Les transferts des MRE baissent de 3,7% à fin avril 2025

Transferts des MRE : baisse à fin avril 2025

Selon le dernier bulletin de l’Office des changes, les transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger ont atteint 35,8 MMDH à fin avril 2025 contre 37,3 MMDH à la même période en 2024, soit une baisse de -1,4 MMDH ou 3,7%.

 

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Les transferts des MRE stagnent autour de 18 MMDH à fin février 2025

Transferts des MRE : légère baisse à fin février 2025

Selon le dernier bulletin de l’Office des changes, les transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger ont atteint 17,86 MMDH contre 18,02 MMDH à la même période en 2024, en léger recul de 0,9%.

 

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Les transferts des MRE en légère hausse de 44 MDH à fin janvier 2025

Selon le dernier bulletin de l’Office des changes, les recettes des MRE ont atteint 9,45 milliards de dirhams (MMDH) à fin janvier 2025, contre 9,4 MMDH à la même période en 2024, marquant une progression de +44 MDH, ou de +0,5%.
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Transferts des MRE et IDE : le point à fin octobre 2024

Comment encourager les MRE à investir au Maroc : les pistes d’un expert international

Au Maroc, où le rôle des Marocains du monde est considéré comme très important, une réforme a été décidée dans le cadre d’une vision royale, tel qu’annoncé lors du discours du Roi Mohammed VI à l’occasion du 49e anniversaire de la Marche verte.

Cette réforme repose sur une nouvelle architecture institutionnelle, dont les piliers sont le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), et la Fondation Mohammedia des Marocains résidant à l’étranger. Et c’est bien un cadre institutionnel qui permettra de tout faire évoluer. C’est en tout cas ce que pense l’expert Iñigo Moré, contacté par Médias24.

Le Maroc, terre de confiance bancaire

Selon notre interlocuteur, « le cas classique des transferts financiers des Marocains résidant à l’étranger (MRE) suit un schéma établi : un travailleur migrant envoie régulièrement de l’argent à un membre de sa famille au Maroc, souvent sa mère ou son épouse. Cet argent est ensuite redistribué pour répondre aux besoins familiaux, sans se transformer en un investissement entrepreneurial ».

Il est vrai que la communauté marocaine à l’étranger constitue un levier précieux de développement socio-économique au Maroc, comme en témoigne la hausse importante et régulière de leurs transferts. Selon le dernier bulletin de l’Office des changes, les recettes des MRE ont atteint 91,53 milliards de dirhams à fin septembre 2024, contre 86,9 MMDH à la même période en 2023, marquant une progression de +4,5 MMDH ; soit une hausse de 5,2%.

« Cet envoi crée des revenus passifs placés en banque, profitant d’une stabilité monétaire unique au Maroc dans la région. Contrairement à des pays comme l’Argentine ou le Venezuela, où les crises monétaires et bancaires sont récurrentes, le Maroc inspire confiance grâce à sa gestion monétaire solide, attirant ainsi les placements des MRE », souligne notre expert.

Une politique solide et des incitations claires sont essentielles

Cependant, Iñigo Moré estime qu’encourager la diaspora marocaine à « passer d’un investissement passif à un rôle de créateurs d’entreprises au Maroc requiert plus qu’une simple confiance dans le système bancaire. Les experts en migration estiment qu’une politique solide et des incitations claires sont essentielles ».

Et d’ajouter : « Un cadre institutionnel pour accompagner les Marocains du monde dans des projets structurés, à l’instar de la politique de facilitation des investissements étrangers dans les années 1990, pourrait être la solution. La création d’une Direction des investissements des MRE, inspirée par l’ancienne Direction des investissements extérieurs, permettra de simplifier les procédures et de réduire les obstacles, tels que la corruption, souvent perçue comme un frein ».

Lever les blocages administratifs

La mise en œuvre des directives royales a démarré dès le lendemain du discours du Roi, puisque le chef du gouvernement a tenu une première réunion avec les départements ministériels concernés.

Celle-ci a été consacrée à l’examen des moyens et mécanismes institutionnels et juridiques permettant de mettre en place un programme d’action pour la restructuration des instances concernées par les affaires de la communauté marocaine à l’étranger.

Le risque administratif est aussi important que le risque financier pour les MR

Une restructuration qui doit prendre en compte le « risque administratif » qui est, selon notre interlocuteur, « aussi important que le risque financier pour beaucoup de MRE ».

« Les exemples de blocages bureaucratiques et de pratiques de corruption dissuadent les plus motivés. Les MRE n’ont souvent pas le temps ou les moyens de gérer ces obstacles et hésitent à déléguer de telles tâches à leurs proches au Maroc », poursuit Iñigo Moré qui estime par ailleurs que « cette situation souligne l’importance d’une politique proactive pour attirer les MRE en tant qu’entrepreneurs ».

Selon lui, « la création d’un environnement transparent et favorable pourrait transformer les Marocains du monde en acteurs économiques actifs, faisant d’eux non seulement des employeurs potentiels, mais aussi des acteurs de la modernisation économique ».

Les transferts des MRE en hausse de 5,2% à fin septembre 2024 (Office des changes)

Les transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger poursuivent leur croissance soutenue.
Selon le dernier bulletin de l’Office des changes, les recettes des MRE ont atteint 91,53 milliards de dirhams (MMDH) à fin septembre 2024, contre 86,9 MMDH à la même période en 2023, marquant une progression de +4,5 MMDH, ou de 5,2%.
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Petit signal d’alarme pour le tourisme : les recettes baissent de 10% en janvier 2024

Au 31 janvier 2024, les recettes voyages se sont établies à 7,71 milliards de DH, contre 8,61 MMDH à fin janvier 2023, relève l’Office des changes dans son dernier bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Ce montant reste néanmoins le deuxième plus élevé de l’histoire. En 2019, l’année de référence avant la Covid, les recettes s’étaient élevées à 5,93 MMDH.

De leur côté, les dépenses voyages s’établissent à 1,8 MMDH, contre 1,9 MMDH un an auparavant, soit une baisse de 2,9%.

Par ailleurs, les transferts effectués par les Marocains résidant à l’étranger ont atteint 9,2 MMDH contre 9,4 MMDH à fin janvier 2023, en léger recul de 2,6%. En janvier 2022, les mêmes transferts avaient connu une baisse de 10% mais l’année s’était terminée sur un nouveau record.

A fin avril, les transferts des MRE se maintiennent au rythme de 2021

Les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE) avaient démarré l’année 2022 en accusant une baisse en janvier, puis connu une remontée en février, suivie d’une forte hausse en mars. Mars 2022 a en effet été un mois de pleine reprise du trafic aérien. Il a également précédé le mois de Ramadan. En avril 2022, les transferts MRE se situent quasiment au même niveau qu’avril 2021.

En cumul, concernant le premier quadrimestre de cette année, les transferts se sont établis à 30.562 MDH, contre 29.037 MDH durant la même période de l’année précédente, affichant une hausse de 5,3% ou +1.525 MDH.

L’explosion des transferts par les canaux officiels, qui avait été enregistrée en 2021, se maintient donc. Cette hausse importante, supérieure à 35% par rapport à 2019 – année de référence pré-Covid –, a également concerné, et de la même manière, les transferts en Tunisie. La hausse s’est effectuée tous les mois et à des taux de progression très proches d’un mois à l’autre.

Ceci fait penser à une hausse mécanique des transferts qui ont davantage migré vers les canaux formels.

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Transferts des MRE : Comment les pays du Golfe ont sauvé la mise

Les transferts des MRE représentent l’équivalent en devises de quelques 65 milliards de DH en 2018 (chiffre provisoire de l’Office des changes). Ils constituent une ressource financière stratégique pour le pays.

D’une part, ils représentent un soutien important au pouvoir d’achat de millions de familles, notamment en milieu rural et régions pauvres. Ce qui est un facteur de croissance économique et de cohésion sociale.

Surtout, ces envois permettent, avec les recettes touristiques, de préserver les équilibres macroéconomiques, l’impact du déficit commercial du Maroc étant important sur les réserves en devises, qui ne couvrent que 5 mois d’importations de biens et services.

Jusqu’en 2007 (+15%), les transferts des MRE pouvaient évoluer à deux chiffres chaque année. Mais la crise internationale de 2008 a changé la tendance : depuis cette année, on enchaîne les baisses et les petites hausses.

Un taux de croissance annuel moyen de 1,5% entre 2007 et 2018

Entre 2007 et 2018, le taux de croissance annuel moyen des envois des MRE est d’à peine 1,5%. On est passé de 55 milliards de DH à 65 milliards, soit 10 milliards de plus en 11 ans.

Les MRE à l’origine de ce ralentissement sont ceux établis dans les pays d’Europe dont les envois ont carrément baissé. Ces pays d’accueil sont les destinations traditionnelles qui génèrent le plus gros des recettes : Espagne (-34% en 11 ans), Italie (-10%), Pays-Bas (-9,6%), Royaume-Uni (-20,9%). La France, premier contributeur aux recettes MRE, a pu limiter sa baisse à 1,4% depuis 2007.

Pertes d’emplois, conditions de travail difficiles, dégradation du pouvoir d’achat, manque de visibilité…, tous ces facteurs liés à la crise internationale et ses conséquences peuvent expliquer cette situation. Le lien avec d’autres facteurs d’ordre socioéconomique (changement générationnel, préférence pour l’investissement dans le pays d’accueil…) est difficile à établir faute d’étude à grande échelle.

En tous les cas, l’effondrement des transferts depuis ces pays d’Europe aurait pu avoir des conséquences lourdes sur le Maroc si les MRE d’autres pays n’avaient pas pris le relais.

Il s’agit de ceux de l’Arabie Saoudite dont les envois ont plus que quadruplé, passant de 1 milliard de DH en 2007 à 4,5 milliards en 2018.

Il y a aussi ceux des Emirats Arabes Unis dont les transferts sont passés de 1,5 milliards de DH à 4,2 milliards.

Le Qatar et le Koweït montent également en puissance, passant de moins de 200 MDH chacun en 2007 à plus de 1 milliard de DH en 2018.

Ces économies pétrolières ont enregistré une forte croissance entre 2009 et 2014 à cause de l’envolée des prix du brut. Après un ralentissement en 2015 et 2016, la croissance est repartie depuis 2017.

D’autres pays d’accueil occidentaux ont contribué à amortir la baisse des envois des MRE même si la crise internationale les a touchés : les Etats-Unis (+29%), la Belgique (+46%), l’Allemagne (+32%) et la Suisse (59%).

Aujourd’hui, la France représente toujours le pays qui contribue le plus avec 35,5% du total des transferts. Mais les pays du Golfe sont montés à 18%. L’Arabie Saoudite est sur le point d’écarter l’Espagne de la troisième place.

Le film tunisien «Le Royaume des fourmis» remporte le grand prix du festival de Khouribga

«Je suis très heureux de cette consécration qui est la première pour ce film, je n'imaginais pas qu'en étant parmi les fondateurs de ce Festival en 1977 je serais là en 2013 avec le Grand prix de la compétition», a déclaré le producteur du film, Néjib Ayed, à la cérémonie de remise de ce prix doté de 100.000 DH.

«Le royaume des fourmis» raconte la cohabitation entre deux mondes dans la Palestine de 2002, où des bombardements quotidiens, les blindés qui sèment la mort et la désolation, vivent au-dessus d'un monde où les profondeurs de la terre, les grottes et les galeries serpentent le pays et relient les villes sans peine et en toute sécurité, dans des vestiges de différentes civilisations, un monde de paix et de magie règne.

Le prix spécial du jury (70.000 DH), présidé par le directeur de l'Office national du cinéma ivoirien et cinéaste Fadika Kramo Lanciné, a été attribué au long-métrage tanzanien «Zamora» du réalisateur Shams Bhanji.

Le prix de la meilleure réalisation (50.000 DH) a été décerné au réalisateur sénégalais Moussa Touré pour son film «la pirogue» et celui du meilleur scénario au scénariste égyptien Amro Salama pour le film «Mosa wir Katile».

Quant aux prix du 1er rôle féminin et masculin (40.000 DH), ils ont été attribués respectivement à l'actrice marocaine Chaimae Ben Acha pour son rôle dans le long-métrage «Malak» et à l'acteur Ayad Nassar dans le long métrage égyptien «Mosa wir Katile».

Par ailleurs, les prix du deuxième rôle féminin et masculin (25.000 DH) sont revenus respectivement à l'actrice Iva Mugalela pour son rôle dans le film du Mozambique «Virgen Margarida» et à l'acteur Laity Fall pour son rôle dans le film sénégalais «La pirogue».

Concernant le prix Don quichotte, qui vise à prospecter le potentiel artistique, culturel et créatif des 17 longs-métrages en compétition officielle du festival, il a été décerné à la réalisatrice du Burkina Faso, Apolline Traoré, pour son long métrage «Moi Zaphira».

Par ailleurs, le jury de la compétition a octroyé des mentions spéciales à l'actrice Karima Issoufou pour sa prestation dans le film togolais «Shérifa» et au film malgache «Malagassy Mankany».

Dix-sept films étaient en lice pour le grand prix du festival. Ils représentaient le Maroc, l'Egypte, la Tunisie, l'île Maurice, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Madagascar, le Togo, le Nigeria, le Burkina Faso, l'Angola, la Tanzanie, le Mozambique, la Guinée Bissau et le Niger.

Présidé par Fadika Kramo Lanciné, le jury de cette édition se composait de la figure artistique française Catherine Jean Joseph Sentuc, de l'actrice marocaine Sanaâ Alaoui et de la comédienne marocaine Hanane El Fadili.

Il comprenait également le réalisateur béninois Dorothé Dognon, l'artiste multimédia gabonais Paul Mouketa et le réalisateur et danseur marocain Lahcen Zinoun.

Le programme de cette édition du Festival du cinéma africain a été ponctué de projections cinématographiques en salles et au profit des personnes à besoins spécifiques, d'un colloque autour du thème «la coproduction entre le Maroc et les cinématographies africaines», d'ateliers de formation, d'une caravane des villages miniers et de projections à la prison locale de Khouribga.