Bus, RER, train régional et digitalisation… Abdellatif Maâzouz fait le point sur la mobilité à Casablanca-Settat

Dans un premier temps, « ce sont les villes de Benslimane, de Sidi Bennour et de Settat qui bénéficieront de ce programme, avec un total de 175 bus. Ces véhicules devraient être opérationnels d‘ici la fin de 2025« .

C’est ce qu’a annoncé Abdellatif Maâzouz, président du conseil régional de Casablanca-Settat, lundi 16 juin, lors d’une rencontre de communication avec les médias autour des projets en cours dans la région.

700 nouveaux bus pour le Grand Casablanca d’ici à 2028

Dans le détail :

– Benslimane sera dotée de 44 nouveaux bus pour une enveloppe budgétaire de 141,2 millions de DH (MDH) ;

– Sidi Bennour sera dotée de 31 nouveaux bus pour 53,9 MDH ;

– Settat sera dotée de 40 nouveaux bus pour 116 MDH.

« Ensuite, ce sera au tour de la ville d’El Jadida qui sera dotée de 115 nouveaux bus d’ici 2027« , pour une enveloppe budgétaire de 306,6 MDH.

« Enfin, 700 nouveaux bus seront rajoutés au Grand Casablanca d’ici 2028« , pour un budget total de 2,18 MMDH. D’après M. Maâzouz, « les 700 bus en circulation à Casablanca sont encore en très bon état. Certains ne sont pas encore exploités à 100%. C’est pour cette raison que d’autres villes de la région ont été priorisées ».

« Ces 700 nouveaux bus prévus profiteront au Grand Casablanca, qui inclut notamment les provinces et préfectures de Nouaceur, Mohammedia et Mediouna, et non seulement à la commune de Casablanca ».

« Dans le Grand Casablanca, aucune autorisation n’est délivrée pour les industries polluantes »

L’acquisition de ces bus intervient « dans le cadre d’un contrat-programme signé entre l’État et plusieurs régions, notamment celle de Casablanca, pour la mise en œuvre d’une gestion déléguée de nouvelle génération du transport urbain par bus », a par ailleurs précisé le président de la région. « C’est un programme dont la réalisation a déjà démarré dans notre région ».

Abdellatif Maâzouz (Parti de l’Istiqlal, majorité) s’est toutefois félicité de la qualité des bus circulant actuellement dans la métropole. « Ces véhicules ont grandement participé à la baisse du taux de pollution dans la région ».

Et d’ajouter : « nous avons d’ailleurs commencé à orienter les entreprises vers des activités industrielles non polluantes. Dans le Grand Casablanca, plus aucune autorisation n’est délivrée pour les industries polluantes ».

Mobilité ferroviaire : un RER et deux lignes régionales en préparation

Au sujet de la mobilité dans la région, le président de la région de Casablanca-Settat a rappelé que d’ici 2030, « on aura deux types de nouveaux trains. Le premier, que l’on appelle RER, ainsi que le train régional ».

Et de préciser : « le RER reliera Benslimane à Nouaceur, en passant par Casablanca, Bouskoura et autres… Il s’agit, au total, d’environ 18 stations ».

« En ce qui concerne le train régional, qui est également nouveau dans la région, une première ligne démarrera à Casablanca et se dirigera vers El Jadida, tout en s’arrêtant dans les stations entre ces deux villes. La seconde ligne reliera pour sa part Casablanca à Settat, et s’arrêtera également au niveau des stations entre ces deux villes. Il s’agit de 5 à 6 stations pour chacune des deux lignes ».

« À terme, on aura un schéma de mobilité intercommunale et intracommunale qui permettra un déplacement plus fluide ».

Une plateforme en préparation pour guider les usagers dans leurs trajets

Pour conclure, M. Maâzouz a annoncé que, dans le cadre de la digitalisation des processus, une plateforme qui permettra de guider les usagers dans leurs trajets est en cours de préparation. « Elle permettra aux usagers de savoir, depuis leurs téléphones, quels sont les moyens de transport à utiliser (taxi, bus, train, RER…) pour se déplacer d’un point à un autre, ainsi que le prix que ce déplacement leur coûtera ».

« Tout ceci est en cours de préparation, en se basant sur l’expérience marocaine, mais aussi sur des conventions internationales. Nous disposons d’ailleurs d’une convention avec la région Île-de-France dans ce sens. Paris est très avancé dans le secteur de la mobilité et on aimerait profiter de son expérience ».

Transport par bus à Oujda : l’étude de faisabilité confiée à la société CIMT

D’après les documents d’attribution de ce marché, la société CIMT devra mener cette étude pour « répondre aux besoins des citoyens dans le domaine de la mobilité vu le développement urbain et l’expansion de la ville en impliquant aussi les communes proches dans l’espace de déplacement quotidien ».

Cette étude coûtera 1,1 million de dirhams et devra être prête dans un délai de 100 jours.

Le transport par bus à Oujda est actuellement assuré par une société dans le cadre de la gestion déléguée et selon un contrat qui prendra fin en 2016.

https://medias24.com/2025/05/16/transport-urbain-par-bus-le-grand-chantier-de-modernisation-lance-le-point-sur-son-avancement/

Marchés des bus d’Agadir, Marrakech et Tanger : un consortium maroco-chinois en pole position

Selon nos sources, ce consortium maroco-chinois est constitué des sociétés Somabus-Kilong et Tractafric Yotung. Celles-ci ont été shortlistées pour la fourniture des bus destinés à l’exploitation en gestion déléguée de la flotte de transport urbain de ces trois villes et de leurs périphéries, selon l’appel d’offres lancé en janvier dernier.

Il s’agit dans le détail de 274 bus pour le compte de la SDL Agadir Mobilité, de 476 bus pour le compte de la SDL Tanger Mobilité, et de 567 bus pour la SDL Marrakech Mobility.

Au total, c’est une commande de 1.317 bus, d’une longueur de 12 m à 18 m, qui pourrait être partagée entre les deux consortiums. La gestion déléguée de ce parc sera confiée, en cas de confirmation du marché et selon nos sources, à un gestionnaire marocain, comme cela a été le cas à Tétouan, où c’est CTM Issal, une JV à 51% détenue par CTM et 49% par le français Transdev.

https://medias24.com/2025/01/04/de-nouveaux-details-sur-le-programme-de-modernisation-du-transport-urbain-par-bus-dans-les-grandes-villes/

Villes concernées, flotte et financement… Ce que l’on sait du programme de modernisation du transport par bus

Le ministère de l’Intérieur ambitionne d’améliorer le parc de bus urbains, à l’image de ce qui a été réalisé à Casablanca et à Rabat, où, respectivement, 700 et 300 bus de dernière génération ont été acquis grâce à un financement partagé entre les entreprises privées et les fonds publics.

Au moins 30 villes concernées

Lors d’un passage au Parlement, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, avait annoncé en mai 2024 qu’il s’agissait d’un programme préliminaire s’étalant sur la période 2024-2029. Il vise à doter plus d’une trentaine de villes marocaines d’une flotte de plus de 3.700 bus urbains.

Dans le détail, le ministère va acquérir 3.746 nouveaux bus, pour 37 autorités délégantes. La première phase, qui s’étale sur la période 2025-2026, se focalisera sur 24 autorités délégantes, avec l’acquisition de 2.144 bus.

À ce jour, trois marchés ont été lancés par les différentes sociétés de développement local (SDL) qui gèrent le transport urbain au niveau des trois villes suivantes :

Tanger, qui sera dotée de 476 nouveaux bus ;

Marrakech, qui sera dotée de 567 nouveaux bus ;

Agadir, qui sera dotée de 274 nouveaux bus.

Ces trois marchés portent, au total, sur l’acquisition d’une flotte de 1.317 nouveaux bus. Des marchés relatifs à l’étude de faisabilité technico-économique et financière préalable au lancement des appels d’offres pour la gestion du service de transport public par autobus, ou encore à l’étude et l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, sont par ailleurs en cours dans plusieurs autres villes, notamment à Sidi Bennour, Taourirt, Tiznit, Khénifra et Kénitra.

Caractéristiques de la flotte

Selon les cahiers de charges des trois marchés lancés à ce jour, voici les caractéristiques des nouveaux bus :

– Une durée de vie fixée à 18 ans, avec une opération de rafraîchissement des aménagements intérieurs à la mi-vie du véhicule.

– Du côté du design, les fabricants de bus devront garantir une certaine transparence et ouverture visuelle.

– Les matériaux utilisés doivent dissuader au maximum tout acte de vandalisme (graffitis, lacération, démontage ou casse).

– Les bus doivent être équipés d’un système de vidéoprotection.

– Les véhicules doivent être adaptés aux personnes à mobilité réduite.

– Un kilométrage annuel prévisionnel de 80.000 km.

Une enveloppe budgétaire mobilisée d’environ 11 MMDH

Le programme nécessitera une enveloppe budgétaire d’environ 11 milliards de DH. Cet investissement concerne aussi bien l’acquisition des bus que les centres de maintenance, les abris de bus, les parkings, les systèmes de billetterie ainsi que le système d’aide à la gestion.

Ce montant sera financé conjointement par le ministère de l’Intérieur et le ministère des Finances. À cet effet, une convention a été signée en décembre 2024, en marge des Assises nationales de la régionalisation avancée entre les deux ministères.

Le financement par les deux parties sera réparti comme suit :

2/3 à travers le Fonds d’accompagnement des réformes du transport routier urbain et interurbain (FRAT).

Ce fonds est financé par les ministères de l’Intérieur et des Finances à raison de 2 MMDH par an (1 MMDH pour chaque partie). La convention signée avec les 12 régions prévoit de porter ce chiffre à 3 MMDH par an, à raison de 1,5 MMDH pour chacune des deux parties.

1/3 par les régions.

Les coûts des prestations des marchés lancés dans les trois villes concernées sont estimés à :

1,12 MMDH pour celui de Tanger ;

1,42 MMDH pour celui de Marrakech ;

744 millions de DH pour celui d’Agadir.

Ainsi, près de 3,3 MMDH ont été engagés à ce jour pour la seule acquisition des bus au niveau de ces trois villes.

Renforcement de la position des autorités délégantes

Les modes de gestion actuels dans les différentes villes marocaines démontrent toutefois de nombreuses limites, que ce nouveau programme de transport urbain ambitionne de dépasser. Il s’agit notamment des déséquilibres significatifs entre les revenus et les dépenses dans plusieurs villes, ou encore de l’impossibilité de mettre fin à un contrat qui ne respecte pas ses engagements préalables, notamment en termes d’investissement.

Parmi les principaux objectifs du nouveau programme de modernisation du secteur :

– assurer un service continu et de bonne qualité ;

– garantir la réalisation des investissements ;

– garantir la composition financière nécessaire à la réalisation des investissements ;

– maintenir un équilibre financier entre les coûts et les revenus ;

– contrôler les risques juridiques ;

– renforcer le pouvoir de l’autorité délégante.

Pour ce faire, les investissements dans le secteur seront désormais complètement pris en charge par l’autorité délégante (bus, centre de maintenance, système de billet…), ce qui renforcera sa position face au délégataire. Quant à l’immobilier nécessaire (centre de maintenance et de stockage…), il sera mis en place par les collectivités territoriales.

Accompagnement par une assistance à la maîtrise d’ouvrage

L’autorité délégante sera accompagnée par une assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO) durant au moins les trois premières années du contrat de gestion signé avec le délégataire, pour lui assurer un transfert de compétences et l’accompagner dans le suivi dudit contrat.

Un cahier des charges relatif à cette AMO a été élaboré par le ministère de l’Intérieur afin d’accompagner et de suivre le nouveau modèle des contrats de gestion déléguée.

Les bureaux chargés de cette AMO devront être composés de différents experts dans plusieurs disciplines, à même d’assister les groupements des collectivités territoriales ainsi que les établissements de coopération intercommunale (ECI) pour contracter les futurs délégataires des contrats de gestion déléguée et équiper les villes (centres de maintenance).

La durée de vie des nouveaux contrats fixée à 10 ans

La durée de ces nouveaux contrats de gestion s’étale sur 10 ans. Toutefois, l’autorité délégante conserve le droit de les résilier en cas de manquements, notamment en termes d’engagements contractuels.

Dans les contrats en cours actuellement, une telle action s’avère quasi impossible, car l’ensemble des investissements repose exclusivement sur le délégataire.

Ces nouvelles mesures permettront ainsi de renforcer la position de l’autorité délégante face aux sociétés étrangères notamment, en séparant les fonctions de gestion et d’investissement.

Transport urbain. Plus de 800 nouveaux bus pour Marrakech et Agadir

Deux nouveaux appels d’offres ont été lancés dans ce sens et sont relatifs à l’acquisition de plus de 800 nouveaux bus au profit de ces deux villes.

567 bus pour Marrakech

Le premier, lancé par la société de développement local (SDL) Marrakech Mobility, consiste en l’acquisition de 567 autobus pour l’exploitation de la délégation de service public de transport urbain et périurbain par bus à Marrakech, pour un peu plus de 1,42 milliard de DH. 

Ce marché est scindé en cinq lots, comme suit :

Le délai global de ce marché a été fixé à 36 mois pour chaque lot, à savoir un délai de livraison de 12 mois, en plus d’un délai de garantie de 24 mois.

…et 274 pour Agadir

Le second marché a quant à lui été lancé par la SDL Agadir Mobility, pour doter la capitale du Souss de 274 nouveaux autobus, pour plus de 744 millions de DH.

Cet appel d’offres est scindé en quatre lots :

Les critères à respecter dans ces deux marchés sont semblables à ceux exigés dans celui visant à doter Tanger de 476 nouveaux bus pour plus de 1 MMDH.

Rappelons par ailleurs que la durée du contrat d’exploitation de ces bus est de 10 ans et que les véhicules vont être utilisés pendant une durée de 18 ans sur l’ensemble du réseau de transport, avant d’être renouvelés. Une opération de rafraîchissement des aménagements intérieurs avec des opérations de maintenances lourdes est prévue à la mi-vie du véhicule.

En ce qui concerne le kilométrage prévisionnel annuel par véhicule et par année, il est estimé à 80.000 km. Ce chiffre sera ajusté au cours de la phase d’étude, tout en restant proche de cette valeur indicative afin de mieux refléter les conditions réelles d’exploitation et d’utilisation des véhicules.

Des véhicules nouvellement fabriqués

Enfin, ces marchés exigent que les châssis et les véhicules proposés soient obligatoirement de nouvelle fabrication, datée à minima de l’année 2024 et respectant les exigences suivantes :

Rappelons enfin qu’un total de 3.700 bus seront acquis dans le cadre de ce programme national.

> Lire aussi : 

https://medias24.com/2025/01/04/de-nouveaux-details-sur-le-programme-de-modernisation-du-transport-urbain-par-bus-dans-les-grandes-villes/

https://medias24.com/2025/01/15/transport-urbain-a-tanger-476-nouveaux-bus-pour-un-investissement-de-112-mmdh/

Transport urbain. À Tanger, 476 nouveaux bus pour un investissement de 1,12 MMDH

La ville de Tanger a été parmi les premières villes à avoir entamé la réforme du secteur du transport urbain par bus, en lançant, en septembre 2024, un appel d’offres relatif à l’étude et à l’assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO) pour la réalisation des prestations de mise en œuvre de son futur contrat de gestion déléguée.

La ville sera dotée de 476 nouveaux autobus

À la suite de ce premier marché, la SDL Tanja Mobilité a récemment lancé un appel d’offres portant sur l’acquisition d’autobus pour l’exploitation de la délégation de service public de transport urbain et périurbain, lequel est divisé en 5 lots séparés :

Il s’agit donc d’un total de 476 nouveaux autobus de motorisation diesel, à minima Euro V, dont sera dotée la ville dans les prochaines années.

Ces bus seront mis en service sur l’ensemble des lignes du réseau de transport dans le périmètre de l’ECI Al Boughaz, ainsi que celui de l’ECI Achamal Al Gharbi. Sur ce dernier péimètre, le transport concernera les communes de la province de Tétouan et celles de la préfecture M’Diq-Fnideq à savoir : Tétouan , Martil, M’diq, F’nideq, Azla, Zaouiat Sidi Kassem, Oued Laou, Bni Said, Zaytoune, Ben Karrich, Zinat, Al Hamra, Sahtryenne, Seddina, Souk Kdim, Khmis Anjra, Ain Lhcen , Alliyenne, Belyounech et Malaliyenne.

Plus de 1 milliard de DH d’investissement

Le coût d’acquisition de ces bus est estimé par la SDL à un peu plus de 1,124 milliard de DH. L’ouverture des plis de ce marché est prévue pour le 26 février prochain. 

Consultés par Médias24, les documents de ce marché précisent que ces véhicules doivent être conçus et construits pour le transport de passagers, permettant un embarquement et débarquement fréquents avec des espaces pour des passagers debout.

En ce qui concerne les véhicules à plancher bas intégral, ils doivent être conçus pour faciliter l’accès des passagers, y compris ceux en fauteuil roulant ainsi que le mouvement à l’intérieur du véhicule.

Une attention toute particulière sera par ailleurs portée à la transparence et à l’ouverture visuelle du véhicule afin de garantir une perméabilité visuelle optimale entre l’intérieur du bus et son environnement urbain. L’objectif est de donner une impression de légèreté tout en minimisant l’impact visuel du véhicule sur son environnement immédiat, contribuant ainsi à une meilleure intégration urbaine. Cela permet de créer une atmosphère ouverte et conviviale, tout en facilitant l’interaction visuelle des passagers avec les villes qu’ils traversent.

Les aménagements intérieurs et les matériaux utilisés pour les bus urbains doivent, pour leur part, être conçus pour dissuader au maximum tout acte de vandalisme tels que graffitis, lacération, démontage ou casse.

Le titulaire est également tenu de fournir et d’installer un système de vidéoprotection conforme aux normes de sécurité et de protection des passagers, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ces véhicules.

Un contrat d’exploitation de 10 ans

La durée du contrat d’exploitation de ces bus est fixée à 10 ans par Tanja Mobilité, et les véhicules sont prévus d’être utilisés pendant une durée de 18 ans sur l’ensemble du réseau de transport, avant d’être renouvelés.

Une opération de rafraîchissement des aménagements intérieurs avec des opérations de maintenances lourdes est cependant prévue à la mi-vie du véhicule.

Notons toutefois que la durée de vie d’un bus urbain dépend de plusieurs facteurs tels que les conditions d’exploitation. Les véhicules objets de la présente consultation doivent prendre en compte les spécifications de l’environnement d’exploitation avec une conception sur la base des hypothèses techniques suivantes :

Notons par exemple que la ville de Tétouan est une ville à flanc de montagnes, délimitée par Oued Martil et Jbel Ghorghiz au sud et les pentes du Jbel Dersa au nord. Le maillage routier y est très inégal et comporte :

Pour sa part, le réseau viaire de la ville de Fnideq se caractérise à la fois par des voies à pentes difficiles et d’autres voies étroites internes à des quartiers à forte densité.

Les liaisons interurbaines reliant Tétouan aux autres communes de l’ECI (Oued Laou , Zaouiat Sidi Kassem, Al hamra , Seddina , Ain lhcen , Blyounech, Zaytoune,  …) empruntent, eux, souvent des trajets traversant des reliefs montagneux accidentés (rocade méditerranéenne , RN2 , RN16, …) avec voies à virages et fortes pentes pouvant atteindre 20% par endroit.

Un kilométrage annuel prévisionnel de 80.000 km

Le kilométrage prévisionnel annuel moyen par véhicule est, quant à lui, estimé par la SDL à 80.000 km. Ce chiffre sera ajusté au cours de la phase d’étude, tout en restant proche de cette valeur indicative, afin de mieux refléter les conditions réelles d’exploitation et d’utilisation des véhicules.

Dans le détail, les prestations objet de cet appel d’offres comprennent notamment :

À leur réception, ces véhicules seront déployés dans les différents centres de maintenance et de remisage pour y être réceptionnés, puis exploités et maintenus.

> Lire aussi :

https://medias24.com/2025/01/04/de-nouveaux-details-sur-le-programme-de-modernisation-du-transport-urbain-par-bus-dans-les-grandes-villes/

https://medias24.com/2024/09/29/week-end-modernisation-du-transport-urbain-public-tanger-et-marrakech-ouvrent-le-bal/

Transport urbain par bus : Vectalia Safi placée en sauvegarde judiciaire

Le verdict du tribunal de commerce de Marrakech a été rendu le 31 décembre 2024 à la demande de l’un des responsables espagnols de la société.

Le rendu de la juridiction commerciale nomme Youssef Bouhaddoune juge-commissaire, secondé par Youssef Rabiï. Le syndic est Abdelouahed Bensinane. Ce dernier, selon l’énoncé du verdict, a été chargé de dresser un rapport sur le bilan financier, économique et social de l’entreprise. Il doit également proposer une solution pour redresser la situation.

Les créanciers ont été appelés à se manifester dans un délai de deux mois après la publication de ce verdict, conformément aux articles 584, 719 et 720 du Code du commerce, et ce délai peut être prolongé de deux mois pour ceux des créanciers étrangers.

Vectalia Safi, enregistrée au registre de commerce du tribunal de première instance de Safi, avait remporté le contrat de gestion déléguée du transport par bus dans cette ville et commencé à opérer en janvier 2019. Son contrat couvre une période de dix ans avec possibilité de prolongation de cinq ans supplémentaires.

Au début, Vectalia Safi avait promis la mise en service de 70 bus, flotte qu’elle devait porter à 90 véhicules après cinq ans d’exploitation tout en s’engageant à investir 26 millions d’euros. La mise en sauvegarde signifie que l’entreprise est en difficulté, sans être en cessation de paiement.

Vectalia, société espagnole qui opère en Espagne et en France, est également présente à Nador à travers une filiale (Vectalia Nador) qui y gère le transport par bus depuis juillet 2019.

Nouveaux détails sur la stratégie du transport urbain : 3.700 bus, 11 MMDH et une gouvernance réformée

Les détails de ce nouveau programme du transport urbain par bus ont été exposés par Abdelmajid Benmghar, de la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT), durant la 2e édition des Assises nationales de la régionalisation avancée, qui a eu lieu les 20 et 21 décembre 2024 à Tanger.

 Six nouveaux plans de mobilité en cours d’élaboration, et trois autres prévus

La gestion du service de transport urbain au Maroc est assurée par les collectivités territoriales, en raison de leur proximité avec les citoyens. Cette gestion repose sur une stratégie mise en œuvre depuis 2008, révisée à la lumière de nombreuses études menées récemment, dont les conclusions ont servi à élaborer une nouvelle feuille de route.

Celle-ci s’articule autour de quatre axes principaux, à savoir le financement, la gouvernance, la digitalisation et l’augmentation des capacités, lesquels sont déclinés en sept points essentiels, ayant notamment trait à l’amélioration du service de transport, l’accélération de la réalisation des infrastructures, et l’amélioration de la gouvernance dans le secteur.

Les plans de déplacement urbain, qui sont au nombre de 12 actuellement, connaissent ainsi certains développements pour laisser place, à terme, à des plans de mobilité urbaine durable (PMUD), qui fixent les orientations futures du Royaume dans le secteur du transport urbain, permettant de mettre en place un système équilibré et intégré, mais aussi de répondre aux besoins des citoyens.

Sur 12 plans nécessaires à chacune des régions du Royaume, 6 sont déjà en cours d’élaboration, tandis que 3 autres sont prévus. La participation du ministère de l’Intérieur dans l’élaboration de ces plans a atteint à ce jour, selon Abdelmajid Benmghar, 93 millions de DH. Cette opération fait toutefois face à certains défis, relatifs notamment à la mobilisation des fonds nécessaires, ainsi qu’à un retard dans l’obtention de certains documents.

Un nouveau programme pour surmonter les limites des modes de gestion actuels

Le Maroc compte actuellement 34 contrats dans le secteur du transport urbain, dont 26 en gestion déléguée. Ces contrats couvrent environ 13.000 km et génèrent un chiffre d’affaires estimé à près de 2 milliards de DH, en assurant le transport de quelque 550 millions de passagers par an. Ce secteur emploie directement près de 10.000 personnes. L’investissement contractuel actuel est évalué à 4,3 MMDH, avec un parc contractuel de 3.445 bus.

Ces modes de gestion démontrent toutefois de nombreuses limites, que le nouveau modèle élaboré par le ministère de l’Intérieur ambitionne de dépasser. Il s’agit notamment des déséquilibres significatifs entre les revenus et les dépenses dans plusieurs villes, ou encore de l’impossibilité d’arrêter un contrat qui ne respecte pas ses engagements préalables, notamment en termes d’investissement.

Parmi les principaux objectifs du nouveau programme de modernisation du secteur :

Prise en charge de l’investissement, suivi des réalisations et droit de résiliation

Pour ce faire, les investissements dans le secteur seront désormais complètement pris en charge par l’autorité délégante (bus, centre de maintenance, système de billet…), ce qui renforcera sa position face au délégataire. L’immobilier nécessaire (centre de maintenance et de stockage…) sera pour sa part mis en place par les collectivités territoriales.

L’autorité délégante sera également accompagnée par une assistance à la maîtrise d’ouvrage durant au moins les trois premières années du contrat de gestion signé avec le délégataire, pour lui assurer un transfert de compétences, et l’accompagner dans le suivi dudit contrat.

Pour assurer le suivi des réalisations, qui posait problème jusqu’à présent, des outils digitaux seront mis en place, en plus de la réalisation de rapports périodiques sur la base de modèles préétablis.

Par ailleurs, si la durée de ces nouveaux contrats de gestion s’étale sur 10 ans, l’autorité délégante conserve le droit de les résilier en cas de manquements, notamment en termes d’engagements contractuels. Dans les contrats en cours actuellement, une telle action s’avère quasi impossible, car l’ensemble des investissements repose exclusivement sur le délégataire.

Ces nouvelles mesures permettront ainsi de renforcer la position de l’autorité délégante face aux sociétés étrangères notamment, en séparant les fonctions d’investissement et de gestion.

Plus de 3.700 nouveaux bus seront acquis

Ce programme, qui concernera dans sa globalité 37 autorités délégantes, a pour objectif l’acquisition de 3.746 nouveaux bus, la création d’entrepôts, l’acquisition de système d’aide à la gestion et à l’information, ainsi qu’un système de billetterie.

Il se focalisera cependant, dans une première phase, sur 24 autorités délégantes en 2025-2026, et l’acquisition de 2.144 bus.

Le budget total d’investissement nécessaire à ce projet s’élève à 11 MMDH. Une convention a été signée à cet effet en décembre 2024, en marge des Assises, entre le ministère de l’Intérieur et les 12 régions du Royaume.

Cette enveloppe budgétaire sera financée comme suit :

Dans une démarche proactive, et pour accélérer ce chantier, le ministère de l’Intérieur a d’ores et déjà préparé les dossiers d’appel d’offres qui concernent trois volets principaux :

Une commission de suivi régionale sera par ailleurs créée pour superviser l’avancement du chantier et son bon déroulement. Celle-ci sera présidée par le wali de chaque région. Elle se réunira au moins quatre fois par an pour faire le point sur le secteur et apporter les solutions nécessaires aux difficultés soulevées.

Des prémices déjà visibles

Les prémices de ce programme sont déjà visibles dans les marchés publics lancés au cours des derniers mois. Les appels d’offres publiés à ce jour sont divisés en différentes catégories :

L’étude et l’assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO) pour la réalisation des prestations de mise en œuvre du futur contrat de gestion déléguée du service de transport public par bus sur le territoire de :

Les études de faisabilité techni-économique et financière préalable au lancement des appels d’offres pour la gestion du service de transport public par autobus dans les périmètres de :

Les autres marchés ont trait à :

– la réalisation de l’étude de restructuration relative au service du transport collectif par autobus et participation à la désignation de l’assistance au maître d’ouvrage (AMO) dans la province de Khénifra, pour 400.000 DH ;

– l’étude de faisabilité pour la gestion déléguée du service de transport intercommunal par autobus dans la province de Kénitra pour 480.000 DH ;

– la prestation d’études et de maîtrise d’œuvre de construction du centre de maintenance des bus de la ville de Marrakech pour 8 MDH.

> LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/09/29/week-end-modernisation-du-transport-urbain-public-tanger-et-marrakech-ouvrent-le-bal/

Le transport public urbain à Fès bientôt doté d’une flotte d’autobus neufs

La commune de Fès vient de lancer un appel d’offres pour la réalisation d’une étude technique et un accompagnement dans le processus d’acquisition d’autobus pour l’exploitation du transport public urbain et les communes avoisinantes.

L’objectif principal de cette mission sera d’ »accompagner la commune dans le processus de définition des spécifications techniques des autobus et dans le processus d’acquisition et de réception des véhicules », lit-on sur la documentation relative à cet appel d’offres.

A cet effet, le bureau d’études sera amené « à réaliser les différentes analyses, études et benchmark pour définir les cahiers de charges et élaborer le dossier d’appel d’offres afin de choisir le ou les fournisseurs qui peuvent fournir les bus dans les meilleurs délais et selon les spécifications techniques nécessaires ».

Les missions du bureau d’études telles qu’établies par l’appel d’offres seront les suivantes :

– Mission 1 : études préliminaires et réalisation des termes de référence et dossier de consultation des entreprises(DCE) pour l’acquisition des autobus dans un délai de 15 jours ;

– Mission 2 : assistance pour l’examen et le jugement des offres des concurrents dans un délai de 45 jours ;

– Mission 3 : suivi du marché et du processus de fabrication des autobus dans un délai de 15 jours et assistance dans le processus de gestion du budget alloué au marché ;

– Mission 4 : assistance dans la réception provisoire des livraisons des autobus ;

– Mission 5 : réception définitive des livraisons des autobus et accompagnement dans le processus de définition des éléments à inclure dans les contrats de garantie et la maintenance des bus achetés pendant la période de garantie, et définition de la procédure de maintenance et d’entretien à respecter par l’exploitant des bus ;

Pour les missions 4 et 5, le délai est de 15 jours.

L’estimation des coûts des prestations est fixée à 650.000 DH. Quant au délai d’exécution, il a été établi à 17 mois et quinze jours.

Transport par bus à Marrakech : le contrat d’Alsa sera prolongé d’une année

Prorogé pour une nouvelle fois au mois de septembre dernier, le contrat de gestion déléguée du transport urbain par bus d’Alsa à Marrakech prend fin en ce mois de mars. « Il devrait être renouvelé pour une année de plus« , apprend Médias24 de source bien informée.

« L’extension de notre contrat expire à la fin du mois de mars 2024 »

L’information de l’expiration de l’extension du contrat d’Alsa nous a été confirmée par son directeur général, qui ignorait au moment de la publication de cet article si la commune, la SDL Bus City Motajadida ou le groupement de communes territoriales Marrakech Transport avaient l’intention de renouveler le contrat de la société espagnole.

« L’extension de notre contrat à Marrakech expire à la fin du mois de mars 2024, et nous n’avons toujours pas de nouvelles sur son extension ni sur ce qui se passera par la suite », nous a-t-il confié.

« Nous n’avons pas été informés pour l’instant, et il n’y a pas de nouveaux marchés lancés pour choisir un nouveau délégataire ».

Un dossier qui stagne depuis au moins trois ans

Contactés par Médias24, Bus City Motajadida ainsi que le groupement de communes territoriales Marrakech Transport sont restés injoignables.

Il faut dire que le secteur de transport par bus à Marrakech fait face à plusieurs problématiques, et ce depuis plusieurs années.

Le service est assuré depuis plus de vingt ans par Alsa, malgré des critiques de la part des élus et des usagers. Achevé vers fin 2019, son contrat a depuis été renouvelé au moins à quatre reprises, pour assurer la continuité du service en attendant le lancement de nouveaux appels d’offres et leur aboutissement ; sauf qu’après trois ans, le dossier stagne toujours.

Selon nos informations, la principale problématique a trait au financement et au taux de rentabilité. Les offres présentées par les concurrents sont jugées très élevées par la ville, tandis que le taux de rentabilité reste faible, ce qui retarde ainsi l’aboutissement des marchés.

Un marché annulé, un autre infructueux, et un troisième qui n’a toujours pas abouti

En effet ce marché est très convoité, et la concurrence pour le décrocher est rude. Dans les deux marchés lancés après l’achèvement du contrat d’Alsa, les deux principaux concurrents retenus étaient le groupement Alsa (société espagnole)-Foughal Bus (Société marocaine), et City Bus (société marocaine), qui dominent déjà le secteur dans tout le Royaume.

Le dernier en date remonte au mois d’août 2022, avec un nouveau cahier des charges et de nouvelles exigences. Un appel d’offres à plusieurs étapes, qui n’a toujours pas abouti. Le flou persiste toujours sur sa dernière phase.

Quatre sociétés ont été retenues à la suite de la première phase de présélection en octobre 2022. Il s’agit, en plus des deux annoncées ci-haut, de RATP Développement et de Transdev, deux sociétés françaises. Les offres de ces quatre candidats avaient été retenues pour participer à la seconde phase de dialogue compétitif, à l’issue de laquelle le candidat retenu a été le groupement Alsa-Foughal bus, avec City bus comme concurrent de réserve.

Jointe par Médias24, une source de Bus City Moutajadida nous avait alors expliqué en janvier dernier que « dans la dernière phase de ce marché, le groupement des collectivités territoriales Marrakech Transport devait démarrer les négociations avec le concurrent retenu, à savoir le groupement. Si les négociations finales n’aboutissaient pas à un accord, Marrakech Transport devait passer au concurrent de réserve ». Depuis, silence.

Une nouvelle vision du transport urbain en gestation

« Un marché a été lancé en préparation à l’expiration de l’extension du contrat d’Alsa, pour lequel le groupement Alsa-Foughal Bus a été le candidat retenu », nous explique une source bien informée.

Entre-temps, le ministère de l’Intérieur a demandé aux responsables de la gestion de ce secteur à Marrakech « de ne pas répondre favorablement à leur offre, puisque le taux de rentabilité était trop faible« .

« D’autre part, le ministère ambitionne de s’inscrire dans une nouvelle vision de la gestion du transport urbain non seulement à Marrakech, mais au niveau national ».

« Le contrat d’Alsa sera donc prolongé à nouveau d’une année, en attendant la mise en place de la nouvelle vision du ministère de tutelle, qui gère à présent ce dossier »,  ajoute notre interlocuteur.

« La gestion de ce secteur est problématique à Marrakech. Cela fait déjà un moment que ce marché devait être renouvelé. C’est également un sujet de conflit entre les élus de la ville et la société délégataire, puisque les bus sont dans un état catastrophique. Ils ont plus de vingt ans, mais le dossier devrait être réglé sous peu« .

Rappelons que bien avant ce marché, un autre avait été lancé en juin 2022, qui avait été déclaré infructueux. Sur six soumissionnaires, seuls les deux mêmes candidats avaient été retenus pour la deuxième phase de sélection, à savoir City Bus et le groupement Alsa-Foughal Bus, dont les offres ont ensuite été écartées après examen final.

Cela fait près de 24 ans que la ville de Marrakech est sous contrat avec Alsa, dont au moins 8 années de prorogation.

Des études sont en cours pour équiper toutes les villes marocaines de bus modernes (Laftit)

La vision stratégique, selon le ministre, est de doter toutes les villes marocaines de bus modernes. Il a toutefois reconnu que la qualité a un coût, en citant l’exemple de Casablanca où 700 nouveaux bus ont été acquis grâce à un financement partagé entre les entreprises privées et les fonds publics.

Selon le ministre, le développement d’un transport public de qualité repose sur trois piliers : l’engagement des entreprises spécialisées, des investissements conséquents pour moderniser les flottes de bus, et le soutien financier des autorités locales pour maintenir un service de haut niveau.

Il a précisé que le gouvernement est actuellement à la recherche de partenaires commerciaux disposés à investir dans le renouvellement et l’amélioration du parc de bus urbains, à l’image de ce qui a été réalisé à Casablanca et à Rabat, où des bus dernière génération ont été mis en service.

Transport par bus à Marrakech : Alsa, Foughal Bus et City Bus seuls en lice après la seconde phase de présélection

Ce marché a été relancé le 18 août 2022.  Quatre offres ont été reçues pour la première phase de présélection, et seules deux d’entre elles ont été retenues à la seconde phase, selon nos informations. Il s’agit des sociétés suivantes :

– le groupement Alsa (société espagnole) – Foughal Bus (société marocaine) ;

– City Bus Transport (société marocaine).

Les sociétés françaises RATP Développement et Transdev ont été écartées.

Selon notre source, « l’analyse des dossiers des deux sociétés retenues pour cette seconde phase est actuellement en cours, en prévision des prochaines étapes de l’appel d’offres ».

Ce marché est très convoité, et la concurrence pour le décrocher est rude. Il a été déclaré infructueux le 15 juin dernier par le groupement des collectivités territoriales Marrakech Transport.

Sur les six soumissionnaires à l’appel d’offres, seuls deux avaient été retenus pour la deuxième phase de sélection. Il s’agit des mêmes sociétés retenues à ce stade pour ce nouveau marché, à savoir City Bus Transport et le groupement Alsa-Foughal Bus. Mais ces deux candidats avaient été écartés après examen final de leurs dossiers respectifs.

Le cahier des charges de ce nouveau marché a subi des modifications, afin de concilier les exigences opérationnelles et techniques avec le volet financier.

Notons que Alsa, City Bus et Foughal Bus couvrent déjà plusieurs grandes villes dans le Royaume.

Alsa est présente dans cinq grandes zones et leurs environs : Agadir, Tanger, Khouribga, Rabat-Salé-Tamara et Casablanca. Actuellement, elle couvre également la ville de Marrakech ; son contrat dans la ville ocre ayant été prolongé de neuf mois, le temps que le marché actuel aboutisse.

Alsa domine le marché de transport de bus au Maroc avec City Bus. Cette dernière couvre pour sa part les villes de Meknès, Fès, Tétouan, Oujda, Fquih Ben Saleh, El Jadida et la conurbation de Rabat-Salé-Témara.

Quant à Foughal Bus, il est présent dans quatre villes : Guercif, Saïdia, Taza et Kénitra.

LIRE ÉGALEMENT : 

Round-up. Transport par bus : chiffre d’affaires, répartition géographique et parts de marché

Transport par bus : un marché dominé par deux acteurs (Conseil de la concurrence)