3P Conseil fournira l’assistance technique pour la transformation digitale des collectivités territoriales

Dans le cadre de la Stratégie nationale 2030, la Direction du développement des compétences et de la transformation digitale (DDCTD) a lancé un vaste chantier de transformation digitale pour optimiser l’administration publique. La société 3P Conseil interviendra sur 11 axes stratégiques :

L’objectif est de structurer les initiatives numériques, de sécuriser les systèmes d’information et de mettre en place des solutions innovantes adaptées aux besoins des collectivités.

Bugshan Automotive : Myriem El Boukhari à la tête de la transformation digitale et l’innovation

La direction de transformation digitale et d’innovation a pour mission de moderniser les processus internes pour une meilleure efficacité opérationnelle et une réduction des coûts. Elle vise également à optimiser l’expérience client en développant des plateformes intuitives et des outils digitaux permettant de rendre les interactions plus fluides et personnalisées, indique un communiqué du groupe.

Cité dans le communiqué, Oussama Berrada, directeur général de BAG Automobile, a déclaré : « La Direction de transformation digitale et d’innovation représente un tournant pour BAG Automobile. En adoptant des technologies de pointe et en favorisant une culture de créativité, nous réinventons nos processus, améliorons les expériences clients et nous positionnons comme un leader dans le paysage digital en constante mutation ».

Sous la direction de Myriem El Boukhari, reconnue pour son expertise dans l’innovation, la transformation digitale et le design d’expérience utilisateur, la DTDI joue un rôle central dans l’élaboration et la mise en œuvre des initiatives stratégiques du Groupe, ajoute la même source.

« Notre mission est de créer des synergies entre les filiales, de valoriser les données pour une prise de décision optimale, et d’offrir à nos clients une expérience fluidifiée et personnalisée en nous appuyant sur les dernières technologies notamment l’Intelligence artificielle », a déclaré Mme El Boukhari.

6 MDH pour accélérer la transformation digitale des collectivités territoriales

Dans le cadre de sa stratégie visant à moderniser les structures publiques et à renforcer les compétences des collectivités territoriales, la Direction du développement des compétences et de la transformation digitale (DDCTD, un Segma qui dépendait auparavant de la Direction des collectivités locales) a lancé un projet de transformation digitale. Ce programme s’inscrit dans la Stratégie nationale 2030, avec pour objectif de promouvoir une gouvernance efficace, une administration accessible et transparente, et une meilleure gestion des services publics.

Ce projet, d’une durée d’exécution de 12 mois, repose sur un budget estimé à 6 millions de DH. Il comprend un ensemble de missions stratégiques, allant de l’assistance en gestion de projets à la cybersécurité, en passant par le développement logiciel et le design UX/UI.

En tout, 11 missions ont été identifiées pour accompagner la DDCTD dans ce processus de transformation numérique :

Voici comment Orange dynamise et accompagne la transformation digitale des TPE, auto-entrepreneurs et porteurs de projets

Maroc-BAD : quatre accords de financement de plus 6 MMDH

Ces accords portent sur le financement des programmes suivants :

La cérémonie de signature de ces accords s’est déroulée en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui, du ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, du ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, du ministre-délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli et du directeur général de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), Abderrahim Houmy.

A cette occasion, Fouzi Lekjaa a souligné l’importance de ces accords de financements qui suivent une approche « participative et intégrée », englobant la formation, le financement de projets à dimension industrielle et promettant des perspectives d’emploi, les infrastructures et leur renforcement, ainsi que les projets liés au domaine forestier et à l’exploitation de ses capacités pour préserver les équilibres environnementaux.

En outre, le ministre s’est félicité du niveau et de la qualité des relations entre le Maroc et la BAD, mettant l’accent sur l’appui de la Banque au Royaume dans le cadre de la mise en œuvre des réformes structurelles essentielles et des assistances techniques dans différents domaines.

De son côté, Achraf Tarsim a indiqué que ces projets structurants et complémentaires reflètent « l’excellente relation qui lie la BAD avec son premier partenaire en Afrique, le Maroc ». Ces accords, a-t-il poursuivi, concernent un projet lié à la transformation de l’université marocaine pour qu’elle puisse être plus entrepreneuriale, plus digitale et plus inclusive, ainsi qu’un projet relatif au renforcement de la compétitivité des territoires marocains pour attirer davantage d’investisseurs et créer de nouvelles opportunités économiques.

Pour M. Tarsim, le troisième projet vient compléter cette offre avec une meilleure connectivité pour lier le nouveau port Nador West Med au réseau autoroutier du Maroc, pour que les investisseurs qui s’installent puissent bénéficier de cette offre complémentaire et accroître leur compétitivité. Quant au 4e projet, il permettra notamment de renforcer les chaînes de valeurs forestières, d’introduire l’entrepreneuriat au niveau de ces zones et de renforcer la capacité en termes de séquestration de carbone.

Quatre programmes

L’objectif du programme d’appui à la transformation pour une université marocaine digitale, entrepreneuriale et inclusive est de contribuer à l’amélioration de la qualité du capital humain et à l’autonomisation des jeunes, à travers un accès inclusif à un enseignement supérieur d’excellence, innovant et en synergie avec l’écosystème territorial.

Le programme axé sur les résultats pour l’amélioration de la compétitivité territoriale au Maroc vise, quant à lui, à contribuer à l’amélioration de la compétitivité territoriale afin d’attirer les investisseurs, créer des emplois et améliorer l’inclusion socio-économique.

Pour le programme d’appui au développement inclusif et durable des zones forestières, il a pour objectif de contribuer au développement des filières forestières clés, d’organiser les interprofessions, de promouvoir l’entreprenariat forestier et aquacole féminin et des jeunes, en plus de développer l’Ecotourisme, promouvoir les partenariats public-privé (PPP) et la coopération sud-sud et appuyer la transformation digitale du secteur forestier.

Quant au projet autoroutier Guercif -Nador, il porte sur la contribution au renforcement des infrastructures de transport de la région de l’oriental et la promotion de l’économie de cette région en assurant une desserte avec une liaison routière de grande capacité qui s’imbrique dans le réseau autoroutier national. Ainsi, le complexe portuaire de Nador West Med et la zone d’activités y associée, seront desservis par ce projet autoroutier qui permettra d’améliorer notablement la rentabilité dudit complexe portuaire et de faciliter son exploitation.

(Avec MAP)

Gitex Africa Morocco : une vitrine de l’engagement du Maroc pour la transformation digitale (DG de l’ADD)

Lors de l’ouverture de la 2e édition du Gitex Africa Morocco, ce mercredi 29 mai, le directeur général de l’Agence de développement du digital (ADD) a mis en avant l’importance cruciale de cet événement international, qui illustre l’engagement du Maroc à renforcer la culture digitale pour promouvoir une économie nationale intégrée et durable.

Mohammed Drissi Melyani a souligné que cette édition met en lumière les dernières innovations technologiques liées à la transition digitale dans un monde en rapide mutation. Cet événement explore également les opportunités offertes par les solutions numériques, offrant une plateforme aux acteurs de l’industrie pour partager leurs idées et innovations.

Il a rappelé que Gitex Africa Morocco s’inscrit dans les efforts du Maroc, sous la conduite du Roi Mohammed VI, pour renforcer la coopération Sud-Sud dans tous les domaines, consolider les liens avec d’autres nations africaines et collaborer sur des projets numériques communs.

L’ADD joue, selon Mohammed Drissi Melyani, un rôle clé en mettant en avant les efforts déployés par les acteurs du secteur public et privé pour garantir un environnement propice à une transformation digitale inclusive. L’Agence œuvre pour créer un écosystème où l’innovation technologique peut prospérer, soutenant ainsi la croissance économique et le développement durable du pays, a-t-il conclu.

Arrabet Holding, ou la convergence d’innovations technologiques

Arrabet Holding est née de la vision des fondateurs de Mobiblanc, entreprise de technologie spécialisée dans le développement de solutions digitales depuis 2011, qui se veut plus large et intégrée : celle de consolider et diversifier la présence dans le domaine numérique. Avec son siège à Casa-Anfa et quatre sociétés sous son égide, chacune spécialisée dans un segment différent de la technologie, Arrabet cherche à propulser l’écosystème technologique.

Mohammed Benboubker, son cofondateur, nous invite à découvrir Arrabet Holding, basée à Casablanca Finance City, une entité qui ambitionne de s’engager activement dans la cocréation d’un avenir technologique intégré.

Médias24 : Quels sont les objectifs d’Arrabet au Maroc et à l’international ?

Mohammed Benboubker : Les objectifs d’Arrabet Holding au Maroc et à l’international s’articulent autour de plusieurs axes stratégiques. Je les liste en cinq points :

– devenir un One-Stop-Shop qui offre une gamme complète de services et de solutions technologiques ;
– atteindre une taille critique, que ce soit pour le marché ou en tant que marque employeur ;
– adresser les défis actuels et futurs en termes d’exigences techniques, de robustesse, de scalabilité et d’innovation ;
– enrichir notre pool de partenaires stratégiques pour enrichir notre écosystème et offrir les solutions les plus avancées ;
– incarner une vision pionnière qui soutient la réputation du Maroc en tant que Tech Nation en initiant des programmes de montée en compétence dans l’innovation, la deep tech et la technologie verte.

En résumé, Arrabet vise à jouer un rôle de premier plan dans l’évolution du secteur technologique au Maroc et au-delà.

– Concrètement, quelles sont les activités de chacune des sociétés de Arrabet ?

– Le groupe réalise son développement à partir d’Arrabet Holding qui contrôle l’ensemble des véhicules par métier. Chaque société est en effet spécialisée dans un domaine précis et collabore pour répondre aux besoins du marché avec des offres et des compétences complémentaires : le conseil, le build et l’intégration.

Mobiblanc s’attache particulièrement au développement de solutions technologiques qui améliorent la mobilité et l’expérience client.

Un exemple phare de notre travail est la refonte de l’application Myinwi, entreprise en 2020. Ce projet, auquel nous collaborons toujours, est aujourd’hui l’application phare sur le marché technologique ; celle qui a posé les standards en termes d’architecture et de business.

Foster Processing se spécialise dans l’intégration de solutions numériques innovantes, offrant un service de conseil technologique qui tient compte des spécificités des secteurs prioritaires comme la finance et le retail. Nous guidons les clients vers les solutions les plus adaptées à leurs besoins et facilitons la mise en relation avec notre réseau de partenaires. Un projet emblématique est notre collaboration avec la Fondation Arrawaj pour l’implémentation d’un core banking system, d’une solution mobile wallet, renforcée par un programme de change management pour adopter de nouvelles méthodes de travail et réussir la transformation engagée.

Ackordéon se consacre au nearshoring technologique, offrant des services spécialisés pour le recrutement dans le secteur des technologies. Depuis début 2023, nous avons établi un centre de services avec un grand retailer français, mobilisant des experts technologiques pour collaborer avec leur digital factory.

The Frontline Unit se positionne comme un collectif d’experts dotés de compétences pointues, mobilisés pour répondre aux défis technologiques spécifiques auxquels les clients sont confrontés. Ces individus s’intègrent dans les organisations en apportant un regard externe et expert, essentiel pour conseiller et guider efficacement les stratégies de transformation digitale. En s’appuyant sur leur expertise approfondie, ils fournissent un accompagnement sur mesure, garantissant la mise en œuvre réussie et l’atteinte des objectifs stratégiques, en agissant comme un véritable bras technologique pour leurs clients.

Ensemble, ces entités incarnent la vision d’Arrabet Holding pour une synergie efficace et une expertise pointue, permettant d’aborder diverses problématiques technologiques tout en se concentrant sur les objectifs et les besoins de nos clients.

– Quelles sont les réalisations phares de Mobiblanc ?

– Nous avons démarré notre aventure en 2010. Nous voulions nous imposer comme un acteur incontournable dans le domaine des solutions mobiles. L’internationalisation de nos activités en 2013 a été une étape naturelle dans notre quête de croissance et d’excellence. Cette expansion a été suivie de collaborations stratégiques avec des géants tels que Salesforce et AWS, débutées en 2015, et d’une expansion dans plusieurs pays de la région depuis 2017. Notre présence s’étend désormais à 16 pays, une croissance qui témoigne de notre adaptabilité et de notre ambition.

L’atteinte, récemment, du seuil des 100 collaborateurs est une étape significative, mais le plus important est la validation d’un business modèle qui a propulsé une réflexion plus large. En diversifiant nos activités vers des expertises spécifiques, nous avons renforcé notre capacité à dupliquer notre succès, profitant d’une synergie accrue entre nos filiales.

– Quels sont les projets et partenaires phares au Maroc et à l’étranger ?

– Dans les télécoms, nous avons tissé des liens étroits avec les trois opérateurs marocains et avons étendu notre influence dans de nombreux pays de l’Afrique francophone. Ces partenariats ont été le terreau fertile pour la gestion de projets d’envergure et la création conjointe de solutions qui répondent efficacement aux besoins de nos clients et améliorent significativement leur service.

L’innovation chez Mobiblanc transcende les frontières sectorielles en s’élargissant à des domaines aussi dynamiques que la fintech et le retail. Nous avons par exemple déployé une solution de mobile wallett d’une banque en Mauritanie, avec une première phase déjà livrée et une extension en cours pour englober plus largement les services financiers et bancaires de l’institution.

Dans le secteur du retail, nous soutenons un grand groupe, en apportant notre expertise au Maroc sur des enjeux de fidélisation, et en France, en participant activement à leur digital factory. Au-delà de la fourniture de solutions technologiques, Mobiblanc s’engage à enrichir l’expérience client. Cette orientation nous a naturellement conduits vers des projets pionniers, avec des partenaires matures, dans le développement des premières super applications au Maroc. Chacune de ses initiatives est une brique supplémentaire dans l’édifice de notre mission : utiliser la technologie pour tisser des liens significatifs, améliorer les interactions entre les entreprises et leurs clients et contribuer positivement aux communautés que nous servons.

Bientôt un nouveau data center de N+ONE dans la province de Nouaceur

Ce data center, un site physique regroupant les différentes infrastructures informatiques, en l’occurrence les serveurs, sera opérationnel à l’horizon 2024, fait savoir un communiqué conjoint des deux ministères et de la société N+ONE.

D’une superficie totale de 2.000 m², ce centre a pour vocation d’héberger les applications et données des entreprises ou des particuliers, dans le cadre de la mise à disposition de services applicatifs en ligne, sécurisés et sans arrêt de fonctionnement, note la même source.

Cette convention, précise le communiqué, vient appuyer la volonté du Maroc d’encourager ce secteur en favorisant l’installation des acteurs nationaux et internationaux, afin de développer des offres de services cloud de pointe, compétitifs, sécurisés et fiables à destination du marché tant national qu’international.

Selon la vision nationale de développement du numérique, le secteur des data centers et cloud est considéré comme une infrastructure et une technologie nécessaires au développement de l’écosystème digital du Maroc, et un accélérateur de la digitalisation, conclut le communiqué.

(Avec MAP)

Formation dans le digital : une nouvelle convention pour former 22.500 diplômés par an à l’horizon 2027

Cette convention, qui a été paraphée par la ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Ghita Mezzour, le ministre chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui, met l’accent sur l’importance du développement des compétences et des talents numériques comme moteur de la transformation numérique du Royaume.

Signée le mercredi 15 novembre en présence du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et de la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui, elle vise à définir le cadre général, le budget alloué, les ressources humaines et les modalités de mise en œuvre du projet de renforcement des effectifs des inscrits et des diplômés en numérique dans les universités publiques marocaines (niveaux Bac+2 : DUT ; Bac+3 : Licence ; Bac+5 : Master et Diplôme d’ingénieur) pour la période 2023-2027.

La convention ambitionne ainsi de porter le nombre de lauréats, d’environ 8000 par an actuellement dans les différents cycles de formation, à 22.500 lauréats par an à l’horizon 2027.

Les formations numériques lancées au niveau de 12 universités, dans différentes régions du Royaume, comprennent 144 nouvelles filières en matière d’analyse de données, de technologies numériques, de cyber-sécurité, de développement de programmes, de métadonnées, d’intelligence artificielle et autres.

Ahmed Réda Chami prononce la leçon inaugurale devant les futurs journalistes et communicants de l’ISIC

Avec sa verve, son style didactique et ses métaphores, Ahmed Reda Chami président du CESE, ne pouvait que mobiliser les étudiants de l’ISIC, l’Institut supérieur de l’information et de la communication, dirigé par Abdellatif Bensfia. Sa leçon inaugurale portait sur « les défis de la transformation digitale pour le Maroc », avec un style interactif et participatif marqué par  de nombreuses digressions. La présentation que le lecteur peut retrouver à la fin de cet article, ne reflète pas toute la richesse de cette séance.

Dans cette leçon inaugurale au titre de l’année académique 2023-2024, Ahmed Réda Chami a évoqué les opportunités offertes par les services de l’outsourcing, la programmation et le développement d’applications.

Selon lui, le Maroc dispose d’énormes potentialités pour réussir ce virage numérique, citant notamment la stratégie « Maroc Digital 2025 » et le plan stratégique d’accélération de la transition numérique.

Le président du Conseil économique, social et environnemental a cependant relevé que les enjeux de la transformation digitale sont nombreux et complexes, s’agissant des business models dans le secteur du commerce, de la finance, de l’éducation ou encore de la santé. « Il est donc crucial que le Maroc prenne des mesures concrètes pour accélérer sa transformation digitale et créer un écosystème favorable à l’innovation de la société. »

Selon Chami, une transition numérique réussie constitue un véritable levier d’accélération du développement économique, d’augmentation des rendements et de renforcement de la compétitivité de l’économie, au même titre qu’elle permet de relever la qualité de la relation entre l’administration et les usagers et de réduire les disparités territoriales et sociales.

Il est donc primordial d’avoir une stratégie pour accompagner le changement digital, car outre les défis majeurs du changement climatique, de la pandémie et de la cybersécurité, le monde fait aussi face au défi de la transformation digitale.

Chami a passé en revue un ensemble de mesures phares qui devraient accompagner la réussite de ce chantier, notamment :

– la mise en place d’un cadre réglementaire complet et adapté en matière de digitalisation (télétravail et protection des données) ;

– l’amélioration de la cybersécurité et de la souveraineté numérique ;

– la promotion de l’intelligence artificielle.

Le président du CESE a souligné que la transformation digitale est un processus de mutation de la société dû au recours intensif aux nouvelles technologies numériques, à savoir le web, les smartphones, les réseaux sociaux, le commerce électronique, relevant que « la transformation » influence la manière de vivre, le travail et la consommation des citoyens.

« Les fake news se propagent six fois plus vite que les vraies informations »

Selon Chami, les informations erronées circulent six fois plus rapidement que les informations véridiques. Ces fausses nouvelles, note-t-il, ont des répercussions considérables, touchant à la vie privée des citoyens, sapant la confiance envers les institutions, perturbant la stabilité des marchés et compromettant la sécurité sociale.

Le président du CESE a indiqué que la propagation de ces fake news est principalement attribuable au manque de ressources humaines et matérielles, empêchant les médias publics de combattre efficacement ce fléau,  pointant également du doigt l’absence notable de plateformes robustes de vérification des faits (fact-checking).

Face à cette situation, Chami avance plusieurs recommandations :

– garantir un accès réel au droit à l’information publique, en imposant la publication en ligne de tous les documents officiels sur le site de l’administration pertinente, dans les 24 heures après leur validation ;

– créer une plateforme publique numérique dédiée au fact-checking des communications officielles marocaines ;

– soutenir les initiatives qui ciblent la détection et le partage des fausses nouvelles entre les acteurs médiatiques avant leur large diffusion ;

– encourager les créateurs de contenu à prendre conscience de leur rôle essentiel et de leurs devoirs dans la bataille contre les fake news, notamment en proposant des formations continues.

L’administration publique à l’ère du numérique : des défis persistent

Évoquant la dynamique de numérisation de l’administration publique, le président du CESE a mis en lumière le retard considérable de certains secteurs clés. Le domaine culturel, par exemple, peine à digitaliser son contenu, constate-t-il. « Le secteur touristique ne dispose pas encore de plateforme nationale pour les réservations en ligne. Dans le domaine de la santé, le citoyen marocain est toujours en attente d’un véritable dossier médical numérique, et la télémédecine est en phase d’implémentation tardive. Dans l’éducation, près de 40% des étudiants ont été privés d’enseignement en ligne durant le confinement. »

Face à cette situation, Chami a insisté sur l’importance pour le Maroc de surmonter plusieurs défis et de concrétiser ses aspirations numériques. Ces enjeux englobent, selon lui, une meilleure gouvernance, notamment en levant les obstacles réglementaires, le développement d’infrastructures adaptées, comme l’accès public à internet pour les régions rurales et les citoyens les moins aisés, et le renforcement des compétences par une sensibilisation accrue et des ressources spécialisées. « L’objectif ultime étant la mise en place de projets numériques porteurs de changement. »

Chami a enfin rappelé la nécessité vitale de s’engager résolument dans la numérisation. « Une transition numérique réussie est non seulement un moteur de croissance économique et de compétitivité, mais elle renforce aussi la qualité des services publics et réduit les inégalités territoriales et sociales. Il est temps d’instaurer un environnement propice à l’innovation et à la transformation digitale. »

 

Transformation digitale : les recommandations du CESE pour l’adoption efficiente du cloud

Dans cet avis, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) se focalise sur les facteurs favorisant l’adoption et le déploiement du cloud par les acteurs, dans le but d’accélérer la transformation digitale au Maroc, tout en assurant la souveraineté des données sensibles et vitales.

« Le Maroc accuse encore un retard dans l’adoption du cloud par les acteurs », souligne le CESE. Par ailleurs, malgré l’existence de plusieurs acteurs nationaux qui proposent des services d’hébergement et de cloud, l’offre nationale demeure manifestement orientée vers les besoins les plus usuels et les plus basiques, sans couvrir toute la diversité des offres applicatives et services à haute valeur ajoutée, poursuit-il.

Les raisons du retard du déploiement du cloud au Maroc

Voici les facteurs qui peuvent expliquer cette situation, selon le CESE :

– Un marché national restreint dû à un faible ancrage de la culture du cloud : les organisations optent encore pour des modes de gestion privilégiant la possession et la gestion directe des infrastructures et des applications en interne, occultant les effets de mutualisation, de résilience et de scalabilité offerts par le cloud.

– Le coût relativement élevé de la connectivité : les acteurs du cloud ont besoin d’une connectivité de qualité à des prix abordables afin de disposer de larges bandes passantes permettant à la fois l’accès de leurs clients et la réplicabilité entre leurs sites pour assurer la redondance géographique. Or, le coût des liaisons internet est jusqu’à 4 fois plus cher au Maroc qu’en Europe.

– Le manque de ressources humaines qualifiées : le secteur du cloud, comme l’ensemble du marché IT, est confronté à une pénurie de ressources humaines accentuée par une concurrence internationale intense, en particulier pour les compétences hautement spécialisées.

– Un retard dans la mise en œuvre de la classification des données en fonction de leur niveau de sensibilité, tel que prévu par la loi 05-20 relative à la cybersécurité et son décret d’application. Cette classification demeure indispensable pour faire le choix de l’infrastructure la plus appropriée.

Les recommandations du Conseil

L’ambition souhaitée est de positionner notre pays en tant qu’acteur régional de premier rang en matière de services cloud. L’objectif in fine est de s’ériger, au niveau continental, en tant que « data embassy » en offrant des services avancés du cloud, en veillant à impliquer les acteurs nationaux, indique le CESE.

Un ensemble de recommandations a été proposé dans ce sens :

Encourager l’installation des acteurs mondiaux du cloud (hyperscalers) au Maroc, notamment à travers la mise en place d’un ensemble de mesures incitatives (tarifs des services télécoms, data privacy, cybersécurité, énergies renouvelables, foncier…) et le développement d’offres de fibre optique compétitives et adaptées aux besoins de ces acteurs. Dans ce sens, l’ANRT devrait prévoir des leviers de régulation, visant la diversification de l’offre, la garantie de qualité de service et la baisse des coûts.

– Mettre en place une solution de cloud souverain (public ou privé) pour les applications et les données à caractère vital et sensible.

– Prioriser l’usage du cloud pour tous les nouveaux projets gouvernementaux et accompagner les administrations dans la migration de leurs systèmes existants vers le cloud.

Accompagner les TPME désirant adopter le cloud tout en accordant aux entreprises utilisatrices des incitations financières.

– Développer les compétences locales dans les métiers du cloud.

– Promouvoir un écosystème national de startups qui puisse tirer profit de la technologie cloud (Iaas, PaaS et SaaS).

Prioriser le cloud dans la stratégie de la transition numérique nationale

Partant de ce diagnostic et des enseignements tirés des expériences internationales, le CESE appelle également à accorder une importance primordiale au cloud au niveau de la stratégie de la transition numérique, en cours de finalisation par le ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration.

Pour ce faire, il est préconisé d’établir en urgence un plan d’action « priorité au cloud », visant son déploiement et la promotion de son utilisation, en vue d’accélérer la transformation digitale et d’assurer la souveraineté des données.

Cette mission pourrait être confiée à une commission regroupant les parties prenantes concernées et pilotée par le ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, avec l’étroite collaboration des acteurs clés des secteurs publics et privé. L’Agence de développement du digital (ADD) pourra être chargée de l’opérationnalisation de ce plan.

Le ministère de l’Aménagement mobilise 1 MDH pour sa transformation digitale

Une enveloppe budgétaire d’un million de dirhams sera attribuée à ce marché, lit-on dans l’avis d’appel d’offres afférent.

Le ministère de l’Aménagement entend renforcer sa communication digitale et sa présence sur le web, dans le but de l’adhésion au projet e-Nation et de se conformer aux orientations 2020-2025 pour le développement du digital au Maroc en vue d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers.

Les prestations objet du marché seront réalisées en deux phases, à savoir :

– phase 1 : refonte, recomposition et schématisation d’un plan de communication digital du ministère ;

– phase 2 : élaboration du plan de transformation digitale du ministère et conception d’un nouveau site web.