Journée mondiale de l’eau : la commune de Casablanca réitère son engagement dans la lutte contre le stress hydrique

Dans un contexte où certains indicateurs restent préoccupants – avec un taux de remplissage de 9,90% pour le bassin d’Oum Rabie et moins de 58% pour le bassin Bouregreg, contre un besoin annuel des Casablancais estimé à plus de 200 millions m³ – la situation reste difficile malgré les précipitations soutenues des deux dernières semaines, souligne le Conseil communal.

Face à ce défi, la commune de Casablanca met en œuvre plusieurs projets et démarches pour optimiser la gestion de l’eau et renforcer la résilience de la ville, fait observer le communiqué, citant notamment la station d’épuration de Médiouna qui récupère actuellement environ 4 200 m³ par jour, permettant l’arrosage de près de 200 hectares d’espaces verts.

Il s’agit aussi de la nouvelle station d’épuration d’El Hank, en cours de réalisation, et qui produira 2.000 m³ par jour pour arroser environ 50 hectares supplémentaires, ainsi que de la source de Sidi Abderrahman, équipée d’une bâche, qui assure une capacité de 300 m³ par jour, garantissant le nettoyage des espaces publics et des grands boulevards.

Malgré ces efforts, relève la commune de Casablanca, il reste primordial que chacun adopte des gestes responsables pour préserver cette ressource vitale qu’est l’eau et consolider l’effort national de lutte contre le stress hydrique.

Un budget de 40 MDH pour réaménager l’autoroute urbaine de Casablanca

La commune de Casablanca entamera bientôt les travaux d’aménagement de l’autoroute urbaine, un projet structurant qui se déroulera en deux phases.

Lors de la session extraordinaire du conseil de la ville, tenue ce vendredi 28 février, Nabila Rmili, maire de Casablanca, a annoncé que ces travaux interviennent après son raccordement à 100% au réseau des eaux usées traitées.

« Pour la première fois, cet axe est entièrement raccordé aux eaux usées traitées provenant de la station de traitement de Médiouna, permettant ainsi un arrosage 100% durable sur une distance de plus de 40 km aller-retour ».

« Ce raccordement, désormais finalisé, est déjà en service depuis trois mois, garantissant un entretien écologique et optimisé des espaces verts ».

« Les travaux de réaménagement de cet axe routier démarreront bientôt », a-t-elle ajouté, « l’objectif principal étant d’harmoniser l’aménagement paysager de ce tronçon, qui avait connu des travaux par le passé sans véritable cohérence en matière de végétation, d’herbe et de gazon. Certains arbres, devenus trop anciens, nécessitent également un renouvellement ».

« Afin de concrétiser cette transformation, un budget de 40 millions de dirhams a été alloué au projet. Une fois la convention adoptée durant cette session, un appel d’offres sera lancé pour démarrer les travaux de réaménagement de cet axe stratégique pour Casablanca ».

Province de Ouarzazate : les eaux usées épurées pour arroser les espaces verts

Des arrêtés du gouverneur de la province de Ouarzazate ont été diffusés pour informer les populations de l’ouverture prochaine de trois enquêtes publiques (études d’impact environnemental) pour la mise en place de systèmes d’épuration des eaux usées pour irriguer les espaces verts.

Ces enquêtes vont se dérouler entre le 28 février et le 19 mars dans les communes de Ouarzazate, de Tarmigte et de Taznakht. Pour Ouarzazate, en plus des espaces verts, sont également concernés le Golf royal et la Ceinture verte.

Cette province prend ainsi exemple sur d’autres régions et villes qui ont déjà adopté cette solution, comme Casablanca, Rabat et Marrakech.

L’ouverture de ces enquêtes a été décidée en réponse à des demandes formulées par le président de la région Draâ-Tafilalet.

Ressources, modélisation des nappes, économie d’eau… Comment est surmonté le déficit hydrique dans le bassin du Tensift

À cause de la baisse des ressources en eau, le bassin hydraulique du Tensift, dont dépend la ville de Marrakech, affiche un déficit hydrique de l’ordre de 583 millions de m3 par an. Sachant que la consommation en eau potable de la ville ocre peut atteindre 250.000 m3 par jour, une gestion efficace et économe des ressources s’est imposée d’elle-même.  

« L’approvisionnement constant de Marrakech en eau potable est assuré sans perturbations depuis trois ans, grâce notamment à un plan d’action où l’économie des ressources est centrale« , s’est félicité Mohammed Chtioui, lors de son intervention au 3e Congrès international sur l’eau et le climat, organisé les jeudi 6 et vendredi 7 juillet 2023 à Fès.

A ce titre, le directeur de l’Agence du bassin hydraulique de Tensift (ABHT) a mis en avant une multitudes de mesures clé qui ont contribué « à gérer le stress de l’eau en s’appuyant sur plusieurs projets pilotes et sur une activité de recherche scientifique soutenue ». 

Un bilan hydrique est déficitaire à hauteur de 583 Mm3

Le bassin hydraulique de Tensift s’étend sur 26.054 km² pour une population d’environ 3 millions d’habitants, dont le tiers vit à Marrakech. Les capacités hydriques du bassin s’établissent comme suit :

– ressources superficielles : 982 Mm3/an ;

– ressources souterraines : 950 Mm3/an ;

– le capital eau par habitant est de 430 m3/an

A noter que selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :

– le stress hydrique, ou pénurie d’eau, correspond à un apport situé dans la fourchette 1.000 à 1.700 m3 par habitant et par an;

– la rareté de l’eau correspond à un apport inférieur à 1.000 m3 par habitant et par an.

Autrement dit, le bassin de Tensift est dans une situation de rareté de l’eau.

En termes de consommation, la demande s’articule autour de l’eau potable, l’irrigation et l’industrie. Le bilan hydrique est déficitaire à hauteur de 583 Mm3. Et pour cause, ces ressources sont confrontées à plusieurs écueils, « dont une baisse de 20% depuis 1940, la surexploitation des eaux souterraines (0,5 à 4,5 m/an) et l’envasement des barrages (perte de 3.2 Mm3/an) », déplore le directeur de l’ABHT. 

Et de souligner qu’en même temps, « la demande augmente de 3% par an« . De fait, une gestion efficace des ressources hydriques est nécessaire dans ce bassin qui alimente l’une des plus grandes métropoles du Royaume, Marrakech, qui est également la première destination touristique du pays. 

Transfert d’eau et dessalement

Pour pallier le déficit hydrique et répondre aux multiples demandes et besoins en eau de Marrakech, entre autres zones desservies par le bassin de Tensift, l’ABHT bénéficie d’une diversification des ressources dont le transfert de ressources en eau, notamment à partir du barrage Al Massira, situé à plus d’une centaine de kilomètres. 

Mais la baisse des ressources du deuxième plus grand réservoir artificiel du Royaume implique de trouver d’autres solutions, à l’instar du dessalement d’eau de mer.

« Prochainement, nous alimenterons Marrakech également avec de l’eau dessalée produit par l’OCP, à l’image de Safi et El Jadida« , annonce Nadia El Hilali, directrice générale de la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité de Marrakech (RADEEMA). 

A cela s’ajoutent des économies en eau importantes et transversales qui atteignent, depuis 2012, 17 Mm3 par an, avec pour objectif d’en épargner dix fois plus à l’horizon 2050. En agriculture, les mesures prises pour préserver au maximum la ressource se déclinent comme suit : 

suivi de la consommation en eau dans les zones irriguées à l’aide de produits satellitaires ;

quantification des prélèvements d’eau d’irrigation à partir des nappes pour une actualisation en permanence des bilans et une modélisation hydrogéologique ;

suivi des autorisations de creusement et de prélèvement d’eau souterraine ; 

identification des parcelles qui consomment plus que le volume annuel alloué et des bassins d’irrigation ; 

suivi de l’activité agricole aux alentours des champs captant d’eau potable.

Pour ce qui est des économies en usage domestique et industrielle, elles s’articulent autour d’un plan d’action et de gouvernance fondé sur quatre piliers :

réparer : réparer immédiatement les fuites entraînant une perte d’eau ;

réduire : mettre en œuvre des actions pour réduire la consommation d’eau ;

rattraper : faire les ajustements, les mises à niveau et autres modifications nécessaires pour utiliser efficacement l’eau potable ;

remplacer : remplacer les équipements obsolètes ou inefficaces par de nouveaux modèles efficaces et économes d’eau.

 

Rationalisation de la demande 

En ce sens, « d’importants investissements ont été réalisés en termes de rationalisation de la demande et d’épuration des eaux usées afin de les réutiliser« , affirme Nadia El Hilali. Le Plan d’action de rationalisation de la demande en eau se base sur un programme de détection des fuites, de modulation de pression, d’actions de sensibilisation et d’identification de solutions par typologie de consommateurs pour la préservation de la ressource », ajoute-t-elle. 

En matière de généralisation progressive de l’utilisation des ressources non conventionnelles (eau usée traitée) pour l’irrigation des espaces verts de Marrakech, les golfs et la palmeraie, c’est une opération menée à bien depuis plus de dix ans. 

Entre 2012 et 2023, 72 Mm3 d’eaux usées épurées ont été produites. Acheminée via 87 km de conduites opérationnelles, ces eaux ont permis d’arroser les jardins publics de la ville ocre, 15 golfs et surtout la palmeraie Oulja.

Colmatage des fuites d’eau et installation de compteurs

Partant du principe que le réchauffement climatique et la pénurie d’eau sont amenées à s’aggraver dans le pays et en particulier dans le bassin hydraulique du Tensift, il s’agira de poursuivre sur cette lancée. « Il sera capital d’assurer le colmatage des fuites d’eau et d’installer des compteurs d’eau sur les puits et des horloges sur les pompes de puits », souligne M. El Hilali.

À moyen terme, des limiteurs de pression seront également installés, avec une optimisation de l’usage de l’eau traitée achetée de la RADEEMA. Outre la mise en place d’un observatoire de la consommation durable, à plus long terme, il est prévu une mise à niveau du réseau de distribution d’eau, une amélioration du traitement tertiaire d’eau usée traitée, ainsi que la création de petites entreprises locales spécialisées dans la détection de fuites. Ces structures seront accompagnées par les équipes de la RADEEMA, de l’ONEE et de l’ABHT. 

La réutilisation des eaux usées permettra à Amendis d’économiser 2,8 millions de m³ par an

A Tanger et Tétouan, où la distribution de l’eau est gérée par Amendis, il est procédé à “l’ajustement de la pression en permanence, grâce notamment à des stabilisateurs de pression installés sur l’ensemble du réseau, sans impact sur la quantité d’eau distribuée”, explique cette régie, jointe par Médias24.

Que signifie “procéder à l’ajustement de la pression” ? S’agit-il d’une formulation savante pour éviter de dire “baisse de débit” ?

“Nous avons 160 stabilisateurs de pression répartis sur l’ensemble du réseau, dont certains fonctionnent en bi-étages (consigne de pression plus basse la nuit que le jour). Ce sont ces équipements qui nous permettent de mieux maîtriser la pression sur l’ensemble de la ville, malgré les grandes variations de topographie entre les quartiers”, répond notre source d’Amendis.

La quantité d’eau économisée reste toutefois difficile à estimer, nous assure-t-on, “car cette pratique de gestion des pressions a été mise en place depuis 2005 de manière progressive. L’économie réalisée ces dernières années est d’environ 300.000 m³ par an”.

Une consommation stable malgré la hausse du nombre de clients

Concernant la consommation de l’eau à Tétouan et Tanger, Amendis nous apprend qu’à “la mi-septembre, la moyenne de consommation journalière d’eau introduite dans 4.727 km de réseau d’eau potable était d’environ 220.000 m³ par jour à Tanger et de 104.000 m³/j à Tétouan, soit un total de plus de 300.000 m³/j”.

Et de poursuivre : “La tendance en septembre 2022 par rapport au mois de septembre 2021 est stable, voire en légère baisse : +0,7% à Tétouan et -1,7% à Tanger, alors que le nombre de clients continue d’augmenter : +3,7% à Tétouan et +5,1% à Tanger.”

“Déploiement massif des eaux utilisées traitées et réutilisées pour l’irrigation”

Selon notre source, “ceci témoigne des efforts réalisés en termes de préservation de la ressource dans ces deux villes, en particulier grâce au déploiement massif de l’eau usée traitée, réutilisée pour l’irrigation des espaces verts et des golfs, mais aussi à l’amélioration des rendements des réseaux d’eau potable (environ 80%) et à la sensibilisation des populations à réduire leur consommation et éviter les gaspillages”.

Attention, “si les ressources venaient à manquer davantage, une stratégie de rationnement avec alimentation intermittente par quartier pourrait être déployée, afin de permettre à chacun d’avoir de l’eau tous les jours tout en limitant les prélèvements sur la ressource”.

Les quartiers touristiques, grands consommateurs d’eau en été

Quant aux zones les plus consommatrices d’eau, elles se situent dans “les quartiers touristiques, en période estivale, notamment les hôtels et résidences en bordure de mer. Les zones industrielles consomment elles aussi énormément d’eau sur l’ensemble de l’année”.

“Par exemple Tétouan, en été, est la zone côtière qui consomme le plus d’eau, notamment Martil, M’diq et Oued Laou. En hiver, ce sont plutôt les anciens quartiers de la ville comme Dersa, Jamaa Mezouak, Teffaline et Touelaa”, précise encore notre source.

Vers fin 2022, 75% de la surface totale des espaces verts arrosée par les eaux usées traitées

Par ailleurs, “depuis le démarrage de son contrat de gestion déléguée, Amendis est engagée dans une démarche de développement durable et d’économie circulaire”, nous affirme-t-on. Elle a ainsi fait de la réutilisation des eaux usées traitées une voie d’avenir et un pilier de sa stratégie de protection de la ressource”.

“La valorisation des eaux usées traitées fait partie du programme Tanger Métropole, dont la réalisation est passée par trois phases majeures”, nous explique-t-on. “La dernière a été la mise en service de la STEP Boukhalef 2, en 2021, d’une capacité de 32.000 m³/j, afin d’augmenter la capacité de traitement des eaux usées d’une partie des effluents de la ville de Tanger : la zone franche de Tanger, les zones industrielles Gzenaya, Boukhalef, El Hassani, les effluents du littoral Sud Assilah-Tanger et les effluents de la nouvelle cité industrielle Tanger Tech.”

“En 2022, Amendis a entamé un projet d’extension du réseau d’arrosage des espaces verts vers le centre-ville de Tanger et Gzenaya, sur un linéaire d’environ 69 km de différents diamètres, et sur plus de 20 km à Tétouan. Cette source permettra, vers fin 2022, l’arrosage de plus de 500 hectares d’espaces verts à Tanger et Tétouan, soit 75% de la surface totale des espaces verts des deux villes.”

A partir de 2023, 2,8 Mm³ économisés par an

“Cette réutilisation se fait grâce à trois STEP : Tamuda Bay et Boukhalef 1 & 2. Elle a permis d’économiser près de 6,3 Mm³ d’eau entre 2016 et 2021. Elle vise à économiser 2,8 Mm³/an d’eau à partir de 2023, une quantité équivalente à l’alimentation en eau potable d’une ville de 55.000 habitants.”

Concernant l’optimisation du rendement par la réduction des fuites et des fraudes, Amendis utilise, “en continu, des technologies diverses de recherche des fuites, que ce soit par l’écoute acoustique, la prélocalisation ou le gaz traceur”.

“Au vu de la topographie vallonnée de la région du Nord, la régie est également particulièrement active sur la sectorisation et la gestion des pressions, de façon à garantir la meilleure pression possible en tout point du réseau, tout en réduisant les débits de fuite. Le réseau, découpé sur plus de 100 secteurs hydrauliques, est ainsi surveillé quotidiennement afin d’identifier plus rapidement tout débit anormal, ce qui nous permet d’intervenir plus rapidement en cas de suspicion de fuite. Cette mesure nous a permis de maintenir le rendement à un bon niveau de performance en 2021, de l’ordre de plus de 79% à Tanger et 81% à Tétouan.” Concrètement, dans ces deux villes, environ 20% de l’eau distribuée dans les réseaux par Amendis est perdue dans les fuites et les fraudes.

Au total, “les équipes d’Amendis ont détecté et réparé près de 18.535 fuites d’eau au niveau des conduites des deux villes, des branchements et des postes de comptage, et économisé ainsi plus de 20,4 Mm³ d’eau potable en 2021 et plus de 278,8 Mm³ d’eau par rapport à 2002”.

“En avril 2022, Amendis a également expérimenté les chiens renifleurs pour la détection des fuites d’eau. Une solution qui permet de gagner en rapidité d’intervention, tout en couvrant des linéaires bien plus importants qu’en ayant recours aux techniques traditionnelles.”

Analyse des eaux usées : Toujours pas de traces de Covid-19 (ONEE)

Lancée par l’ONEE en juin dernier, l’opération qui consiste à analyser les eaux usées, à la recherche de traces du virus se poursuit. 

Après avoir contrôlé une dizaine de stations d’épuration, sur « plus de 55 points de prélèvements qui concernent près de 26 villes et centres répartis à travers le territoire du Royaume », l’ONEE annonce à travers un communiqué datant du 21 septembre, que « d’autres analyses sont en cours ou programmés ». 

Les résultats des analyses effectuées à ce jour sont négatifs, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de contaminations au coronavirus dans les zones concernées. Il est possible que cela soit dû à un faible nombre de porteurs. 

Par ailleurs, « pour renforcer les capacités » de ses laboratoires régionaux, l’ONEE annonce à travers son communiqué que 5 d’entre eux « sont en cours d’équipement par le matériel nécessaire à ce type d’analyse ». 

>> Lire aussi :

Le Maroc se met à la détection du coronavirus par l’analyse des eaux usées (ONEE)

Pas de traces de coronavirus dans les eaux usées de 10 stations d’épuration (ONEE)

Maroc-UE: report du prochain round des négociations Aleca

Le Maroc et l'Union européenne ont convenu de reporter la cinquième session des négociations en vue d'aboutir à un accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), à une date qui sera fixée ultérieurement.

Selon une déclaration de presse conjointe Maroc-UE sur les négociations de l'Aleca, citée par un communiqué du ministère délégué chargé du Commerce extérieur, ce report intervient compte tenu du fait que le gouvernement marocain lance actuellement des études d'accompagnement des négociations sur certains secteurs qui seront couverts par le futur Aleca et dont les résultats seront pris en considération lors des négociations.

Des contacts d'ordre technique continueront pendant cette période afin d'assurer la continuité du processus de négociation, ajoute le communiqué relayé par la MAP.

Depuis mars 2013, quatre sessions de négociations ont eu lieu, et les deux parties constatent qu'elles se sont déroulées normalement et dans un esprit de responsabilité partagée afin de parvenir, dans un délai raisonnable, à un accord prenant en considération leurs intérêts et priorités respectives.