ONCF : Kiktrav se chargera du renouvellement de la voie du tronçon Tanger-Sidi Kacem pour 88 MDH

Lancé début avril par l’OCNF, le marché des travaux de renouvellement du tronçon Tanger-Sidi Kacem a été attribué à la société Kiktrav, une SARL casablancaise, pour 88 MDH, alors que le coût estimé initialement était de 84 MDH.

Kiktrav a fait l’offre « la moins disante » que ses deux autres concurrents : la Société des travaux Aït Mzab et Colas Rail Maroc.

Le renouvellement de la voie comprend principalement le déchargement et la distribution des traverses et rails fournis par l’ONCF, la dépose et la pose de la voie, le dégarnissage mécanisé ou manuel, ainsi que l’évacuation des matériaux extraits. Il intègre également le relevage et le nivellement de la voie, la mise en œuvre du ballast, la soudure des rails, ainsi que la libération des contraintes par tendeurs hydrauliques.

Parmi les opérations essentielles figurent également la manutention des matériaux de voie, la démolition et la réfection des passages à niveau, et l’assistance au meulage avec train Speno.

Le délai d’exécution est de 30 mois.

LGV Kénitra-Marrakech : lancement des AO pour le contrôle technique des travaux des gares et des technicentres

Selon ce nouvel appel d’offres de l’ONCF, le marché concerne le contrôle technique et l’optimisation des études et des travaux de construction des gares et des technicentres de maintenance suivants :

Le coût estimé pour ces 5 lots varie entre 1,3 million de dirhams et 2,7 MDH, soit un total de plus de 9 MDH.

L’ouverture des plis est fixée pour le 5 juin prochain.

LIRE AUSSI :

https://medias24.com/2025/04/24/le-roi-mohammed-vi-lance-les-travaux-de-la-ligne-grande-vitesse-kenitra-marrakech/

Un prêt de 8 MMDH pour l’acquisition de 40 trains de la société espagnole CAF

Le ministère espagnol de l’Économie, du commerce et des entreprises et le ministère marocain de l’Économie et des finances ont scellé, le jeudi 27 février, un protocole financier prévoyant la signature d’un prêt de plus de 750 millions d’euros. Ce financement, destiné à soutenir l’achat des nouveaux trains qui seront fournis par la société espagnole CAF, sera réalisé par le biais du Fonds pour l’internationalisation des entreprises (FIEM).

Ce financement a été mis en œuvre par la signature d’un accord de crédit entre l’Institut officiel de crédit espagnol (ICO), pour le compte du gouvernement espagnol, et l’ONCF (Office national des chemins de fer), annonce un communiqué du ministère espagnol de l’Economie et du commerce. Ce prêt compte avec la garantie souveraine du Maroc, à travers le ministère de l’Économie et des finances.

Les trains seront fournis par la société espagnole CAF, qui, à travers ce contrat, obtient son premier projet au Maroc. CAF fournira ainsi des trains interurbains avec les plus hauts niveaux de performance et de confort, et prêts à circuler à une vitesse de 200 km/h, reliant les principales villes du Maroc, poursuit la même source.

Selon le communiqué, le projet aura un impact significatif sur l’usine espagnole de CAF car il prévoit de créer des emplois directs pour 1.000 personnes par an et une estimation d’emplois indirects de 3.000 personnes par an.

LIRE AUSSI :

https://medias24.com/2025/02/26/lgv-et-rer-caf-hyundai-rotem-et-alstom-decrochent-trois-marches-dacquisition-de-168-trains-pour-29-mmdh/

Nouveaux horaires des trains durant le Ramadan

A l’occasion de l’avènement du mois sacré, le programme de circulation des trains subira de légères modifications pour s’adapter aux horaires administratifs et mieux répondre aux besoins particuliers des voyageurs durant Ramadan, indique un communiqué de l’ONCF

Voici les principaux changements apportés :

Le président coréen par intérim remercie le Roi Mohammed VI suite au contrat ferroviaire décroché par Hyundai Rotem

Dans le cadre de ce contrat de 1,53 milliard de dollars, Hyundai Rotem, filiale de fabrication de trains du groupe Hyundai Motor, fournira des trains électriques à deux étages à l’Office national des chemins de fer (ONCF).

Dans sa lettre, Choi Sang-mok a exprimé sa « gratitude pour la confiance et l’intérêt du gouvernement marocain envers les entreprises coréennes compétitives à l’échelle mondiale », a indiqué le ministère coréen des Finances dans un communiqué.

Le ministère a noté que l’accord de Hyundai Rotem est le plus gros contrat de véhicules ferroviaires jamais obtenu par une entreprise coréenne sur un marché étranger.

ONCF : 550 MDH pour le concours architectural du technicentre industriel de Zenata

Ce marché porte sur la conception architecturale, les études techniques et le suivi des travaux de construction pour un budget estimé à 550 MDH. L’ouverture des plis est fixée pour le 26 février.

Ce projet de grande envergure a bénéficié d’un prêt de 100 millions d’euros contracté auprès de l’Agence française de développement (AFD).

Le futur technicentre de l’ONCF sera construit sur une superficie de 30 hectares à la zone industrielle de Zenata, dans la partie relevant de la commune de Aïn Harrouda. Sa vocation sera de centraliser et d’assurer la maintenance de tout le matériel roulant de l’Office.

Selon les prévisions, ce centre devra être achevé à l’horizon 2028.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2025/01/15/3-mmdh-pour-la-renovation-et-lacquisition-de-voitures-et-de-locomotives-par-loncf/

96 MMDH d’investissements pour développer l’infrastructure ferroviaire à l’horizon 2030

Ces investissements pour développer l’infrastructure ferroviaire comprennent :

– 53 milliards de DH pour la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech, et le développement du transport régional par rail sur le réseau existant ;

– 29 MMDH pour l’acquisition de 18 trains à grande vitesse et 150 trains multiservices ;

– 14 MMDH pour la construction ou la réhabilitation d’une quarantaine de gares et le maintien de l’efficacité du réseau national.

C’est ce qu’a précisé Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la logistique, dans un exposé, le mardi 21 janvier, devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable à la Chambre des représentants.

Le réseau ferroviaire national en chiffres

Le réseau ferroviaire national s’étend actuellement sur une longueur totale de 2.295 km. Il comprend 1.473 km de lignes électrifiées, 1.337 km de voies uniques, 672 km de voies doubles et 100 km de voies triples. Le réseau est également équipé de 331 aiguillages.

Concernant les équipements de transport, 681 voitures sont utilisées pour les voyageurs et 30 locomotives électriques sont en service. Pour le transport des marchandises, le parc ferroviaire compte 4.972 wagons, dont 1.315 dédiés au transport des phosphates, ainsi que 301 locomotives de traction.

« Ces chiffres placent le Maroc en première place en Afrique en matière de qualité des infrastructures ferroviaires », a souligné le ministre.

Les résultats enregistrés pour le transport ferroviaire en 2024, comparés à la même période en 2023, ont montré une augmentation de l’engouement des citoyens marocains pour ce mode de transport. Le nombre de voyageurs a atteint 55 millions à la fin de l’année 2024, enregistrant une hausse de 4% par rapport à 2023 (52,4 millions de voyageurs).

Le plan ferroviaire à l’horizon 2040

Le plan ferroviaire à l’horizon 2040, tel que présenté par le ministre, vise à dessiner l’avenir du transport par rail à moyen et long termes. Le plan repose sur deux concepts fondamentaux : anticiper les besoins futurs en transport et créer des centres d’échange et de correspondance.

Dans cette optique, des projets sont prévus pour préserver la solidité du réseau ferroviaire actuel et en améliorer l’efficacité. En parallèle, des lignes de liaison ferroviaire avec les nouveaux ports sont planifiées, en adéquation avec la stratégie nationale, afin d’accompagner et de soutenir le développement portuaire, industriel et logistique.

Le plan inclut également des projets d’expansion du réseau via des lignes classiques, avec une vitesse maximale de 160 km/h en direction des villes du Royaume non encore connectées au réseau ferroviaire, tout en prenant en compte l’efficacité économique du système et son rôle dans l’aménagement territorial.

Des lignes à très grande vitesse sont également prévues. Elles permettront de relier les principaux centres d’échange avec des vitesses comprises entre 220 et 320 km/h, afin de renforcer la connectivité et d’optimiser la mobilité à l’échelle nationale.

Au total, 400 MMDH seront investis. Les résultats escomptés incluent la connexion de 43 villes au réseau ferroviaire, contre 23 actuellement. En ce qui concerne les ports, 12 d’entre eux seront reliés au réseau, contre 6 actuellement. Par ailleurs, le réseau couvrira 87% de la population, contre 51% aujourd’hui.

En outre, 15 aéroports internationaux seront connectés au réseau ferroviaire, contre un seul actuellement.

En termes d’emploi, les projets devraient permettre la création de 300.000 nouveaux postes.

Le port de Nador West Med

À l’instar de Tanger Med, la mise en place d’une liaison ferroviaire avec le port de Nador West Med représente « un pilier fondamental pour garantir la réussite de la vision stratégique à l’horizon 2040 », souligne le responsable gouvernemental dans son exposé. Les objectifs du projet incluent la connexion du nouveau port au réseau ferroviaire existant, le raccordement à la ville d’El Aroui, la satisfaction des besoins liés au transport de marchandises, ainsi que la promotion du transport durable.

Sur le plan technique, le projet prévoit la construction d’une ligne non électrifiée d’une longueur totale de 52 km. Cette ligne permettra une vitesse d’exploitation de 120 km/h pour les passagers et de 100 km/h pour le fret. Parmi les infrastructures prévues, une gare de fret ainsi qu’une gare pour les passagers à El Aroui seront établies pour répondre aux besoins de logistique et de transport.

En termes d’avancement, les études détaillées du projet ont été finalisées et le processus d’expropriation des terrains nécessaires a commencé. À ce jour, le taux de progression global du projet est estimé à 17%. Le budget alloué s’élève à 4,3 MMDH, confirmant l’importance stratégique et économique de cette liaison ferroviaire.

Programme d’acquisition de nouveaux trains

Selon le ministre, le programme d’acquisition de nouveaux trains représente « une opportunité pour développer un système industriel ferroviaire au niveau national, tout en renforçant l’autonomie du pays dans le secteur des transports ferroviaires ». Il vise également à « ouvrir des perspectives d’exportation vers les marchés africains et européens ».

Le projet prévoit trois principaux volets. Le premier concerne l’activité industrielle avec la création et l’exploitation d’une unité de fabrication locale dédiée à la construction des trains ainsi qu’au développement d’un écosystème intégré pour les fournisseurs et les sous-traitants.

Le deuxième volet porte sur les activités de maintenance avec la mise en place d’un projet commun entre les entreprises industrielles et des bureaux de maintenance pour assurer la pérennité des équipements ferroviaires.

Enfin, le troisième volet se concentre sur l’activité d’exportation qui permettra de transformer cette unité industrielle en un centre capable d’approvisionner les marchés africains et européens.

Le projet inclut l’acquisition de 50 trains dédiés à l’amélioration des services de transport de proximité, 100 trains adaptés aux besoins de la grande vitesse et des services interurbains, ainsi que 18 trains à très grande vitesse pour des projets spécifiques. Le budget global alloué à ce programme s’élève à 29 MMDH, sur une durée de 10 ans.

Parmi les résultats escomptés, on note un taux d’intégration locale supérieur à 60%, la création de plus de 10.000 emplois directs et indirects ainsi qu’un renforcement des capacités industrielles nationales dans le domaine ferroviaire.

3 MMDH pour la rénovation et l’acquisition de voitures et de locomotives par l’ONCF

L’ONCF a lancé un premier un appel d’offres en vue de conclure un marché avec un fabricant de matériel roulant, portant sur un programme pluriannuel de fourniture et de rénovation de voitures à voyageurs, produites avec un taux d’intégration locale progressif.

Le marché est structuré en trois lots. Le premier porte sur l’acquisition de 70 voitures neuves, réparties entre 20 voitures de première classe et 50 voitures de deuxième classe.

Le deuxième lot concerne la rénovation de 60 voitures, incluant 44 voitures de deuxième classe en état de marche et 16 voitures accidentées.

Enfin, le troisième lot a pour objectif d’assurer la maintenance continue des équipements grâce à l’acquisition de 223 unités de pièces de rechange (RLC) et 180 unités de matières pour la maintenance (GVG).

L’investissement total prévu pour ces lots est estimé à 990 millions de DH/HT, répartis comme suit : 600 millions de DH/HT pour l’acquisition des voitures neuves, 190 millions de DH/HT pour la rénovation des voitures et 200 millions de DH/HT pour les besoins de maintenance.

L’acquisition de locomotives diesel

L’ONCF a lancé un deuxième appel d’offres portant sur la fourniture et la rénovation de locomotives diesel. Ce projet, décliné en deux lots distincts, vise à répondre aux besoins spécifiques en locomotives pour les trains de voyageurs et de fret.

Le premier lot concerne la fourniture de locomotives diesel neuves. Les besoins identifiés s’élèvent à 40 locomotives, avec une estimation budgétaire de 1,6 milliard de DH. La répartition des livraisons est prévue comme suit : une tranche ferme de 20 locomotives, suivie de deux tranches conditionnelles de 10 locomotives chacune.

Le deuxième lot, quant à lui, porte sur la fourniture de locomotives diesel de réemploi rénovées. Les besoins s’élèvent à 20 locomotives, avec une estimation budgétaire de 400 millions de DH. Ce lot se divise en une tranche ferme de 10 locomotives et une tranche conditionnelle de 10 locomotives supplémentaires.

Les locomotives devront répondre à des spécifications techniques strictes selon leur usage :

Le planning de livraison est également précisé dans l’appel d’offres. Pour le lot 1 (locomotives neuves), la première locomotive est attendue en février 2026, suivie de deux locomotives en mars de la même année, puis de quatre locomotives le mois suivant. Les livraisons se poursuivront à un rythme de 4 à 8 locomotives par mois.

Pour le lot 2 (locomotives rénovées), la première locomotive est prévue pour octobre 2025, suivie de deux locomotives en novembre de la même année, avec un rythme similaire de 4 à 8 locomotives par mois pour la suite.

Enfin, ces locomotives auront une double mission, précise-t-on dans l’appel d’offres. Dans une première phase, elles assureront la traction des trains destinés à alimenter les chantiers des lignes à grande vitesse en traverses, ballast et équipements. Dans une seconde phase, elles seront utilisées pour tracter les trains de voyageurs et de fret sur les lignes non électrifiées.

Processus des deux marchés

Le processus des deux marchés s’étend de janvier à mars 2025 et se déroule en plusieurs phases :

  1. Appel à concurrence : lancement en janvier 2025 pour permettre aux entreprises de soumettre leurs candidatures.
  2. Dialogue compétitif : admission des entreprises éligibles en janvier 2025 pour clarifier leurs propositions.
  3. Remise des offres : en février 2025, les entreprises soumettent leurs offres avec une possibilité de négociation.
  4. Attribution des contrats : prévue pour mars 2025, suivie de la contractualisation.

LGV Kénitra-Marrakech : le 8e lot confié à la SGTM pour 2 MMDH

L’offre de la Société générale des travaux du Maroc (SGTM) a été jugée la « mieux-disante conforme » par le maître d’ouvrage. La SGTM était au coude à coude avec le groupement SNCE/CAPEP/SEPROB.

L’offre de prix de la SGTM n’a pas été trop au-delà du coût estimé lors du lancement de l’appel d’offres (2,1 MMDH).

Les travaux de ce marché comprennent les travaux d’exécution de terrassement, d’ouvrages d’art, de rétablissement des communications et des clôtures dans la Vallée du Bouregreg.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/10/23/planning-des-travaux-nouvelles-gares-et-carte-detaillee-du-projet-les-nouveautes-du-projet-de-la-lgv-kenitra-marrakech/

ONCF : comment l’Office compte transformer son offre ferroviaire avant et après le Mondial de 2030 (source autorisée)

Depuis l’approbation par la FIFA des dossiers liés à l’organisation du Mondial par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, la transformation du système du réseau ferroviaire marocain se précise avec, comme objectif, la généralisation territoriale de la LGV à partir de 2030. Celle-ci sera précédée, selon une source ministérielle, d’une offre complémentaire de trains à haute performance et de RER.

« Dix à quinze ans avant d’étendre le réseau LGV à d’autres grandes villes »

« Avant d’être en mesure de réaliser cet objectif nécessitant une dizaine, voire une quinzaine d’années, la priorité actuelle de l’ONCF est d’étendre, courant 2029 ou au plus tard début 2030, la ligne Tanger-Kénitra jusqu’à la ville ocre« , affirme une source ministérielle. Elle précise que la concrétisation imminente d’un projet de LGV pour Fès avant 2030 n’est pas d’actualité, malgré la publication récente dans le Bid Book de la FIFA consacré à la candidature marocaine d’un schéma d’une liaison LGV jusqu’à Fès, qui fait partie des six villes qui accueilleront les matchs du Mondial.

Si l’étape post-2030 sera d’étendre le parcours ferroviaire de la LGV Tanger-Marrakech jusqu’à Agadir, le plan de développement prévoit de se concentrer entre-temps sur la réduction des durées de voyage des lignes du réseau Atlas : Marrakech-Fès, Casablanca-Fès et Marrakech-Casablanca.

« Des lignes à haute performance pour raccourcir les trajets du réseau classique »

Une priorité fondée sur l’acquisition d’une centaine de nouveaux trains qui serviront aux liaisons de type RER (réseau express régional), et plus particulièrement au remplacement progressif du réseau Atlas par des rames à haute performance capables de rouler à plus de 200 km/h.

« Pour raccourcir la durée des parcours de 30% à 50%, l’Office va multiplier les services de correspondance, en connectant un nombre croissant de lignes à haute performance (HP) qui dépassent 200 km/h ». Notre source cite l’exemple d’un voyageur en provenance de Marrakech, qui prendra un train HP à Kénitra pour se rendre à Fès dans « des conditions quasi similaires à celles d’une ligne à grande vitesse en termes de qualité de voyage ».

« À terme, l’ONCF proposera trois types de services ferroviaires »

En attendant l’extension de la LGV aux grandes villes (Fès, Oujda…) après 2030, le remplacement progressif des trains classiques du réseau Atlas par des rames beaucoup plus rapides sera la première étape d’un changement total de l’offre ferroviaire de l’ONCF. Trois types de services seront proposés dans l’avenir, à savoir des TGV, des trains à haute performance et des RER pour des trajets plus courts.

Portée par un système inédit de correspondance entre les trois moyens de transport par rail, la connectivité du Maroc ne manquera pas d’être renforcée, bénéficiant à un nombre croissant de voyageurs issus de petites localités qui étaient peu ou pas desservies par la grande vitesse.

« Du jamais vu dans la politique d’achats de trains depuis 1963 »

« En dehors du TGV Tanger-Marrakech, opérationnel à l’horizon 2030 et qui ouvrira la voie à d’autres ouvertures de LGV, la rénovation programmée de l’ensemble du parc ferroviaire, soit une centaine de trains, constituera une grande première dans l’histoire de l’ONCF », avance notre source, en soulignant qu’à l’instar de RAM, qui va quadrupler sa flotte d’ici 2037, l’entreprise publique n’avait jamais procédé à une acquisition aussi importante depuis sa création en 1963.

Entre l’achat de nouvelles rames de TGV, signé lors de la récente visite du président français Emmanuel Macron, et l’acquisition de trains destinés aux navettes et aux liaisons inter-villes et, enfin, au réseau express régional (RER) entre Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra, notre source conclut en révélant que cette politique inédite d’achat permettra de rénover l’ensemble du parc ferroviaire du Maroc et de faire de l’Office l’un des premiers opérateurs ferroviaires du continent africain.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/10/23/planning-des-travaux-nouvelles-gares-et-carte-detaillee-du-projet-les-nouveautes-du-projet-de-la-lgv-kenitra-marrakech/

ONCF : 41 millions de passagers transportés et un chiffre d’affaires de 3,5 MMDH à fin septembre

Planning des travaux, nouvelles gares et carte détaillée du projet : les nouveautés du projet de la LGV Kénitra-Marrakech

Le Maroc s’est doté d’un Schéma-directeur du développement de la grande vitesse ferroviaire. Comme le montre l’image ci-dessous, le développement de l’infrastructure ferroviaire à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, ainsi que l’augmentation de capacité entre Kénitra et Casablanca, constituent la deuxième étape de ce schéma, après la LGV existante reliant Tanger à Kénitra.

Selon nos informations, le second tronçon de la LGV qui reliera Kénitra à Marrakech comprendra, outre la conception et la réalisation de cette ligne nouvelle :

Différents marchés ont, dans ce sens, été lancés pour la réalisation de toutes ces prestations, notamment depuis le début de l’année courante. Certains chantiers sont déjà en cours de réalisation, d’autres marchés ont été attribués, et d’autres sont en cours d’attribution.

Travaux de génie civil : plus que deux marchés à attribuer

Rappelons-le, la nouvelle ligne Kénitra-Marrakech est conçue dans le respect des spécifications techniques d’interopérabilité (STI) grande vitesse en vigueur. Elle est dédiée aux seuls trafics voyageurs et est conçue pour une vitesse maximale de 350 km/h. La vitesse exploitée sera toutefois de 320 Km/h à la mise en service.

Pour sa réalisation, un marché relatif aux travaux de génie civil constitué de sept lots a été lancé il y a quelques mois. Six lots ont déjà été attribués à différentes grandes sociétés, majoritairement chinoises.

Les travaux consistent, concrètement, en la création d’une LGV transitant à la fois en campagne et dans les zones métropolitaines de Rabat-Salé, Casablanca et Marrakech. Dans le détail, les prestations consistent à construire la plateforme ferroviaire, les ouvrages hydrauliques, les ouvrages d’art courants, les viaducs, ainsi que la plateforme routière, mais aussi la réalisation des murs de soutènement, des murs antibruit, ainsi que les aménagements latéraux des pistes d’entretien et des différentes plateformes.

Comme le montre l’infographie ci-dessous :

Sur ce tronçon, un autre marché de travaux de génie civil (du PK 5+450 jusqu’à PK10+000) est toujours en cours pour 373,2 millions de DH (MDH). Lancé le 13 août dernier, cet appel d’offres n’a toujours pas trouvé preneur. Il a été relancé le 30 septembre dernier.

Ces deux marchés ont toutefois été précédés par un autre lancé en février 2024 et attribué au groupement conjoint Gpt Egis Rail, Systra et Novec. Il s’agit de la prestation d’assistance à la réalisation des projets d’infrastructures dudit tronçon, constitué d’une :

Notons que sur la LGV, l’intervalle commercial entre deux circulations de même sens sera de 4 minutes, soit une capacité maximale offerte de 15 sillons / heure / sens.

Construction d’au moins 18 nouvelles gares et rénovation et extension de 3 autres existantes

Le programme d’augmentation de la capacité ferroviaire entre Kénitra et Marrakech, incluant le hub de Casablanca, se traduit, outre la création de la nouvelle ligne ferroviaire, par le remaniement de la ligne classique.

L’extension de LGV sera construite partant de l’actuelle extrémité de la LGV à Kenitra jusqu’à Marrakech. Elle comprendra également la création de liaisons avec la ligne classique, de nouvelles installations terminales à Marrakech, mais aussi la construction de nouvelles gares.

Sur ce dernier volet, l’ONCF prévoit la construction de 18 nouvelles gares au moins, ainsi que de nouveaux centres de maintenance, et l’extension et le réaménagement de trois gares existantes pour près de 2,5 MMDH. Pour ce faire, un nouveau marché a été lancé le 18 octobre de l’année en cours.

Dans le détail, les nouvelles gares qui seront construites dans la région de Casablanca sont les suivantes : la gare du Grand stade Hassan II, la gare de Casa Sud, la gare de Mohammedia Facultés, la gare de Zenata ville nouvelle, la gare de Sidi Bernoussi, la gare de Hay Mohammadi, la gare de Sidi Maârouf, la gare de la nouvelle Médina, la gare de Mers Sultan, la gare de Casa Oasis, en plus des :

La gare de Ain Sebaa pour sa part va être réaménagée et agrandie.

D’après l’ONCF, la nouvelle gare du Grand Stade de Hassan II se situera dans la province de Benslimane, dans la commune de Mansouria. Elle se trouvera à 38 km au nord de Casablanca et à 18 km à l’Est de Mohammedia, à proximité de l’aéroport de Benslimane. Un emplacement idéal pour desservir non seulement les agglomérations à proximité, mais aussi les villes plus éloignées, facilitant ainsi l’accès au Grand Stade, particulièrement en vue de la Coupe du Monde 2030.

De plus, la gare bénéficiera d’une bonne desserte par les transports en commun locaux, notamment les taxis et les bus, ce qui renforcera son accessibilité pour les visiteurs, les résidents et les spectateurs. Elle constituera ainsi une composante urbaine majeure dans les équipements et installations entourant le nouveau complexe sportif.

Emplacement de la nouvelle gare du grand stade de Casablanca

En ce qui concerne la gare de Casa Sud, elle occupera une position géographique stratégique dans l’aire urbaine de la métropole. Elle se trouvera à côté de la foire de l’Office des changes au sein du quartier Nassim, limitrophe au quartier de Casa-Anfa.

L’emplacement de cette gare assurera l’intermodalité avec les différents modes de transport urbain, à savoir le tramway situé au nord de la gare, les taxis, et le BHNS au sud de la gare. L’accès routier sera amélioré par l’aménagement d’un nouveau boulevard (avenue de la Gare) du côté nord de la voie ferrée existante.

Dans la région de Marrakech, les nouvelles gares qui vont être construites sont les suivantes : la gare de la nouvelle ville verte, la gare de Sidi Bouaâtmane, la gare de Sidi Ghanem et la gare du Stade de Marrakech, en plus du technicentre de Marrakech, de la station de maintenance de Benguerir, et du réaménagement et de l’extension prévus de la gare de Gueliz.

Pour ce qui est de la région de Rabat, les nouvelles gares qui seront construites sont les suivantes : la gare de Sidi Taibi, la gare de Sidi Bouknadel, la gare de Sidi Abdellah, la gare de Ain Attiq, en plus de la station de maintenance de Skhirat. La gare de Salé-Tabriquet, elle, va connaitre un programme de réaménagement et d’extension.

Dans la région de Fès-Meknès, il sera procédé à la construction du technicentre de Fès, de la station de maintenance de Meknès et de la station de maintenance de Sidi Kacem.

Il est à noter que ces gares seront conçues pour intégrer de manière fluide la ligne à grande vitesse, ainsi que les services liés aux trains de proximité et haute performance. Elles seront conçues non seulement comme un hub de transport central et un pôle d’échange, mais aussi comme un lieu de confort et d’efficacité, répondant aux besoins diversifiés des voyageurs tout en facilitant l’intermodalité entre les différents services ferroviaires et les autres modes de transport. Le schéma type de ces gares est présenté comme suit :

Les technicentres de maintenance, quant à eux, seront équipés des dernières technologies pour garantir un entretien optimal des trains, assurant ainsi une performance continue et fiable du réseau et apportant un nouveau concept standard des établissements de maintenance basé sur l’optimisation des opérations de maintenance et l’amélioration de l’ergonomie et des conditions de travail.

Ce projet vise non seulement à améliorer l’expérience des passagers, mais aussi à renforcer l’efficacité opérationnelle du système ferroviaire, tout en intégrant des solutions durables et innovantes pour le futur des transports.

Télécommunications et réseau GSM

La réalisation du système de signalisation et des télécommunications est l’une des principales composantes de cette deuxième phase de LGV. Un marché a dans ce sens été lancé en février, pour 3,2 MMDH, et n’a jusqu’à présent pas encore été attribué.

Le périmètre de signalisation à réaliser, selon l’ONCF, est le suivant :

En ce qui concerne le réseau de GSM, un appel d’offres est toujours en cours pour 350 MDH.

Plusieurs marchés toujours en cours…

D’autres appels d’offres sont également toujours en cours, tels que :

… tandis que d’autres ont déjà été attribués

Pour ce qui est des marchés déjà attribués, il s’agit de :

Planning détaillé de la réalisation de ce projet

La réalisation du second tronçon de la LGV devrait être finalisée en 2029. Comme le montre l’infographie ci-dessous, la mise en service est prévue pour novembre 2029.

Dans le détail, les travaux de construction et de réaménagement des gares devraient prendre fin en décembre 2025, la réalisation du tunnel prévu à Rabat devrait s’achever en avril 2028 et les essais dynamiques devraient démarrer vers janvier 2029, d’abord sur le tronçon Kénitra-Casablanca entre janvier et mai, puis entre Casablanca et Marrakech entre mai et septembre 2029.