La société El Hallaoui construira une trémie à Aïn Atiq

La construction d’une trémie à l’intersection de l’avenue Hassan II et de la route P 4022, située dans la commune de Aïn Atiq, préfecture de Skhirate-Témara, a été attribuée à la société El Hallaoui. Ce projet, dont le budget s’élève à 57,6 millions de DH, vise à fluidifier la circulation dans cette zone stratégique.

L’ouvrage s’inscrit dans le cadre des efforts d’aménagement urbain de la région et a pour objectif de réduire les embouteillages sur cet axe routier très fréquenté. La trémie permettra une meilleure connectivité entre les différentes zones de la préfecture et facilitera les déplacements des usagers de la route.

La société El Hallaoui, spécialisée dans les travaux publics et les infrastructures, aura la charge de réaliser cet ouvrage selon les normes de sécurité et de qualité en vigueur.

Lancement des travaux de réhabilitation de la trémie Hadj Omar Riffi à Casablanca

La trémie Hadj Omar Riffi est située au niveau du boulevard de la Résistance, à l’intersection avec l’avenue Hadj Omar Riffi, ainsi qu’avec les boulevards de La Liberté et Londres et la rue Bassatines.

S’étendant sur 460 mètres avec une voie de circulation dans chaque direction, les travaux de réhabilitation comprennent :

Les travaux, dont la durée est prévue pour deux mois, devraient s’achever fin mars, indique un communiqué de Casa Transports.

Cette dernière, en sa qualité de maître d’ouvrage délégué, pilotera les travaux, qui seront réalisés par le groupement GTR/Nabilum, ajoute le communiqué.

L’accès à la trémie reste fermé au public, tandis que l’axe de circulation en surface demeure ouvert et fluide.

Voici le plan de la trémie :

Semis direct de céréales : focus en images sur une innovation technique

En raison des conditions climatiques défavorables et d’une sécheresse persistante, le ministère de l’Agriculture opte pour des techniques innovantes, dont le semis direct. Concernant les cultures céréalières, l’ambition affichée est d’atteindre 1 million d’hectares de céréales en semis direct d’ici 2030, soit 25% des surfaces réservées à cette culture. Le budget estimé est de 1,1 milliard de DH, pour une valeur ajoutée prévisionnelle de 1,6 MMDH.

« Les méthodes actuelles de labour intensif des sols augmentent leur vulnérabilité à la sécheresse, à l’érosion et à la perte de leur fertilité », déplore le ministère de l’Agriculture. Testé depuis plusieurs années par l’Institut national de recherche agronomique (INRA), le semis direct présente plusieurs particularités. Explications. 

L’installation des cultures en un seul passage

Concrètement, le semis direct se distingue par l’élimination de tous les travaux de préparation des sols avant le semis. Un système de production qui prône l’installation des cultures en un seul passage, durant lequel l’engrais de fond et la semence sont déposés à la profondeur désirée, à l’aide d’un semoir de semis direct.

L’utilisation d’un semoir dans le cadre du semis direct offre plusieurs avantages : 

– l’amélioration du rendement des céréales à plus de 30% en moyenne, et une stabilisation en année sèche ; 

– la réduction des coûts d’installation des cultures jusqu’à 60% ; 

– la diminution des quantités de semences par rapport aux techniques conventionnelles de 30%. 

Sur le plan économique, en l’absence des travaux du sol, le semis direct garantit d’économiser entre 800 et 1.000 DH/ha. Le gain sur les semences se situe entre 100 et 130 DH/ha, et le rendement atteint 46 quintaux à l’hectare contre 40 quintaux pour le semis conventionnel. En outre, les effets sur le sol se traduisent par la conservation de l’humidité du sol et l’amélioration de la séquestration du carbone des surfaces agricoles.  

Le semoir se compose de plusieurs pièces, dont voici les principales : 

– La trémie permet le transport et l’alimentation des semences vers les organes semeurs. Dans les faits, deux différents systèmes de distribution et de réglage sont nécessaires, puisqu’on n’apporte pas les mêmes poids d’engrais et de semences. Cela peut varier selon le type d’engrais.

– Le distributeur assure l’acheminement de la semence vers l’élément semeur.

– Les éléments semeurs garantissent la mise en place de la semence au sol. Il s’agit principalement d’un disperseur permettant le semis.

– Les rouleaux existent sous différentes formes. Par exemple, le rouleau à pneumatiques se caractérise par un très bon appui.

– Le disque ouvreur a pour fonction de creuser un sillon dans la terre.

– Le traînard permet le recouvrement du sillon creusé par le disque ouvreur. 

 

Le prix du semoir est compris entre 180.000 et 300.000 DH

En 2022, on dénombrait 265 semoirs destinés au semis direct dans le Royaume. Pour réaliser l’objectif de 160.000 ha en 2024, 130 nouveaux semoirs seront distribués par le département de l’Agriculture, à l’occasion de la campagne agricole 2023-2024. 

Le prix d’un semoir de taille moyenne fabriqué au Maroc s’élève à 120.000 DH, alors que les prix des semoirs importés varient entre 180.000 et 300.000 DH. Afin d’encourager l’acquisition de semoirs, le gouvernement a mis en place une série de mesures incitatives et d’accompagnement, sous forme de subventions dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA). Cette aide peut atteindre 50% du coût du matériel. Elle est plafonnée selon la taille du semoir : 

– 50.000 DH pour les semoirs de moins de 2 mètres ; 

– 90.000 DH pour les semoirs entre 2 et 3 mètres ; 

– 100.000 DH pour les semoirs de plus de 3 mètres.

Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture assure que d’ici 2030, le Programme national de semis direct devrait bénéficier à 200.000 agriculteurs issus de plusieurs régions, en particulier celles où les céréales sont cultivées. 

– Fès-Meknès : 200.000 ha ; 

– Marrakech-Safi : 200.000 ha ; 

– Rabat-Salé-Kénitra : 200.000 ha ; 

– Casablanca-Settat : 156.000 ha ;

– Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 130.000 ha ;

– L’Oriental : 50.000 ha ;

– Béni Mellal-Khénifra : 44.000 ha ;

– Drâa-Tafilalet : 20.000 ha.

Notons que si ce Programme national prévoit d’atteindre 1 million d’hectares en 2030, les objectifs en termes de superficie restent très limités les premières années. À savoir : 

– 30.000 ha la 2e année (2021) ; 

– 50.000 ha la 3e année (2022) ; 

– 100.000 ha la 4e année (2023) ;  

– 160.000 ha la 5e année (2024).

Casablanca : trémie de la Résistance et centre de vidéosurveillance, le point sur deux projets structurants

Cette réunion a été tenue en préparation de la session ordinaire de février. Plusieurs points étaient à l’ordre du jour, notamment l’examen du transfert d’une enveloppe budgétaire de 109 millions de dirhams (MDH) au projet de réalisation d’un poste central de commande, combiné à un réseau de caméras de vidéosurveillance et un système de régulation du trafic.

Ce montant devait initialement être consacré à un certain nombre de travaux, dans le cadre d’une convention de la ville avec le ministère de l’Intérieur et la wilaya de la région Casablanca-Settat, relative à la réalisation d’ouvrages de trémies au niveau des boulevards Zerktouni et Ghandi.

Contacté par Médias24, Abdullah Abaakil, représentant du PSU au Conseil de la ville de Casablanca, qui a assisté à la réunion, nous a expliqué que ce budget devait être consacré à une trémie sur le boulevard Zerktouni. Ce projet a été reporté par le Conseil de la ville, qui a estimé que le moment n’était pas opportun, vu le nombre d’artères déjà bloquées par les travaux dans la métropole.

« Il a donc été décidé de transférer ce montant au projet de réalisation du poste de vidéosurveillance« , précise notre source.

Priorité aux projets importants

Selon nos informations, dans le cadre du plan de développement du Grand Casablanca 2015-2020, plusieurs conventions ont été signées, notamment celle relative à la réalisation de trémies au niveau des boulevards Zerktouni et Ghandi (projet Trémies/Zerktouni), ainsi que la convention relative à la réalisation d’un poste central de commande combiné à un réseau de caméras de vidéosurveillance et à un système de régulation du trafic (projet PCC). De nombreux avenants y ont été apportés par la suite, afin de prioriser des projets de mobilité plus importants, visant à décongestionner le trafic. Ces deux projets sont en grande partie financés par le ministère de l’Intérieur et la commune de Casablanca.

Un budget initial de 460 MDH a été alloué à la première phase du projet PCC, financé à hauteur de 60 MDH par le ministère de l’Intérieur, à travers la Direction générale des collectivités locales (DGCL), et auquel participent la commune de Casablanca et la wilaya de Casablanca-Settat à hauteur de 200 MDH chacune.

Les études relatives à la seconde phase de ce projet, intégrant notamment une plateforme de gestion intelligente de la ville de Casablanca, ont estimé ce projet capital à 975 MDH, au lieu de 460 MDH prévus initialement. Afin de le concrétiser, les différentes parties se sont accordées à mobiliser le financement supplémentaire de 515 MDH. Les membres de la commission ont ainsi examiné mardi la réaffectation d’un montant de 109 MDH de la convention relative au projet Trémies/Zerktouni (estimé à 800 MDH, et auquel la commune participe à hauteur de 200 MDH) au projet PCC. La décision sera actée en février, lors de la session ordinaire.

L’achèvement de la trémie de la Résistance prévu pour 2024

Lors de cette réunion, la commission a également fait le point sur l’avancement des projets inscrits dans le cadre de ces deux conventions.

En ce qui concerne la convention Trémies/Zerktouni, le projet en cours de réalisation est celui de la trémie de la Résistance. Elle se trouve sous le carrefour Résistance/Mohammed VI, et comprend la réalisation de bretelles, permettant l’accès de et vers le boulevard de la Résistance dans les deux sens, l’accès à la rue de Libourne et une sortie vers le rond point « Chimicolor », ainsi que la mise à niveau de la trémie de Hadj Omar Riffi.

La première partie de cette trémie a été achevée. Par ailleurs, un portique pour soutenir la plateforme de la ligne T3 du tramway, qui passe au-dessus, a dû être réalisé pour la somme de 33 MDH.

La seconde phase, relative à la réalisation de la trémie et des bretelles, et qui devrait coûter 112 MDH à la commune de Casablanca, n’a pas encore été lancée. Les variantes d’aménagement sont toujours à l’étude. L’achèvement des travaux de cette trémie est prévu pour 2024. Ce montant et la date d’achèvement des travaux peuvent connaitre des modifications, selon la variante d’aménagement retenue.

Trois trémies ont déjà été réalisées, à savoir :

–  les trémies de Sidi Abderrahman (au niveau du croisement du bd Abdelhadi Boutaleb et bd Abdelkrim Khattabi) et d’Ain Sebaa (au niveau de l’ancienne route de Rabat, en face du zoo d’Ain Sebaa, en croisement avec la ligne T2 du tramway), réalisées entre 2017 et 2018 ;

– la trémie de Ghandi, réalisée entre 2019 et 2020 au niveau du croisement du bd Ghandi et bd Roudani, dans le sens de la route d’El Jadida.

Le point sur le poste de vidéosurveillance

En ce qui concerne le projet de réalisation du poste central de commande, une partie des travaux de la seconde phase démarrés en 2022 vont se poursuivre jusqu’en 2025.

Celle-ci comprend, entre autres, la mise en place de 330 sites de vidéosurveillance par caméra, d’une boucle en fibre optique de 135 km, d’un Data Center et de la gestion intelligente du trafic à travers 200 contrôleurs de carrefours.

Rappelons que la réalisation de ce projet s’étale sur la période 2015-2025. Les années 2015 à 2019 ont été consacrées à la réalisation des études et des travaux de la 1ère phase du projet, tandis que les années 2020 et 2021 ont été consacrées à l’actualisation de l’étude de la 2e phase.

La maîtrise d’ouvrage de ce projet est assurée par la commune de Casablanca. Hormis le bâtiment avec ses équipements qui seront la propriété de la préfecture de police de Casablanca, les autres équipements et installations demeureront la propriété de la commune.

A noter que ce projet de vidéosurveillance qui ne fait pas l’unanimité, risque de faire des remous au prochain Conseil de la ville.

Ce projet « porte atteinte à la vie privée des citoyens, puisqu’il contient un système de reconnaissance faciale », explique M. Abaakil. « La sécurité des citoyens relève des compétences de la police nationale. La commune est plutôt responsable de la circulation. La ville ne peut donc pas financer un projet qui bénéficiera à une autre institution », conclut-il.

L’entreprise El Hallaoui construira une nouvelle trémie à Salé pour 71,6 MDH

Avec 71,6 millions de dirhams, l’offre d’El Hallaoui a été la moins-disante, lui permettant ainsi de remporter le marché au détriment de ses concurrents, NGE Contracting et Bioui Travaux, dont les offres dépassaient les 80 millions de dirhams.

La trémie, qui sera de 2×2 voies, devra être réalisée en moins de trois mois, y compris les délais de préparation et d’installation du chantier.

Notons que l’entreprise El Hallaoui a déjà remporté plusieurs appels d’offre de construction de trémies auprès de Rabat Région Aménagement, le maître d’ouvrage de ces projets à Rabat et Salé.

https://medias24.com/2022/04/07/sale-la-societe-el-halloui-realisera-la-tremie-entre-hassan-ii-et-lacces-a-laeroport/

https://medias24.com/2021/09/15/rabat-prochain-demarrage-des-travaux-de-la-tremie-hassan-ii-al-alaouiyine/

https://medias24.com/2021/12/10/sale-el-hallaoui-se-chargera-de-la-realisation-dune-nouvelle-tremie-a-la-rocade-2/

 

Casablanca : La trémie des Almohades ouverte à la circulation

La trémie reliant boulevard des FAR à la Marina a été inaugurée par le Wali de la région de Casablanca-Settat, Said Ahmidouch, en présence d’une délégation officielle.

Située dans une zone dense et en pleine expansion, avec un trafic de plus de 53.000 véhicules par jour et 4.500 véhicules en heure de pointe, cette trémie, réservée exclusivement aux véhicules légers, permettra de fluidifier le trafic et ce, en dénivelant tous les carrefours le long des boulevards les Almohades, Sidi Mohammed Ben Abdellah et Zaid ou Hmed et débouchant sur l’Avenue des FAR, après le carrefour Zelaqa.

Lors de la cérémonie de lancement, des explications ont été présentées sur cet ouvrage. Sur un tracé linéaire de 2.270 m, dont 1.817 m en souterrain, aménagé en 2×2 voies, cette trémie urbaine est présentée comme la plus longue sur le continent africain.

La réalisation de ce projet a duré 48 mois et a nécessité un investissement de 860 millions de dirhams (MDH), dont 310 MDH par le ministère de l’Intérieur (Direction générale des collectivités territoriales), 250 MDH par Wessal Capital Asset Management, 240 MDH d’Al Manar Development Company (Filiale CGI) et 60 MDH par la Commune de Casablanca.

La technique de construction est inédite et utilisée pour la première fois au Maroc. Il s’agit de la méthode « Top-Down » qui consiste à réaliser les parois moulées de l’ouvrage, à déposer le tablier, et ensuite ouvrir la surface à la circulation avant de démarrer l’excavation du tunnel.

La trémie est dotée d’équipements de dernière génération aux standards internationaux. En effet, 88 caméras fixes et mobiles veillent à la sécurité des usagers, 36 ventilateurs à double sens, 600 projecteurs LED à intensité variable, 8 issues de secours, un système de détection et de lutte contre l’incendie, des détecteurs de pollution, des visiophones d’urgences, des panneaux de jalonnement électroniques ainsi que des panneaux à messages variables.

Par ailleurs, un système de contrôle et d’acquisition de données en temps réel (SCADA) installé dans un poste de contrôle permet la gestion de l’ensemble de ces équipements en temps réel, à travers un mur d’image de 5m².

(MAP)