Tanger Med : arrestation d’un ressortissant suédois d’origine sud-américaine recherché par Interpol

L’individu, âgé de 40 ans, a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national à bord d’un bateau se dirigeant vers l’un des ports espagnols, indique une source sécuritaire, ajoutant que l’opération de pointage dans la base de données d’Interpol a révélé que le suspect fait l’objet d’un avis de recherche international, en vertu d’une notice rouge émise par les autorités judiciaires suédoises.

Le mis en cause est suspecté d’être impliqué dans une affaire de trafic international d’une cargaison de cocaïne, saisie en 2023 dans une ville suédoise, précise la même source.

Il a été placé en garde à vue dans le cadre de la procédure d’extradition, tandis que les autorités judiciaires suédoises ont été avisées de cette interpellation, dans l’attente de l’envoi du dossier d’extradition, a-t-on poursuivi.

Cette interpellation s’inscrit dans le cadre de la coopération sécuritaire internationale, ainsi que des efforts soutenus déployés par les services de sûreté marocains en matière de poursuite des personnes recherchées au niveau international pour des crimes transfrontaliers.

Quand la cocaïne se « banalise » dans certaines soirées au Maroc : un phénomène en expansion décrypté par des consommateurs et des experts

À l’inverse de l’Europe où l’image « glamour » de la cocaïne tend à se dégrader, son usage au Maroc a augmenté au cours des dix dernières années, indiquant que cette drogue est probablement perçue comme inoffensive.

Médias24 a donné la parole à plusieurs consommateurs réguliers, mais aussi à un commissaire de police, un criminologue, un ancien trafiquant et à un spécialiste des comportements addictifs pour décrypter ce phénomène « à la mode » auprès d’un nombre croissant de jeunes adultes.

« Sniffer un rail de coke est aussi normal que boire un verre dans certaines soirées »

Les témoignages recueillis anonymement, en raison de la nature du sujet, montrent une banalisation de l’usage de la cocaïne au Maroc, avec une consommation croissante dans les milieux aisés.

Bien que les risques sanitaires liés à la consommation de cocaïne soient sérieux, plusieurs usagers justifient leur addiction par une forme de « normalité » qui les incite à suivre le mouvement au travail ou lors de soirées privées.

« La première fois que j’ai sniffé, c’était à l’occasion d’une fête où des amis m’en ont offert en me rassurant sur l’absence de conséquences négatives sur ma vie », nous confie un homme d’affaires casablancais qui consomme près de 2 grammes par jour.

Selon notre interlocuteur, le sentiment de toute puissance des premières prises, « souvent offertes dans un cadre récréatif en soirée ou en boîte de nuit par des amis ‘bien intentionnés’ qui comptent sur un service rendu », a rapidement cédé la place à la nécessité de financer une consommation dès le réveil pour retrouver l’effet initial de désinhibition.

Une cadre supérieure d’une multinationale, qui consomme également cette drogue « festive », explique la tendance actuelle par une nouvelle approche de séduction qui consiste à proposer « un trait de coke » plutôt qu’un verre pour faire connaissance.

« Le culte de la performance professionnelle explique la banalisation »

Et de souligner que si cette drogue est populaire auprès des jeunes, c’est pour ses « vertus quasi magiques » qui les rendent euphoriques en quelques secondes, atténuant temporairement les souffrances liées à des pathologies physiques ou mentales.

Son principe actif dopant, qui fait en effet oublier la fatigue ou les besoins essentiels comme le sommeil ou l’appétit, donne aussi l’impression d’être plus productif au travail.

Un ancien donneur d’ordre sur les marchés de capitaux, qui en consomme depuis des années, affirme pour sa part n’avoir jamais rencontré un consommateur qui n’ait pas fini ruiné ou affecté par des complications cardiovasculaires, respiratoires ou psychologiques.

« C’est un piège où de nombreuses personnes habituées au culte de la performance, comme les traders, sont tombées à cause de l’image erronée véhiculée par le cinéma américain », résume notre interlocuteur pour qui la cocaïne n’a aucun effet positif en regard des conséquences financières désastreuses et du taux de morbidité élevé.

Contrairement aux idées reçues, l’addiction à la coke ne peut pas être « gérée » sans aide médicale, explique-t-il.

Il a d’ailleurs lui-même réalisé que c’était une illusion le jour où il a dû remplacer sa voiture de luxe pour pouvoir financer une consommation devenue frénétique au bout de quelques mois seulement.

Actuellement, les profils des consommateurs proviennent de milieux sociaux aisés, mais nos sources n’excluent pas une augmentation de la demande, notamment dans des discothèques où des serveurs sont parfois à la fois des usagers et des intermédiaires au service des dealers.

Un produit de plus en plus accessible

Un officier supérieur des services de lutte contre le trafic de stupéfiants estime que l’usage de la cocaïne pose des problèmes sécuritaires croissants, après les psychotropes qui sont en tête des affaires pénales.

« Si la consommation de cocaïne s’élargit de plus en plus, les grandes villes comme Marrakech, Casablanca, Rabat et Tanger restent le principal marché intérieur depuis que le Maroc est devenu un point de transit pour inonder l’Europe », révèle notre interlocuteur.

Ce dernier craint, à terme, que l’accès à cette drogue de synthèse ne soit plus limité aux grands centres urbains, mais qu’il s’étende dans tout le tissu social des jeunes y compris dans la ruralité.

A ce propos, les saisies croissantes opérées par la DGSN depuis 2010 montrent en effet une pénétration constante de l’usage récréatif de cette drogue. En 2024, 1,95 tonne de cocaïne a été saisie.

En ce début d’année 2025, la plus importante saisie a eu lieu au poste frontalier de Guergarat, le 22 janvier. Il s’agit d’une quantité de 37,6 kg en provenance d’un pays de l’Afrique subsaharienne.

L’image festive de la cocaïne rassure les nouveaux consommateurs

Notre interlocuteur insiste sur l’image festive de ce stupéfiant, contrairement à l’héroïne, associée aux junkies et au SIDA.

Le fait que la cocaïne soit consommée le plus souvent par voie nasale — ce qui est présenté comme moins risqué qu’une injection — a contribué à ignorer les conséquences pour la santé, avec l’idée erronée que cette drogue est moins nocive et que sa consommation serait « gérable ».

Malgré l’absence de statistiques publiques du ministère de la Santé sur le profil des usagers marocains, l’officier interrogé estime que la sur-représentation des cadres et des professions intellectuelles est progressivement remplacée par toutes les catégories socioprofessionnelles.

Si la cocaïne reste « pour l’instant » un produit de niche réservé aux clients fortunés, sa disponibilité croissante et son prix moins prohibitif ont entraîné la plus importante hausse de consommation parmi toutes les drogues recensées au Maroc.

Un prix de plus en plus abordable qui stimule fortement la demande

Selon l’éminent criminologue Xavier Raufer, la banalisation de sa consommation au Maroc s’explique par son prix de plus  en  plus abordable (600 dirhams le gramme aujourd’hui contre 1.000 dirhams en 2010).

« Au Maroc, des familles de trafiquants de haschich connaissent bien leurs homologues colombiens depuis des décennies, sachant que la DEA (Drug Enforcement Administration) estime que le défunt Pablo Escobar en personne s’est rendu à plusieurs reprises dans la région nord du Maroc pour établir un nouveau circuit de distribution passant par le nord du Maroc vers les marchés européens », révèle le criminologue.

Il précise que si les narcotrafiquants sud-américains ont commencé par payer en cash leurs homologues marocains pour utiliser leur logistique de transport, la phase suivante a consisté à les rémunérer en commission de coke sur la cargaison totale.

De cette manière, le nombre croissant de logisticiens marocains désireux d’écouler leurs commissions en nature a abouti à une concurrence effrénée qui a automatiquement entraîné une baisse significative du prix de la cocaïne sur le marché émergent du Maroc.

Une menace sanitaire majeure

Ce phénomène a contribué à créer un nouveau marché de la consommation, constitué d’une clientèle aisée.

Mais avec l’installation du trafic dans le point de transit, notre interlocuteur craint, à l’instar de ce qui se passe en Europe, que l’effondrement progressif des prix finisse à terme par contaminer de plus en plus de jeunes issus de la classe moyenne, voire des milieux populaires.

Une menace d’autant plus sérieuse que plus la cocaïne arrive en grande quantité, plus son degré de pureté augmente et devient préoccupant, atteignant un taux de 80% contre 40% au début du trafic.

Cette montée en puissance de la pureté du produit n’est pas sans provoquer de graves problèmes sanitaires, avec un nombre croissant de consommateurs victimes d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou d’arrêts cardiaques très souvent mortels.

De nombreux trafiquants se sont reconvertis dans le commerce de cocaïne, nettement plus rentable que le haschich

Tout aussi pessimiste, un ancien acteur du trafic international de cannabis souligne que la nouvelle place occupée par le Maroc a encouragé de nombreux trafiquants marocains installés en Espagne et aux Pays-Bas à se reconvertir dans le trafic de cocaïne, bien plus lucratif que celui du haschich.

« Sachant que le prix du kilogramme de cocaïne quasi pure a chuté à 17.000 euros contre 30.000 en 2010, les narcotrafiquants marocains ont préféré abandonner l’exportation du cannabis vers l’Espagne, de plus en plus concurrencé par la culture croissante de l’herbe en Europe, pour envoyer des cargaisons de cocaïne vers le Maroc qui devient un marché de plus en plus rentable », déclare notre source, en insistant sur le développement croissant du phénomène de reconversion des réseaux traditionnels de distribution.

« Admettre son addiction est essentiel pour entamer le processus de désintoxication »

Invité à livrer sa lecture de la banalisation de l’usage de la cocaïne au sein des classes aisées, le psychiatre et psychanalyste Hachem Tyal, qui prend en charge les addictions depuis 2011 dans son établissement spécialisé, tient d’abord à préciser que ces milieux n’ont pas l’exclusivité de cette pratique et qu’en réalité tout le monde peut être concerné.

« S’il est évident que la baisse du prix a contribué à faciliter l’accès à la consommation, le facteur qui encourage le plus les usagers, c’est l’équilibre qu’ils ont mis en place (homéostasie) avec le produit de leur addiction.

« Celle-ci s’est elle-même installée en eux à travers la rencontre entre un terrain psychologique vulnérable et donc fertile pour pousser à la consommation, un produit addictif et enfin un environnement porteur donné à un moment particulier de leur itinéraire de vie », explique le spécialiste.

Le docteur Hachem Tyal précise que l’effet des drogues comme la cocaïne donne l’illusion à ces personnes qu’elles sont en parfait équilibre psychique, grâce à cette aide qui devient au fil du temps indispensable, sinon vitale pour eux.

Et de conclure que la première étape pour s’en sortir est de faire en sorte que l’usager prenne conscience de son addiction avant d’envisager une prise en charge adaptée.

Cela passe le plus souvent par une hospitalisation en milieu spécialisé d’une durée d’environ quatre semaines, pour permettre un sevrage total et pouvoir ensuite adhérer à un projet de soins personnalisé.

Saisie de plus de 37 kg de cocaïne à El Guerguerat, deux camionneurs arrêtés

L’opération de contrôle aux frontières et la fouille, menée à l’aide de chiens renifleurs, ont permis la saisie de cargaisons de drogues soigneusement dissimulées dans les moteurs de deux camions de transport international de marchandises, portant des plaques d’immatriculation marocaines, en provenance d’un pays d’Afrique subsaharienne, ainsi que l’interpellation de leurs deux chauffeurs, âgés respectivement de 24 et 47 ans.

Une enquête préliminaire a été ouverte sous la supervision du parquet compétent afin d’élucider les circonstances de cette affaire, d’identifier les personnes impliquées et de cerner les ramifications de ces activités criminelles aussi bien au Maroc qu’à l’échelle régionale et internationale, a-t-on ajouté de même source.

 

La cocaïne était dissimulée dans les moteurs de deux camions.

Cette opération conjointe s’inscrit dans le cadre des efforts intenses et continus déployés par les différents services sécuritaires au niveau du poste-frontière El Guerguerat, en vue de lutter contre le trafic international de drogues et de psychotropes ainsi que pour prévenir et combattre toutes les formes de criminalité transnationale, conclut la même source.

Saisie au large des Canaries de plus de 1,5 tonne de cocaïne en collaboration avec la DGST

« L’arrestation de ces trois personnes et l’interception de l’embarcation, le 12 janvier, sont le résultat d’un contrôle et d’une surveillance conjoints de la Police nationale et de la Garde civile, ainsi que d’informations fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire du Maroc (DGST) », indique la police espagnole dans un communiqué.

Cette opération a permis l’arrestation des membres de l’équipage, l’arraisonnement de l’embarcation pneumatique et la saisie de 1.564,5 kg de cocaïne transportés dans 64 paquets, précise la même source.

Les détenus et leur cargaison ont ensuite été conduits au port de La Luz, à Las Palmas de Gran Canaria, où la drogue a été déchargée et pesée avant d’être transportée au commandement de la Garde civile pour y être conservée.

« Cette action s’inscrit dans le cadre de la collaboration policière entre la police nationale et la Garde civile, ainsi qu’avec la Direction générale de la surveillance du territoire du Maroc pour le contrôle préventif du trafic de stupéfiants », conclut le communiqué.

(Avec agences)

 

Saisie de près de 1,5 tonne de cocaïne à Tanger Med

Cette opération qualitative a été menée en étroite coordination avec les services sécuritaires espagnols, dans le cadre des relations de coopération opérationnelle conjointe pour la lutte contre les opérations de trafic international de cocaïne et la neutralisation des dangers et menaces des réseaux du crime organisé transfrontalier, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Cette quantité de cocaïne, composée de 1.277 plaquettes, a été saisie dans un conteneur à bord d’un navire de transport maritime battant pavillon d’un Etat européen, en provenance d’un des ports d’un pays d’Amérique du Sud et à destination d’un port turc, ajoute la même source.

Parallèlement, les services de la police judiciaire mènent une enquête sous la supervision du parquet compétent, en vue d’identifier l’ensemble des personnes impliquées dans ce réseau criminel et de déterminer ses ramifications et connexions régionales et internationales, conclut le communiqué.

(Avec MAP)

Algérie-Maroc : pourquoi tant de haine?

Lorsqu’on suit l’actualité algérienne, on est extrêmement étonné de voir la part que prend le Maroc dans le contenu des médias ainsi que l’énergie que déploie la diplomatie. Le Maroc est un sujet à part entière dans la vie algérienne. Il y a comme une fixation.

 

Les étranges articles-fiction de la presse. Régulièrement, des titres algériens, entre autres sur le net, publient des articles dont on a du mal à comprendre la finalité. Certains articles déforment des informations existantes: par exemple, le dernier rapport du FMI qui était très positif puisqu’il maintenait la facilité octroyée au Maroc, est devenu un rapport incendiaire qui déclare le Maroc en faillite.

Mais il y a pire que la déformation des faits : il y a le fait d’en inventer. Par exemple, ce portail qui explique que le Maroc souhaite envahir l’Algérie à cause de la famine qui sévit dans le royaume et que donc, il a lancé une campagne pour octroyer la nationalité marocaine aux Algériens.

Plusieurs titres se sont spécialisés dans les articles hostiles au Maroc, commentant négativement la moindre information, en inventant d’autres le cas échéant. Difficile de croire à des initiatives spontanées de ces journaux. Certains jours, la démarche prend les allures d’une campagne d’incitation à la haine de tout ce qui est marocain.

Pourquoi tant de haine?, s’interrogent les Marocains.

Un témoignage qui explique bien le présent a été publié par Médias 24, il y a plusieurs semaines.

Depuis l’indépendance de l’Algérie, la seule continuité qui marque la politique algérienne est l’hostilité à l’égard du Maroc. Hormis la parenthèse Boudiaf.

Les pouvoirs algériens successifs ont vendu à leur opinion publique, avec un succès limité, l’idée que le Maroc a des visées expansionnistes à l’égard du pays et qu’il constitue une menace pour ce pays.

Les relations économiques quant à elles, souffrent de la fermeture des frontières terrestres. Les échanges commerciaux n’atteignent pas des niveaux significatifs, les importations marocaines atteignant parfois comme en 2011 ou en 2012, le milliard de dollars ou le dépassant. Mais guère plus.

En 2013, les touristes algériens ont été bien plus nombreux à visiter le Maroc que par le passé.  Les liaisons aériennes affichaient souvent complet.

La rupture des relations diplomatiques, une éventualité. En rappelant son ambassadeur en consultations, le Maroc signifie à l’Algérie qu’une ligne rouge a été franchie et qu’il n’hésitera pas à aller à la rupture des relations diplomatiques.

Dr Mohamed Taj-Eddine Houssaini: L’Algérie essaye de faire du Maroc son ennemi

Pour Mohamed Taj-Eddine Houssaini , avocat et professeur de droit international à l’université Mohammed V de Rabat, «la décision du Maroc de rappeler son ambassadeur à Alger est une décision normale dans les relations diplomatiques entre deux pays qui ont des problèmes. Bien sûr, le Maroc ne considère pas cette décision comme une rupture dans les relations bilatérales.»

Le discours provocateur de Abdelaziz Bouteflika a été prononcé dans une conjoncture caractérisée par une certaine amélioration des relations entre le Maroc et l’Algérie après l’échange de visites de délégations entre les deux pays,  par la visite de Christopher Ross dans les provinces du Sud et par la prochaine visite au Maroc du secrétaire d’Etat américain John Kerry, le 7 et 8 novembre, rappelle M. Houssaini.

Plus tôt, les visites échangées avant les élections législatives algériennes de mai 2012 avaient donné une lueur d’espoir d’amélioration des relations bilatérales. Un ministre algérien avait même parlé d’une imminente ouverture des frontières. «Au lieu de s’améliorer, les relations se sont maintenant dégradées. Le FLN continue de dominer la place politique : le régime a fait marche arrière», constate M. Houssaini.    

Oui mais pourquoi ?

«L’Algérie essaye de faire du Maroc son ennemi. Notre pays constitue un problème pour le régime et non pour le citoyen. La preuve en est la fermeture des frontières. C’est un problème à la fois historique, socioculturel et psychologique» (les liens d’Abdelaziz Bouteflika avec le Maroc).   

La stratégie algérienne se prolonge sur le terrain militaire. Le pays vient de signer une convention de plus de 7 milliards de dollars avec les Russes. «Il ne faut pas oublier que 13% des exportations d’armes russes dans le monde sont destinées à l’Algérie. A quoi cela va-t-il servir ? Certainement pas à combattre le terrorisme !»  accuse notre interlocuteur.

Quand cela va-t-il changer ?

«Même si le président change, la politique de l’Algérie vers le Maroc ne va pas changer. Si, éventuellement, un président veut créer un changement il sera assassiné à l’exemple de Mohamed Boudiaf, qui a voulu apporter des changements, y compris en ce qui concerne l’affaire du Sahara marocain, mais il a fini par être assassiné».

Effectivement, l’impression qui est donnée depuis quelques décennies, c’est que  à chaque fois que les relations se décrispent et qu’un dégel est annoncé, des attitudes provocatrices arrivent à point nommé pour pousser le Maroc à réagir.