Les transferts des MRE progressent de 6% à fin octobre à 96,4 MMDH

Les derniers chiffres mensuels de l’Office des changes à fin octobre 2023 montrent une poursuite de la croissance des recettes des MRE. Ces dernières progressent de 6,1% à 96,4 MMDH par rapport à fin octobre 2022.

D’une année sur l’autre, les recettes MRE ont progressé en valeur de 5,6 MMDH.

Comme on le voit sur notre dashboard, les transferts de MRE avaient dépassé en 2022, le palier symbolique de 100 milliards de DH.

Medias24
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Les transferts de MRE toujours plus forts à fin septembre

D’après les derniers chiffres de l’Office des changes à fin septembre, les transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont progressé de 5,4%, à près de 87 MMDH, par rapport à la même période en 2022.

Une tendance qui poursuit inlassablement sa hausse depuis le début de la crise sanitaire. Rappelons qu’à la même période en 2020, les recettes MRE atteignaient 50,4 MMDH. De fait, en trois ans, elles ont évolué de 72,6%.

À fin janvier, les transferts de MRE progressent de 46% à 9,2 MMDH, un record !

A fin janvier 2023, d’après les derniers chiffres de l’Office des Changes, les transferts de MRE ont atteint 9,22 MMDH, soit une hausse de 46,3% par rapport à la même période l’an dernier. En valeur, cette hausse équivaut à près de 3 MMDH.

Pour rappel, en 2022, les transferts de MRE avaient dépassé le chiffre record de 109 MMDH, en hausse de 16,5% par rapport à 2021.

Football : les transferts ont rapporté 96 millions de dirhams aux clubs marocains en 2022

En 2022, les clubs marocains professionnels de football ont réalisé 124 transferts sortants (ventes de joueurs), représentant un revenu total de 9,4 millions de dollars (96 millions de dirhams environ), selon un rapport de la Fifa. En contrepartie, ces clubs ont réalisé 147 transferts entrants (achats de joueurs), soit une dépense de près de 800.000 dollars.

Le Raja Casablanca est le seul club marocain à s’être classé parmi les dix premiers clubs en Afrique en matière de dépenses liées aux transferts, à la 9e place. Il occupe aussi la 7e place des clubs africains en termes de nombre de transferts sortants.

Au niveau mondial, la valeur totale des transferts s’est fixée à 6,5 milliards de dollars, dont 1,24 milliard concerne des clauses conditionnelles. Un montant élevé, supérieur à celui de 2021 qui plafonnait alors à 4,86 milliards de dollars, mais inférieur à celui de 2019 qui avait atteint un record de 7,35 milliards de dollars.

C’est la France qui se classe première en termes de revenus de transferts sortants avec un total de 740 millions de dollars, ce qui consacre sa politique de formation. Elle est suivie de l’Allemagne (639M), de l’Italie (618M), de l’Angleterre (600M) et du Portugal (580M).

En ce qui concerne les transferts entrants, c’est l’Angleterre qui décroche la première place, avec le montant faramineux de 2,2 milliards de dollars. Elle est suivie loin derrière par l’Italie avec 673 millions de dollars. L’Espagne, dont les clubs phares traversent une crise financière, ne se classe qu’à la troisième place avec 592 millions de dollars. La France (545M) et l’Allemagne (538M) complètent le top 5.

Les clubs anglais parmi les plus dépensiers au niveau mondial en 2022

Le top 10 des clubs dépensiers au niveau mondial en 2022 est dominé par les clubs anglais, au nombre de sept. Manchester United s’est classé premier, suivi du FC Barcelone, de Liverpool, du Bayern Munich, de Newcastle, de West Ham, de Wolverhampton, du Paris Saint-Germain, de Manchester City et des Leeds United.

Le top 10 des transferts les plus importants en termes de montant est également dominé par les clubs anglais (5). Néanmoins, le transfert du Français Aurélien Tchouaméni vers le Real Madrid est considéré comme le plus cher de 2022. Il est suivi de Darwin Nunez (vers Liverpool), d’Antony (Manchester Utd), de Casemiro (Manchester Utd), de Matthijs de Ligt (Bayern Munich), de Ferran Torres (FC Barcelone), d’Erling Haaland (Manchester City), d’Alexander Isak (Newcastle), de Luis Diaz (Liverpool) et de Raphinha (FC Barcelone).

Fait notable, l’année 2022 a connu la plus forte augmentation jamais enregistrée du nombre de transferts, soit un peu plus de 11,6% par rapport à 2021. C’est aussi la première fois que plus de 20.000 transferts internationaux de joueurs professionnels masculins ont été enregistrés, dont 2.843 transferts payants.

Transferts MRE : “Une action diplomatique d’envergure de nos pays est nécessaire” (Jouahri)

Le 12 janvier, lors du Forum de Rabat sur la réduction des coûts de transfert de fonds de la diaspora africaine, le wali de Bank Al-Maghrib (BAM) est revenu sur les défis auxquels font face le Maroc et les Marocains du monde (MDM).

Abdellatif Jouahri a évoqué le durcissement des autorités européennes sur les transferts des MDM. « Force est de constater que plusieurs défis méritent d’être soulignés. C’est particulièrement le cas en Europe, où les activités d’accompagnement des Marocains du monde, pratiquées depuis des décennies par les banques marocaines en toute transparence et dans le respect des réglementations locales, sont depuis quelques années confrontées à un durcissement sans précédent de leurs conditions d’exercice. En effet, plusieurs autorités bancaires de pays de l’Union ont décidé de suspendre l’activité d’intermédiation opérée par les filiales bancaires situées en Europe auprès de la diaspora, et pour le compte de leurs maisons mères marocaines », a-t-il expliqué.

« Les conditions de prestation de cette activité vont davantage se durcir si le projet de directive européenne, relatif notamment aux succursales de pays tiers, est voté en l’état. Ce projet, dont l’adoption est imminente, prévoit l’interdiction pour les banques étrangères non établies dans l’UE d’offrir des services bancaires du pays d’origine directement à leurs clients résidant dans un pays de l’Union », a poursuivi le wali de BAM.

De fait, Abdellatif Jouahri a appelé à une action diplomatique pour alerter et protéger les Marocains du monde. « Il nous semble qu’une action diplomatique d’envergure de nos pays est nécessaire pour alerter sur ces développements préoccupants et œuvrer à préserver les acquis et à maintenir les liens, tout particulièrement des dernières générations de migrants sur le sol européen, avec la mère patrie. »

Le wali a également rappelé les craintes sur le partage de données fiscales avec l’OCDE. « A ces contraintes s’ajoute la convention de l’OCDE portant sur l’échange d’informations fiscales, dont l’entrée en vigueur prochaine suscite la grande inquiétude des Marocains du monde. Il sera nécessaire d’œuvrer, dans l’intérêt de notre continent et de nos compatriotes, pour que cette norme soit déployée sans entraver les transferts de fonds des migrants. »