre-apres-25-ans-de-calvaire-4-et-fin/

Accident du convoi du président mauritanien de retour de Tindouf, un garde du corps décédé

Selon des sources médiatiques mauritaniennes, l’accident a entraîné la mort de l’un des gardes du corps du président mauritanien. Un autre a été blessé.

Plus tôt dans la journée, les présidents mauritanien et algérien avaient inauguré des projets conjoints, dont un poste-frontière, et lancé les travaux de la route Tindouf-Zouerate.

Trois pays déconseillent à leurs citoyens de se rendre dans la région de Tindouf

« L’aggravation de l’instabilité au nord du Mali et l’activité croissante des groupes terroristes dans la région ont des répercussions sur la sécurité des camps de Tindouf », indique le ministère des Affaires étrangères espagnol, qui exhorte l’ensemble de ses ressortissants qui se trouvent actuellement dans la région à quitter les lieux si leur présence n’est pas nécessaire.

De même, les Etats-Unis ont émis une alerte de sécurité concernant « un risque accru » d’enlèvement de ressortissants occidentaux près des camps de Tindouf en Algérie aux alentours du Marathon du Sahara 2024, prévu le 28 février prochain. Les Etats-Unis recommandent à leurs ressortissants d’éviter la zone jusqu’au 15 mars.

Pour sa part, le Royaume-Uni a également mis à jour, le 16 février, ses recommandations de voyage pour l’Algérie suite à l’alerte de sécurité américaine. Ainsi, le bureau des Affaires étrangères britannique déconseille à ses citoyens de voyager dans les zones à 30 km de la frontière avec la Libye, la Mauritanie, le Mali et le Niger, et à 30 km de la frontière avec la Tunisie dans les provinces d’Illizi et de Ouargla et dans la zone des montagnes Chaambi.

Processus politique au Sahara: Washington mène des consultations qui suscitent des interrogations

Joshua Harris à Tindouf, Alger et Rabat. Staffan De Mistura à Laâyoune et Dakhla. La simultanéité de ces deux événements est-elle une simple coïncidence de calendrier? Que signifie la multiplication des contacts entre les Etats-Unis et l’Algérie? Y a-t-il offensive diplomatique, inflexion de la politique américaine? Comment faut-il interpréter les récentes déclarations américaines au sujet du Sahara marocain? La hausse de l’activité diplomatique américaine dans la région est-elle directement ou indirectement liée à la situation au Niger et plus largement au Sahel?

En attendant une déclaration officielle marocaine après les entretiens de Jooshua Harris à Rabat, voici un tour d’horizon des faits et une première tentative d’analyse.

Le sous-secrétaire d’Etat adjoint de l’administration américaine Joshua Harris a atterri à Rabat ce mercredi 6 septembre. Il devait rencontrer les responsables marocains, dont le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita. C’est la troisième étape de sa tournée régionale, qui l’a également mené à Tindouf et à Alger. L’objectif clairement affiché est de relancer le processus onusien afin de parvenir à une solution politique pour le conflit du Sahara, qui soit durable et digne, et bien sûr basé sur les résolutions onusiennes.

Sa visite intervient simultanément avec celle de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies Staffan De Mistura. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, puisque le Département d’Etat américain confirme que la tournée de Joshua Harris vient en appui à celle de De Mistura dans le cadre des efforts onusiens pour relancer le processus politique.

Le message de Joshua Harris, qui comportait un appel à « l’esprit de réalisme et de compromis », n’a pas du tout été apprécié à Tindouf. C’est ce que montre la réaction du polisario à travers un communiqué. En Algérie, le responsable américain n’a été reçu que par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.

Convaincre Alger de revenir au processus politique

Joshua Harris espère décrocher au moins un cessez-le-feu afin de marquer le retour au dialogue politique. Dans une interview accordée au journal algérien El Watan, il dit espérer que cette démarche puisse « créer un environnement où le processus des Nations unies pourrait avancer de manière substantielle dans un esprit de désescalade ».

Dans une intervention en juin dernier dans le cadre de la Fondation Carnegie pour la paix internationale [ci-dessous], Joshua Harris estimait que la situation actuelle est différente de celle de l’hiver 2020, qui avait connu une escalade dangereuse. « Après s’être atrophié pendant des années, je pense qu’un processus politique est actuellement en vie », a-t-il confié, soulignant la présence d’un large consensus au sein du Conseil de sécurité pour soutenir les efforts de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU.

« Nous aimerions voir une dynamique positive émerger. Si les deux pays sont intéressés, nous sommes prêts à utiliser nos relations et notre influence dans une direction positive. Mais ce sont des choix souverains ; nous allons nous tourner vers Alger pour déterminer la façon dont ils veulent procéder et [savoir] si c’est une chose dans laquelle les Etats-Unis devraient ou non jouer un rôle », a poursuivi Joshua Harris, insinuant par là que seule la position algérienne pourrait entraver cette démarche américaine pour la résolution du conflit par la voie politique.

Notons que fin octobre, le conseil de sécurité sera appelé à prolonger le mandat de la Minurso. Une réunion périodique du Conseil qui est sanctionnée par une résolution ainsi qu’un rapport de l’envoyé personnel et un autre du secrétaire général de l’ONU.

L’initiative américaine sur fond d’une forte instabilité au Sahel

Cette action volontariste de l’administration américaine intervient dans un contexte où cette dernière est particulièrement préoccupée par la résurgence de l’instabilité en Afrique, notamment au Sahel. Au Niger, qui a connu un coup d’Etat le 26 juillet dernier, les Etats-Unis sont présents à travers deux bases militaires, dont la base aérienne 201 qui s’étend sur 25 km² et est équipée de drones de reconnaissance et d’attaque.

Au total, environ 1.000 soldats américains sont présents au Niger dans le cadre de missions de contre-terrorisme. Il faut dire que la région est particulièrement touchée par la résurgence du terrorisme, en particulier au nord du Nigeria, au Mali et au Burkina Faso, à travers des organisations comme le GSIM (ex-AQMI) et les branches locales de l’Etat islamique. Ces dernières n’hésitent pas à attaquer les ressortissants occidentaux et représentent une déstabilisation majeure dans la région.

C’est la raison pour laquelle le coup d’Etat au Niger, après ceux du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée et du Tchad, n’est pas pris à la légère par les Américains. Ils y voient un frein à la lutte anti-terroriste et un risque de propagation de l’instabilité dans la région, mais aussi une brèche d’entrée pour le groupe mercenaire Wagner, et donc de l’influence russe, croissante dans le Sahel.

De plus, l’Algérie s’est ouvertement opposée à toute intervention militaire au Niger, la considérant comme une menace pour sa stabilité. Elle s’oppose ainsi à la position de la Cedeao, qui veut imposer le retour à la légalité constitutionnelle par la force, après l’échec des efforts diplomatiques.

L’administration américaine multiplie les contacts avec Alger sur cette question. Officiellement, les deux pays sont d’accord pour condamner le coup d’Etat et prioriser une résolution politique. Après sa rencontre avec son homologue américain Antony Blinken à Washington le mois dernier, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a reçu un appel téléphonique de la secrétaire d’Etat adjointe aux Affaires africaines, Molly Phee, lors duquel cette dernière a réitéré le soutien des Etats-Unis à la position de la Cedeao.

Ce mercredi 6 septembre, alors que Joshua Harris était toujours en Algérie, le chef d’Etat-major de l’armée algérienne et réel maître de l’Algérie, Saïd Chengriha, a reçu un appel de William Burns, le directeur de la CIA. Le contenu de la conversation n’a pas été rendu public. Dans un communiqué, le ministère algérien de la Défense a évoqué « l’intérêt commun de renforcer la coopération et la coordination dans les domaines sécuritaires ».

Ce tour d’horizon factuel permet donc de situer le contexte actuel mais ne répond pas à toutes les questions. Une question essentielle demeure: l’activisme actuel des Etats-Unis est-il uniquement provoqué par la crainte d’une déstabilisation du Sahel et du Nord-Ouest africain? Ne s’agit-il pas également de contrer les influences russe et chinoise? Ce que l’on retiendra, c’est cette déclaration du porte-parole du Département d’Etat, le 18 juillet dernier, en réponse à une question au sujet de la position américaine sur le Sahara: « les États-Unis ont pris cette mesure [de reconnaissance] en décembre 2020 et cela n’a pas changé (…). Je dirai en même temps que nous soutenons pleinement l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Staffan de Mistura, alors qu’il intensifie ses efforts pour parvenir à une solution politique durable et digne au Sahara occidental ».

De Mistura à Laâyoune et Dakhla : une mission discrète, les premiers retours sont positifs

L’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan De Mistura, est arrivé lundi 4 septembre à Laâyoune, dans le cadre de la tournée régionale qu’il effectue avant la publication du rapport du Secrétaire général au Conseil de sécurité en octobre. Le responsable onusien s’est également rendu mercredi 6 septembre à Dakhla, où il a été accueilli par le Wali de la région Dakhla-Oued Ed-Dahab et le président du Conseil de la région.

Ni le Maroc ni l’ONU n’ont rendu compte pour le moment des réunions de De Mistura avec les élus, les autorités locales et les Chioukhs des tribus sahraouies. En réponse aux questions des journalistes sur le sujet, lors de la conférence de presse tenue à l’issue du Conseil de gouvernement de ce jeudi, le porte-parole du gouvernement s’est contenté de souligner que Nasser Bourita fera une déclaration à ce propos vendredi ou samedi.

Si les commentaires officiels n’ont toujours pas été rendus publics au moment où nous publions ces lignes, les premiers retours recueillis auprès des responsables ayant rencontré De Mistura à Laâyoune sont positifs.

Les signaux sont au vert 

Nos confrères de Hespress ont obtenu les détails de la réunion à huis clos, tenue à Laâyoune, entre De Mistura, les élus de la région, les chefs des tribus sahraouies et le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilal.

De Mistura a évoqué le dynamisme et les développements positifs récents dans la question du Sahara, écrit Hespress. Il a souligné l’intérêt croissant de la communauté internationale pour ce conflit, citant les États-Unis, l’Espagne, Israël et d’autres pays.

L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara a également évoqué les signaux positifs qu’il a pu observer lors de sa visite dans les régions objet du conflit, signalant qu’il les inclura dans le rapport qui sera soumis au Conseil de sécurité des Nations unies et au Secrétaire général de l’ONU en octobre prochain, ajoute la même source.

Les tribus sahraouies renouvellent leur soutien au plan marocain d’autonomie 

Le président de la commune de Laâyoune, Hamdi Ould Rachid, a souligné l’importance du rôle des élus locaux et du plan marocain d’autonomie, qu’il considère comme une solution progressiste et crédible pour mettre fin au conflit autour du Sahara, poursuit Hespress.

Il a appelé l’envoyé onusien à transmettre la volonté des habitants de ces régions, majoritaires, de mettre en œuvre ce plan devant les membres du Conseil de sécurité, soulignant qu' »il n’est pas raisonnable qu’une minorité impose des orientations politiques illogiques à une majorité qui soutient et accueille favorablement la proposition d’autonomie dans la région », ajoute-t-on.

Le président de la région de Laâyoune a de son côté souligné que l’attention accordée par le Roi Mohammed VI à ces régions a « engendré un véritable développement dans la région, aboutissant à d’importants projets de développement conçus et réalisés par des Sahraouis, ce qui ne peut être nié ».

Le président de la région a appelé De Mistura à effectuer une tournée sur le terrain pour inspecter les projets achevés et ceux en cours de réalisation « afin de vérifier à titre personnel le développement dont nous parlons toujours ».

De son côté, Hassna El Idrissi, chargée de prononcer un discours au nom des chefs de tribus sahraouies devant l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies, a exposé l’histoire de la création de l’institution des chefs de tribus sahraouies à l’époque de la colonisation espagnole jusqu’à leur investiture par feu le roi Hassan II après la récupération des régions du Sud par le Royaume.

Les chefs de tribus ont renouvelé dans leur discours leur accueil favorable à la proposition d’autonomie, qu’ils considèrent comme une solution réaliste et crédible garantissant la coexistence de tous dans le cadre de la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, écrit Hespress.

Ce qu’ont dit les rescapés de Tindouf 

Lors de sa visite à Laâyoune, De Mistura s’est également entretenu avec un groupe de rescapés de Tindouf dont voici les noms selon nos confrères de Goud.ma : Larbi Weld Ness, directeur du centre « Asalam » pour les études politiques et stratégiques, expert militaire et un des grands intellectuels de la région, Saadani Maalainain, Ahmed Lkher, Chouier, Adnane Rbioueh, Khalil Rbioueh, Zine Al Abidine Al Wali et Ibn Smara Lbassir.

Larbi Weld Ness a déclaré à Goud.ma : « La réunion était riche et très importante. Les discussions ont été excellentes. » Témoignant anonymement, un autre rescapé présent lors de la réunion a confirmé au même journal que De Mistura a affirmé qu’il s’agissait du groupe le plus intéressant qu’il a pu rencontrer durant sa visite à Laâyoune.

Chacun des rescapés a raconté son expérience personnelle, évoquant la torture subie dans les rangs du polisario. Des récits qui ont ému De Mistura.

Cette réunion a également porté sur l’intégration des rescapés de Tindouf au Maroc et sur la façon dont cette expérience pourrait inclure les habitants de Tindouf. Le mouvement des Sahraouis pour la paix et son échec ont par ailleurs été évoqués, selon une autre source consultée par Goud.ma. D’après cette même source, De Mistura écoutait attentivement et laissait à chacun des rescapés le temps nécessaire pour s’exprimer, sans l’interrompre. « Il faisait preuve d’une grande courtoisie. »

Les efforts du CRDH de Laâyoune dans la région salués par De Mistura 

L’envoyé onusien s’est également entretenu avec le Conseil régional des droits de l’Homme (CRDH) de Laâyoune. La réunion a été un franc succès, confirme à Médias24 une source sûre.

« Le CRDH de Laâyoune a accueilli dans son siège l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara, Staffan De Mistura. Le président du Conseil a fait une présentation sur les prérogatives de ce dernier dans le domaine de la protection des droits de l’Homme, au niveau des sphères économique, culturelle, sociale et environnementale. D’autres membres du CRDH ont pris la parole (la commission est composée de 21 membres, la majorité était présente à la réunion). Chaque membre a apporté des éclaircissements sur le dossier qu’il gère. Il y a des dossiers relatifs aux personnes en situation de handicap, à l’environnement, au droit de l’éducation et au travail », explique notre source.

« C’est une réunion très importante qui a duré deux heures. Elle a porté sur le rôle que joue le CRDH de Laâyoune et le CNDH en général dans la protection des droits humains. Certains prétendent qu’il n’y a aucune partie qui défend les droits humains dans la région et qu’il doit y avoir une entité internationale pour assurer cette mission. Le CRDH de Laâyoune a démontré tout le contraire à De Mistura. Le Conseil est en effet indépendant, d’autant qu’il dispose d’une représentativité dans 4 provinces à travers ses 21 membres », précise notre source.

« Le CRDH de Laâyoune reçoit toute sorte de plaintes, qu’elles soient émises par un citoyen ou par un étranger (en situation régulière comme irrégulière) sans aucune discrimination sur fond des opinions politiques, de la nationalité ou autre. Le Conseil étudie l’ensemble des plaintes et émet ses recommandations aux autorités concernées », poursuit notre source.

Et cette dernière d’ajouter : « De Mistura a exprimé son contentement vis-à-vis de la cadence des activités menées par le CRDH de Laâyoune, surtout en matière de droits culturels, en particulier la culture hassanie, en activation de la Constitution de 2011 qui reconnait la diversité culturelle au Maroc et la culture hassanie comme partie intégrante de l’identité marocaine. Il a en outre qualifié les efforts fournis par le CRDH de Laâyoune d’énormes. »

« De Mistura nous a posé une question sur les relations que nous entretenons avec les organisations internationales actives dans le domaine des droits humains. Nous lui avons expliqué que celles-ci visitent constamment le Maroc et que ce dernier est parmi les pays qui s’intéressent aux mécanismes internationaux relatifs aux droits de l’Homme », conclut notre source.

Graves dysfonctionnements dans la gestion par l’Algérie de l’aide alimentaire aux camps de Tindouf (rapport)

Élaboré par une équipe d’évaluation indépendante, à la demande du Programme alimentaire mondial (PAM), le rapport signale « l’absence de contrôle direct sur la distribution de l’aide alimentaire générale et du libre accès aux camps« . Et dajouter : « L’organisation dispose d’une habileté limitée pour garantir le respect des principes humanitaires dans les camps. »

Le rapport relève également que « l’aide alimentaire est distribuée à toute la population des camps et non uniquement aux plus vulnérables », comme cela fut relaté dans les rapports antérieurs du PAM. Il sagit là de lun des outils du stratagème déployé pour gonfler délibérément les chiffres de la population dans les camps de Tindouf.

Il est donc devenu nécessaire de mettre à jour les informations relatives à l’aide alimentaire dans les camps de Tindouf à la lumière de cette nouvelle donne, et de renforcer le plaidoyer pour l’enregistrement de cette population par le HCR, dans l’attente de son retour à la mère-patrie ; l’enregistrement étant un outil clé de protection, d’évaluation des besoins et de solutions.

Selon le document, le PAM a « eu du mal à nouer des relations solides avec le Croissant rouge algérien ». C’est le polisario qui organise la distribution de l’aide alimentaire dans les camps au nom du Croissant rouge algérien, note le rapport.

« L’un des défis de l’évaluation est que tous les participants aux entretiens et discussions de groupe soient sélectionnés par les soi-disant autorités des camps », poursuit la même source. Un constat qui dénote de la volonté d’empêcher l’équipe d’évaluation d’entrer en contact avec des personnes susceptibles de révéler d’autres dysfonctionnements et des détournements de l’aide.