Saisie de plus de 7 tonnes de chira à Tanger Med

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), dont une copie est parvenue à Médias24, cette cargaison de drogue a été saisie dans un camion de transport routier international de marchandises.

Le conducteur, âgé de 41 ans et de nationalité marocaine, devait rejoindre l’un des ports européens, affirme la même source.

Selon la DGSN, il a été mis en détention provisoire pour les besoins de l’enquête qui devra faire la lumière sur d’éventuelles complicités, le tout sous la supervision du parquet compétent.

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Drogues. Saisie de 3,85 tonnes de chira à Oued Zem

Selon une source sécuritaire, les suspects, âgés de 23 à 35 ans, ont été pris en flagrant délit de trafic de cette cargaison de drogue à bord de deux véhicules utilitaires, lors d’opérations sécuritaires simultanées près de Oued Zem. Les mis en cause, munis d’armes blanches, ont refusé d’obtempérer et opposé une violente résistance, avant d’être appréhendés par les éléments de la police qui ont aussi saisi la cargaison.

Face au refus d’obtempérer et à la violente résistance montrée par l’un des suspects, un policier a été contraint de faire usage de son arme de service et de tirer un coup de sommation, ce qui a permis de neutraliser le danger. La fouille des véhicules a permis la saisie de plusieurs ballots de chira totalisant 3,85 tonnes, ainsi que des armes blanches et de fausses plaques minéralogiques.

Le pointage des suspects au niveau de la base de données de la Sûreté nationale a révélé que deux d’entre eux faisaient l’objet de plusieurs mandats de recherche nationaux pour leur implication présumée dans des affaires criminelles portant sur le trafic de stupéfiants et des crimes violents.

Les suspects ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent, afin de dévoiler d’éventuelles ramifications de cette activité criminelle et d’interpeller d’autres complices.

Procès de Saïd Naciri : les faits, rien que les faits

Depuis quelques jours, une campagne de soutien à Saïd Naciri prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux, au point de se matérialiser dans les tribunes du stade Mohammed V. Le dimanche 11 mai 2025, le groupe ultra Winners (supporter du WAC) a brandi une banderole explicite : « Justice pour Saïd Naciri ».

Les raisons derrière cet élan de soutien sont inconnues. Est-ce le fruit des déclarations de Saïd Naciri lors de ses auditions devant la cour d’appel, les 18 et 25 avril, puis le 9 mai ? Ou s’agit-il d’un simple élan de nostalgie de certains supporters envers l’ancien président de leur club ? Peu importe, au fond.

À ce stade, Saïd Naciri, comme les autres mis en cause dans cette affaire, bénéficie toujours de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue à son encontre.

Mais, en parallèle de cette mobilisation, des soutiens de Saïd Naciri s’attaquent sur les réseaux sociaux à la chanteuse Latifa Raafat qui se dit même menacée par certains internautes. Bien qu’elle ne soit ni plaignante ni à l’origine de l’enquête, ces derniers l’accusent d’être celle qui a “envoyé Saïd Naciri en prison”.

En réalité et à date, Latifa Raafat a été entendue comme témoin dans ce dossier. D’abord, par la police judiciaire, puis par le juge d’instruction. À ce jour, elle n’a pas encore été entendue par la cour d’appel de Casablanca.

Elle a toutefois été mentionnée par Saïd Naciri au cours de ses auditions, contestant les déclarations qu’elle a faites à la police judiciaire.

L’affaire a pris une plus grande ampleur ces dernières heures, après une sortie médiatique de Latifa Raafat qui a accordé une interview au youtubeur “Touhfa” où elle présente sa version des faits.

Cette cacophonie qui s’empare des réseaux sociaux ne change rien aux faits judiciaires, qui eux seuls doivent guider la compréhension de cette affaire.

Voici donc ce qui a été discuté et retenu jusqu’à présent devant la cour d’appel de Casablanca.

Des accusations multiples

Rappel du contexte. Les audiences publiques ont débuté en mai 2024. Depuis, sur la trentaine de personnes poursuivies dans ce dossier, à peine une dizaine d’entre elles ont été entendues à la barre. Aucun témoin n’a encore été convoqué.

Saïd Naciri, lui, a été appelé pour la première fois à se présenter à la barre le 18 avril 2025. Son audition s’est poursuivie le 25 avril, puis le 9 mai. Chacune de ces audiences a duré environ trois heures. La prochaine est prévue pour le vendredi 16 mai.

Si la cour n’a jusque-là traité que certains éléments du dossier qui concernent Saïd Naciri, il est essentiel de rappeler que l’ancien président du WAC ne comparaît pas uniquement pour des affaires de biens immobiliers ou de véhicules, ayant largement fait le tour des réseaux sociaux. Selon l’enquête préliminaire, il est présenté comme « chef de la logistique », « porte-parole » ou encore « facilitateur » et « chargé des relations publiques », une sorte d’homme à tout faire au centre du présumé réseau de trafic de drogue « dirigé » par Abdenbi Bioui.

En mars 2024, le juge d’instruction a retenu contre lui une série de chefs d’accusation (à consulter en détail ici), allant du “faux et usage de faux” à ”l’exportation de stupéfiants”, en passant par le “trafic d’influence” et “l’escroquerie”. Pour l’instant, seul ce dernier volet a été abordé par la cour.

À ce stade, la formation de magistrats, présidée par le juge Ali Torchi, s’est concentrée sur les litiges liés à certains biens que le Malien Hadj Ben Brahim affirme lui appartenir, et qu’il accuse Saïd Naciri – entre autres – de lui avoir subtilisés. Il s’agit notamment d’une Mercedes-Benz Classe S 350 et d’une villa située dans le quartier de Californie à Casablanca.

Latifa Raafat : un témoin parmi d’autres

C’est dans ce contexte que le nom de Latifa Raafat a été évoqué par Saïd Naciri. Concernant la villa, il a contesté les déclarations de la chanteuse faites devant la police judiciaire. Voici ce qu’il a déclaré à la cour le 25 avril dernier :

“Latifa Raafat dit que je me suis rendu à leur villa à Californie en décembre 2013, et qu’ils m’y ont accueilli alors qu’ils étaient mariés. Or, voici son acte de mariage. Bien qu’il s’agisse d’un document personnel, je le présente pour prouver que leurs propos sont faux. Le document indique qu’ils se sont mariés le 16 janvier 2014”.

Au sujet de la voiture, Saïd Naciri affirme qu’un accord a été conclu avec Hadj Ben Brahim pour échanger cette voiture contre deux appartements. Selon lui, il est impossible que Latifa Raafat ait conduit le véhicule en 2013, comme elle l’aurait déclaré, puisque la voiture en question a été mise en circulation au Maroc en juin 2014. Il précise que cette opération a eu lieu après le divorce du couple Raafat-Ben Brahim.

À ce jour, les propos de Latifa Raafat sont uniquement rapportés par Saïd Naciri lui-même. Sera-t-elle convoquée à son tour pour s’expliquer devant la cour ? Cela reste incertain. En tout cas, Saïd Naciri n’a cessé de réclamer la convocation de ses détracteurs pour les confronter.

Durant ces audiences, Saïd Naciri a également contesté les déclarations d’autres personnes citées dans le dossier. Le 9 mai dernier, il a été confronté à deux d’entre elles à la barre : Fouad Y. et Salima B., également poursuivis dans ce dossier.

La suite du procès s’intéressera à d’autres volets plus lourds, notamment l’accusation de trafic international de stupéfiants qui reste, juridiquement, d’une gravité bien supérieure aux litiges liés à des biens matériels.

LIRE AUSSI : Notre dossier “Affaire Bioui – Naciri”

Drogues : saisie de plus de 6 tonnes de chira entre Agadir et El Guergarat

De sources sécuritaires, Médias24 apprend que la première opération a été menée, vendredi 2 mai dans l’après-midi, de manière conjointe entre la DGSN et les services de la douane au poste frontalier d’El Guergarat.

Grâce aux chiens renifleurs, les enquêteurs ont déniché deux tonnes de chira dissimulées dans des matériaux de construction, le tout embarqué à bord de deux camions-remorques immatriculés au Maroc. Les deux conducteurs, âgés respectivement de 40 et 47 ans, ont été interpellés pour les besoins de l’enquête.

À El Guergarat, la drogue était dissimulée dans des matériaux de construction.

La même journée du vendredi, et sur la base d’informations fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), des éléments de la police judiciaire d’Agadir ont investi une ferme dans la commune rurale Oulad Kerroum où ils ont saisi 4.328 kilogrammes de chira répartis sur un total de 105 ballots préparés pour être acheminés à l’étranger.

Les enquêteurs ont arrêté un individu de 66 ans et saisi, par la même occasion, une embarcation pneumatique et un véhicule léger.

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Possession de drogue : amende record au tribunal de Aïn Sebaâ

Le tribunal correctionnel de Aïn Sebaâ à Casablanca a prononcé une sanction pécuniaire exceptionnelle de 4.353.767.660 DH à l’encontre d’un individu poursuivi pour possession illégale de drogue. Selon le dispositif de ce jugement rendu le 27 mars 2025, l’amende représente le double de la valeur des drogues concernées.

L’affaire, qui a été jugée au bout de deux audiences, aurait pu passer inaperçue, mais c’était sans compter les montants astronomiques en jeu. À titre de comparaison, le célèbre baron du trafic de drogue Mounir Rammach avait été condamné au début des années 2000 à près de 3,5 milliards de DH.

En plus de cette lourde amende, le prévenu, un certain A.K., a été condamné à six mois de prison avec sursis. Une somme additionnelle de 108.844.190 DH devra également être versée, correspondant à la valeur des drogues qui n’ont pas pu être saisies lors de l’enquête.

La sanction pécuniaire infligée devra être versée à l’Administration des douanes et des impôts indirects (ADII), partie civile dans cette affaire. Les drogues saisies ont été confisquées, et les frais judiciaires seront à la charge de l’accusé.

Médias24 livre ces éléments en attendant plus de détails. Au moment où nous rédigions ces lignes, nous n’avions pas encore élucidé les circonstances de l’affaire ni la nature ou la quantité exacte des produits saisis. Démarré fin février à la chambre correctionnelle, le procès a été jugé au bout de deux audiences.

Drogues : saisie de 5,7 tonnes de chira à Moulay Bousselham

Cette opération, menée en étroite coordination avec les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), s’est soldée par l’arrestation de deux individus soupçonnés de liaisons avec un réseau criminel opérant dans le trafic international de drogues et de psychotropes, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

Le premier suspect a été appréhendé en flagrant délit de tentative de trafic international de drogue à bord d’un camion immatriculé à l’étranger, précise la même source, notant que les fouilles effectuées ont permis la saisie de 140 ballots de chira, totalisant 5,758 tonnes.

Les investigations ont également conduit à l’identification d’une femme pour son implication présumée dans cette même affaire. Elle a été ensuite interpellée au cours d’une opération séparée à Kénitra.

La drogue saisie à Moulay Bousselham.

Les deux suspects ont été placés en garde à vue sous la supervision du parquet compétent, afin de remonter les éventuelles ramifications de cette affaire et d’identifier les potentiels complices impliqués dans cette activité criminelle.

Cette opération sécuritaire s’inscrit dans le cadre des efforts continus des services de la DGSN et de la DGST dans la lutte contre le trafic international de stupéfiants et de psychotropes, conclut le communiqué.

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Casablanca : arrestation d’un ressortissant franco-algérien recherché par Interpol

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), le prévenu, âgé de 42 ans, aurait été impliqué dans des affaires de trafic de drogue et de blanchiment d’argent à l’échelle internationale.

Les faits criminels qui lui sont reprochés auraient été commis lors de la période 2019-2024.

Il a été placé en détention pour les besoins d’une éventuelle procédure d’extradition vers la France, alors que le Bureau national d’Interpol de Rabat a averti son homologue parisien de cette arrestation, comme le veulent les usages.   

Avec le concours de la DGST marocaine, la Garde civile espagnole saisit 2 tonnes de drogue

Selon un communiqué du ministère espagnol de l’Intérieur, la Garde civile a été avertie par la DGST marocaine qu’une cargaison de drogue allait arriver sur les côtes de Tenerife.

Les agents de la police espagnole ont pu surprendre six personnes sur la plage de Garachico en train de débarquer quelque 53 ballots contenant un total de 2.075 kilogrammes de drogue. Les enquêteurs ont arrêté six personnes impliquées dans cette affaire, alors qu’un septième individu est toujours recherché.

Les prévenus, dont la nationalité n’a pas été révélée par les autorités espagnoles, risquent des accusations de « crimes contre la santé publique et d’appartenance à un groupe criminel ».

Affaire Bioui-Naciri : boudée par la défense, l’audience reportée

Le juge Ali Torchi a décidé le renvoi de l’affaire dite « Escobar du Sahara » au vendredi 3 janvier 2025.

Ce nouveau report a été prononcé à l’issue d’une courte audience tenue ce vendredi en l’absence des avocats des 25 accusés jugés dans ce dossier de trafic international de stupéfiants.

Selon nos informations, la défense a boycotté la séance pour exprimer son mécontentement à la suite du refus, par le président, de leurs demandes préliminaires.

L’absence des avocats n’a pas empêché le juge d’entamer l’interrogatoire des accusés. Un seul mis en cause, Hassan Mani, a été entendu avant qu’un émissaire du bâtonnier de Casablanca ne vienne demander le renvoi de l’audience. Une demande acceptée par le président qui poursuivra les interrogatoires dans une semaine.

Les accusés, qui comptent parmi eux des hommes politiques, des notaires et des membres des forces de l’ordre, doivent répondre de chefs d’accusation allant du trafic de drogue au trafic d’influence, en passant par l’escroquerie et la subornation de témoins.

Béni Mellal : un policier mortellement blessé lors de l’arrestation d’un individu recherché au niveau national

Selon les premiers éléments de l’enquête, « la Brigade anti-gangs a effectué une intervention dans la ville de Béni Mellal afin d’appréhender le suspect, âgé de 34 ans et activement recherché pour son implication présumée dans plusieurs affaires de drogue », indique la même source.

Et de préciser que le mis en cause « a refusé d’obtempérer et opposé une farouche résistance à l’aide de l’arme blanche, mettant en danger la sécurité des policiers participant à cette intervention ». « Afin de neutraliser le danger représenté par le prévenu, un élément de la Brigade anti-gangs a brandi son arme de service dans un contexte de résistance et de refus d’obtempérer manifestés par l’individu en question, provoquant le tir accidentel d’une balle qui a touché à la poitrine un autre policier participant à l’intervention », explique-t-on.

Le policier blessé, un gardien de paix au sein de la Brigade anti-gangs, est décédé dès son transfert à l’hôpital, fait savoir la même source, ajoutant que les interventions effectuées sur le terrain ont permis l’arrestation du suspect et de son complice présumé dans ces actes criminels et la saisie de l’arme blanche utilisée dans l’agression.

Pour les besoins de l’enquête judiciaire ordonnée par le parquet compétent, le mis en cause et son complice présumé ont été placés en garde à vue afin d’élucider les tenants et aboutissants de cette affaire, conclut la même source.

(Avec MAP)

Trafic de drogues et immigration clandestine : le ministère de l’Intérieur fait le point

Comme à l’accoutumée, le ministère de l’Intérieur a profité de la présentation, au Parlement, de son budget sectoriel de l’année 2025 pour dévoiler certaines statistiques sur la lutte contre la criminalité en général et le trafic de drogues et l’immigration clandestine en particulier.

Ainsi, à la date de fin septembre 2024, le ministère de l’Intérieur fait état des saisies de drogues suivantes par divers services de sécurité :

Par ailleurs, le département de Abdelouafi Laftit affirme que les superficies des cultures de cannabis au Maroc ont été ramenées à 27.148 hectares, soit -79% que le total des superficies cultivées en 2003, année du lancement du programme « Provinces sans cannabis ».

Sur le volet de la lutte contre l’immigration clandestine, le ministère de l’Intérieur avance le bilan suivant :

À fin septembre 2024, affirme également le même département, 200 cellules terroristes ont été démantelées au Maroc et ce depuis l’année 2002.

Casablanca : arrestation d’un ressortissant franco-guinéen recherché par Interpol

Selon un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le prévenu a été interpellé à son arrivée à l’aéroport casablancais à bord d’un vol en provenance de la Guinée.

Âgé de 27 ans, il était recherché par Interpol à la demande des autorités judiciaires françaises et en vertu d’un mandat d’arrêt international (notice rouge).

Selon la même source, les autorités judiciaires françaises lui reprochent ses liens présumés avec un réseau criminel actif dans le trafic de drogues dures : cocaïne et héroïne.

Le prévenu a été placé en détention en attendant d’être déféré devant le parquet compétent. Le Bureau national d’Interpol à Rabat a alerté ses homologues français de cette arrestation pour les besoins de la procédure d’extradition.

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