Partenariats stratégiques : Orange Maroc s’allie à l’AUSIM pour accélérer la digitalisation

Hind Lfal. Le partenariat vient à un point nommé pour traiter une multitude de sujets sur la transition digitale des entreprises au Maroc. Un enjeu majeur pour les entreprises, quelle que soit leur taille, qu’elles soient publiques ou privées. Qui dit transition digitale dit forcément utilisation du cloud.

Avec l’Ausim, la communauté des DSI du Maroc, nous allons travailler sur la manière de vulgariser le cloud auprès des DSI. Nous souhaitons apporter l’expertise d’Orange auprès d’eux pour les accompagner dans cette aventure du cloud. Car, c’est une manière différente de faire les choses et de construire les systèmes.

Nous allons œuvrer avec l’Ausim pour vulgariser le cloud au Maroc à travers la rédaction d’un livre blanc, la mise en place de formations, etc. Nous sommes très fiers d’avoir signé ce partenariat qui aura des effets positifs sur les entreprises marocaines dans la montée en compétences, dans la maturité des entreprises dans leur transformation digitale.

– Nous souhaitons mettre à disposition le savoir-faire d’Orange et du groupe sur ces sujets cloud. Nous sommes un opérateur multicloud. Nous avions annoncé, l’année dernière, ici même au Gitex, le partenariat avec Amazon Web Services (AWS). Ces derniers ont ouvert dans notre datacenter à Casablanca avec la première Wavelength en Afrique. C’était une première africaine. Mais pas que : nous sommes partenaires d’un certain nombre de cloud providers, Azure, OpenStack, VMware, Google et j’en passe. Par ailleurs, nous sommes en train de signer d’autres partenariats avec d’autres hyperscalers mondiaux.

L’objectif est qu’Orange soit l’interlocuteur de tous les clients marocains par rapport à leurs besoins sur le cloud pour qu’ils aient une interface physique pour les aider, les accompagner, que ce soit sur le volet infrastructure ou service.

– Les besoins sont très importants. Parmi les premiers bénéfices du cloud, il y a la capacité à monter en charge très rapidement. Quand vous avez une infrastructure propre, elle n’est pas aussi scalable ou extensible qu’une infrastructure cloud.

Aujourd’hui, nous avons des use cases en intelligence artificielle ou IA générative qui demandent des capacités de stockage importantes qui doivent être extensibles. Le cloud offre ce type d’avantage qu’une infrastructure physique propre ne peut pas offrir.

– Ce livre blanc entre l’Ausim et Orange Maroc sera une co-construction pour donner les outils aux DSI pour l’approche de leur move to cloud. L’objectif est de leur expliquer les étapes, les offres qui existent, les risques à éviter, etc.

– Nous espérons que cette contribution sera un accélérateur de ce « move to cloud ». Nous avons une organisation qui adresse les PME, une autre qui s’occupe des grandes entreprises, des administrations publiques, etc. Nous voulons apporter un support technique à nos équipes commerciales sur ces activités du cloud, afin qu’elles puissent elles-mêmes accompagner les clients cibles dans cette aventure move to cloud. Le but est de contribuer à l’accélération du cloud au Maroc.

– Nous souhaitons tirer profit au maximum des partenariats que nous avons déjà signés avec nos différents partenaires, notamment les hyperscalers, mais pas que. Nous voulons faire bénéficier nos clients au maximum de cette compétence et continuer à signer des partenariats et de ramener de la technologie au bénéfice de nos clients au Maroc.

– Je pense qu’elle est très bien amorcée. Quand on voit le Gitex, le nombre d’exposants, toutes les conventions qui ont été signées, que ce soit par les différents ministères, les opérateurs, etc. Je pense qu’aujourd’hui, le sujet est très bien pris en main, que ce soit par les institutions publiques ou par les entreprises privées.

C’est de toute façon une transformation qui ne peut se faire qu’en co-construction avec tout l’écosystème. C’est tous les opérateurs publics ou privés qui sont présents au Maroc qui vont pouvoir réussir ce pari. Le digital est une formidable opportunité pour les entreprises marocaines et l’économie marocaine en général. Je lisais la dernière fois un rapport qui disait que les pays qui avaient adopté le digital gagnaient à peu près 2% de PIB par an.

Le digital permet aussi une inclusion économique et financière des populations qui n’ont pas forcément l’opportunité d’être incorporées dans l’économie locale et mondiale. Tous les ingrédients sont là. Les levées de fonds qui se font pour les startups se sont accélérées entre l’année dernière et cette année. L’écosystème est en mouvance.

Avec les enjeux qui nous attendent des événements sportifs majeurs, notamment de la Coupe du monde, je pense que nous n’avons pas trop le choix. Nous, les opérateurs, Télécom, avons engagé sous la houlette de l’ANRT un grand programme de partage d’infrastructures, notamment dans la fibre.

Il y a tous les enjeux et les ambitions de Maroc Digital 2030 sur la couverture du pays. Les 5,6 millions de foyers couverts par la fibre optique. Les 70% de la population couverts en 5G. Les ambitions sont là. Le cap est donné. Les entreprises privées et publiques sont en ordre de bataille. Les ministères, et notamment notre ministère de la Transition numérique, donnent le cap. Je pense qu’il n’y a aucune raison que nous n’y arrivions pas.

Le Maroc accueillera un hub digital régional arabo-africain dédié à l’IA et à l’innovation technologique

Une déclaration d’intention marquant le coup d’envoi d’une collaboration autour de l’initiative « Digital for Sustainable Development » (D4SD) a été signée ce mardi 8 avril à Rabat par la ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, et le sous-secrétaire général des Nations Unies, administrateur assistant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et directeur du Bureau régional PNUD pour les États arabes, Abdallah Al Dardari.

Ce projet prévoit la création d’un hub digital régional arabo-africain consacré à l’intelligence artificielle, aux sciences des données et à l’innovation technologique. À travers cette collaboration, les deux parties s’engagent à promouvoir l’usage des technologies émergentes et les solutions numériques, en catalysant les synergies en matière de coopération Sud-Sud et triangulaire, indique un communiqué du ministère.

Aligné sur les Objectifs de développement durable (ODD), ce projet porte sur la conception et la mise en place du « Morocco Digital for Sustainable Development Hub », qui sera hébergé au Maroc. Ce centre d’expertise et d’innovation numérique aura pour vocation de fédérer les efforts nationaux, régionaux et internationaux autour de solutions technologiques axées sur le développement durable, explique le communiqué. Les verticales ciblées sont nombreuses : healtech, climat, énergies renouvelables, edtech, cybersécurité, agritech, fintech… autant de secteurs où l’impact du numérique peut se révéler décisif.

Le hub favorisera la création d’une plateforme régionale dédiée à la co-construction et à la diffusion de solutions numériques durables. Il s’agira notamment de privilégier l’intégration de l’IA dans les services publics, de renforcer les infrastructures numériques interopérables, de promouvoir des politiques numériques inclusives et responsables, et de préparer les talents de demain, poursuit la même source.

Le lancement officiel du Morocco D4SD Hub est prévu pour septembre 2025, à l’occasion de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York (UNGA 80), en présence de partenaires stratégiques et institutionnels.


5 MDH pour la réalisation du Technopark Tiznit

Le Technopark Tiznit sera doté d’espaces pour les entreprises émergentes et moyennes, d’une salle de coworking, d’une salle de formation, d’un espace de réunion, d’un espace d’accueil et de bureaux administratifs.

Dans une déclaration à la MAP, le vice-président de la commune de Tiznit, chargé des travaux publics, Ibrahim Lkaddi, a indiqué que cette structure devrait répondre à la dynamique que connaît la province de Tiznit, en créant de nouvelles opportunités d’emploi et en libérant les talents des jeunes.

Ce projet a pour objectif de promouvoir le climat des affaires et de stimuler l’entrepreneuriat dans la province en particulier, et dans la région de Souss-Massa en général, a-t-il précisé.

(Avec MAP)

Marrakech s’apprête à accueillir la 2e édition de GITEX Africa

Le GITEX Africa 2024 connaîtra la présence de milliers de participants de tout le continent et du monde entier pour des échanges d’envergure et des partenariats stratégiques.

Cet événement permettra des discussions autour des avancées technologiques significatives dans divers secteurs, notamment le cloud, l’IoT, la cybersécurité, la e-santé, la finance, les technologies grand public, les télécommunications et l’intelligence artificielle, et suscitera également un enthousiasme et un intérêt généralisé pour l’usage approprié de ces innovations, poursuit la même source.

« Le succès de la 1re édition du GITEX Africa Morocco souligne la volonté de notre continent pour le développement de la transition numérique du Maroc et son engagement à renforcer la coopération Sud-Sud dans le domaine du digital, ainsi que sa contribution à la promotion internationale du continent africain conformément à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI », a déclaré Ghita Mezzour, ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, citée dans le communiqué.

« Nos ambitions grandissent alors que nous sommes en préparation de la 2e édition dans la belle ville de Marrakech. Nous sommes impatients de rendre GITEX Africa Morocco un événement encore plus remarquable, ayant une représentation technologique diversifiée et influente, tant à l’échelle du continent qu’au niveau international », a ajouté la ministre.

« Le Royaume du Maroc a accueilli avec succès la 1re édition du GITEX Africa en 2023, qui a présenté l’Afrique comme un continent émergent dans l’économie digitale. La 2e édition prévue en 2024 sera aussi l’occasion de renforcer et soutenir les progrès de la transformation numérique de l’Afrique, et de propulser la compétitivité des écosystèmes numériques du continent », a souligné Mohammed Drissi Melyani, directeur général de l’Agence de développement du digital (ADD).

Le GITEX Africa Morocco est organisé par Kaoun International, la filiale internationale du Dubai World Trade Centre (DWTC), qui organise le GITEX Global aux Émirats arabes unis, l’événement technologique et entrepreneurial le plus important et le plus réputé au monde, rappelle-t-on.

L’édition de cette année accueillera des exposants qui ont fait le choix de revenir au Gitex Africa Morocco, après une participation concluante lors de la 1re édition historique de l’événement en 2023. De grands groupes multinationaux tels qu’Epson, Honeywell, Kaspersky et Lexar figurent parmi ceux qui reviennent pour une deuxième session de collaborations stratégiques, propulsant la compétitivité des investisseurs en Afrique.

Les pionniers marocains mettent en lumière des innovations révolutionnaires

Les figures de proue marocaines qui mènent le bal de la technologie et de l’innovation à travers la région seront de nouveau présentes à GITEX Africa 2024. Parmi elles, citons Maroc Data Centre, Zen Networks, Dataprotect et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), partenaire officiel de l’événement pour la recherche et le développement.

« L’UM6P repousse les limites de la recherche et du développement, se posant comme un pilier d’innovation et d’entrepreneuriat pour l’Afrique et au-delà », a souligné Yassine Laghzioui, PDG de UM6P Ventures et responsable de l’entrepreneuriat et du venturing à l’UM6P.

« Participer à GITEX Africa est pour nous une fierté, non seulement en tant que leader de la collaboration en R&D, mais aussi comme un phare d’innovation. Notre collaboration avec GITEX Africa reflète notre engagement à encourager le progrès dans les sciences, la technologie et l’investissement ».

Et d’ajouter : « Notre but est de soutenir et d’élargir les entreprises DeepTech à travers l’Afrique via nos programmes dédiés à l’entrepreneuriat et au capital-risque, étendant notre influence bien au-delà du Maroc. GITEX Africa représente pour l’UM6P une opportunité exceptionnelle d’établir des partenariats stratégiques et de mettre en avant nos initiatives avant-gardistes dans divers domaines tels que la HealthTech, la BioTech, l’AgriTech et la GreenTech. Ces initiatives sont le fruit des laboratoires d’innovation de l’UM6P et de notre écosystème élargi, prêts à relever les défis majeurs du continent ».

Une délégation marocaine rencontre les géants de la technologie aux États-Unis

Cette visite s’inscrit dans le cadre du partenariat entre les États-Unis et le Maroc, plaçant la technologie américaine au service de la prospérité économique du Maroc, augmentant ainsi l’attractivité du Royaume en matière d’investissements étrangers, peut-on lire dans un communiqué du consulat américain.

La délégation marocaine est composée de 15 participants, représentants du ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, de l’ADD, du DGSSI, de la CGEM, de l’AUSIM, du Technopark et de l’APEBI.

Les participants se sont rendus à Austin au Texas, puis à la Silicon Valley. Au menu, une vingtaine de rencontres professionnelles avec des sociétés technologiques américaines de renommée mondiale et des institutions étatiques américaines qui ont partagé leur expérience en e-Gov, IA et cybersécurité.

Les grandes entreprises technologiques et les start-up américaines participant à ces rencontres étaient Oracle, Microsoft, Cisco, Cloudera, Google Cloud Services, Palo Alto Netoworks, Web Amazon Services, Plug and Play, Nutanix, Tyler Technologies et Spark Cognition.

Cette visite a pu familiariser les délégués avec les dernières technologies, les services et les meilleures pratiques américaines en matière de centres de données, de cloud computing et de services gouvernementaux numériques, poursuit la même source.

En outre, la visite vient soutenir les efforts de la transformation numérique du Maroc, qui visent à numériser les services du secteur public, à soutenir le e-commerce et à créer un écosystème adéquat pour les start-up.

« Plusieurs entreprises américaines participantes, dont Microsoft, Oracle et Cisco, entretiennent des relations à long terme avec le Maroc en investissant dans le développement du capital humain du pays. L’an dernier seulement, plus de 75.000 étudiants au Maroc ont accédé aux contenus de formation offerts gracieusement par des entreprises technologiques américaines », souligne le communiqué du consulat américain.